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Tome 21 : La derniere carte
 

Blueberry, tome 21 : La derniere carte

 
 

Résumé

Blueberry, tome 21 : La derniere carteAfin d'acceder au résumé de Blueberry, tome 21 : La derniere carte, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Blueberry, tome 21 : La derniere carteEnfin, depuis le temps qu'on attendait cet épisode !! Comme pour nous faire languir, Charlier semblait s'être égaré dans une fuite en avant sans fin pour Blueberry et ses amis, pourchassés par la justice Américaine. Et puis encore trois albums sur l'évasion de Cochise et sa tribu de leur réserve, on n'en voyait plus la fin !

Mais notre patience est largement récompensée, elle nous donne l'occasion de voir Blueberry revenir trois ans en arriere sur le théatre de ses exploits passés. Les souvenirs abondent, les décors sont toujours aussi rutilants "Pas un lampion de changé depuis l'époque de Pearl", comme dit Red Neck.

Le coup de théatre qui sauve Blueberry et ses amis in extrémis du peloton d'exécution est sans doute un clin d'oeil à Tintin dans "l'oreille cassée", c'est trop gros, trop caricaturé, et d'ailleurs Charlier s'en débarasse tout de suite. Mais les conséquences de ce retournement de situation vont nous offrir un scénario en béton qui, une fois de plus, va nous tenir en haleine tout au long de l'album.

Pour les dessins, Giraud EST Moebius, c'est indiscutable à partir de cet album. Des couleurs vives, rouges, jaunes, des grands plans généraux, d'autres plus petits comme pour mieux cerner le détail, certaines planches n'ont pas de décors du tout (le dialogue entre Blueberry et Lulu Belle, par exemple) comme pour mieux faire ressortir l'importance du dialogue ...

Enfin, Blueberry lui même a encore vieilli, ses tempes sont grisonnantes, les rides aux coins des yeux plus accentuées. Dans sa cellule, il revoit son passé, l'image de Pearl le hante, et s'il s'en sort, il se jure bien que ......

En résumé, un excellent album, même s'il n'est pas complètement à la hauteur des meilleurs de la série, et qui achèvera le "cycle de la rédemption" avec l'album suivant "Le bout de la piste"


Chronique rédigée par Mike2a le 13/07/2005
 
 
Statistiques posteur :
  • 470 (93,63 %)
  • 26 (5,18 %)
  • 6 (1,20 %)
  • Total : 502 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Novembre 1983

Avis des lecteurs

8 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blueberry, tome 21 : La derniere carte, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

27 3 2016
   

Avant toute chose, dans cet album, ce qui frappe c'est le dessin ! Indiscutablement, Gir fait du Moebius ; dans cet album paru en 1983, il a presque complètement cédé la place à Moebius qui triomphait dans ses récits de SF avec "L'Incal" ; le trait est épuré, proche de la Ligne Claire, les couleurs sont saturées et sans nuances, avec plein de fonds rouges ou beiges, ou du vert flashy dans l'eau du Rio Grande à la fin... de même que le découpage est parfois dépourvu de fluidité. Il est clair que pour des gars de ma génération ayant connu un "Blueberry" à l'univers graphique codifié, au trait épais, ce croisement de styles est très surprenant et j'ai dû m'y faire, mais le dessin en lui-même sur les personnages et certains éléments de décor, reste beau.

Cet album arrive enfin ! les fans l'attendaient avec impatience après tant de chemins détournés, tant de circonvolutions autour du "Complot contre Grant" et l'épisode indien composant 2 petits cycles dans le cycle comme je l'avais signalé sur Le Hors-la-loi ; car ce mini cycle comportant la Dernière carte et le Bout de la piste est la continuité en fait du fameux cycle du "Trésor sudiste", on l'appelle "la Réhabilitation" et il arrive enfin à faire innocenter Blueberry des crimes dont on l'accuse. C'est donc la première phase, mais comme il le dit à la dernière case "le plus dur reste à terminer, mais c'est un bon début" ; en effet, dans cet épisode, plus question d'Indiens, on retrouve une ambiance mexicaine dans Chihuahua là où tout a commencé dans l'album Chihuahua Pearl, et les héros retrouvent Vigo, la clé de tout, mais les péripéties vont s'avérer compliquées, Charlier y fait preuve encore de son génie des manigances, des coups de théâtre et des actions qui s'enchainent comme une mécanique bien huilée, en bouclant un solide scénario, avec quelques personnages nouveaux : une autre femme, Lulu Belle une petite garce, et le marquis de Listrac, un sauvage qui donne encore une image peu reluisante du Français.

Bref un très bon album où Charlier a longtemps fait patienter le lecteur par des épisodes annexes qui ont amené beaucoup d'animation et construit encore plus la légende du héros, prouvant que "Blueberry" reste le meilleur western de la BD mondiale.

8 1 2016
   

Finis les grands espaces, Cochise et ses indiens : Blueberry revient dans la force de ce qu’était Charlier : la disparition d’un magot en pièces d’or et toutes les différentes « portes » qu’il a ouvertes.
Le héros est de retour flanqué de ses deux acolytes. Ca promet pour la suite !
Et en effet, par un « joyeux » rebondissement : Vigo est devenu « excellence ». Mais il est bientôt déchu. Mais il connaît la planque du magot d’où : seule solution de Blueberry –arrêté avec ses complices- le sauver des fusils.
Nouvelle trouvaille alors de Charlier : une certaine Lulu-Belle (exit Chihuahua Pearl… du moins pour l’instant) fera et SERA une sorte d’intermédiaire avec la bande du Français.
Charlier imagine alors un départ « pétaradant » de tout ce monde.
Giraud semble prendre un malin plaisir à dessin er ce que pense son scénariste MAIS l’ensemble est emballé dans un style graphique qui semble à nouveau épuré ; lequel style qui semble s’écarter de ce que j’ai connu de Blueberry.
Mais l’album est si bien « balancé » que j’ai pris un réel plaisir à la lecture ET la vision de ces pages.
Une fois de plus, un « héros » -Vigo- va mourir. Et ce par, une fois de plus, un élément extérieur à l’histoire contée.
En fin de tome, une sorte de règlement de comptes général finit l’opus et les reçus officiels –qui innocentent Blueberry-trouvés.
Tout est bien qui finit bien MAIS : Giraud semble ici –à moins que ce ne soit le scénario- tirer un peu en longueur (à mes yeux) cette histoire « charpentée » autour de Vigo.
Mais, bon, cette suite ne dépare pas ce qui la précède et l’ensemble est pour moi un bon album SAUF certaines parties de colorisation (mais en est-ce ?) qui est vraiment basique.

27 5 2011
   

Voici encore une fois, un bon album de notre Blueberry qui part à la recherche de Vigo qui doit l'innocenter pour le soit-disant vol du trésor des Confédérés. On renoue avec un cycle que j'avais particulièrement apprécié, je suis donc ravi. Cela nous permet de redécouvrir la ville de Chihuahua, son saloon, la chambre de Pearl, etc. Cela permet également de renouer avec Vigo, qui a plutôt évolué suite au décès de Lopez. On retrouve donc cet environnement tellement prenant qui m'avais vraiment embarqué quelques tomes plus tôt.

Il y a bien quelques facilités dans le scénario (le fait que Portillo fasse appel à Blueberry, le coup du passage de flingue dans le dos que personne ne voit malgré une foule amassée, le coup de la fusillade avortée-sans surprise) mais dans l'ensemble, on retrouve ce rythme propre aux premiers tomes d'un cycle, fait de grands moments d'action, comme cette évasion spectaculaire, et de quelques moments de réflexion (le plan, il faut bien l'échafauder et le préparer). C'est donc une histoire prenante qui une fois de plus, m'a convaincu. D'autant plus, d'ailleurs, que c'est un tome efficace : ce tome permettra à Blueberry de trouver ce qu'il est venu chercher, et un peu plus encore. On nous propose donc une fin à cette histoire de trésor des confédérés et c'est plutôt bien mené.

Au niveau des dessins, je suis moins sûr d'apprécier les changements qui font leur apparition : les visages me semblent plus lisses, moins détaillés, moins marqués par la vie ou le soleil. Les arrières plans sont parfois monochromes et moins fouillés. Et pourtant, autant sur certaines vignettes, le fonds est tout mauve, ou beige (voire blanc), autant sur d'autres, on pourrait presque compter le nombre de briques qu'il aura fallu pour élever un mur. C'est donc un dessin moins homogène qui est proposé, moins fouillé dans son ensemble. Ca reste quand même un beau travail, mais il faut certainement que je m'habitue à ce nouveau style.

Un tome efficace, parmi d'autre, tout juste desservi par des petites ficelles dans le scénario qui permettent de faire avancer à grand pas cette histoire, et par un dessin que je trouve parfois plus hésitant.

17 5 2010
   

Un nouvel album pour un nouveau cycle qui sera le dernier de la longue intrique débutée dans "Chihuahua Pearl". Ce cycle se nomme "La Réhabilitation de Blueberry".

La couverture est superbe. Blueberry dans une position toujours aussi désinvolte, le chapeau à la main et faisant feu. Il règle ses comptes, enfin. L'effet du coup de feu n'est pas toujours visible du premier coup, j'ai mis du temps à m'en apercevoir. Bref, une couverture réussie aux couleurs très "mexicaines" et un Blueberry plus hargneux que jamais.

Le scénario qui commence ce nouveau cycle est très prenant mais à mon avis un peu trop lent. Heureusement les dialogues justifient assez bien ce démarrage et on entre très vite dans une histoire digne de la qualité de la série. On s'amuse un peu moins qu'avant mais le ton est bien là, et mis en place de manière correcte et cohérente. L'ambiance est ici beaucoup plus mexicaine que dans n'importe quel album et ça rend vraiment très bien. La qualité de l'album vaut surtout par la détermination de Mike à tenter de se racheter et de toujours faire justice à sa façon. C'est donc un bon scénario qu'on a là et qui se rapproche de très belle façon de la conclusion de la série.

Le dessin est toujours très bon. Les couleurs donnent une ambiance mexicaine réussie ainsi qu'un petit changement pour la série non négligeable mais on sent aussi une certaine monotonie dans ces couleurs, pas très variées mais qui s'accordent bien avec le scénario. Les décors sont parfaits et reflètent bien l'ambiance ressentie pendant la lecture.

Les personnages sont tous très bons. Hormis les anciens qui restent parfaits, on rajoute ici quelques personnages qui, malgré leur apparition assez réduite, font leur petit effet et donnent du piquant à ce tome, et c'est toujours très bon. Mention spéciale donc pour les personnages de cet album tous plus charismatiques que les autres. Même le curé est génial !

Un album qui n'est pas le meilleur mais qui est tout à fait acceptable et satisfaisant. On ne s'ennuie pas trop malgré les quelques défauts qui seront malheureusement plus nombreux dans le prochain volet, sans être catastrophiques.

A suivre avec "Le bout de la piste"...

10 1 2010
   

Voilà Blueberry qui, après sa "retraite" chez les indiens, se décide à retourner chez les "civilisés" pour essayer de résoudre ses (gros) problèmes et de se faire innocenter de tous les crimes dont on l'accuse.
Il commence donc par le Mexique pour essayer de retrouver Vigo et se faire blanchir de l'accusation de vol du trésor des confédérés. Ce qui lui avait valu d’être dégradé, viré de l’armé et condamné à 30 ans de bagne. Mais Vigo a bien changé ! D’un défenseur des intérêts de sa patrie qu’il semblait être, c’est devenu un vrai salopard sans vergogne.

Giraud utilise ici pour la 1ère fois dans cette série (après 2, 3 pages dans le tome précédent) le style très épuré de Moebius. Les dessins sont beaucoup moins surchargés, très « ligne claire ». Pas mal de cases sont sans décor et en général, l’effet est réussi. Les couleurs sont très belles aussi mais donnent de drôles d’effets, associées à ce nouveau style (l’eau verte de la dernière scène ou la cascade juste avant). Mais d’autres pages sont encore à « l’ancienne », plus surchargées en coups de crayons. Très belles aussi (Giraud ne peut faire que du beau) mais donnant un style variable à cet album.
Tient ! Dans la dernière case, les couleurs sont créditées (pour la 1ere fois me semble-t-il) à Fraisic Marot.

Il faut noter les 2 cases de la page 13 où Mike, que ses compagnons croient endormi, nous laisse enfin entrevoir ses pensées profondes : son autocritique, ses remords, et une image qui l’aide à ne pas craquer : la magnifique Pearl ! C’est peut-être là qu’il décide de l’épouser…s’il s’en sort.
Notons aussi qu’à partir d’ici, ses tempes commencent à grisonner.

Le scénario, de qualité, tourne autour d’une passionnante évasion (encore une) et amène un nouveau trésor (encore un !) qui cette fois, pourrait bien atterrir sans contestation dans les poches de notre ex-lieutenant. Tout ça nous laisse une lecture plus qu’agréable.

un bdphile :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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8 1 2009
   

Une bonne histoire et un bon album. J'aime beaucoup le passage de l'évasion de Vigo, très bien fait, très bien organisé, assez spectaculaire. J'ai moi aussi remarqué le clin d'oeil à "Tintin", mais ça ne m'a pas trop dérangé. Blueberry est de plus en plus obnibulé par Pearl, et Vigo devient quant à lui moins méchant, puisqu'il donne à Blueberry la preuve de son innocence. C'est bien de voir dans cette histoire de l'anti-manichéisme : c'est la 1ère fois dans la série qu'un méchant meure aussi tristement. Le méchant de l'histoire, un Français surnommé "El Tigre" (ça n'a pas peut-être rien à voir, mais Clémenceau, très célèbre homme politique français du début du vingtième siècle, était lui aussi surnommé "le Tigre"... Il y a peut-être une allusion...), est complètement fou (un peu trop, même).
Il se dégage de cet album une ambiance très différente, ce qui est sans doute dû aux dessins et aux couleurs inhabituelles (la cascade !).
Un excellent album, qui annonce la fin proche de ce Cycle IV d'une durée de 11 albums !

18 12 2006
   

Retour à la grande aventure : Blueberry repart au Mexique pour enfin connaître la vérité sur l'or de Maximilien. Cela nous permet de retrouver l'ignoble Vigo, dans un scénario enlevé et très rythmé.
On a plaisir à découvrir un nouveau personnage perticulièrement réussi Le Tigre, un marquis français qui a combattu du côté de l'Empereur Maximilien et est resté au Mexique pour continuer de diriger une troupe de bandits. Cet homme fait preuve d'une cruauté sans normes.
Au point de vue dessin, comme il a été dit, c'est très particulier. On sent que Giraud devient de plus en plus Moebius. Cet atmosphère donne une ambiance très particulière à cet album. La cascade d'un vert flashy ne colle cependant pas avec les couleurs habituelles de la série générale. Il est à noter que lors de l'album suivant, Giraud-Moebius reviendra à des couleurs plus traditionnelles.