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Tome 23 : Arizona Love
 

Blueberry, tome 23 : Arizona Love

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Blueberry, tome 23 : Arizona LoveC'est un des albums sans doute les plus controversés de la série. Certains y voient un one-shot qui peut se lire indépendament du reste, d'autres estiment que c'est enfin la clôture ultime de la série "l'or des confédérés". Si c'est le cas, Charlier et Giraud nous auront quand même tenu en haleine pendant onze albums, peut être un record du genre.

Le scénario est dense, bien travaillé, et pour la première fois on voit la belle Pearl nue. Critique facile pour les détracteurs "c'est une fin inutile, c'était juste pour foutre Chihuhua Pearl à poil". Ce serait triste de ne voir cet album que sous cet angle. Pour moi c'est une course poursuite haletante, avec les divers partis qui la composent: Blueberry, Pearl, Stanton, Traber, le Poss, le Sheriff, etc ... Petit clin d'oeil sur la fin, on revoit une des fameuses affiches où la tête de Blueberry est mise à prix, comme au bon vieux temps du Hors-la loi et d'Angel Face. Autre clin d'oeil, une caricature de Lee Van Cleef dans le rôle du sherif Bayley (enfin, il me semble).

Les dessins quand à eux alternent entre la ligne claire des scènes d'action, et les décors hyper fouillés à la Giraud dans les moments où la tension monte. Les scènes finales du saloon sont un régal, je n'en dis pas plus. Et le tout est agréablement colorisé par Florence Breton.

Voilà, j'espère vous avoir donné envie de lire ou de relire cet album, et celui-ci ne peut que vous inciter à tout recommencer depuis le début, avec l'album "Chihuahua Pearl" ...


Chronique rédigée par Mike2a le 22/06/2005
 
 
Statistiques posteur :
  • 470 (93,63 %)
  • 26 (5,18 %)
  • 6 (1,20 %)
  • Total : 502 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.44
Dépôt légal : Octobre 1990

Avis des lecteurs

8 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blueberry, tome 23 : Arizona Love, lui attribuant une note moyenne de 3,44/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

Agecanonix :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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29 3 2016
   

Dans cet album qui s'affranchit de tout cycle, et qui reste un album intermédiaire ou un one-shot au choix, comme le fut L'Homme à l'étoile d'argent, Blueberry affronte sans doute l'épreuve la plus difficile de son existence : la conquête de Chihuahua Pearl. C'est un album qui parait bien trop léger pour m'avoir passionné comme tous les autres jusqu'ici, il a un peu mauvaise réputation auprès de certains fans parce qu'il aurait tendance à dénaturer un peu l'éthique de la série, et je pourrais souscrire à cette idée pour 2 ou 3 raisons qui sont les suivantes : je trouve que Blueberry se laisse aller à trop de confiance envers sa belle, il ne la connait pas depuis le temps ? il sait qu'elle peut être sournoise, il lui fait trop vite confiance pour un gars méfiant dans son genre, ça ne lui ressemble pas ; le héros est donc un peu dénaturé à cause sans doute de l'amour qui rend aveugle. Ensuite, il y a un peu trop d'excès et de situations limite extrêmes (Blueberry qui pénètre dans l'église à cheval, ce désir soudain d'avoir un ranch alors que la fonction de fermier est incompatible avec un bourlingueur comme lui, sa poursuite à pied dans le désert lorsque Pearl le plaque, Blueberry qui arrive à embobiner les tocards trop facilement, le personnage de Traber qui fait un peu figure de fantoche, et surtout les revirements trop brusques de Stanton qui est pitoyable dans son acharnement et qui un coup prend Pearl pour une garce en voulant la tuer et puis qui à la fin est tout content de la récupérer). Tout ceci fait un peu trop à accepter.

D'un autre côté, ça pimente l'action par endroits, et ça ne m'étonne pas de Gir qui a repris le scénario après le décès de Charlier en 1989, alors qu'il était arrêté à la planche 22. A ce stade, les bases du récit étaient déjà en place, Gir souhaitait se réapproprier la série pour pouvoir en faire le reflet de ses préoccupations ; mais je n'aime pas quand Giraud devient scénariste de ses propres Bd, ça marche peut-être pour Moebius mais rarement pour Gir, et je garde un souvenir mitigé de la série parallèle "Marshal Blueberry" qu'il a scénarisée pour Vance.

Il y a quand même quelques bons éléments dans cet album qui malgré son titre, n'a rien d' une romance, on retrouve les thèmes chers à Charlier comme la cupidité et la duperie auxquelles s'ajoute un élément inédit : l'amour. En préambule, Gir propose une scène de saloon dans laquelle il introduit les principaux acteurs de l'histoire, et l'intrigue prend la forme d'une poursuite mouvementée, un thème classique de la série, où ici tout le monde poursuit tout le monde, mais pour des motifs différents, que ce soit Blueberry, Pearl, Stanton, Traber, les tocards, tous sont suivis de loin par le shérif et son adjoint ; le ton général est celui d'une tragi-comédie, autre élément qui rend cet épisode un peu trop futile et léger. Bon, l'action est concentrée, les rebondissements s'enchaînent, Gir ne s'embarrasse pas de dialogues prolixes comme le faisait souvent Charlier, il va à l'essentiel, et ses personnages s'expriment plus crûment, signe des temps nouveaux.

Mais la véritable révolution qu'il introduit dans la série, est qu'il sexualise son héros en offrant pour la première fois des scènes de nu ; ainsi après 25 ans de chevauchées, on voit dans un "Blueberry" une fille à poil, et pas n'importe laquelle ! C'est un autre signe du relachement des moeurs, qui peut surprendre de vieux fans quand on sait que cette série a débuté dans un journal jeunesse (Pilote), mais moi je l'ai parfaitement acceptée et je m'en réjouis d'ailleurs.
On notera aussi un contrepoint humoristique apporté par le shérif et son adjoint qui observent à distance tous ces protagonistes s'agiter en commentant l'action et en ironisant sur le comportement de chacun, remplaçant un peu McClure qui remplissait cet office. On notera encore page 23 une scène de cauchemar, première de forme onirique dans la série. Et pour finir, il faut savoir que l'album paru en 1990 comportait des erreurs de dates, l'histoire débutant à Tacoma en 1889 qui fut remplacée dans les éditions ultérieures par celle de 1872 plus conforme ; je possède une réédition de 1994 et c'est mentionné ainsi.

Au niveau du dessin, Gir continue son mix de dessin moebiusien et de trait plus fouillé notamment sur les matières de rochers et certains éléments de décors intérieurs, même si certains décors sont stylisés comme celui de la page 41. Dans l'ensemble, il produit de belles images, et embellit Chihuahua Pearl au niveau du visage. Sa grande force aura été d'avoir multiplié les expériences graphiques sans craindre de remettre à chaque fois en question ce qui semblait acquis, faisant de la série en plus de 30 ans, un véritable laboratoire graphique tout en s'adressant à un large public.

Avec cet album , Gir renouvelle le ton général de la série en maintenant heureusement les éléments qui ont fait son succès (histoire solide, action, péripéties, humour) mais en la soumettant à des petits travers pas évidents à avaler comme je l'ai décrit plus haut.

10 1 2016
   

Curieux album que ce dernier.
La « fin de la fin » d’un magot dans l’Ouest OU un épisode « à part » ? J’opte –personnellement- pour la seconde solution.
Après un mariage avorté, Blueberry et Chihuahua Pearl –maintenant pourchassés- se trouvent dans un refuge concocté par le héros. Et, boum, nous venons de parcourir quasi 20 pages de l’album.
Et que va-t-il se passer ?... ben, la belle va s’éclipser, en emportant l’or. Surprise : l’héroïne est dessinée nue, chose rare, dans quelques cases.
La suite, c’est une poursuite du magot où j’ai pu admirer quelques fantastiques cases dessinées. C’est à une sorte de chassé-croisé auquel je suis ensuite convié ; la sacoche contenant l’agent –objet de nombreuses convoitises- passant de l’un à l’autre.
Une bagarre finale au pistolet parachève un album où certaines cases dessinées par Giraud semblent inachevées.
J’ai, personnellement, vécu une sorte de « manque » dans ce qui a été écrit, pensé et dessiné MAIS : c’est si bien fait que je ne peux qu’approuver cet album.
On passe ainsi par divers tons où les couleurs apposées font ressortir l’action … ou non.
Blueberry, ici, me semble désabusé, « vieillit » même. Lui qui ne pensait qu’à une sorte d’hacienda va voir son amour contré par une Pearl qui ne pense qu’à la belle vie. Et l’homme de repartir, à cheval, dans un sens –celui du « vieil Ouest »- qui l’attend ; la femme, elle, part dans un sens opposé, à bord d’un train ; lequel représente le futur, la civilisation.
J’aime bien cet album car le héros montre bien ce qu’il est : un homme mit dans diverses situations et qui, l’air de rien, n’a dû son salut qu’à l’intervention de forces extérieures.
Album de transition ?... je ne pense pas ; plutôt une page qui se tourne.

30 5 2011
   

Un album raté ! Je n'aurais jamais cru cela possible, mais là, c'est clairement raté. Pearl va se marier avec Stanton et Blueberry ravit la belle en plein cérémonie, pour la convaincre de l'épouser. Ils sont alors pris en chasse par Stanton et son équipe, un shérif et son second suivant les scènes à distance.

En premier lieu, ce qui est totalement raté dans cet album, c'est la nature des relations entre Pearl et Blueberry. Ce dernier semble avoir du mal à tomber amoureux et sa passion pour Pearl semble des plus artificielle. En bref, on n'y crois pas du tout. En second lieu, Pearl est un personnage qui ne présente que peu de surprises et il est tout de même étonnant que Blueberry lui fasse à ce point confiance, surtout après leur dicussion initiale : Pearl rêve d'une vie facile auprès de Stanton et repousse Blueberry jusqu'à ce qu'elle apprenne qu'il est plein aux as. De beaux clichés sont développés, depuis Blueberry qui rêve d'un ranch où vivre tranquille avec une Pearl qui ne rêve que de voyages. Ces petites discussions sans fonds et sans fin sont bien éloignées des aventures de Blueberry et vraiment on n'y croit pas une seconde. D'autant que la fin est bâclée et peu compréhensible : Pearl retourne auprès de son "amour", Stanton change d'attitude... Non vraiment, je n'y ai pas cru un seul instant et tout paraissait superficiel.

Seul élément ayant retenu mon attention : le dessin qui s'affirme dans un style nouveau, toujours très réaliste mais en même temps, moins fouillé, notamment concernant les visages.

Une pauvre histoire qui se voulait romantique. Malheureusement, Blueberry ne l'a jamais été et ce n'est pas maintenant qu'il va s'y mettre !

10 5 2010
   

Voilà un album assez décevant. A mon avis il s'agit du moins bon de toute la série Blueberry. Ce qui ne l'empêche pas d'être lisible tout de même. Considéré comme la suite indirecte du précédent "Le bout de la piste", il est le deuxième one-shot de la série après "L'homme à l'étoile d'argent".

La couverture est très belle. Blueberry et Pearl réunis dans le désert sous le tonnerre, insistant bien sur le coup de foudre, ont de quoi exciter les lecteurs avant la lecture de l'album.

Le scénario est en soit plutôt bon mais c'est la façon dont sont utilisés les dialogues et les situations qui ne me semble pas assez élaborée. Blueberry part à la recherche de Chihuahua Pearl en espérant la reconquérir. Un bon synopsis. Il y a du bon dans ce tome mais au lieu de continuer dans le registre du drame plus intéressant pour Blueberry, qui donne une sensation épique qui a fait la force de quasiment tous les albums de la série, la suite de ce tome tombe dans un registre bien plus comique avec des cabotinages inintéressants et incessants. L'émotion n'est plus là. Seules les scènes regroupant Blueberry et Pearl comme sur la couverture sont plutôt réussies.
En fait j'ai eu l'impression d'avoir vu un western spaghetti trop spaghetti à mon goût, mais en livre. D'ailleurs j'ai bien l'impression d'avoir aperçu Lee Van Cleef dans cet album sous les traits du shérif de Yuma.

Le dessin est toujours très bon en revanche et le désert de l'ouest est ici magnifique. On ne peut se plaindre malgré une certaine linéarité sur certains décors.

La plupart des personnages m'ont semblé très lourds dans leur comportement. A part les deux personnages principaux et les deux shérifs, les autres sont plus comiques qu'autre chose. Un peu d'humour ne fait pas de mal mais ici ça ne sauve pas le tout.

Avec ce tome on perd définitivement le ton épique que donnait les premiers albums jusqu'à "Angel Face" ou encore à la limite "La tribu fantôme". C'est dommage car l'idée de départ était bonne voir excellente.
Mais je pense tout de même qu'il mérite d'être lu. Etant donné qu'il s'agit d'un des seuls albums très moyens de la série ce n'est pas monstrueux.

23 1 2010
   

Album transition, cet « Arizona Love » voit Giraud crédité au côté de Charlier pour les textes. A mon avis il y tient une grande part au point que je vois ici l’amorce de la série des « Mr Blueberry ». Il se sépare du genre classique porté jusque là par Charlier pour entamer le style nouveau qu’amènera Giraud seul aux commandes.
La coloriste à encore changé et je la préfère à J. Gale.
Giraud revient vers un dessin plus innovateur (après le très classique et raté « bout de la piste »). C’est à la croisée d’un Moebius et du meilleur Giraud de la série. Le résultat nous comble, les décors sont superbes de détails et Chihuhua Pearl est plus belle que jamais.
Mike, désormais civil, décide donc de se lancer dans son ultime aventure (et pas la plus simple), conquérir le cœur de Chihuaha et l’épouser.
Cet album vaut beaucoup par les dialogues excellents entre les 2 tourtereaux qui traversent des hauts et des bas. C’est un condensé de la vie de couple et là, Mike ne maîtrise plus rien. Pearl lui en fait baver et il se dirige (peut-être !) vers le 1er échec de ses aventures.
C’est l’équivalent des meilleures comédies sentimentales du ciné U.S. et on assiste à un des plus beaux baisers de la B.D.
Remarquons qu’à la page 17 Pearl le nomme « Mike Donovan » ! Mike lui aurait-il fait des confidences sur ses origines ? Ce serait bien la seule !
Au passage, il y a toujours d’excellents persos secondaires et on a des nouvelles de Red Neck et Jim Mac Clure qui auraient posé leurs valises.
Quelques références à Sergio Léone (p.50) et à Jack Palance (p.51), et on referme avec ravissement cet album qui clos l’ensemble de la série. Tous les problèmes en suspens sont désormais réglés, principalement le trésor qui revient à notre héros et son ultime ambition amoureuse.
Ce pourrait être la fin définitive de la série mais le génial Jean Giraud a encore une idée derrière la tête…à suivre.

un bdphile :Une BD culte ! Note de l'album : 5,00
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8 2 2009
   

Dernier album de "Blueberry" scénarisé par le regretté Charlier, ce tome 23 boucle la boucle de l'intrigue de ce 4ème cycle qui nous aura tenu en haleine pendant 11 albums !!
Il permet de conclure l'histoire entre Blueberry et Chihuahua Pearl, amants mais vraiment trop différents dans leurs ambitions pour pouvoir vivre ensemble. On aurait pu croire que cet album ne serait qu'une simple romance "à l'eau de rose" mais on évite toutes ces sortes de clichés avec une intrigue tendue sur fond de course-poursuite. J'ai trouvé pour ma part ce tome plus frais et plus original que les 2 précédents albums, qui faisaient un peu trop "répétition" par rapport aux précédents (ce qui ne les empêchaient pas d'être très bien). Les dessins sont très beaux, tantôt chargés, fouillés, et tantôt plus aéré.
En bref, une magnifique conclusion au plus long cycle de la série, et un excellent album dont je ne comprends finalement pas la mauvaise réputation qu'il possède.

18 12 2006
   

Blueberry part retrouver Pearl, cela aurait pu permettre de boucler la boucle. Mais, Charlier est mort entre-temps et cela se connaît sur la construction du scénario. On assiste à une véritable farce où tout le monde se courre après, sans jamais réussir à s'attraper. Plus je relis cet album et plus je le trouve maladroit et bancal dans sa structure.
Le scénario est confus et l’humour qui est véhiculé ici ne semble pas propice à ce genre d’histoire. C’est le seul album de la série que je n’aime pas. Il a au moins le mérite de conclure définitivement une saga qui a duré plus de 11 volumes, celui de Blueberry hors-la-loi. Heureusement, Giraud n’a pas abandonné le personnage et l'a même plutôt bien renouvelé dans le cycle suivant : Mister Blueberry.