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Tome 11 : La mine de l'Allemand perdu
 

Blueberry, tome 11 : La mine de l'Allemand perdu

 
 

Résumé

Blueberry, tome 11 : La mine de l'Allemand perduAfin d'acceder au résumé de Blueberry, tome 11 : La mine de l'Allemand perdu, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Blueberry, tome 11 : La mine de l'Allemand perduAh, celui-là, on le retrouve souvent cité parmi les albums chouchous de la série, pas loin derrière le tome qui lui succède, "Le spectre aux balles d'or".

Charlier délaisse l'épopée du chemin de fer à laquelle il a consacrée les quatre tomes précédents pour replonger Blueberry dans la même situation qu'au début de "L'homme à l'étoile d'argent". Mais seule la situation de départ est commune : très vite, le récit prend un tour complétement différent qui n'a plus rien à voir avec "Rio Bravo".

Red Neck n'est plus de la partie, mais Mc Clure est toujours là et a même plus d'importance que dans aucun des épisodes déjà publiés. Le vieux sac à gnôle va entraîner Blueberry dans une sombre histoire !

Pour succéder à Aigle Solitaire et à Jethro Steelfingers, Charlier trouve deux nouveaux personnages secondaires : un duo de chasseurs de primes sans scrupules appâtés par la promesse d'une mine regorgeant d'or. Wally et Crazy sont, comme d'habitude, savamment campés et jouent parfaitement leur rôle. Le vieux Luckner est d'ailleurs tout aussi crédible. En bref, Charlier manie ses personnages avec beaucoup d'adresse, en vieux routard du scénario d'aventures.

Vous n'allez pas vous ennuyer une seconde. C'est rythmé, haletant, inventif, superbement illustré par un Giraud plus qu'à l'aise dans son art (dans le style réaliste, il n'y en a pas tant que ça qui pourraient rivaliser...). Décors, chevaux, personnages : tout est soigné et vif, très lisible malgré les nombreux détails, et franchement plaisant à regarder.

Western à l'ancienne, qui joue avec les codes du genre tout en les renouvelant suffisamment pour que le lecteur soit encore scotché devant l'album plus de quarante ans après sa parution, "La mine de l'Allemand perdu" est à l'image de la série "Blueberry" : incontournable pour les bédéphiles !


Chronique rédigée par Jean Loup le 09/03/2005
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.50
Dépôt légal : Janvier 1972

Avis des lecteurs

13 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blueberry, tome 11 : La mine de l'Allemand perdu, lui attribuant une note moyenne de 4,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

6 1 2016
   

J’aurais pu faire un tapuscrit où je vous aurais exposé mon ressenti à la lecture de ce fabuleux diptyque dont j’ai le premier tome entre les mains. MAIS : je possède le grand format, en noir et blanc, broché de cette longue histoire.
L’histoire de ce chef-d’œuvre, car c’en est un, débute au milieu des années 80. Alors que je me trouvais derrière mon stand, à une convention BD, un monsieur s’approcha en me disant « Blueberry, ça ne vous intéresse pas ? ».
Devant mon regard inquisiteur, il déballa alors 2 livres avec les mêmes histoires : celles de « la mine de l’Allemand perdu » et « Le Spectre aux balles d’or ». J’ai été surpris car je ne savais PAS que ces albums avaient été reliés et –SURTOUT- en un fantastique Noir/Blanc, grandes pages, cover « autre » dessinés par Giraud.
L’un des albums était broché, l’autre cartonné. Ayant de nombreux Blueberry cartonnés, seul le broché m’attirait. La vente fut rapide à petit prix demandé, le « cartonné » m’étant encore soumis mais refusé.
SI J’AVAIS SU : ce cartonné vaut actuellement 1.500 Euros. Ben oui, 1500 et ce, en parfait état. Je n’ai plus revu ce monsieur, ni le cartonné grand format en Noir/Blanc. J’EN RALE ENCORE !.. mais ainsi va la vie !
Chez moi, j’ai pu alors véritablement ADMIRER le travail fait par Giraud. C’est simplement FANTASTIQUE. Pas besoin des couleurs ; c’est du « brut de brut » auquel j’avais droit et chaque case se suffisait à elle-même. Pas besoin de colorisation car les tenants, aboutissants, volutes divers et autres cheminements graphiques explosaient littéralement.
Je me suis, de temps en temps, « amusé » à décalquer telle ou telle page ; la refaisant en la coloriant ; pour voir ce que cela « donnait ». Rien à faire, le Noir/Blanc, et de plus en grand format, m’attirait seul.
Bien sûr, je possède les originaux colorisés MAIS « ils » n’arrivent pas à la cheville de cette édition.
Qu’en dire encore ?... C’est à une sorte de véritable film qu’il m’a été donné de lire avec les bons, les mauvais, les tueurs à gages, la vieille ville hachée par vent et sable, le modus vivendi de l’époque, les indiens et –SURTOUT- les trouvailles de Charlier qui permettent, sous un superbe dessin général de Giraud, de bien faire ressortir l’action, la magnifier même.
Je pense que Sergio Leone –pour moi un des plus grands metteurs en scène- n’aurait pas dénigré ce livre !

18 4 2014
   

Ce diptyque forme une nouvelle parenthèse entre 2 cycles, puisque dès le début, on se rend compte qu'on est dans la continuité du cycle précédent, cet épisode voyant Blueberry en sheriff temporaire d'un trou à rats balayé par le vent du désert pour surveiller une turbulente population ; ça contraste avec le ton très militaire vu avant.

Cet épisode est plus lent, car ici la série s'oriente nettement vers une conception italienne du western, et même leonienne : en effet, l'action ressemble de loin au Bon la Brute et le Truand, elle se concentre autour de 4 personnages qu'on suit à tour de rôle, le cadre historique n'est plus défini, et le rythme du récit se ralentit. Cadrages, découpage, images imitent le ton d'un western spaghetti. Comme Sergio Leone, Gir offre des gros plans recherchés de visages et multiplie les détails. La mort est chorégraphiée alors qu'elle est représentée de façon plus réaliste dans le western hollywoodien ; la preuve en est celle de Crazy, très proche de ce qu'on a vu chez Leone : avant de s'écrouler, l'homme reste figé, hésitant dans sa chute, le genou en suspension, le regard vide, c'est une gestuelle de l'agonie qui rappelle les plans contemplatifs de certains plans leoniens, notamment la mort d'Henry Fonda dans Il Etait une fois dans l'Ouest.

Après une assez longue mise en place (d'où lenteur), l'action s'emballe vraiment dès l'entrée en scène des Apaches ; cette fois, les Indiens sont encore de la partie, mais pas en victimes comme dans le cycle précédent. La dernière page laisse une nouvelle fois le lecteur dans une attente insoutenable, c'est d'ailleurs l'un des gimmicks typiques de Charlier qui bien qu'il prenne une nouvelle orientation plus italienne comme je l'ai dit, n'en garde pas moins ce qui a forgé le succès de la série : des séquences d'action, des situations inextricables et des coups de chance incroyables dont on a encore de beaux exemples ici : Blueberry devrait être mort 2 ou 3 fois, d'abord sous l'écroulement de la vieille mine, puis dans la scène du désert à pied et sans eau, où l'apparition soudaine de Guffie Palmer semble un peu trop opportune ; une apparition éclair qui ne sert juste qu'à démêler un piège dont Charlier ne savait pas trop comment en sortir son héros.

Ce qu'on remarque enfin dans cet album, c'est l'aspect graphique avec un dessin hyper touffu, où les gros plans de visages ont atteint une telle perfection que c'en est presque irréel. Les hachures ne suggèrent plus seulement la matière des rochers, elles font partie entièrement de l'écriture graphique, plus rien n'y échappe, même les visages. Les 4 dernières pages prouvent la très grande maîtrise graphique de Gir, dont le point d'orgue est le duel avec la mort de Crazy.

Du western haut de gamme, de très grand niveau, du "Blueberry" hautement jouissif, à lire impérativement, avec sa suite "le Spectre aux balles d'or".

2 5 2011
   

Ce que j'apprécie particulièrement dans cette série, c'est la tournure très réaliste, aussi bien graphique qu'historique, que prennent les albums. Après une guerre indienne et la construction du chemin de fer, voilà une trame qui fleure bon la ruée vers l'or. Petit a petit, on fait le tour des grands thèmes du western, thèmes qui sont appuyés par des environnements on ne peut plus réaliste on s'y croirait. J'ai même lu qu'il existait bel et bien une mine d'or perdue, à laquelle seul un Hollandais (et non pas un Allemand) a eu accès : il a sauvé la vie d'un chef Cheyennes qui, pour le récompenser, lui a indiqué l'emplacement d'une mine d'or, mais avec l'interdiction formelle d'en révéler l'existence, afin déviter une ruée vers l'or qui aurait sonné la colonisation du territoire.

Et c'est à partir de ce fait réel que Charlier nous développe un scénario mettant en scène l'Allemand Luckner, qui connaîtrait une mine perdue, connaissance acquise de la bouche même d'un Indien auquel il aurait sauvé la vie. Si cet album ne peut que rappeler le tome 7 dans son introduction, Blueberry et Mc Clure assurant le rôle de sherffs par intérim, on s'en éloigne bien vite lorsque Mc Clure décide de s'allier au mystèrieux Luckner pour retrouver la fameuse mine. Ce passage est d'ailleurs assez surprenant, j'aurais cru Mc Clure plus fidèle à Blueberry. Mais des coups retors, il en a déjà fait : une fois la surprise passée, on ne peut qu'accepter cette "trahison" qui colle quand même parfaitement au personnage, et qui le fera également culpabiliser.

On entre dans une histoire de couse-poursuite, avec tout d'abord Mc Clure et Luckner dans le peloton de tête, suivis de près par deux chasseurs de primes aux motivations et comportements plus que douteux, et par Blueberry (casaque bleue), un peu derrière. Le rythme, qui nous fait passer de l'un à l'autre de ces groupes, est intelligemment travaillé et donne pour résultat un album sans temps mort, et avec beaucoup de rebondissements. La personnalité de Luckner est également un régal à découvrir, tant les facettes de ce personnages semblent multiples. On recroisera à l'occasion un personnage charismatique du cycle précédent, en la personne de Guffie, toujours appréciable.

Les dessins et les couleurs sont très réussis et nous permettent de partager cette atmosphère suffocante et éblouissante d'un désert dangereux. On s'y croirait.

Pour moi, c'est donc une bonne introduction, une intrigue efficacement lancée même si le début peut souffrir d'un certain ralentissement, lorsque tout le monde se demande où sont passés Mc Clure et Luckner.

10 5 2010
   

Voilà le premier album du célèbre diptyque des monts de la superstition dont le cycle s'appelle "L'or de la Sierra".

La couverture est très réussie. Blueberry sur son cheval dans un désert ensoleillé dont la poussière est mise en avant qui fait prévoir qu'il aura peut-être quelques ennuis dans cet album.

Cette fois la nouvelle intrigue tourne autour d'un nouveau personnage comique et pas clair. Cet homme qui se fait appeler Luckner prétend posséder une mine d'or et réussit à embarquer McClure dans le coup. Le scénario met du temps à démarrer pour que les deux énergumènes puissent se lancer dans leur affaire. Et ce n'est pas un mal car dés les premières pages on ne s'ennuie pas une seconde. Ca démarre lentement mais fort et le reste de l'album gagne en vitesse et c'est toujours aussi bon. Blueberry est donc obligé de partir lui aussi à la recherche de cette mine pour y retrouver les deux hommes. C'est rythmé, c'est jouissif, les dialogues et les situations que provoquent cette chasse au trésor sont tous ce qui fait un bon "Blueberry".

Le dessin est toujours du "pur" "Blueberry". Il donne cette sensation de lecture épique que l'on ressentait déjà avant et qui fait le succès de cette série. Les couleurs sont bien choisies et en parfait accord avec le dessin de Giraud et avec les différentes situations de l'album. Splendide.

Les personnages sont peu nombreux mais on retrouve celui qui fait que la série est au-dessus de géniale : Jimmy McClure, toujours aussi hilarant. Autres personnages charismatiques, on trouve donc Prosit Luckner l'allemand, parfait dans son rôle et deux autres personnages pas très nets, Wally Blount et Col" "Crazy" Timbley, de mèche. Bref un bon casting.

Voilà du vrai, du bon "Blueberry" haletant à l'ambiance très western dont on a envie de voir la suite, comme toujours. Petite remarque : dans le tout premier album de la série, "Fort Navajo", la mine de l'allemand perdu est mentionnée par un soldat en tant que point de repaire. Etait-ce un indice qui prévoyait que ce tome ici présent allait bien voir le jour ou était-ce une petite étourderie de la part de Charlier qui n'avait pas prévu de faire cet album ? Mystère mais en tout cas il est clair que cet exceptionnel narrateur a fait le bon choix ! Et Giraud le suit bien !

A suivre avec "Le spectre aux balles d'or"...

2 1 2010
   

Nouveau volet des aventures de Blueberry, on le retrouve à nouveau dans le rôle de sheriff d’une petite ville, après « l’homme à l’étoile d’argent », (et après le triptyque des « marshall » sensé se passer juste avant cette aventure). Mais cette fois ce n’est qu’un point de départ vers une des aventures emblématiques de la série.
D’abord le dessin réaliste de Giraud est au sommet. J’en ai la mâchoire qui tombe. La mise en couleur est remarquable aussi (aaah ! le beau contrejour de la page 47 !)
Ensuite le scénario nous entraîne de suite dans la grande aventure. Une chasse au trésor ! Quoi de mieux pour ça ? « L’île au trésor » de Stevenson servira encore longtemps de modèle !
Et cet album se démarque aussi par d’excellents 2nd rôles. D’abord les 2 chasseurs de primes, mais surtout Prosit ! Quelle réussite de duplicité ! Apparemment faible et pitoyable dans ses lamentations, il devient terrifiant dans ses crises de colère (p.7).
A noter que l’inénarrable Mc Clure tient presque le 1er rôle dans ce volume.
Un chef d’œuvre de plus !

un bdphile :Une BD culte ! Note de l'album : 5,00
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16 11 2008
   

Ce tome 11 ouvre de manière sublime le Cycle III de la série : "Les Monts de la Superstition", un excellent diptyque qui se transformera presque en huis-clos dans la seconde partie.
Ici, Blueberry (et surtout Jimmy) font la connaissance d'un nouveau méchant assez fascinant : "Prosit" Luckner, un allemand à la recherche de la Mine de l'allemand Perdu, appellation qui prendra tout son sens dans le tome 12, "Le Spectre Aux Balles d'Or". Bizarrement, cette mine était déjà mentionnée dans le tome 1, mention anodine à mon avis.
Les 5 personnages principaux de ce tome 11 sont les suivants :
- Blueberry, shériff d'une petite ville perdue au milieu du désert, nommé par le Général Allister par pure rancune. Il n'est pour l'instant pas intéressé par l'or, juste par la capture de l'évadé Prosit, ce qui changera un peu dans le tome 12.
- Jimmy Mac Clure, compagnon d'aventure de Blueberry. Il est très intéressé par cette histoire de mine et part à sa recherche avec le fourbe Prosit.
- Prosit Luckner, qui part pour la énième fois à la recherche de la mine, accompagné d'un énième partenaire qu'il compte bien éliminer en cours de route, comme les autres. Jusqu'à présent, il a toujours été bloqué à l'accès aux Monts de la Superstition par les Apaches de Petite Lune qui gardent jalousement cette montagne sacrée, hantée par un spectre maudit.
- Cole "Crazy" Timley et Wally Blount, qui sont des tueurs à la recherche de Prosit afin que celui-ci leur révèle l'emplacement de la mine.

Autant dire qu'avec une telle brochette de personnages, on est servis pour de la grande aventure, formidablement dessinée par Giraud (voir le passage dans une mine quelconque).
Un excellent album, qui sera surpassé par sa suite, conclusion de ce fabuleux Cycle III !!

4 8 2007
   

Avant toute chose : si vous ne deviez avoir qu'un seul album de Blueberry dans votre bibliothèque, c'est celui-là. Bon daccord, c'est pas possible, une fois qu'on l'a lu, on veut savoir la suite, et ça tombe bien, la suite et la fin sont dans le prochain. Autant dire que vous ne courez pas un gros risque. Mais comme vous allez y gagner !!!!!

Le scénario nous propose une recette déjà utilisée par Charlier et Giraud. Le début de l'intrigue a un air de déjà vu, mais rapidement, les péripéties sont différentes. Comme si les auteurs se faisaient un propre clin d'oeil, comme s'ils revoyaient une copie pour mieux la développer, revoilà Blueberry embarqué dans le rôle du Shérif par intérim, en attendant un vrai Marshall. Détail amusant, la toute première image de l'album est assez mythique, puisqu'elle a servi, à peine retouchée, pour l'intérieur de couverture de toute la série "Mister Blueberry". Enfin, pour les amateurs, on peut signaler que le triptyque "Marshall Blueberry" se situe juste avant cet album et après le précédent (Général tête jaune) dans la chronologie générale.

La mine de l'Allemand perdu, le titre me semble pour une fois étrange, car ce que nos héros Blueberry et Mac Clure vont chercher, accompagné de cette vieille canaille de Luckner, c'est l'emplacement de la mine. C'est à dire que c'est elle qui est perdue, ce n'est pas l'Allemand. En toute logique, le titre devrait être "La mine perdue de l'Allemand", mais ça sonne moins bien. Et il faut un "e" à perdue. Ou bien on considère que c'est l'Allemand qui est perdu, mais alors, ce n'est pas de Prosit Luckner dont il s'agit. Mais impossible d'en dire plus sans dévoiler l'intrigue, alors parlons plutôt des dessins.

Le graphisme atteint des sommets, et pour simplifier, disons que Giraud fait encore mieux que Giraud. L'un des épisodes clés de l'aventure, la traversée d'une montagne en passant par une ancienne galerie de mine est extraordinaire. Lorsque Blueberry en emmerge, chaque détail sonne aussi vrai que si l'auteur avait lui même vécu ce calvaire. Du grand art. Et puis, j'ai trouvé aussi que le personnage de Cole "Crazy" quittait un peu trop vite la scène. Les auteurs aussi, car on le retrouve, à peine retouché, dans un album ou on lui fait même les honneurs du titre principal "Angel face". Comparez les images, vous verrez.

Pour finir, si vous ne deviez avoir qu'un seul album de Blueberry dans votre bibliothèque, c'est celui-là. Je l'ai déjà dit ? Et bien je le répète, c'est vous dire si vous êtes maintenant obligé de courir chez votre libraire si cet album ne figure déjà pas en place d'honneur de votre bibliothèque.

17 12 2006
   

Ce tome est le premier tome d'une histoire en 2 partie qui est devenue culte pour toute une génération de lecteurs. Charlie délaisse les lignes classiques du western pour s'attaquer a une histoire de trésor perdu au mileu d'une montagne maudite : les monts de la superstition, redoutée par les indiens eux mêmes. Ce tome permet également de faire la rencontre de nouveaux méchants : 2 chasseurs de prime et "Prosit" Van Luckner qui est ma foi un des meilleurs méchants de la série.

Du coté du scénario c'est de l'acier trempé. L'histoire du trésor est très prenante et la psychologie des personnages bien étudiés.

Cet album permet également a Giraud de passer un cap dans la série. La sierra est magnifiquement représentée, de même pour les Monts de la superstition.

En bref un album culte, parmis les meilleurs Blueb' !

16 12 2006
   

Si les épisodes précédents respectaient parfaitement les codes du western classique, ce diptyque est un vrai OVNI dans la production de Charlier.
La mine de l'Allemand perdu est la première partie d'une histoire à l'étrangeté manifeste. Tout d'abord, les personnages sont tous très complexes. Blueberry et Mc Clure sont obligés de stationner dans une petite ville assez peu peuplée, suite à un ordre d'Alister. Ils y rencontrent Prosit Luckner, un des plus beaux méchants de la BD. L'homme est malin, sournois et attiré par l'or, il se fait passer pour un noble allemand.
Prosit va entraîner Blueberry et Mc Clure dans la recherche de sa mine. C'est ici que le personnage de Mike S. Blueberry se révèle car on ne connaît pas ses motivations, il semble attiré par l'argent tout en essayant de s'en éloigner.
Luckner est aussi pourchassé par deux tueurs à gage parfaitement bien campés. La deuxième partie de l'histoire va encore plus loin dans l'atmosphère pesante.

27 3 2006
   

Cet épisode est vraiment excellent. L'ambiance est rééllement bien restituée. On s'y croirai presque. Dommage que le dessin de Giraud soit si souvent approximatif, car avec un peu plus d'application (ou de talent), ca aurait été un album génial.
Deuxiéme petit bémol, Charlier a toujours joué avec les traitres dans presque tous ses albums. Ce qui permet souvent de deviner la suite des évènements avant même de les avoir lus.

Mais baste, cet album est à lire et à relire. Si on passe outre ses petits defaults, c'est un joyeux moment de détente qui s'offre à tout ceux qui s'y aventureront.

26 11 2005
   

Rien à dire: l'ambiance western est bien rendue. Le dessin est précis et sans reproche, très détaillé et dirige l'ambiance. Comme d'habitude, les personnages sont à la hauteur aussi: des vrais salauds, des horribles, mais aussi des corrompus, des faibles, et Blueberry.
L'aventure se tient bien aussi, elle nous emmène avec les protagonistes jusqu'en pays indien et on présume que ça va chauffer!
C'est vrai, c'est très réaliste, mais le héros est attachant et s'il est un cador du Far-Ouest, il n'est pas non plus parfait. Et qu'est ce qu'il est roublard!
Bref, un récit qui nous tient en haleine, qui nous amène tranquillement à la porte du tome2, un moment bien construit qui se savoure sans retenue.

29 6 2005
   

Premier volet de ce qui restera a jamais a mes yeux la meilleure histoire de Blueberry, la Mine de l'allemand perdu nous entraîne sur les traces d'une alléchante mine d'or dont l'empacement n'est connu que par Luckner, un allemand plus fourbe qu'il est miteux.

Suite à une bagarre dans le saloon de la ville dont Blueberry est le sheriff remplaçant, lui et McClure, l'indécrotable sac à gnôle, vont devoir mettre Luckner derrière les barreaux pour le protéger. C'est là que McClure va se laisser tenter par l'appât du gain et s'enfuir avec Luckner sur les traces de son hypothétique mine d'or perdue au coeur du territoire apache.

Dessiné de main de mâitre par un Giraud au mieux de sa forme, cet album est un des plus beaux exemple de la ligne claire réaliste. Le style inimitable de Giraud, trait fin et énergique mise en valeur par des jeux d'ombres bien pensés, se marie avec merveille avec le scénario méticuleux et riche en rebondissements de Charlier. Les personnages sont campés avec maestria, qu'il s'agisse de Luckner, arnaqueur pour qui la duperie est devenue un réflexe, où des deux chasseurs de prime attirés par la mine d'or.

Tout dans cet album respire le western de qualité : les décors somptueux, les personnages qui refoulent la sueur et le whisky a plein nez, la ruée vers la mine d'or, etc. Le scénario ne laisse que peu de temps à l'inaction et à l'ennui et toutes les scènes se succèdent avec brio.

Si Blueberry est une des séries phares de la BD de Western, ce premier album du "Dyptique de la mine" est sans conteste l'un des point d'orgue de la série. A lire absolument.