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Tome 1 : Fort Navajo
 

Blueberry, tome 1 : Fort Navajo

 
 

Résumé

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Planche de Blueberry, tome 1 : Fort NavajoC’est le tout premier tome de la série. Nous sommes en 1965 : Charlier, auquel on doit aussi "Tanguy et Laverdure", lance un western avec un jeune dessinateur, Jean Giraud. La couverture est signée par Jijé, dessinateur rompu au genre. C’est le début d’une aventure qui se poursuit encore au troisième millénaire, Giraud étant seul aux commandes depuis la disparition de Charlier.

On comprend très vite que le lieutenant Blueberry n’est pas un de ces héros parfaits qui brave tous les dangers pour sauver la veuve et l’orphelin. C’est ce qui le rend si intéressant et si attachant. Sous ses airs de je-m’en-foutiste permanent, Mike Blueberry mène sa barque avec lucidité, sauvant au passage la vie à quelques-uns ou menant des actions d’éclat qui ne lui vaudront pas de reconnaissance – tout au plus quelques jours d’arrêt. Personnage sympathique brossé par Charlier, qui donne envie au lecteur de suivre ses aventures.

« Fort Navajo » est un tome introductif mais il est déjà sacrément dense. Si vous avez déjà lu du Charlier, vous savez qu’il n’était pas du genre à se contenter de trois cases dans une planche. Il y a pas mal de texte et d’événements à suivre. Bien sûr, on peut trouver l’intrigue assez classique : il faut tout de même avoir à l’esprit que ce premier épisode a quarante ans ! Les rapports entre les personnages restent intéressants, malgré quelques archétypes (Graig dans le rôle de l’homme d’honneur sans expérience, le major dans celui du salopard).

Giraud a un style très réaliste, fort différent de ce qu'il fera sous le pseudo de Moebius et assez éloigné du graphisme actuel de Blueberry. Les couleurs ont vieilli, mais l'ensemble reste plus que regardable et fonctionne sans aucun souci.

On prend plaisir à relire « Fort Navajo » et on a une sacrée envie de lire la suite puisque tout cela reste en plein suspense. Et puis, si vous êtes fan de western ou bédéphile désireux de combler de grosses lacunes, vous ne pouvez faire l’économie de Blueberry !


Chronique rédigée par Jean Loup le 09/12/2004
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.86
Dépôt légal : Septembre 1965

Avis des lecteurs

11 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blueberry, tome 1 : Fort Navajo, lui attribuant une note moyenne de 3,86/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

Matthieubocopin :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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5 10 2013
   

Un premier tome remarquable. Le scénario, digne du meilleur de John Ford, est certes assez classique mais il fait preuve d'une solidité de construction et d'une densité exemplaire ! On est littéralement captivé du début à la fin...
Les dessins, eux aussi, respirent le classicisme et manquent un peu de détails principalement en ce qui concerne les personnages, mais n'oublions pas que ce n'est qu'un premier album et que cela va considérablement s'améliorer au fil des tomes.
Bref, des débuts très prometteurs...

18 9 2013
   

En 1963, dans Pilote, le jeune Jean Giraud qui signe Gir, lance avec J.M. Charlier ce qui va devenir le western référence et écraser tous ses concurrents. C'est la naissance d'un personnage emblématique du western en BD ; n'ayons pas peur des mots, "Blueberry" est le plus important western réaliste de la BD française et même mondiale, oui, même les Américains le reconnaissent aujourd'hui, c'est en Europe que le western a atteint un niveau inégalé ; les Français, Belges, Espagnols et Italiens ont été abreuvés pendant des années par les westerns hollywoodiens et ont su développer une mythologie basée sur l'adulation d'un folklore mythique que n'ont pas su développer les Américains avec leur propre passé ; en BD, ils préféraient les mecs en collant qui sauvaient le monde, mais en Europe, Batman et ses petits camarades volaient encore mal après la guerre, on préférait les gunmen d'antan.

Avec ce premier tome, on est plongé en plein conflit indien déclenché comme toujours par la folie humaine. Charlier est un formidable feuilletoniste, il donne libre cours à son talent de conteur, et transfigure l'Ouest mythique, très influencé ici par les films de John Ford qu'il enrichit à sa façon ; l'enchaînement des événements obéit à un déroulement implacable, il multiplie les rebondissements et les coups de théâtre, livrant ainsi dès ce premier opus un récit dense. L'intrigue est tellement touffue et nourrie d'événements que Charlier qui aime développer ses histoires sur une longue échéance, mettra 5 albums pour arriver à la fin.

Les allusions aux films de Ford sont nombreuses pour ceux qui connaissent son univers : nous trouvons en Graig l'officier frais émoulu de West Point, pétri de bons sentiments et doté d'un sens pointilleux de l'honneur et de la discipline, le coeur gonflé d'une bravoure absurde ; une belle opposition avec le cynisme de Blueberry, son indiscipline et sa décontraction outrancière. Nous trouvons encore le colonel Dickson en officier juste, sage, prudent et compréhensif (une espèce rare). Et puis nous avons Bascom, prototype de l'officier borné, répugnant et imbécile qu'on trouvait hélas dans l'armée yankee, qui en plus se double d'un raciste haineux, gonflé d'orgueil et dont la haine déclenche tout le début du conflit indien ; Bascom bascule dans la folie vengeresse en attaquant des Apaches paisibles, en voulant capturer Cochise et pour un peu faire fusiller Blueberry ; abusant de son autorité, n'admettant aucune objection et humiliant le métis Crowe, c'est un portrait d'ignoble salopard qu'a imaginé Charlier, rappelant l'officier borné du "Massacre de Fort Apache", l'un des chefs-d'oeuvre de John Ford.

Charlier tempère les situations tendues avec des traits d'humour liés au caractère de Blueberry. On sent clairement dès ce premier épisode que le récit souffre de la prépublication hebdomadaire dans Pilote, soumise à des bas de pages à suspense qui doit laisser le lecteur dans l'attente pour connaître la suite de son histoire la semaine suivante. Charlier et Gir doivent donc rythmer leur récit en fonction de ce découpage, l'action devant être brève et concentrée, sans dispersion inutile ; ce procédé paraît artificiel lorsqu'on lit l'album. D'autre part, les défauts de Charlier s'identifient aussi par un texte parfois ampoulé et littéraire qui peut alourdir certaines images, c'était la mode dans les années 60, la Bd devant être ne l'oublions pas, un modèle destiné à distraire mais aussi à éduquer, ce n'était pas encore de l'art et une forme d'expression.

Graphiquement, Gir qui subit dans cet album et le suivant, une forte influence de son maître Jijé, n'est pas non plus exempt de défauts. Les visages d'Indiens par exemple, sont peu typés et s'inspirent tous plus ou moins de ceux de Jijé. Mais surtout, son dessin n'est ici pas très beau, et il a du mal à stabiliser le physique de son héros à qui il a donné la physionomie de Belmondo. Ses décors sont encore sommaires, la matière des rochers n'apparaît pas, mais son dessin évoluera heureusement en bien, et sa simplification lui permet en contrepartie de caser de nombreux personnages dans un espace réduit.

Au final, on est devant un album qui laisse augurer un cycle tout à fait prodigieux de 5 tomes sur les guerres indiennes, un cycle voué à la gloire de la nation indienne qui fut anéantie par l'homme blanc incapable de respecter ce peuple magnifique. Mais un cycle tellement rempli de péripéties, qu'une fois qu'on a mis le nez dedans, on a qu'une envie, c'est d'en connaître la suite.

7 7 2011
   

Un album historique puisqu'il s'agit de la première apparition du lieutenant Blueberry. Bien évidemment Blueberry a déjà vécu des aventures qui ont été narrées dans l'inégale série "la jeunesse de Blueberry" mais dont l'édition est postérieure à cet album.
Charlier, très influencé par le cinéma de John Ford, place son héros dans un fort en plein désert et livre un scénario bien charpenté. Les Indiens sont les ennemis, Blueberry joue le héros sans peur et sans reproches, ses supérieurs sont peu compétents.
Au dessin, Giraud est encore très influencé par le style de son maître Jijé auteur de "Jerry Spring". A l'époque de la parution dans le journal Pilote, il était sans doute difficile d'imaginer que la série allait supplanter pour beaucoup de lecteurs sa devancière.

12 4 2011
   

Forcément, quand on ouvre ce genre d'album, qui commence à dater un petit peu, il ne faut pas s'attendre à autre chose qu'un dessin bien classique. Plus que classique, c'est même acdémique et ca tombe bien, c'est ce que j'apprécie. Même si tout cela sent un peu la naphtaline, j'ai apprecié les décors réalistes de ce Far West ainsi que les différents éléments qui le composent (la diligence, le saloon, le fort en lui-même). C'est assez précis, et on sent que c'est un travail soigné. Sans tomber totalement sous le charme désuet du graphisme, je ne peux que reconnaître que c'est assez bien fait. Seuls les visages peuvent être modifiés d'une case à l'autre, rendant l'ensemble moins lisible que ce à quoi je m'attendais.

Du côté du scénario, c'est un peu la même chose, on retrouve du classique. Mais c'est aussi bien réalisé, avec ce qu'il faut de densité et d'actions pour rythmer le récit. On retrouve une histoire de Far West qui semble déjà connue, avec les Indiens et les Tuniques Bleues, et une paix qui semble bien fragile. En revanche, j'ai trouvé que le travail sur les personnages est assez abouti : un Graig, fraîchement émoulu de West Point, et donc toujours marqué par le sens de l'honneur mais qui dans le même temps n'hésite pas à s'opposer à sa hiérarchie ; des chefs Indien et Blancs qui cherchent à calmer le jeu ; un officier au sang mêlé tête de turc de certains de ses collègues, et un Blueberry qui ne semble pas être totalement irréprochable. Ces personnages rappellent parfois des figures bien classiques du style western mais dans le même temps, certains aspects de leur personnalité s'éloignent un peu des archétypes et les rendent d'autant plus intéressants. La seule exception à la règle viendra certainement de Bascom, officier buté et un peu caricatural, par qui la catastrophe arrivera. On ne peut pas dire, à ce sujet, que l'auteur ménage le suspense (on voit venir le coup assez rapidement). Mais certaines scènes sont suffisamment tendues pour retenir l'attention.

Dans ce premier tome, on sent que tout est étudié, et que finalement, c'est du solide, même si le nouvelles générations pourront regretter un grand classicisme dans la construction del'intrigue et du dessin.

21 3 2011
   

Même si je suis un dévoreur de BDs, il restera toujours des trous dans ma culture BDèsque, et des fois, on a envie d'en boucher certains en lisant les grand classiques. Des oeuvres considérées comme culte par la plupart des lecteurs : et "Blueberry" fait partie de ces BDs là. En plus j'ai eu la possibilité de commencer par le premier tome, et après m'être replongé dans le western, le temps d'un album ("Jerry Spring" père spirituel de Blueberry, dont l'auteur, Jijé, signa aussi la couverture de cet album-ci), je me suis attaqué au, Fort Navajo dans le desert du far-west.

C'est le premier album que je lis de Giraud/Gir/Moebius (un nouveau trou comblé), bon et je ne peux décemment pas (trop) critiqué son dessin. Je veux dire, on sent bien que cet album est l'un des premiers de l'auteur (le visage un peu changeant de Blueberry, l'encrage trop fin pour les décors et plusieurs autres maladresses), mais on sent le fort potentiel (qui ce confirmera, vu le "monstre" de la BD qu'est aujourd'hui Gir) d'un dessinateur exceptionnel, au trait réaliste, un peu épais (pour les personnages) et extrêmement dynamique. Les couleurs, pour l'époque sont de bonne qualité.

Par contre, il y avait Charlier au scénario, et c'est vrai que là, j'avais un peu peur que la BD est pris un coup de vieux, moi qui m'ennuie royalement à la lecture d'un "Buck Danny" (et qu'un "Barbe-rouge", "Marc Dacier", "La Patrouille des Castors", "Surcouf" et autre "Tanguy et Laverdure" me repousse largement plus que j'ai de la curiosité à les lire). Mais j'ai été rassuré, l'histoire est assez passionnante, le seul défaut est, (pour moi), le personnage de Blueberry, trop désabusé et tête à claques pour moi. Mais, sinon, cette intrigue où se mêlent racisme, guérilla contre les indiens, pacte de paix, et meurtres de cowboys/indiens innocents, avec la haine, la folie, le racisme et le pouvoir qui aveugle Bascom m'a vraiment tenu en haleine (alors que je ne suis pas trop trop western d'habitude), et c'est avec un réel plaisir (et beaucoup d'envie) que je lirai la suite.

Malheureusement, je n'ai pas accès à la fin du cycle pour l'instant, je vais essayer d'en lire d'autres en attendant de lire la fin de cette série.

Pour un tome 1, c'est de très grande qualité.

2 3 2010
   

Clipiticlop… clipiticlop…
« I ‘m a poor lonesome Jerry Spring, far away from home… »

Nous sommes en 1965.
Depuis une dizaine d’années, Jerry Spring est LE cow-boy de référence dans le western réaliste franco-belge. Crée par Jijé, Jerry est grand, bien bâti, athlétique. Vêtu d’une chemise jaune pétant, le foulard noué autour du cou puissant, il arpente les pistes de l’Ouest en compagnie de son ami Pancho. La mèche de cheveux jamais défaite, il est une sorte de chevalier prêt à en découdre pour toute cause qui lui semble juste. Et elles sont nombreuses…

Pendant ce temps-là, dans un bled poussiéreux, aux confins du Nouveau Mexique et de l’Arizona, on fait connaissance avec un gugusse qui n’a l’air d’avoir de passion que pour les cartes. Débraillé, amateur de whisky, on le prendrait pour le poivrot de service. Et pourtant cet homme est un soldat, et qui plus est un officier : Mike Steve Blueberry, lieutenant de son état.
Et à partir de cette rencontre, le western « européen » ne sera plus comme avant. Terminé les bellâtres ou les hommes masqués à la fine moustache : ici on entre dans le vrai, dans une époque où vous n’aviez qu’un seul ami : votre flingue.

Certains porteront cet album aux nues. Ce n’est pas mon cas.
Les personnages sont bien typés, certes, mais le dessin de Giraud est encore un peu malhabile. Qui plus est la mise en scène est assez terne : 4 strips par page (style de l’époque oblige) ; mais heureusement agrémentée par l’une au l’autre case qrand format.
Les couleurs ?... assez basiques, elles ne m’ont pas fait « sentir » cet Ouest d’alors.

A l ‘époque, j’étais un jeune lecteur. Et ne voilà-t-il pas que le mot « fin » ne termine pas l’histoire ?… Pas normal ça…. Et pourtant il me faudra encore attendre quelques opus pour tout bien comprendre.
Mais, pour ce premier tome, une grande histoire se met en place ; tant dans les faits que dans les personnages. Cette histoire va se développer par un scénario diabolique et imaginatif de Charlier ; un véritable metteur en scène de l’esprit.
Je suis ainsi entré dans un nouveau style d’écriture, de dessin, de narration et allais rapidement me retrouver emporté par cette sorte de « nouvelle vague » du western.

Mais ici, au tome 1, j’ai apprécié une vraie bonne histoire de « cow-boys », mais avec encore beaucoup d’imperfections. N’empêche, elle est annonciatrice de grandes choses…

11 12 2009
   

Le 1er tome de cette série mythique est déjà un chef-d’œuvre.
Charlier nous régal avec un scénario parfaitement huilé où rien n’est laissé au hasard. Le ton de la série est donné : Blueberry se dépêtre de situations désespérées, plutôt bien, (mais non sans moult difficultés), et se trouve confronté à des injustices qui nous font toujours enrager, lecture après lecture.
L’idée de cette série lui serait venue suite à un voyage dans l’ouest américain dont le but était plutôt documentaire pour ses séries d’aviation. Mais il rêvait d’un personnage aux antipodes de ses soldats « doigts sur la couture de pantalon » dont il avait un peu assez, (ex : Buck Danny). Et c’est réussi !
Giraud, lui, débutait dans le métier avec un style très « Jijé ». Normal puisqu’il venait de passer quelques années à encrer les dessins du maître pour Jerry Spring. Alors bien sûr, le coup de crayon, bien que très maitrisé, tourne au mimétisme. Voire mieux que Jijé lui-même si j’osais. Sauf pour les visages qui sont très changeants.

Ca nous donne donc une série western au ton nouveau pour l’époque, où les clichés « bon cowboy/méchant indien » sont bousculés bien avant des films comme « Little big man » ou « Soldat bleu ».
La crédibilité est renforcée par la construction de l’histoire sur des faits historiques (l’enlèvement d’un enfant qui provoque une guerre contre Cochise par exemple), et par le fait que l’on « sent » que ce nouveau personnage qu’est Blueberry a un passé, probablement déjà imaginé par son créateur.
Le seul gros défaut c’est la mise en couleur. Défaut classique pour l’époque.
A noter, à la dernière page, un lieu dit « la mine de l’allemand perdu » qui est cité ! Le futur album est-il déjà en tête ? Ou est-ce seulement une référence à l’authentique « mine du Hollandais perdu » qui inspirera plus tard Charlier ?

un bdphile :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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15 11 2008
   

Comme beaucoup le souligne, cet album constitue un très bon tome d'introduction. Moi qui découvrais totalement Blueberry avec cet album, j'ai été très enthousiaste durant toute la lecture de ce tome 1 où l'action est reine, et Charlier se permettant parfois de l'humour (j'ai adoré la séance de présentations entre Graig et Blueberry^^). Contrairement à ce que j'ai pu lire je ne sais plus où à propos de ce Cycle I que constitue les tomes 1 à 5, je ne trouve pas l'intrigue manichéenne : on a autant du bon que du mauvais dans les 2 camps. Seul reproche que je peux faire à cet album après avoir lu les 14 premiers tomes de Blueberry : les personnages bons de ce tome 1 sont finalement TROP cleans, mais n'est-ce pas normal pour un 1er tome ?

21 7 2007
   

Premier album d'une série mythique, qui nous offre en supplément une magnifique couverture signée Jijé, "Fort Navaro" est un album culte pour tout amateur de Western et de BD en général, et de Blueberry en particulier. Car si rien n'indiquait encore l'énorme succès que connaîtraient la trentaine d'albums de la série principale, sans parler des séries "Jeunesse", ou "Marshall", on a entre les mains un monument, un pilier de la BD, signé par des auteurs dont la réputation n'est plus à faire, Jean Giraud et Jean-Michel Charlier.

Dès le début, Blueberry nous est présenté comme un asocial, un anticonformisme, un voyou au grand coeur, et ce n'est pas seulement par son physique qu'il nous rappelle Jean-Paul Belmondo. Pour enfoncer le clou, il partage ses premiers exploits avec Craig, jeune officier frais émoulu de West point (l'école de l'armée), un peu naïf et blanc-bec, mais qui sait participer à l'action s'il le faut. Pour le coup, on se croirait dans "Les Ripox" version Western, avec Craig dans le rôle de thierry Lhermitte, et Blueberry dans celui de Philippe Noiret.

Le dessin est, déjà, magnifique, malgré les traits un peu grossiers de la plupart des personnages. On sent l'empreinte du maître Jijé dont Giraud aura du mal à se débarrasser avant les dix premiers volumes. Mais le scénario est déjà en béton, bien que plutôt conventionnel pour l'époque, les indiens sont les bons et les tuniques bleues les méchants, ou presque. Détail amusant, la fin de l'album se clôture par le début des guerres indiennes, et on voit selon les sentinelles, "des colonnes de fumées qui montent en direction de la mine de l'Allemand perdu". Mine de l'Allemand perdu qui n'existera en réalité que dix albums plus tard, avec le diptyque du "Spectre aux balles d'or".

Si vous avez la chance de trouver cet album chez votre libraire, achetez-le, car c'est un album magnifique qui se doit de figurer dans toute collection sérieuse d'un amateur de BD .....

metallica07 :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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13 4 2007
   

Ce n'est jamais facile de noter le premier tome d'une série devenue culte. "Fort Navajo" est un très bon album introductif, qui ne se contente pas de présenter les principaux personnages. En effet, après avoir rencontré les deux protagonistes et compris que Blueberry était le parfait anti-héros (ce qui le rend fort sympathique d'ailleurs), on rentre tout de suite dans l'intrigue.

Intrigue qui parait banale au début, mais qui va prendre des proportions énormes dans les pages qui suivent, si bien qu'on comprend très vite pourquoi il a fallu 5 tomes aux auteurs pour en venir à bout.

Côté dessin, même si les personnages sont encore assez grossièrement représentés (après tout ce n'est que le premier tome !) ca reste du Giraud c'est à dire un superbe dessin très détaillé avec un jeu sur les ombres très réussi.

Un bon premier tome donc, même si il faut encore attendre un ou deux albums avant de réellement accrocher. C'est en tout cas le début d'un superbe cycle de 5 albums relatant les guerres indiennes. C'est aussi le début d'une immense et magnifique série.