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Tome 13 : Chihuahua Pearl
 

Blueberry, tome 13 : Chihuahua Pearl

 
 

Résumé

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Planche de Blueberry, tome 13 : Chihuahua PearlDébut d'un nouveau cycle avec ce treizième tome. Charlier et Giraud viennent de refermer le dyptique le plus fameux de la série (celui de la mine, tomes 11 et 12) et se lancent dans une nouvelle intrigue.

Et comme d'habitude, Charlier sait se renouveler. Abandonnant l'ambiance étouffante de la mine et les guerres indiennes, il explore une histoire de recherche d'un magot menée pour le gouvernement. Bien sûr, Blueberry ne peut compter sur aucun appui officiel pour que sa mission reste secrète : il doit donc se montrer ingénieux (ce qu'il sait faire !) pour échapper aux différents groupes de poursuivants à ses trousses. C'est l'occasion pour Charlier de placer plusieurs scènes d'action bien senties et de livrer un récit construit et prenant, sans le moindre temps mort, qui saura séduire les amateurs de western.

Le trait de Giraud m'a paru évoluer avec cet album. Beaucoup plus proche de son travail actuel, évoquant parfois l'ombre de l'alter ego Moebius, on ne donnerait jamais à l'album son statut de plus que trentenaire. Giraud s'est définitivement émancipé du graphisme du maître Jijé et est devenu maître à son tour. Rien que la couverture est un petit bijou, que j'ai eu plaisir à regarder de très près pour analyser la technique de l'auteur. Ils ne sont pas si nombreux, les dessinateurs qui peuvent se permettre de faire un visage en si gros plan aussi réaliste...

Bien dessiné, bien raconté, ce Blueberry est une fois de plus une réussite. J'ai hâte de lire "L'homme qui valait 500 000 dollars" car cette série a une qualité d'ensemble assez remarquable dans le monde de la bande dessinée.


Chronique rédigée par Jean Loup le 10/05/2005
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.39
Dépôt légal : Janvier 1973

Avis des lecteurs

9 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blueberry, tome 13 : Chihuahua Pearl, lui attribuant une note moyenne de 4,39/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

7 1 2016
   

Alors là Giraud s’est surpassé au dessin et Charlier m’a littéralement balancé une grande histoire dont il a le secret.
Qui plus est, ce tome m’a un peu fait penser à « Le Bon, la Brute et le Truand » de Sergio Leone. Il ne manque plus que la musique d’Ennio Morricone pour que la dégustation de cet album soit bonne. Et elle le fut !
L’histoire va se révéler longue et, sous le crayon de Giraud, Charlier plante ici les premiers jalons et, surtout, ses premiers personnages.
C’est drôle mais chacun/une semble bénéficier d’une sorte de « musique » personnelle. Giraud offre ainsi une sorte de « grand théâtre » où bons et malfrats se jouent des autres avec connivences, fausses déclarations et secrets.
C’est à un vrai « melting pot » que je suis convié : le modus vivendi de l’époque est très bien rendu, les intervenants ont des « gueules » que l’on n’oublie pas, les grands espaces ne sont pas oubliés.
Certaines cases valent vraiment le détour de l’œil car le dessinateur y va de cadrages pas encore vus en BD.
Qui plus est, j’ai eu une vraie attirance pour les couleurs. Si la colorisation (surtout de certains costumes) est basique ; je ne peux en dire du reste : on se croirait dans une chaleur étouffante, on croit sentir l’odeur de certains, l’intérieur de maisons, les grands espaces… Tout cela est obtenu par une palette graphique de très bon ton (on est quand même en 1973) qui donne une valeur vraie à l’ensemble.
Je ne me suis pas ennuyé car j’ai retrouvé, dans cet opus, une sorte de western-spaghetti géant, une sorte de puzzle où les premières pièces ont été déposées.

14 10 2014
   

Oh cette première page, quelle merveille ! la page est coupée en deux et offre en haut un superbe enchaînement de plans (plan général, plan d'ensemble et gros plan), tandis que le bas offre un autre plan d'ensemble accouplé à un gros plan (avec un arrière-plan) ; non seulement Gir a atteint une aisance dans sa composition mais aussi il donne carrément dans le style cinématographique à la John Ford (paysage de rochers), c'est du grand art.
Dans cette scène, Blueberry y rencontre Vigo, prototype du Mexicain perfide, sans panache et sans parole qui comme souvent dans la série, sera dépeint comme un traître qui bafoue la liberté, gouverne par la corruption, dans un luxe de parade (c'est le cas de Lopez).

Ce nouveau cycle dit du "Trésor Sudiste", se débarrasse du contexte indien et emmène le héros au Mexique. On n'est pas loin de la fin de la guerre de Sécession, il y a donc la recherche d'un magot, celui des Confédérés, et il y a aussi les jay-hawkers de Finlay et Kimball.
Charlier pond un scénario diabolique d'une très grande habileté, qui voit Blueberry poursuivi, si bien qu'à la fin de l'album, il a tout le monde aux fesses ; le dialogue entre Blueberry et le général Mac Pherson est un peu long sur 2 pages, mais nécessaire, c'est lui qui lance toute l'histoire, et la belle Chihuahua Pearl qui donne son titre au récit, n'apparaît qu'à la fin, mais son rôle va s'avérer très important par la suite. Elle restera l'un des personnages les plus mémorables de la série, surtout que les personnages féminins de premier plan n'étaient pas encore très courants entre 1970 et 1973, époque où l'épisode (et ses suites) est diffusé dans le journal Pilote.

L'image de fin me fait penser au western Sierra Torride où Clint Eastwood devait aussi faire évader un type d'un fort mexicain ultra défendu ; cette image laisse présager une suite plus remuante car cet épisode comporte finalement peu de scènes d'action, tout est dans la préparation et l'approche des personnages.

Le dessin de Gir est toujours aussi fouillé, à la fois vigoureux et fin , avec des cases extrêmement chargées dans les scènes de saloon de la Casa Roja, tout comme les paysages de cactus, de désert et de rochers fort bien rendus. La précision des visages en gros plan est stupéfiante, surtout les têtes de Mexicains ; Gir a atteint un niveau vraiment exceptionnel, et de plus il soigne l'aspect pouilleux de son héros et le décor miteux de la frontière et du Mexique, qui prouvent qu'on n'est vraiment plus dans le western à l'ancienne. C'est plus flagrant sur les personnages, notamment sur Blueberry : dans cet épisode, tout bascule, aussi bien son caractère (il est plus cynique que jamais) que son aspect physique où il quitte la défroque du héros pur ; la série par lui connaît un renversement des valeurs car l'influence des westerns au cinéma entre 1970 et 1975 a déboulonné l'image du héros irréprochable, et comme pour souligner ce changement, Blueberry n'a jamais été aussi crasseux.

On sent que Charlier a pris son temps, rompant avec les péripéties foisonnantes qui jonchaient le 1er cycle des guerres indiennes et où l'action était omniprésente ; on dirait que le sujet (l'après-guerre de Sécession, la recherche d'un magot) un peu similaire au film Le Bon, la Brute et le Truand, superbe par sa lenteur, l'a inspiré. En tout cas, c'est un album essentiel pour planter le décor et les protagonistes de cette nouvelle aventure, de façon virtuose.

21 5 2011
   

Avec cet album, on sent que Charlier nous invite dans une grande aventure, un grand western doublé d'une intrigue d'espionnage autour de la recherche d'un fameux trésor. Un trésor qui sera recherché par une multitude de gens : Blueberry, envoyé par le gouvernement américain au Mexique avec une couverture de hors la loi, le commandant Vigo, le gouverneur d'une province mexicaine, un chasseur de primes, et jusqu'à Finley que l'on retrouve ici avec sa bande (alors qu'à la fin des guerres indiennes, Blueberry devait faire son possible pour leur obtenir une grâce). Les choses se mettent en place doucement, avec cette densité et cette rigueur qui font toujours ma joie dans un album de Blueberry, et on sent que c'est travaillé.

Le dessin est bon et s'il est exceptionnel dans les bars glauques du Mexique, il l'est un peu moins dans les Canyons et déserts : j'ai moins ressenti cette impression d'étouffement que j'avais connue dans des albums précédents. Mais le style réaliste est toujours appréciable et le soin apporté au dessin est au moins aussi grand que celui apporté au scénario.

Ca se met en place doucement mais d'ores et déjà, c'est très prometteur.

11 5 2010
   

Voilà le premier album d'un nouveau cycle qui s'avèrera être l'un des meilleurs de la série, "Le Trésor des Confédérés".

La couverture ne m'emballe pas tant que ça. Je préfère les couvertures à vaste paysage et à personnages dans leur intégralité de leur corps. Le visage est cependant très réaliste. On peut d'ailleurs comparer cette couverture à celle de "Geronimo l'apache" où l'on a l'occasion de voir le changement de dessin au cours de la série.

Pour le scénario, la nouvelle intrigue créée s'avère très prenante. Comme le cycle précédent, on parle encore de trésor mais cette fois cette chasse se place dans un contexte historique. Et Charlier arrive à rendre tout à fait crédible cette nouvelle histoire. Le scénario fait revisiter les décors de l'ouest dans cet album tout en rajoutant de l'action au bon moment. On notera cependant quelques lenteurs dans l'avancée de ce scénario qui est une longue introduction jusqu'à rencontre de la personne qui donne son nom au tome : Chihuahua Pearl, personnage charismatique et intriguant qui lancera Blueberry dans le prochain album, "L'homme qui valait 500 000 $".

Le dessin est de la même trempe que les albums précédents, très bon et soigné. Les décors de l'ouest dans sa généralité sont bien retranscrits.

Les personnages sont ici moins nombreux. On se concentre plus sur Blueberry qui est chargé d'une nouvelle mission mais cela n'empêche pas de rendre les personnages secondaires intéressants et originaux dont certains seront d'une grande importance par la suite de la série. On utilise même des anciens personnages qui ont autant leur place que les nouveaux dans ce nouveau cycle. On pourrait penser que le scénariste est à cours d'imagination mais pas du tout en fait.

Encore un bon album qui est aussi capital pour la série car il va lancer Blueberry dans une quête qui lui coûtera très cher... 11 albums exactement.

A suivre avec "L'homme qui valait 500 000 $"...

2 1 2010
   

Ca commence par une très belle scène d’introduction, dans le dessin comme dans le scénario qui nous met l’eau à la bouche. J’ai aimé l’idée qu’on n’y voie jamais le visage du cavalier poursuivi, celui qui amène toute l’histoire et qui pourtant restera éternellement inconnu.

Comme pour le cycle des « monts de la superstition », on part encore une fois pour une chasse au trésor. Mais ce n’est pas grave ! C’est un thème tellement porteur d’Aventure et qui se marie si bien avec la B.D.

Le commandant Vigo apparait ici mais prendra toute son importance bien plus tard. Encore un adversaire de Mike qui fera date. Et ces mexicains ont vraiment de la gueule dans leur uniforme vert.
On a aussi le plaisir de voir Jimmy et Red à nouveau ensemble (ce dernier était absent de l’aventure précédente). On retrouve aussi la bande de sudistes rebelles de Finlay et Kimball, croisés quelques albums avant. Mais il faut reconnaitre que le hasard qui les mêle à l’aventure est tiré par les cheveux (que Finlay a fort longs d’ailleurs). Tomber sur Le messager c’est déjà quelque chose, mais que le message soit en clair c’est fort de café !

Il y a autre chose qui me turlupine : p.13, Blueberry accepterait la mission par peur d’être viré de l’armée ?? Lui qui n’a pas grand-chose en commun avec cette institution et qui avait déjà voulu démissionner, il aurait dû sauter sur l’occasion. Ou alors, c’est l’appât de l’or et de l’aventure qui le mène !? Mais alors il n’y a qu’à le dire bon sang !
Quant à Boudini, c’est vraiment un magicien ! Il a transformé le billet de 5$ de la p.16 en 100 pesos p.43 ! Bravo !!

Pour le dessin, Giraud est toujours au sommet, alors pas de raison pour qu’il redescende. Mais je trouve la mise en couleur moins bonne. Un peu plus de détails « colorés » n’auraient pas dépareillés.

19 4 2007
   

Un album difficile pour Charlier et Giraud, qui doivent relancer notre cow-boy dans de nouvelles aventures après le fameux diptyque de "la mine". Le projet est plus ambitieux, car non seulement l'intrigue de base sera en trois volumes, mais qui plus est les rebondissements possibles vont en faire une des plus longues parues à ce jour. Après les guerres indiennes, le chemin de fer et le mythe du sheriff seul contre tous, les auteurs reprennent une composante qui a bien réussit dans le diptyque précédent : la soif de l'or. Mais alors que celui de la mine est bien réel, défendu par un spectre (donc qui au départ l'est beaucoup moins), nous avons un contre pied parfait dans cette histoire. L'or n'est qu'hypothétique (personne ne l'a vu) mais les adversaires sont bien réels. Et puis c'est l'occasion d'introduire la politique, une façon de dire que la civilisation est là : Bonne chance Mike. Si vous ou l'un de vos partenaires était fait prisonnier, le gouvernement Américain nierait avoir eu connaissance de vos actes : tout un programme .....

Du point de vue des graphismes, je trouve bizzarement qu'on est un ton en dessous de "La mine de l'Allemand perdu" et du "Spectre aux balles d'or", qui étaient, il faut le dire splendides. Changement de coloriste ? De technique ? Les décors ont moins inspiré Gir ? Mystère. Quoiqu'il en soit, la qualité est loin d'être au rendez-vous. Pour s'en convaincre, si vous avez quelques uns des albums suivant, lorsque Blueberry repasse aux mêmes endroits, la différence est flagrante. Autre possibilité, c'est l'époque ou un certain contentieux va opposer les auteurs et le Journal "Pilote", ce qui les conduira à changer de support après "Le Hors-la-loi", si ma mémoire est bonne. Bref, si vous achetez ce tome, vérifiez que l'édition a remanié les couleurs, à moins d'être véritablement fan des EO.

Une nouvelle aventure mythique de Blueberry, qui entame un cycle qui se poursuivra sur onze volume (en tenant compte d'"Arizona Love"). Un must, à posséder absolument.

17 12 2006
   

Cet album est culte à plus d'un titre : tout d'abord, il marque le début du cycle de l'or des confédérés au Mexique. Ici Charlier et Giraud rendent clairement hommage au western de Sergio Leone. On se rappellera l'histoire du Bon, la Brute et le Truand.
Ensuite, le trait de Giraud devient exceptionnel, les décors sont encore plus travaillés. Les personnages ont des gueules magnifiques.
Enfin, l'histoire est à mon avis la meilleure de tous les cycles. Blueberry est au meilleur de sa forme. Il va croiser des personnages tous plus pourris les uns que les autres : Vigo, le gouverneur, Finlay et ses bandits sudistes. Et puis, n'oublions pas Pearl qui fait chavirer le coeur de Blueberry et joue un rôle totalement ambiguë.

29 3 2006
   

Allez encore une Bd à 4 étoiles. J'ai je dois dire plus de facilité à chroniquer les Bds que j'aime à celles que j'apprecie moins. Sauf quand elle sont vraiment trop mauvaises.
Ce qui n'est pas le cas ici.I ci Charlier nous emméne dans la trilogie des dollards. Ca ne vous rappelle rien du coté cinéma??? Bizarre, moi si.Eastwood dans le rôle de Blueberry ca donnerai même si il n'ont pas le même physique.

Ce premier volet est indispensable si l'on veux comprendre la subtilité des deux tomes suivants. Car ce n'est pas le récapitulatif au début du tome suivant qui aide vraiment le lecteur qui aurait eu la mauvaise idée de faire l'impasse. Par contre je trouve que le choix du titre est assez trompeur. Car Chihuahua Pearl n'apparait pour la 1ere fois qu'à la 39eme planche. Et avant il n'en ai jamais fait allusion. Donc choix (pour moi) trés bizarre.

J'ai trouvé de plus que le dessin de Giraud s'est amélioré avec ce tome, même si le choix des couleurs est je pense assez discutable. Enfin ca c'est une histoire de gouts. Allez rendez vous pour l'homme qui valait 500.000$.