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Tome 5 : La piste des Navajos
 

Blueberry, tome 5 : La piste des Navajos

 
 

Résumé

Blueberry, tome 5 : La piste des NavajosAfin d'acceder au résumé de Blueberry, tome 5 : La piste des Navajos, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Blueberry, tome 5 : La piste des Navajos"La piste des Navajos" apporte une conclusion à l'intrigue entamée depuis le premier tome de la série. Et c'est fait de fort jolie manière.

Je ne dévoilerai pas les chemins empruntés par Charlier pour mener à bon port ses personnages. Sachez tout de même que le scénario offre son lot de rebondissements, de drames, d'affrontements, de morts, de suspense et de grande aventure. Charlier savait rendre passionnantes ses histoires et était un sacré conteur. On est happé par les aventures du lieutenant Blueberry, et l'on finit l'album en constatant, une fois de plus, qu'on a mis trois fois plus de temps à le lire qu'une bande dessinée lambda. Densité scénaristique toujours au rendez-vous, donc !

Charlier fait intervenir de nombreux personnages qu'on avait déjà rencontrés dans les albums précédents. Aigle solitaire est présent jusqu'à la dernière planche ; c'est le premier "grand adversaire" de la série. Mac Clure est toujours aussi sympathique. L'ensemble, servi par le dessin hyper réaliste de Giraud dont on regretterait presque qu'il ne soit pas en noir et blanc, est une lecture vraiment agréable, avec cet enchanteur côté "old school" des albums parus dans les années 1960.

N'hésitez plus : il faut découvrir ce grand classique du western.


Chronique rédigée par Jean Loup le 27/01/2005
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.44
Dépôt légal : Janvier 1969

Avis des lecteurs

9 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blueberry, tome 5 : La piste des Navajos, lui attribuant une note moyenne de 4,44/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

6 1 2016
   

C’est d’abord une seconde lecture des albums qui précèdent pour bien se situer dans l’action. Charlier a vraiment fait une sorte de scénario « à tiroirs » et il faut avoir le maximum de choses en tête pour aborder ce tome. Et ce tome, je me suis enfouis dedans, ce de par le dessin de Giraud et ce qui a été concocté par le scénariste. C’est quand même bien bon : l’histoire « tient » plus que bien la route, le modus vivendi est bien respecté et les divers intervenants principaux sont vraiment bien dessinés. Un tout petit bémol, quand même car Blueberry, « c’est pas ça ». Notre cher lieutenant avait une tête, un visage où –désolé les puristes- rien n’allait. Mimiques diverses, sous divers coups de crayon, me laissaient un peu circonspect. Giraud a-t-il dessiné tous les tomes, l’éditeur les sortant ensuite un par un ? Je ne sais MAIS : dans le tome suivant Blueberry a acquis une véritable maturité de corps, de visage et d’esprit. Un sorte de revirement de sa personne, et ce pour le MIEUX. Giraud m’a quand même régalé de certaines cases et scènes. Les couleurs ?!... beaucoup –si pas quasi toutes- ont fait de chaque case un régal pour les yeux. On voit ici qu’elles ont été apposées à la main et ça fait du bien à l’ancien coloriste que je suis (l’ordinateur donne, c’est vrai, un relief aux personnages mais, bon, est-ce encore du coloriage ?...). In fine : que voilà un bon tome qui m’a permis, avec les autres, de plonger dans ces guerres indiennes un peu oubliées.

5 10 2013
   

En tout point de vue mon album préféré de ce premier cycle Blueberry... Le scénario, palpitant de bout en bout, est bourré d'action et de suspense. Et Charlier soigne toujours autant sa mise en place et le déroulement de l'histoire...
Les dessins sont quant à eux vraiment beaux. Le style Giraud prend ici vraiment son envol, à l'image de cette couverture que je trouve absolument fabuleuse (probablement ma préférée de la série...).
Un cycle qui se finit en beauté !

18 9 2013
   

Avec sa formidable veine feuilletoniste, Charlier a imposé dans la bande dessinée le goût des longues sagas et des intrigues à tiroirs. L'idée de départ de ce cycle qui s'achève en apothéose était donc suffisamment ouverte pour permettre d'étirer l'histoire à l'infini, d'introduire rebondissements et coups de théâtre, tout en ne perdant pas de vue le but initial rappelé au lecteur par une note de bas de page (voir l'album....). Mais attention, il ne fait pas comme ces auteurs qui font durer une histoire sur plusieurs albums pour faire du commercial, non, à l'époque, ce procédé était encore peu répandu. Charlier construit un récit d'une densité rare qui devient de plus en plus captivant à mesure qu'on avance dans l'intrigue. Et ici, on arrive à un final en beauté avec un duel où le juste triomphe ; la fin est d'ailleurs un peu expédiée par manque de place, on peut le regretter. Mais quel parcours, et quel plaisir on a pris à cette lecture qui vous plonge dans un tourbillon d'aventures trépidantes, tout en montrant la folie humaine qui déclenche des massacres intutiles.

On notera une grande scène très réussie, celle de la mine, où Blueberry parvient encore par son éloquence à embobiner Finlay et ses jay-hawkers d'y participer. Mais on a aussi un grand regret avec la mort atroce de Crowe par l'ignoble Quanah ; bien-sûr, il connaît la mort logique des traîtres comme ceux du cinéma, mais entretemps, il était devenu si sympathique en s'étant racheté une conduite héroïque exemplaire.

Le dessin s'améliore de façon flagrante ; cet album marque nettement la progression de Gir , son graphisme s'est enrichi, il joue avec la profondeur de champ, et les premières hachures font une discrète apparition, utilisées surtout dans le modelé des visages qu'il n'arrive toujours pas à bien stabiliser. Dans ses décors, Gir possède maintenant assez de maîtrise pour représenter les matières, le contraste est évident avec les 2 premiers albums.

Cet ultime opus cloture donc avec maestria un cycle qui reste pour moi le plus prodigieux dans cette série mythique, et pourtant, il y en aura d'autres, et pourtant c'est le premier essai non dénué d'imperfections graphiques et narratives d'un duo d'auteurs qui reste une légende de la bande dessinée. J'ai dit.

27 4 2011
   

Si je mets la note maximale à cet album, c'est également pour souligner toute la qualité de ce premier cycle qui se finit ici. C'est de l'aventure, de la vraie, qui est également teintée d'un peu d'histoire (c'est bien l'enlèvement ou le meurtre d'un enfant qui avait mis le feu aux poudres à l'époque). Cette fiction, qui trouve son dénouement ici, aura su, grâce à un enchaînements d'actions, me tenir en haleine tout au long de ces cinq opus.

Les auteurs ne dérogent pas à la règle et c'est un album plein de rebondissements que l'on découvre ici. Que Blueberry allait se rendre dans la mine pour faire exploser tout le dépôt de munitions, on s'y attendait un peu depuis le tome précédent, depuis que le gouverneur a claironné sans raison apparente où étaient planquées les fameuses armes. Ce n'est donc pas une surprise, mai le scénario n'est pas simpliste pour autant : j'ai bien aimé comment le scénariste amenait cette nécessité dans sa trame générale. Encore une fois, on sent que rien n'est laissé au hasard et la rigueur dans le scénario est une des grandes forces de cet album (même si certains passages sont bien pratiques et un peu gros, mais que voulez-vous, il faut bien que Blueberry soit doté de la chance du héros). Je m'inquiétais un peu avant la lecture : j'avais peur que le récit date un peu compte tenu de l'année de parution des albums. Je rassure ceux qui pourraient développer le même sentiment : il n'en est rien ! Le scénario, classique mais bien construit, est indémodable.

Sur le dessin, on sent que les personnages ne sont pas encore totalement maîtrisés : Blueberry change de tête en fonction des angles, et McClure semble avoir un visage assez maléable, qui peut s'étendre à l'envie. De même, au niveau de la colorisation, je ne trouve pas cet album particulièrement joli, les teintes utilisées pour simuler la pénombre étant un peu uniformes. Mais qu'importe, l'histoire de fonds reste bonne et prenante, et le graphisme, dans son ensemble, a su me contenter par son côté réaliste.

Une bien bel album qui clôt un bien bon cycle.

17 12 2009
   

Voilà ! On arrive au bout de ce 1er cycle des aventures de Blueberry. 5 tomes quand même et on ne s’ennuie jamais.
Blueb. se trouve comme toujours dans des situations extrêmes et doit faire appel à sa ruse et sa chance pour s’en sortir…in extremis.
Du coup, après 5 volumes, la fin parait presque précipitée, en particulier le combat final. On aurait bien aimé que ça dure encore. C’est bien la preuve que la longueur d’un cycle n’est pas un problème en soit dès lors qu’il y a vraiment quelque chose à raconter, (et ici c’est du dense. Du Charlier quoi). Ce qui n’est pas le cas dans la reprise de « La jeunesse… » où l’on sent bien que l’on fait durer pour faire de l’album.
Notre héros a définitivement perdu un comparse mais récupère Le comparse définitif (dans un autre style) Mc Clure ! Qui vit ici sa 1ere aventure complète aux côtés de Mike et qui apporte une touche comique au récit. Une sorte de Capitaine Haddock de l’ouest !

Au dessin, Gir se crée de plus en plus son propre style et le côté « Jijéïen » s’estompe. Il nous donne de superbes cases et la mise en couleur est beaucoup plus belle qu’avant.
Par contre il y a une grossière erreur dans la scène de la passerelle p.31 : on voit les personnages un coup de face, un coup de dos et la paroi est toujours côté droit de l’image !

un bdphile :Une BD culte ! Note de l'album : 5,00
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15 11 2008
   

Le meilleur du Cycle I !! On retrouve Blueberry et Mac Clure meilleurs que jamais, une mort tragique survient, Aigle Solitaire opte pour un plan à plus long terme afin de se venger de Blueberry et dominer les Apaches ! Le scénario et le dessin sont à présent tous deux l'un à la hauteur de l'autre : la force de plusieurs passages est autant due à l'intrigue, au découpage, aux mots, aux dessins... J'ai particulièrement apprécié la scène de l'attaque contre Crowe ainsi que le long passage dans la mine, où Giraud nous donne un aperçu de son énorme potentiel, et de ce qu'il fera plus tard dans le Cycle III : "Les Monts de la Superstition". En bref, à ne pas manquer !!

25 7 2007
   

Voici donc ce tant attendu cinquième album, qui cloture la série des guerres indiennes, et en le refermant on a du mal à croire que l'histoire s'arrête là. Charlier et Giraud se sont magnifiquement complétés en cette affaire, l'un pour son talent de conteur, l'autre pour celui de dessinateur. La bonne nouvelle, c'est que ces deux-là nous reservent encore beaucoup d'albums de cette qualité.

Giraud montre qu'il excelle désormais au dessin quelle que soit l'ambiance, de jour comme de nuit, dans les profondeurs de la mine ou au soleil de la sierra, dans les costumes des indiens, des méxicains, des soldats comme des péones, bref, il sait mettre magnifiquement en valeur le scénario de son complice. On lui reprochera peut-être pour l'instant de ne pas assez travailler ses "gueules", surtout les mexicains qui sont hyper stéréotypés. Sans vouloir dire qu'ils ressemblent tous au Paco de "Jerry Spring", il n'y a guère que le vieux Pinto et sa servante qui sortent du lot. Pareil pour les Hijackers Sudistes qui manquent un peu de consistance, mais Gir aura l'occasion de se rattraper dans un prochain album avec ceux-là.

Mais ce qui vous laisse assis, c'est la richesse du scénario, qui ne traîne jamais en longueur. Délaissant carément l'ambiance "Fort Alamo" des premiers tomes, Charlier nous donne une superbe suite de part et d'autre de la frontière Méxicaine, ce qui lui permet d'alterner des scènes entre les pourparlers dans le camp Indien, et l'attentat contre la mine sur le sol Méxicain. Au terme de cette aventure, Blueberry gagne son premier vrai combat singulier, et gagne définitivement l'amitié de Cochise et des Navajos, qui lui seront bien utile dans de futurs tome tels que "La longue Marche" et "Nez-cassé".

Au-delà d'un formidable épilogue, cet album est donc un indispensable à la série. Il faut absolument lire ces albums, et vous viendrez grossir les rangs des nombeux fans de Blueberry !

2 2 2005
   

Mon tout premier Blueberry !!! (petite larme sur mes années qui passent trop vites)

Ce tome est excellent. Les graphismes s'affirment et Gir s'émancipe de l'ombre du grand Jijé.
Comme d'habitude le scénario est en béton armé, d'une densité que l'on ne trouve plus guère (j'ai intérêt à faire attention je deviens vieux c...) aujourd'hui. Monsieur Charlier vous nous manquez !

Cet épisode clôt magnifiquement le premier cycle de la série et le ton pour cette époque (la Bd était considérée alors comme un loisir pour enfants avec des codes stricts. Relisez donc les Michel Vaillant, Alix and Co pour vous en convaincre) est résolument moderne et adulte.
Du tout bon Blueberry quoi.

Seul petit bémol : Il vaut mieux avoir lu les 4 tomes précédents pour comprendre les tenants et aboutissants de l'histoire.