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Tome 6 : L'homme à l'étoile d'argent
 

Blueberry, tome 6 : L'homme à l'étoile d'argent

 
 

Résumé

Blueberry, tome 6 : L'homme à l'étoile d'argentAfin d'acceder au résumé de Blueberry, tome 6 : L'homme à l'étoile d'argent, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Blueberry, tome 6 : L'homme à l'étoile d'argentNouveau chapitre dans la grande saga de Blueberry. Charlier a terminé sa première intrigue qu'il avait étalés sur les cinq albums précédents. Pour la première fois donc, ce sixième épisode peut parfaitement être lu sans connaître les autres volumes. Autre nouveauté : cet album est un one-shot, un récit qui s'achève au terme des 47 planches. C'est donc une bonne occasion pour découvrir Blueberry.

Si vous aimez le western, Blueberry est un incontournable, une des séries les plus réussies du genre. C'est largement dû au talent de conteur de feu Charlier, qui possédait un sens peu commun de l'aventure et de sa mise en scène. Et puis, rappelons que c'est Giraud himself, un des grands noms du neuvième art, qui signe la partie graphique. Duo de choc. Et plaisir pour le lecteur.

"L'homme à l'étoile d'argent" est un western comme on n'en fait plus. C'est à l'évidence un hommage de Charlier à la grande époque du western au cinéma, et en particulier à "Rio Bravo", film sorti une dizaine d'années avant l'album. On retrouve de très nombreux points communs : l'intrigue elle-même, mais aussi les personnages (l'alcoolique, le jeune, le shérif et la femme de caractère). Le parallèle est évident, ce qui permet à Charlier de se faire plaisir sans avoir à le dissimuler.

Canevas classique, mais qui fonctionne parfaitement. On se régale à lire cet album, orné de surcroît d'une superbe couverture (d'ailleurs, je trouve que Guillaume Canet ressemble incroyablement au Blueberry de cette couverture !). Le huis-clos correspond bien au format d'un seul album, là où la révolte apache nécessitait davantage de place et d'espace.

Vous n'avez plus aucune excuse si vous n'avez jamais lu de Blueberry. Vous pouvez expérimenter celui-là, avant de vous attaquer à des cycles de plusieurs albums.


Chronique rédigée par Jean Loup le 03/02/2005
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.78
Dépôt légal : Octobre 1969

Avis des lecteurs

9 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blueberry, tome 6 : L'homme à l'étoile d'argent, lui attribuant une note moyenne de 3,78/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

6 1 2016
   

Curieux tome que ce dernier. J’ai cru voir un « Durango » de Swolfs (que j’aime beaucoup !). Charlier semble, ici, se « décharger » de tout ce qui fait le western. Le lieu, les bandits, les « bons », le scénario même semblent issus d’une resucée des grands mythes qui ont porté le genre aux nues. Mais ça marche ! Et plutôt bien quand même. L’histoire, même si elle est connue, est pleine de rebondissements et tient bien la « route ». Les « aidants » de Blueberry sont bien typés, les « mauvais » ont une sale gueule et divers coups de feu, ainsi que de l’action bien venue parsèment le tome. Pas question de s’ennuyer, essayant de deviner ce que dessinateur et, surtout, scénariste ont concocté. Ca se lit vite, c’est vrai, mais tout se résume en un seul tome. Curieusement l’institutrice, Mrs. Marsh, ne sera pas reprise (comme Chihuahua Pearl, Guffie Palmer) dans d’autres titres de la saga. Elle restera institutrice MAIS ne sera pas oubliée par les fans. Tome qui précède une grande histoire, intermédiaire ?... Je ne sais. Mais, une fois de plus, c’est correctement pensé et, SURTOUT, bien dessiné. Les couleurs sont de « ce temps-là », c’est vrai, mais sont vraiment bien appliquées. On s’y croit, et c’est le principal.

21 11 2013
   

Cet album vient s'intercaler entre 2 cycles fabuleux consacrés aux guerres indiennes, il pourra donc paraître pour certains lecteurs, inférieur, vu l'intensité de ces 2 cycles. Mais ne boudons pas notre plaisir, c'est un excellent album même s'il utilise un scénario éculé du genre : le nettoyage d'une bourgade mise en coupe réglée par un ruffian et sa bande.
Evidemment que ça m'a rappelé plein de westerns vus dans ma jeunesse, mais ce thème classique permet aux auteurs de se détendre un peu et de placer leur héros dans une situation autre que celle d'un militaire qui s'emmerde dans un fort.

Le tout début m'a rappelé Le Train sifflera 3 fois, puis ça embraye sur L'Homme aux colts d'or, pour s'appuyer ensuite sur une trame très voisine de Rio Bravo (et même parfois El Dorado, qui était une sorte de remake de Rio Bravo); tout l'album est un fantastique hommage à Rio Bravo, la plupart des situations et de nombreux éléments sont pompés sur ce chef-d'oeuvre du cinéma : un sale type menace la ville, des types à lui sont coffrés par le héros et il va essayer de les délivrer, les aides du shérif se postent à chaque bout de la ville, le port d'armes est interdit, le rôle de la femme de caractère amoureuse du héros, le jeune pistolero qui veut aider, le pochard..... tout rappelle Rio Bravo, jusqu'à la scène du saloon où Blueberry vient arrêter 2 types, le plan de la page 22 (case du bas) est identique ; il suffit de visionner ce film. Gir va même jusqu'au clin d'oeil à John Wayne page 29 (le cavalier de la case du milieu a la physionomie de Wayne et la chemise nordiste qu'il portait dans la plupart de ses films).

Charlier a encore le chic pour compliquer les situations puis pour les débloquer par des astuces dont il a le secret, quitte à sacrifier la fin qui est ici un peu trop vite expédiée ; les auteurs ayant peut-être été habitués à s'exprimer dans le cycle précédent sur 5 albums, se sont sentis un peu à l'étroit dans le format du one-shot. Graphiquement, Gir a une maîtrise parfaite de son héros dont le physique a toujours un air de Belmondo, mais bien stabilisé ; son dessin a atteint pratiquement la perfection qui ne le quittera plus, en dépit de quelques fonds blancs.

Je ne suis peut-être pas assez objectif pour juger cet album, puisque mon western préféré est justement Rio Bravo, que j'ai dû voir une trentaine de fois (et j'y prends encore beaucoup de plaisir), mais ça reste quand même un très bon album, dont il serait vraiment dommage de se priver sous prétexte qu'il est plus faible que d'autres.

28 4 2011
   

Cet album me laisse un petit goût de déception, mais après la grande saga des guerres indiennes, où j'ai apprécié la rigueur du scénario, ce one shot semble de fait moins abouti.

J'ai trouvé tout d'abord que la situation avait du mal à se mettre en place et qu'elle était pour le moins forcée. Je n'ai pas été convaincu plus que cela par cette histoire de desperados qui terrorisent une ville, et l'arrivée providentielle d'un McClure qui vend la candidature de Blueberry, candidature qui sera forcément acceptée par tous. En fait, pendant le premier tiers de l'album, il ne se passe pas grand chose, et Charlier nous fait patienter avec des éléments dont on se demande ce qu'ils viennent faire là, comme par exemple l'exercice au tir de cette jeune recrue tout droit sortie des élites. Un début d'histoire un peu poussif, donc, qui a eu pour conséquence de me désintéresser de l'histoire. Et c'est certainement un grand décalage par rapport aux albums précédents, qui nous mettaient dans le bain dès les premières pages.

Ensuite, j'ai trouvé le déroulement de l'histoire un difficile, avec l'introduction de Miss Marsh et Dusty notamment, avec ce prétexte un peu léger d'interdire l'entrée de la ville aux frères Brass, avec toute cette histoire autour de McClure, qui enferme le personnage dans une caricature de lui-même, et avec une présentation de Blueberry un peu trop parfaite...

Il n'en reste pas moins que cette déception est atténuée par les talents de conteur de Charlier, qui arrive tout de même à créer des situations à risque, et qui impose un certain rythme à son histoire. Les dessins restent dans cette veine classique et réaliste que j'apprécie, un peu vieillotte, certes, mais efficace.

Je me dis donc, pour l'instant, que le format one-shot a du mal à convenir à Blueberry. Mais attendons de voir la suite...

17 12 2009
   

Voilà un album qui fait figure d’exception dans la série : c’est un tome unique. De plus Mike quitte le fort Navajo pour une mission en civil : Shérif d’une petite ville, sorte de passage obligé dans une série consacrée au western.
Et Charlier s’en sort plutôt avec les honneurs. Ca se lit avec grand plaisir, comme on regarde un bon vieux classique du genre au cinéma. (rio) Bravo !
Alors ça commence avec Jimmy Mc Clure, alcoolique invétéré qui apporte humour et gaffes à la série. Blueberry n’apparait qu’à la page 12. Un signe que Jimmy a maintenant une place indéboulonnable dans la série. D’ailleurs il remplace les 2 précédents comparses, plus sérieux : Crowe qu’on ne verra plus après « la piste des Navajos » et Graig…oui Graig, qu’est-il devenu ? On l’a quitté convalescent dans « le cavalier… », puis plus rien !
Petite faiblesse sur la fin quand même dans la façon dont Mc Clure échappe à la mort caricatural et un peu facile. Une façon de finir l’album dans les temps.
Une fin très romance aussi. Mike a encore conquis un cœur, futur cœur brisé, car les filles bien sous tous rapports, c’est pas son genre.
Quant à Gir, Son style est maintenant trouvé et va encore évoluer vers le mieux. quelques rares réminiscences de Jijé sont encore là mais ce n'est plus flagrant. Giraud a sa patte et c'est déjà superbe.

25 7 2007
   

Cet album est celui que je préfère le moins de la série (si on ne tient pas compte de la dérive catastrophique qu'est entrain de subir la série "Jeunesse de Blueberry"). Le dessin de Giraud est excellent, mais on a vraiment l'impression qu'il ne force pas trop, peut-être à cause du scénario. Et oui, le scénario qui est largement en-dessous de tout ce qu'on pourra trouver par la suite, tant il fait appel à des standards éculés.

Malgré tout, il y a des points très intéressants dans ce scénario. En tout premier lieu, il y a une romance entre Blueberry et une jeune femme. C'est peut-être une volonté des auteurs de nous présenter le héros comme un séducteur, et Katie Marsh va être l'une des rares filles de la série, au côté de Chihuahua Pearl, Chini (la fille de Cochise), et plus récemment la chanteuse de saloon Doree Malone dans le cycle "Mister Blueberry". Autant dire que cette concurrence est rude, et qu'on peut comprendre pourquoi Blueberry n'est jamais retourné à Silver-Creek ......

L'autre côté séduisant du scénario, c'est l'ivrognerie de Jimmy Mac Clure, qui pourrait bien coûter extrêmement cher à Blueberry. C'est un sujet que Charlier à déjà traité dans l'Aigle Solitaire et qui doit lui tenir à cœur. Mais Blueberry pardonne et pardonnera toujours à ses amis, même si c'est par appât du gain comme Jimmy (encore lui) y succombera dans "La mine de l'Allemand perdu".

Enfin, il y a le côté "Pistolero" de Blueberry qui ressort nettement dans cet album, plus que dans les précédents. Blueberry est adroit au colt, il est rapide, il tire le premier, et l'adversaire ne se relève pas. Cet aspect de son caractère est important, puisque c'est ce qui lui permet de nettoyer la ville, et c'est aussi grâce à ces qualités que Dodge viendra le chercher pour maintenir l'ordre dans le camp du "Cheval de fer".

Donc en fait, même si ce scénario est ultra conventionnel, et complètement calqué sur de nombreux western qui ont utilisés les mêmes ficelles, il est intéressant par ces nouvelles facettes du caractère de Blueberry qu'il nous présente.

Pour le dessin, Giraud est toujours aussi talentueux et nous offre de nouvelles ambiances décolorées, surtout aux heures entre chien et loup, où les ombres et le clair-obscur lui permettent de faire ressortir l'ambiance propice au scénario.

Un album que vous pouvez lire seul, puisque c'est un one-shot, mais il serait dommage de ne faire connaissance avec Blueberry que de cette façon, il y a de bien meilleurs tomes.

8 2 2007
   

Cet album fait en fait la transition entre les premiers et seconds cycles de la série, traitant tous les deux de guerres indiennes. Dans cet album, on change radicalement de décor pour retrouver le deuxième type du western classique: la petite ville terrorisée par une bande de malfrats et qui fait appel à une fine gachette, un nettoyeur de ville comme on dit pour s'en débarrasser. On comprendra donc facilement que l'originalité n'est pas au rendez-vous.

Aucune importance. La venue de Blueberry est un peu longue, le temps d'aller le chercher au fort Navajo, d'échapper aux pièges qui jalonnent la route; et on profite de ce début un peu mou -mais non dénué d'humour comme toujours- pour se rendre compte de la situation catastrophique en ville; on a bien besion de Blueberry. Il ne tardera pas, et va reprendre la ville en main de fort belle façon.

Coté dessin, c'est très bon comme d'habitude, avec en prime une superbe couverture, l'une de mes préférées de la série. En résumé, l'album est palpitant, l'histoire bien menée, et les morceaux de discussions, d'actions et de réflexion bien dosés, avec en plus une petite touche d'humour omniprésente et bienvenue. La présence d'une femme dans les roles principaux ne fait pas de mal non plus :D. En bref, un album qui fait une excellente transition entre deux cycles très importants pour la série, et qui peut se lire facilement, étant donné qu'il est totalement indépendant des autres albums de la série.

15 12 2006
   

Un des albums culte de mon enfance. Après le premier cycle qui concernait les guerres indiennes, Charlier et Giraud nous concoctent un petit one shot. Cette fois, Mike Blueberry devient schériff d'une petite ville dominée par un groupe de truands qui terrorisent la population.
L'hommage aux films d'Howard Hawks : Rio Bravo ou El Dorado est très clairement affirmé. Mike, l'anticonformiste est associé à son fidèle borrachon Jim Mc Clure, un peu comme John Wayne et Dean Martin. A noter que les moeurs avaient changé car pour la première fois dans une bd pour la jeunesse une jolie femme est au casting. De plus, elle n'a pas qu'un simple rôle de faire-valoir puisqu'elle est institutrice et soutient Blueberry dans sa lutte contre les frères Bass. La lutte sera sanglante, autre nouveauté.
A mon avis, une des grandes séries western qui ravira aussi les non-amateurs.

4 2 2005
   

Après avoir clôt le premier cycle des guerres indiennes dans le tome précédent, Giraud et Charlier s'offrent une petite pause avec cet album.

L'histoire est un peu trop classique à mon goût et l'on sent que les auteurs n'ont pas trop voulu se fouler (certaines scènes sont carrément du repompage du film Rio Bravo avec John Wayne et Dean Martin, notemment lorsque le gang arrive en ville, si vous avez l'occasion de le visionner, ne vous en privez pas c'est assez édifiant !!!).

Bref un Blueberry mineur dans la série, son principal (seul ?) avantage étant qu'il est totalement indépendant de tout cycle. Je crois d'ailleur que c'est le seul. Par contre pour qui ne connaîtrait pas cette série, je vous déconseille de commencer par "L'homme à l'étoile d'argent", vous risqueriez d'être déçus et de passer à côté de grands moments. A ce titre lisez plutôt le "Diptyque de la Mine" sorti en intégrale il y a deux ans et qui reprend les tomes 11 et 12. Là on touche au grandiose.