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Tome 8 : L'homme au poing d'acier
 

Blueberry, tome 8 : L'homme au poing d'acier

 
 

Résumé

Blueberry, tome 8 : L'homme au poing d'acierAfin d'acceder au résumé de Blueberry, tome 8 : L'homme au poing d'acier, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Blueberry, tome 8 : L'homme au poing d'acierDeuxième volet de la saga du chemin de fer, et l'un des tomes les plus réussis de la série.

Graphiquement, il faut rendre à Giraud ce qui lui appartient : un trait réaliste savamment maîtrisé, très précis, jouant sur les ombres et lumières, fourmillant de détails et soignant les décors. Il y a peu de chances pour que quelqu'un trouve les dessins laids ! La mise en couleurs a certes un peu vieilli, mais pour un album qui a plus de trente ans, la qualité graphique est assez remarquable.

Et puis, il y a le regretté Charlier aux commandes du scénario. Conteur hors-pair, amoureux de la grande Aventure, Charlier livre une fois de plus un scénario aussi rigoureux qu'efficace, d'une densité à laquelle cet auteur nous a habitués.

On retrouve avec énormément de plaisir tous les personnages : Blueberry bien sûr, mais aussi Mc Clure, Red Neck, Steelfingers ou le général Dodge. L'actrice Guffie Palmer, personnage secondaire, est truculente et on espère la revoir dans un épisode ultérieur.

Charlier soigne ses personnages, mais aussi et surtout son intrigue. Le suspense est remarquable : l'attaque du convoi est un modèle du genre, et peut-être la meilleure attaque de train que la bande dessinée ait jamais mise en scène. C'est du vrai western, du bon, de l'ambitieux, du percutant comme on les aime.

Alors oui, définitivement oui : il faut lire Blueberry quand on est bédéphile, sous peine de passer à côté d'une des plus grandes séries d'aventure du neuvième art.


Chronique rédigée par Jean Loup le 19/02/2005
 
 
Statistiques posteur :
  • 1313 (63,80 %)
  • 390 (18,95 %)
  • 355 (17,25 %)
  • Total : 2058 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.67
Dépôt légal : Mars 1970

Avis des lecteurs

9 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blueberry, tome 8 : L'homme au poing d'acier, lui attribuant une note moyenne de 4,67/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

6 1 2016
   

Oufti, ça c’est du Western comme on pouvait se l’imaginer.
Je suis plongé dans ce qui va être une véritable épopée. Mais à la –bonne- relecture de ce tome ; j’en arrive quand même à un constat : c’est que tout se déroule autour de Jethro. Ce dernier parvient à « manger » à plusieurs tables ; ce malgré les embarras qu’il commet : c’est d’abord SA bande, qu’il mène par le bout du flingue, ses employeurs sudistes, les nordistes qui viennent d’entrer en territoire indien, ces derniers qu’il arrive à soulever malgré les actions pacificatrices de Blueberry et de ses acolytes.
On se laisse entraîner dans ce malström de galopades, de colts qui aboient, des attaques diverses où le coup pour coup est de mise.
Charlier est vraiment un grand conteur et cet album, fait à tiroirs, fait VRAIMENT plaisir à lire… et relire.
Entrée en matières –bien faite- de cette sacrée Guffie Palmer que Giraud a vraiment magnifiée ; elle et son entourage ; sans compter les carioles utilisées. Que du beau monde qui va se déchaîner au gré des pages, se déchirer.
Et je relis avec un vrai bonheur cette attaque de train organisée par Jethro et les Sioux. De grandes envolées graphiques parsèment un solide scénario.
Rien à jeter : tout se tient. Sans compter une colorisation qui, même d’époque car on n’a que des à plats, « pète le feu » et qui en met plein la vue du lecteur attentif.
Histoire à tiroirs, emplie de coups fourrés, c’est vieux comme idée ; mais c’est tellement bien pensé et –surtout- dessiné que je me suis laissé prendre par l’action ici décortiquée. Que du bon à penser de cet album où Blueberry accède à cette sorte de maturité qui lui manquait.

13 3 2014
   

Cet album qui est la suite directe du précédent, continue de suivre une dynamique absolument magistrale, l'enchaînement des événements obéit à un déroulement inéluctable ; "Blueberry" est une bande d'action, les coups de théâtre y sont multiples et l'action n'est pas répartie au hasard, puisque l'album obéit à un format standard de 44 à 48 planches longtemps soumises à prépublication qui a contraint Charlier à rythmer son récit en fonction de ce découpage. Il réussit donc à conserver une intrigue relativement linéaire et se surpasse dans les scènes d'action qui s'enchaînent à un rythme endiablé, et ceci sans baisse de qualité, le summum étant atteint avec l'attaque du train.

Ce qui est formidable, c'est de voir avec quel brio Charlier parvient à démêler tout ça, tout en exacerbant l'aspect malin du héros, l'intérêt du lecteur étant sans arrêt relancé. Le scénariste affectionne les intrigues compliquées aux nombreux personnages, maîtrise parfaitement les actions en parallèle, mais n'évite pas quelques invraisemblances ; la plus flagrante dans cet épisode est la facilité avec laquelle Jethro arrive à approcher Red Cloud avec un drapeau blanc, alors que les Indiens sont sur le pied de guerre. Dans l'album précédent, on avait vu que Blueberry avait eu certaines difficultés pour rencontrer les chefs indiens à Thunder Creek alors qu'il n'y avait pas encore de conflit déclaré.

Charlier introduit un nouveau personnage avec celui de Guffie Palmer, personnage secondaire mais attachant qui reviendra dans la série, et qui ici, est indirectement à l'origine des ennuis que va rencontrer le héros et ses 2 acolytes Red Neck et McClure. Il soigne aussi le degré de méchanceté de Jethro qui physiquement a l'allure de Jack Palance dans L'Homme des vallées perdues, mais surtout un cerveau diabolique.

De son côté, Gir accumule les morceaux d'anthologie, multiplie les angles de vue dynamiques en utilisant indifféremment la plume en additif du pinceau ; il s'impose la volonté de tout décrire , de représenter la texture des matières de la façon la plus réaliste, et offre en ouverture dans cet album et le précédent 2 grandes images de vue générale de camps ferroviaires pour fixer l'ambiance et le cadre historique. Bref, la composition, la couleur, le dessin atteignent une perfection, tout va vite, et cet album contribue à orienter la série vers une conception spectaculaire de l'Ouest, très inspirée du cinéma. Un vrai régal.

30 4 2011
   

C'est encore avec efficacité que l'on développe ici l'intrigue nouée dans le tome précédent. On y retrouve les locomotives, les desperados, les indiens, des armes, de l'or et des billets... Tout cela pour nous proposer une bonne histoire bourrée d'actions et d'ingéniosité. Encore une fois, on reste scotché à ce destin d'un train qui doit apporter toute l'aide nécessaire à un Dodge encerclé par les Indiens. Le rythme est bon, on ne s'ennuie, et les temps forts et violents, comme l'attaque du train, précèdent des instants plus calmes mais qui mettent en évidence toute la ruse de Blueberry. On sent également que le duo McClure/Blueberry s'étoffe d'un troisième personnage, Red Neck (qui vient un peut remplacer Crowe) et que le groupe ainsi formé est efficace (même si cela n'empêche pas Blueberry de pointer son arme sur les deux compères).

Ce que j'apprécie particulièrement dans cet album, et dans l'ensemble de la série je pense, c'est que les "méchants" ne sont pas de sombres idiots et il faut reconnaître que le plan inventé par SteelFingers est particulièrement élaborés. Cela donne un peu de corps à ce récit, et surtout, après tant d'histoire de western, de créer encore la surprise.

Le dessin est particulièrement réussi, notamment en ce qui concerne l'un des personnages central du récit, à savoir le convoi et la fameuse locomotive.

C'est vraiment bien.

12 5 2010
   

Voilà le deuxième album du cycle "Cheval de Fer" et la suite de "Le cheval de fer".

La couverture, comme celle du tome précédent, parle d'elle même. Un homme à l'allure imposante le poing en l'air en signe de puissance. Il s'agit bien de l'homme au poing d'acier. Les couleurs sont un mélange d'obscurité et luminosité et c'est tout simplement magnifique.

Le scénario progresse assez lentement, comme dans le précédent volet. C'est d'ailleurs un tout petit défaut qui apparaît pour la totalité du cycle, mais bien d'autres qualités compensent largement ce "problème".
Ici l'homme au poing d'acier, alias Jethro Steelfingers, déjà apparu dans le "Le cheval de fer" occupe une place capitale dans cet album. Normal me direz-vous. Ce nouveau méchant au même tire que Quanah dans le premier cycle "Les Premières Guerres Indiennes" est si bien utilisé que le reste du cycle dépendra de lui en ce qui concerne la situation de Blueberry. Et que c'est bien trouvé ! Un personnage qui arrive à semer la pagaille, à provoquer une nouvelle guerre avec les indiens, voler une grosse somme d'argent et trahir ses compagnons, tout ça intégré très intelligemment dans un même album, bravo ! Du coup c'est très réussi une fois de plus, on ne s'ennuie pas assez pour pouvoir dire que c'est mauvais et les scènes d'action sont toujours aussi palpitantes, et cette fois le train est à l'honneur ! Un bonne aventure très bien menée.

Le dessin est identique au précédent tome : excellent et encore plus varié. Les couleurs sont jolies et le coup de crayon retranscrit les décors de l'ouest à la perfection qui sont montrés dans leur quasi-intégralité : villes, désert, forêts, montagnes, rivières, chutes et villages indiens. Rien à redire.

Le casting est le même que dans "Le cheval de fer" avec cette fois-ci l'apparition de nouveaux chefs indiens. On trouve des personnalités qui apparaîtront aussi quelques tomes plus tard. Décidément, on sait vraiment jouer des personnages dans "Blueberry".

Encore un album très réussi.

A suivre avec "La piste des sioux"...

21 12 2009
   

Que dire de cet excellent album ? Giraud atteint presque la perfection (en fait non, on sait qu’il va faire encore mieux plus tard), mais il progresse à vue d’album en album. Ses décors et ses personnages (mention spéciales pour les sioux et cheyennes), sont superbes. Il s'est affranchi de l'influence du maitre Jijé et développe maintenant son style.
Quant à Charlier, il fait toujours un travail d’orfèvre au niveau du scénario avec ici une histoire centrée sur l’attaque d’un train par une alliance outlaws/indiens qui laisse rêveur.
On apprend dans le résumé de la 1ere page que Blueberry est considéré comme spécialiste des affaires indiennes, c’est la moindre des choses vu ses aventures précédentes.
C’est ici qu’on fait la connaissance de la haute en couleurs Guffy Palmer (et ses « filles »), qui recroisera la route de Mike.
Au-delà du magnifique travail des auteurs, on notera particulièrement ici l’importance que prend Jethro Steelfinger, aussi diabolique dans ses plans pour nuire à l’Union Pacific que ceux de Blueberry sont ingénieux pour s’en sortir. Un méchant de légende est né.

un bdphile :Une BD culte ! Note de l'album : 5,00
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16 11 2008
   

ça y est !! On entre dans le vif du sujet avec ce tome 8 : Steelfingers désire voler la paie des ouvriers de l'UP (300.000$ !) et est prêt à tout pour parvenir à ses fins, quitte à s'allier avec les Indiens, alors que c'est lui qui a causé leurs malheurs ! Et évidemment, pour transporter la paie de Julesburg jusqu'à Camp-Dodge, c'est Blueberry, Red Neck et Jimmy qui sont choisis. Ce tome est très réussi dans la mesure où l'intrigue ne s'essoufle pas une seconde, un bon tiers du livre étant couvert par l'attaque du train de transport. On connaît enfin un Steelfingers très machiavélique, car il faut avouer que son plan d'attaque est parfaitement huilé ! Du coup, l'ingénieur Lewis, le traître de l'UP, est mis en retrait, pour ensuite totalement disparaître de l'intrigue (et tant mieux d'ailleurs^^).
Parmi les nouveaux personnages, notons l'apparition de Chris, le second de Steelfingers (ce qui sera clarifié dans le tome 9), et de Guffie Palmer, ex-femme de Steelfingers qui reviendra plusieurs fois dans la série, en tant qu'aide de Blueberry.
Giraud, quant à lui, nous plante des décors et des scènes sublimes, notamment pour l'attaque de train.
A ne pas manquer !!

26 7 2007
   

Second volet du cycle "Le cheval de fer", Charlier et Giraud nous montrent une fois de plus à quel point ils sont complémentaires, l'un aux commandes du scénario, l'autre au dessin. Cette histoire, que l'on prévoyait complexe tant les antagonistes étaient nombreux, vient s'enrichir encore notamment avec Guffie Palmer, qui jouera un rôle non négligeable dans le cycle de l'or des conféderés. Au dessin, Giraud est encore un peu sous l'influence de Jijé, mais il a désormais ces caractéristiques propres qui font reconnaitre ses croquis au premier coup d'oeil.

Il est remarquable de voir à quel point l'action ne faiblit pas dans ce scénario, avec deux points d'orgues essentiels : l'apparition de Guffie Palmer, et l'association de Jethro Steelfinger avec les Indiens. Savament et sans douleur, Charlier abandonne les thèmes de l'album précédent qui n'apporteront plus rien : le général Dodge et la chase aux bisons, par exemple. Par contre, les amateurs apprécieront, Blueberry décide de prendre en charge la paie des ouvriers de l'Union Pacific, contre l'avis d'un responsable qui n'aura de cesse de le traiter de voleur et d'escroc. C'est un avant-goût de l'intrigue majeure du cycle de l'or des confédérés.

A ce propos, on voit dans ce tome Jimmy mac Clure et Red Neck apporter toute leur aide et assistance au lieutenant, se sauver mutuellement la vie, au prix de l'eventuel sacrifice de la leur, bref, une amitié forte est entrain de se nouer qui ne sera que mieux confortée par la suite. La saga s'étoffe des seconds rôles indispensables à une bonne série, il ne nous manque que le grand méchant récurent qui s'évade toujours à la fin, mais nous n'auront peut-être pas tant que ça à attendre.

Au passage, scénariste et illustrateur nous brossent quelques figures emblématiques de l'ouest, que la legende à gravé à jamais dans les mémoires : Red Cloud, Sitting Bull, Buffalo Bill, pour ne citer que les plus célèbres. On commence même à deviner de la part de Charlier une volonté de faire cotoyer au héros toutes ces grandes figures emblématiques de l'ouest que seront Cochise, Wild Bill Hickok, et que Giraud reprendra avec Géronimo, Wyatt Earp et Doc Holliday dans le cycle "OK Corral".

Un huitième tome époustouflant de cette série qu'il faut absolument connaître lorsqu'on est un fan de BD et de Western digne de ce nom.

15 12 2006
   

Suite du cycle du cheval de fer et le moins que l'on puisse dire : c'est toujours aussi bon. Steelfingers est le parfait salaud qui ressemble plus aux bandits du western spaguetti qu'à ceux de la période classique. Cet épisode se centre sur l'affrontement entre les deux hommes.
On y rencontre aussi la célèbre Guffie Palmer que l'on retrouvera dans un autre album avec un rôle bien plus important. Charlier commence à développer une grande cohérence dans son oeuvre en s'appuyant sur des personnages secondaires tout à fait atypiques, que ce soit Guffie, Red Neck ou Jim Mc Clure et en étoffant leurs rôles.
L'attaque du train à la fin du livre est un pur moment d'anthologie. Giraud, au dessin commence à faire des merveilles.