46 491 Avis BD |20 156 Albums BD | 7 883 séries BD
Accueil
Tome 28 : Dust
 

Blueberry, tome 28 : Dust

 
 

Résumé

Blueberry, tome 28 : DustAfin d'acceder au résumé de Blueberry, tome 28 : Dust, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Blueberry, tome 28 : DustSuite et fin de la série Mister Blueberry, du moins pour l'instant.

En page 4, un résumé des quatre premiers volumes, ce qui est apréciable, mais ne remplace pas la série. Il est difficile d'avoir un avis objectif de l'album, dans la mesure où c'est le dernier de la série. Quand on a aimé, on regrette que ce soit fini, c'est en tout cas mon avis.

Il me semble aussi, comme dans "Le spectre aux balles d'or", que Giraud a essayé de faire tenir la fin en quatre pages pour abandonner définitivement le thème. En fait, en regardant bien, on ne voit pas vraiment pourquoi Ringo le tueur attend Blueberry et son équipe dans les écuries. D'un autre coté, le banquier s'est enfuit avec l'argent de Blueberry, et on peut facilement imaginer une suite ...

Bon, en bref, encore un très bon album qui a le mérite de terminer correctement la série, ou presque (voir plus haut). Malheuresement c'est tout ce que je vois à dire à son sujet, et la fin est quand même un peu plate. C'est pourquoi ma notation sera moins bonne que pour les tomes précédents même si les graphismes et les couleurs sont d'aussi bonne qualité.


Chronique rédigée par Mike2a le 20/06/2005
 
 
Statistiques posteur :
  • 470 (93,63 %)
  • 26 (5,18 %)
  • 6 (1,20 %)
  • Total : 502 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
Acheter neuf : 11,40 11,40 11,40
Acheter d'occasion : 6,41
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.63
Dépôt légal : Mars 2005

Avis des lecteurs

8 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blueberry, tome 28 : Dust, lui attribuant une note moyenne de 3,63/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

7 6 2011
   

Les premières pages de cet album sont époustouflantes : elles présentent le fameux règlement de compte à OK Corral entre les frères Earp accompagnés de Doc Holliday et les frères Clanton et McLaury. Comme on pouvait s'y attendre, ca pète dans tous les sens et c'est assez rapide. L'auteur nous propose ici de désamorcer, en quelques pages, la tension née au cours des tomes précédents. Dans ce sens, j'ai trouvé que Giraud n'en faisait ni trop, ni pas assez et a su trouvé le ton juste.

Mais c'est après cet épisode que les choses deviennent moins bien construites et moins intéressantes. Le coup du Ringo en tueur illuminé est pour ma part peu compréhensible. S'il participait à une certaine ambiance dans le tome précédent, il n'apporte absolument rien ici. D'ailleurs, Giraud ne sait plus trop quoi en faire, de ce personnage, à tel point d'ailleurs que la fameuse traque est terminée avant même d'avoir commencé. Et puis, on se demande bien ce que Ringo venait faire là : il dit que Blueberry est prévisible et qu'il savait où le trouver. Quand on regarde bien la situation, c'est un peu gros et pas convaincant pour deux sous.
De même, toute cette histoire autour des Earp qui sont destitués de leur statut de shériff, et qui manigancent avec Ike Clanton pour destabiliser la nouvelle équipe dirigeante et combattre Barrets est mal venue, mal construite.

Seul le récit de Blueberry sur les événements passés relève un peu le niveau. On était resté sur notre faim dans les tomes précédents. L'histoire de l'orphelinat n'est pas exceptionnelle (encore une fois, un peu forcée) mais a le mérite d'être mieux construite que le reste de l'album. Je ne peux être que déçu que cette histoire du passé de Blueberry ne soit pas reliée au présent. D'autant que finalement Géronimo, qui nous a été présenté précédemment, n'intervient absolument pas dans cette histoire. En fait, les indiens sont totalement mis de côté et c'est vraiment dommage. Plutôt que de développer une histoire de tueur fou, plutôt que de nous présenter des manigances entre Earp et Clanton, j'aurais préféré que l'auteur nous livre une fin convaincante à cette histoire d'indien, et que cette dernière s'intègre mieux dans le récit.

Je trouve la colorisation meilleure dans ce tome que dans le précédent, mais je trouve les dessins peu travaillés au regard d'albums plus anciens. C'est dommage.

Pour moi, voici un album qui aurait pu être très grand, mais qui finalement est mal réalisé car les finitions ne sont pas soignées. Il est vraiment dommage de quitter cette excellente série sur ce tome, qui sent le brouillon et l'inabouti.

Muffinman :Une BD sans intérêt ! Note de l'album : 1,50
Avatar de Reflet de l'avatar de
3 5 2011
   

Ca y est ! BLUEBERRY c’est fini ! Et je serais tenté de dire "Tant mieux !" si ça devait désormais ressembler à ce dernier cycle composé de cinq albums (de MISTER BLUEBERRY à DUST) et dont il faut attendre le quatrième pour que le personnage principal entre activement en scène. Ce n’est certes pas Jean-Michel Charlier qui aurait commis une telle bourde scénaristique. L’action est menée par des personnages nouveaux (pour la série en tout cas), Blueberry glandouillant à une table de poker ou étant blessé et cloué au lit. Ces nouveaux personnages ne sont pas inintéressants pour autant, mais lisant une série qui s’appelle BLUEBERRY, on aurait préféré que ce soit ce dernier qui soit au cœur de l’action et non ces autres. Ca frôle donc le hors-sujet.

Pour ce qui est du contexte, je dois dire que le choix de l’histoire de Wyatt Earp, Doc Holiday et des Clanton à OK Corral est franchement éculé. Encore une erreur de Giraud à mon sens. C’est tellement réchauffé et rabâché par le cinéma (les plus célèbres : MY DARLING CLEMENTINE, REGLEMENT DE COMPTE A OK CORRAL, SEPT SECONDES EN ENFER, TOMBSTONE ou encore WYATT EARP - ces deux derniers étant sortis dans un mouchoir de poche juste avant la parution en 1995 de MISTER BLUEBERRY) que Giraud aurait pu choisir un autre sujet. Moi j’aurais assez apprécié que, pour une fois, on nous parle des vrais Dalton par exemple. Sous un angle réaliste dans BLUEBERRY ça aurait pu être très intéressant de parler différemment de ces frères, bandits malgré eux - dont certains étaient même représentants de la loi, plutôt que comme les cousins de quatre abrutis fictifs qui sévissent dans les sympathiques pages de LUCKY LUKE depuis plus de cinquante ans.

Passées ces considérations générales, l’intégration d’un serial killer au récit fait chavirer l’histoire dans un truc de mode assez grotesque, agrémenté de tueries gratuites. Ca tombe comme des mouches. C’est une véritable hécatombe. Ajoutons à cela que Blueberry ne cesse de se faire tirer dessus, d’être considéré comme mort pour ressusciter à chaque fois ; ça finit par devenir totalement ridicule et on sombre dans l’ineptie.
Pour ce qui est du dessin, ça empire d’album en album. La couverture d’OK CORRAL fait d’ailleurs plus penser à une couverture de XIII ou autre BD industrielle qu’à une illustration pour BLUEBERRY et Mœbius a définitivement pris la main (on a même l’impression de voir John Difool dans certaines cases : Hon le muet, Simon Earp ou Billy Clanton).
Les seuls passages qui suscitent un réel intérêt sont ceux que raconte Blueberry à Campbell, le journaliste de Boston, pendant sa convalescence. Mais malheureusement ceux-ci paraissent trop rares à la lecture de ces cinq longs albums. Giraud s’en est visiblement aperçu, d’où l’initiative de les reprendre et de les faire paraître indépendamment (APACHES), ce qui est une très bonne idée mais qui, d’un certain point de vue, achève de dé crédibiliser cet ultime cycle d’aventures de BLUEBERRY et de le considérer comme totalement négligeable.

Dernière chose : Naiche (1854-1919) était le fils de Cochise (1812-1874), tous deux Apaches Chiricahuas, pas de Geronimo (1829-1909) qui était un Apache Bedonkohe. Il y a donc là une confusion historique assez incompréhensible de la part de Giraud, ce qui est dommage pour une série qui s'attache autant au réalisme en nous faisant régulièrement part de faits historiques avérés. Cependant, en son temps, Charlier a également pris des libertés avec la réalité historique (les circonstances de la mort de Cochise en 1872 dans LA TRIBU FANTOME par exemple).

Au final, ma perception de la série est qu’il faut d’abord lire les trois premiers albums (seulement) de LA JEUNESSE DE BLUEBERRY (sans la dernière histoire courte du troisième album à lire éventuellement après L’HOMME A L’ETOILE D’ARGENT), puis la série "classique" en commençant toutefois par APACHES (facultatif) et terminer par LE BOUT DE LA PISTE (au titre prédestiné) tout en évitant LA DERNIERE CARTE.
Les albums 23 (ARIZONA LOVE) à 28 (DUST) sont inutiles, il faut faire comme s’ils n’avaient jamais existé.

10 5 2010
   

Voilà l'album final concluant le cycle "Tombstone" qui fut assez mouvementé. Il est la suite directe de l'important "OK Corral".

La couverture est magnifique. On est au summum du style pistolero de Blueberry. Les yeux cachés, costume entièrement noir, en position pour dégainer, on joue la carte du type qu'il ne faut pas emmerder. Après ça, l'effet est confirmé par le vent et la poussière qui se soulève. On sent que Blueberry va régler ses comptes. Le titre, "Dust", est en fait en rapport avec le fils de Geronimo mais Dust veut aussi dire poussière, ce que représente la couverture. Un habile rapprochement de la couverture avec le scénario. L'une des plus belles couvertures de la série.

Côté scénario le tome commence par là où s'était arrêté "OK Corral". La fameuse bataille a donc lieu. Par la suite le scénario peine un peu à accrocher. Après l'action, ce sont les problèmes politiques qui sont abordés et c'est moins intéressant qu'avant, plus ennuyant. Mais la force de l'album est le souvenir de Blueberry avec Geronimo qui touche à sa fin et qui conclut donc une intrigue lancée dans "Ombres sur Tombtsone". C'est sans doute la partie la plus intéressante de ce tome et la plus humaine. le scénario politique de Tombstone avance donc pendant que Blueberry narre ses aventures passées. Au terme du tome l'intrigue concernant Johnny Ringo se conclue. Cependant beaucoup d'autres intrigues restent irrésolues et je trouve que c'est assez dommage de ne pas avoir un dénouement total pour cet album final. Peut-être annoncent t-elles un nouvel album, nouveau cycle.

Le dessin est toujours parfait et atteint son maximum. Les couleurs sont bien choisies et les traits des personnages et des décors sont magnifiques. Cela reste un style différent des albums d'avant "Arizona Love". L'ancien coup de crayon donnait un ton épique aux anciens albums mais ici ça change et c'est très bien comme ça.

On retrouve dans ce tome tous les personnages de Tombstone aperçus dans les tomes précédents. Leur rôle est assez minime mais ça reste acceptable et on a l'occasion de voir l'état d'esprit de chacun, histoire de conclure le cycle avec un petit quelque chose en plus.

Finalement, on reste un peu sur sa faim en lisant ce grand final et même si ça a nous a plu, on garde une idée en tête : attendre impatiemment le prochain Blueberry en espérant avoir toutes les réponses qu'on a pas eu dans cet album. Mais ce tome reste dans la lignée du cycle et se lit avec plaisir.

28 1 2010
   

Voilà finir le dernier cycle de Bluberry. Il faudra 72 pages à Giraud (et encore une nouvelle coloriste) pour boucler toutes ses histoires passées, présentes, principales et secondaires, mais il y est arrivé.
Côté cadre historique, l’auteur nous donne sa version du célèbre duel de OK Corral et le rôle que Blueberry y aurait joué. Il nous révèle aussi pourquoi, malgré son action, il a été oublié de l’histoire pour laisser toute la place aux frères Earp. Et ceci, malgré la présence de son « biographe » à qui il n’aura finalement révélé qu’une infime partie de ses aventures.
Giraud va aussi se pencher sur l’après duel et nous montrer que derrière tout ce « tape à l’œil » il y a un manipulateur qui s’en sort comme une fleur, les cuisses propres avec un joli magot : Strawfield. C’est bien loin de Charlier toujours soucieux de sauver la morale. A moins que dans une prochaine aventure….
Mike à bien changé. Il a prit de la bouteille et aspire au repos. A nouveau amoureux, il fait des projets et se moque bien de se retrouver à nouveau plumé, dans un happy-end inhabituel pour la série.
Pour l’anecdote, Cochise appelle Mike Tsi-Nah-Pah (Nez-cassé). Il serait donc le 1er à l’avoir fait, ce qui ne colle pas trop avec la série mère où c’est un Navajo qui le nomme ainsi dans « le cavalier perdu ».
Il y a pourtant une chose qui me déçoit un peu. Dans « Ombres sur Tombstone », Mike laissait entendre qu’il y aurait peut-être un rapport, une clé, entre son aventure passée avec Géronimo et les évènements récents et finalement : rien ! Mais ça n’empêche pas cet album et le cycle qui s’y rattache d’être passionnants.

un bdphile :Une BD culte ! Note de l'album : 5,00
Avatar de Reflet de l'avatar de
6 3 2009
   

Dernier album de ce 5ème cycle de la série, "Dust" est la conclusion brillante de toutes les intrigues que Giraud a mis en place 4 albums plus tôt. Le dessin a atteint un niveau d'excellence maximale : ils nous servent à être encore plus scotchés à l'histoire. Toutes les fins d'intrigues sont bien amenées, Giraud se permet même de ne pas nous révéler le devenir de certains personnages, comme Strawfield et Géronimo. Le flashback est excellent et dans l'intrigue présente, des magouilles politiques se rajoutent à l'action. La psychologie de Dragon-Rouge est mieux amenée que dans le précédent tome. Giraud a dit qu'il plancherait sur un 29ème "Blueberry" à partir de 2010, et qu'il serait sans doute très gros, pour ne pas faire un cycle de 5 albums (il paraît qu'il ferait 250 pages !!). Mais pour l'instant, "Dust" est la conclusion superbe de cette magnifique série qu'est "Blueberry" !!!

27 12 2006
   

Dernier épisode du cycle OK Corral (entièrement réalisé par Giraud) qui fut d’une excellente qualité.
Toutes les différentes intrigues qui avaient été mises en place par le scénariste trouvent dans ce tome une conclusion remarquable.
On peut juste regretter que le dénouement du règlement de compte "historique" à OK Corral, entre les Earp et les Clanton, soit un peu trop rapide. Pour le reste, Giraud parvient à conclure brillamment les autres intrigues que ce soit le flash-back de la rencontre avec Géronimo ou l’affaire du tueur en série "Dragon rouge".
Son dessin est comme d’habitude parfait.
Le final de l’album est l’occasion d’une petite dose de cynisme de la part de Giraud.
Alors, on espère qu’un nouveau cycle paraîtra assez vite chez nos libraires et qu’il sera de la même qualité.

28 2 2006
   

Fin avec "Dust" du cycle Tombstone de ce bon vieux Blueberry.
Tombstone comme la ville de l'Arizona où eut lieu, en 1881, ce fameux règlement de comptes entre les frères Earp (et Doc Hollyday) et la famille Clanton et McLaury. Ca se passait à O.K. Corral.
On ne compte plus les films qui font référence à ce monument de la culture Far West.
Monstre sacré de la BD européenne, référence en matière de western réaliste, Jean Giraud devait bien finir par s'attarder sur le sujet. S'attarder est d'ailleurs le mot juste, puisqu'il y a consacré pas moins de cinq albums, égrenant les longues heures qui précédèrent la célèbre fusillade.
Mais ce combat n'est qu'une toile de fond. Le laissant louvoyer dans de multiples aventures périphériques, entre les balles qui sifflent, le saloon le plus proche et le généreux décoletté de la belle Doree Malone, Giraud préfère confronter son lieutenant favori à ses démons habituels : le jeu, la bibine, et un idéalisme toujours chevaleresque mais parfois gravement inconséquent. Putain de foutu caractère, Blueb'. Mais je t'adore. Yep !