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Tome 3 : L'aigle solitaire
 

Blueberry, tome 3 : L'aigle solitaire

 
 

Résumé

Blueberry, tome 3 : L'aigle solitaireAfin d'acceder au résumé de Blueberry, tome 3 : L'aigle solitaire, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Blueberry, tome 3 : L'aigle solitaireAh, avec ce troisième Blueberry, la série prend une dimension supplémentaire et devient définitivement attachante !

Le scénario est toujours aussi dense, comme aimait à les faire le regretté Charlier. Ca sent la grande aventure à plein nez, et le western étant encore un genre dans le vent en 1967, l'intrigue peut être classique sans en rougir... et diablement prenante, en même temps !

Si ce tome me paraît encore plus réussi que les deux précédents, c'est pour plusieurs raisons. La principale est que le scénario, organisé autour d'une course-poursuite qui tient le lecteur en haleine, est un régal. L'autre point fort de "L'aigle solitaire" est de faire apparaître un vrai méchant comme on les aime dans ce type de série, un de ces ennemis qui va revenir ensuite pour s'opposer à Blueberry. Vous découvrirez son identité bien assez tôt ! Sachez simplement que tout cela est très prenant.

Rappelons aussi que c'est Jean Giraud qui tient la palette. Si son nom ne vous dit rien, peut-être est-ce parce que vous le connaissez sous ses pseudonymes de Gir ou de Moebius. Un monstre sacré de la BD, dont le trait a bien sûr évolué en trente ans, mais qui signe déjà un travail très séduisant dans ce troisième volet des aventures du lieutenant Blueberry. Son trait réaliste, sa maîtrise des ombres et lumières, conjugués au découpage serré de Charlier, rendent la lecture des plus agréables.

Blueberry est l'un des incontournables du western. Lisez-le pour partager l'enthousiasme des générations de lecteurs qui vous ont précédé et qui vous succéderont !


Chronique rédigée par Jean Loup le 16/01/2005
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.50
Dépôt légal : Janvier 1967

Avis des lecteurs

7 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blueberry, tome 3 : L'aigle solitaire, lui attribuant une note moyenne de 4,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

5 10 2013
   

Pour ce troisième tome, Charlier passe la vitesse supérieure en proposant un scénario moins dépendant de ses influences cinématographiques et donc un peu plus original (en restant bien évidemment dans les codes du western), tout en conservant ses formidables qualités de construction et cette densité tout à fait remarquable.
De son côté Giraud s'émancipe doucement mais sûrement de son maître Jijé en proposant des planches plus personnelles aux qualités plus régulières...
Un tome savoureux de bout en bout et un cycle qui continue brillamment...

18 9 2013
   

Ce 3ème volet file sur les rails d'une perfection rare dans l'écriture, la densité de l'action, le suspense, la richesse des personnages et même du dessin que Gir parvient de plus en plus à maîtriser même s'il y a encore trop d'approximations dans les visages.
Commencée avec plein de maldresses, "Blueberry" devient en peu de temps (et certainement avec cet album) une excellente série. En effet, Charlier aime les intrigues compliquées aux multiples personnages, il maîtrise tout mais n'évite pas les erreurs dans les noms ,les dates ou les lieux. De son côté, Gir n'évite pas les difficultés (goût des grands espaces, recherche des cadrages dynamiques, rigueur du dessin) ; son graphisme ici se cherche et commence peu à peu à se personnaliser. Les scènes de canyon sont très réussies.

Le récit commence d'abord par un rappel des faits et une carte permettant de situer tous ces forts et ces tribus indiennes. Puis, c'est la découverte d'un officier partagé entre les ordres à suivre de façon stricte, et la liberté d'agir pour le bien de tous : le général Crook rappelle lui aussi des archétypes de soldats vus chez John Ford, il est humain et se rallie parfois à contrecoeur certes, aux suggestions de Blueberry. Autre archétype : le personnage du sergent O'Reilly, qui fait référence au pittoresque saoulin joué par Victor Mclaglen dans les films de John Ford.

Cet épisode prend une ampleur par le convoi de munition qui reste un des clichés des westerns hollywoodiens ; c'est toujours captivant d'attendre le danger potentiel qui peut surgir à tout moment lors d'un long périple plein de périls. Blueberry continue d'asseoir son statut de héros tête brûlée, mais malin et ingénieux en commandant ce détachement. Mais autre atout de taille, c'est l'apparition d'un vrai méchant qu'on aime haïr : Blueberry n'est pas confronté cette fois à un officier raciste, mais à un Indien au coeur rempli de haine et ivre de vengeance ; en révélant rapidement sa fourberie, Quanah représente le mauvais Indien dans toute sa splendeur, c'est un méchant de grande valeur qui symbolise les conflits indiens où il y avait dans les deux camps (Blancs et Indiens) des mauvais à qui la guerre rapportait beaucoup, et n'avaient donc pas intérêt à ce que la paix soit signée.

Les auteurs nous offrent donc ici un très grand épisode, très intense, dont la fin encore une fois ne peut que rendre le lecteur impatient de lire la suite.

14 4 2011
   

Nous voici plongé dans l'aventure, la vraie, celle qui vous prend aux tripes, celle qui vous accroche. Formidable album que ce troisième opus qui présente avec rythme et ingéniosité une situation toute bête : la poursuite par des Indiens d'une caravance de Tuniques bleues, transportant armes et munitions, dirigée par un Blueberry qui se fera plus malin que ces poursuivant. Chaque étape du parcours, chaque nouvel élément relance le récit et c'est un peu exténué que l'on arrive, nous aussi lecteurs, à camp Bownie. Du début à la fin du récit, le scénariste ne laissera aucune pause au lecteur, aucun temps mort et chaque page appelle la suivante. Le scénario simplissime sur le papier gagne en envergure, grâce notamment aux idées de Blueberry qui s'enchaînent pour semer les Indiens, grâce à cette tension sourde tout au long de cet ouvrage où on se demande si la fameuse colonne va être rejointe.

En plus de cela, on renoue avec d'anciens personnages, et de nouveaux font leur apparition. L'aigle solitaire fait un serment qui risque de l'engager sur plusieurs albums.

Que c'est bon de sentir que tout est maîtrisé, du scénario au dessin. Les chevaux, la caravane et les paysages sont vraiment travaillés "à l'ancienne". Ca manque peut-être de clarté mais pas de réalisme. Seuls les visages ont encore du mal à se stabiliser.

Un très bon moment d'évasion. Une histoire de western classique mais très efficace.

13 12 2009
   

3ème volume sur la longue saga des « guerres indiennes », 1er cycle des aventures de Mike S. Blueberry, et on ne peut plus décrocher. Ca commence avec une belle carte de la région comme je les aime, pour mieux suivre les évènements. La précision de Charlier sur le temps et les distances s’y ajoute pour donner plus de crédibilité au récit.
Mike se montre avisé, rusé et chanceux, traits qui le suivront toute sa carrière. Mais quel étonnement de voir Mike conter ses aventures (p.5 et 6) en oubliant de mentionner Crowe, comme s’il avait tout fait tout seul ! Ce n’est pas dans ses habitudes.
C’est ici qu’apparait Quanah-n’a-qu’un-œil, personnage emblématique de ce 1er cycle.
Sur la fin, Graig réapparait aussi, perdu de vu depuis le 1er quart du tome précédent. On peut croire dès lors qu’un nouveau duo de la BD est né.
Les 2 auteurs sont des monstres sacrés de la BD et font des merveilles dans leurs domaines respectifs. Le seul défaut est la couleur qui est carrément hideuse autour de la page 40. Mais à l’époque c’était courant.
C’est frappant comme le général Crook ressemble à Bascom (T.1). J’ai pensé d’abord à un manque d’imagination de Giraud mais j’ai réalisé que je m’attendais, du coup, à un homme aussi obtus que le 1er, ce qui n’est pas du tout le cas. Je préfère alors penser que cette ressemblance est un truc scénaristique pour dérouter et surprendre le lecteur, pour faire monter le suspens lors de l’importante demande que Mike a à lui faire.
Ce récit en est à son 3ème tome et est encore à suivre, mais on ne s’en lasse pas, tellement c’est passionnant et bien raconté.
Contrairement à ce que nous annonce la dernière case, ce n’est pas « la piste des Navajos » qui suivra, mais « le cavalier perdu », et on l’attend avec impatience.

un bdphile :Une BD culte ! Note de l'album : 5,00
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15 11 2008
   

Ca y est !! Blueberry entre dans le cercle des séries cultes avec cet album !! Une seule chose manquait aux 2 tomes précédents et bien ce tome 3 nous l'offre carrément en se centrant exclusivement sur lui : le 1er grand méchant de la série, Aigle Solitaire !! En nous livrant une intrigue finalement assez secondaire, Charlier se permet de le faire entrer en scène. Même si on devine assez vite son identité, Charlier attend la 19ème planche pour nous le révéler, mais heureusement il ne nous centre pas le tome 3 là-dessus !! Blueberry doit ici escorter un convoi militaire transportant des armes pour l'armée qui va lutter contre les Apaches. Mais Aigle Solitaire et ses guerriers compte bien s'en emparer ! La haine que portera Aigle Solitaire pour celui qui a fait échouer son entreprise sera terrible et sera le fil conducteur des 2 tomes suivants. Côté dessin, Giraud, encore jeune à l'époque (29 ans !), nous livre de très belles planches (mention spéciale à l'attaque indienne dans la passe). En bref, un excellent album, qui sera suivi par bien d'autres !!

23 7 2007
   

Troisième volet de ce qu'il convient d'appeler, dans la saga Blueberry, les guerres indiennes. Ce qu'il y a de remarquable dans le scénario, c'est que l'intrigue principale, c'est à dire l'enlèvement du jeune Stanton, est finie, mais les ramifications qu'elle a engendré ne font que croître et embellir. Et de ce fait, le scénario nous propose un peu une histoire dans l'histoire, à savoir le convoyage d'une caravane de chariots qui doit coûte que coûte arriver à bon port.

Inutile de s'extasier sur le dessin, sauf pour dire qu'il n'est que prometteur. En fait, en sachant ce qu'il va devenir, notre avis cesse d'être impartial. Pour qui ne connaîtrait pas Giraud, on peut simplement dire que c'est déjà exceptionnel pour l'époque, même si on sent fortement l'influence de Jijé. Mais la précision des détails est là, les physionomies sont déjà des "gueules" typiques, les effets de soleil torride, d'incendie, d'explosions, vous donnent chaud rien qu'en lisant cet album !

Au niveau du scénario, Charlier s'en donne à cœur joie, et fait naître la véritable légende de Blueberry faisant feu de tout bois, inventif, tortueux, machiavélique. On en avait déjà eu un aperçu dans le second tome, mais là, tout au long de cette course poursuite, le lieutenant va nous offrir toute sa panoplie d'astuces et de coups bas pour contrer l'adversaire. Toute ? Que nenni, que non point, Blueberry a bien d'autres tours dans son sac.

Le personnage de l'ivrogne O'Relly est attachant, mais Charlier ne le conservera pas, parce que peut-être trop typé. Et puis, il a trahi Blueberry, qui est encore trop jeune pour pardonner. Mais ce soûlard d’Écossais est quand même bien précurseur de Jimmy Mac Clure, qui ne va pas tarder à rejoindre la grande épopée de Blueberry.

Un dernier mot sur le grand méchant, dont je ne vous dévoile pas l'identité, il est lui aussi précurseur de tous ces obstacles qui vont jalonner l'histoire de notre Lieutenant. Et même si le scénario de ce point de vue reste très manichéen, ça marche quand même, car quand on pense avoir deviné juste, on lit l'album jusqu'au bout pour savoir si on avait raison, et comment il est découvert, et s'il est capturé ou pas, et tout ce qui fait les ressors d'une bonne série à suspense.

Donc, du beau, du bon, de l'excellent Blueberry à mettre entre toutes les mains.