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Tome 17 : Angel Face
 

Blueberry, tome 17 : Angel Face

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Blueberry, tome 17 : Angel FaceL'histoire démarre tambour battant, et ne se relache pas un seul instant jusqu'à la fin du tome qui finit en apothéose. Jean Michel Charlier est au mieux de sa forme avec cet album, et nous livre la suite logique du "Hors-la-loi" dans une ambiance à couper le souffle.

Le dessin de couverture est magnifique, et sobre à la fois, et il se veut sans doute le pendant de l'ambiance surmenée qui règne dans l'album. Un petit gag au début, Blueberry dans la grange en flammes se met à penser "Bon sang, je vais être pris entre deux feux !". C'est joli.

Il n'y a rien à dire pour le scénario, Charlier s'offre même le luxe d'introduire deux nouveaux personnages qui disparaitront aussi vite qu'ils sont venus: les detectives de l'agence Piinkerton. Mais l'histoire nous tient en haleine tout au long de l'album, et on ne peut que se demander à la fin "Mais que va t-il se passer ensuite ?" D'autant plus que, pour une fois, aucun petit message ne nous indique quel sera le titre du prochain épisode, comme s'il ne devait pas y en avoir.

Les dessins de Giraud sont eux aussi magnifiques, surtout ceux des foules dans la rue, dans l'hotel envahi par les pompiers, la nuit qui précède le discours de Grant à la gare, tout est superbe, je ne vous en dit pas plus.

Pour moi, ce tome est l'un des meilleurs de la série...


Chronique rédigée par Mike2a le 28/06/2005
 
 
Statistiques posteur :
  • 448 (93,33 %)
  • 26 (5,42 %)
  • 6 (1,25 %)
  • Total : 480 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.61
Dépôt légal : Juillet 1975

Avis des lecteurs

9 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blueberry, tome 17 : Angel Face, lui attribuant une note moyenne de 4,61/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

4 1 2018
   

Après "Le hors-la-loi" qui posait les bases d'une intrigue quelque peu alambiquée, "Angel Face" joue davantage sur une action limitée à la ville de Durango qui sert quasiment de huis-clos à la suite de cette histoire. Et c'est très réussi.

Blueberry avait été un pion manipulé et déplacé à son insu dans le début du scénario. Cette fois, pour s'opposer à l'odieuse machination visant à assassiner le président Grant, notre cow-boy préféré va reprendre les rênes en main et jouer les trublions face aux complotistes. Devant à la fois échapper à ses innombrables poursuivants et s'efforcer de protéger un président qui le prend pour un terrible danger, le lieutenant a fort à faire. Et c'est dans ces situations qu'on le préfère !

On voit Blueberry se démener, se déguiser, nouer des alliances temporaires, prendre des risques inconsidérés pour échapper à la foule de ceux qui le traquent. On ne s'ennuie pas une seconde et on se réjouit de l'ambiance originale : jamais dans la série on n'avait eu ce genre de chasse à l'homme survoltée. C'est trépidant et, naturellement, dessiné de main de maître par un Giraud qui était déjà dans une impressionnante maîtrise de son art.

Le personnage d'Angel Face devient encore plus intéressant dans cet album auquel il donne son nom. Son destin, qu'on ne révélera pas ici, devrait marquer la mémoire des lecteurs en fin de volume.

A lire, comme tous les "Blueberry" qui le précédent.

23 3 2016
   

Le journal Pilote qui venait de se transformer profondément n'a plus accueilli "Blueberry", qui comme "Asterix" lui avait donné une belle identité ; aussi en mal de pré-publication, Angel Face parut dès le n° 1 de la nouvelle formule du journal Tintin (Nouveau Tintin) en 1975, ça explique la première page qui fait un long résumé de l'épisode précédent. Je l'ai découvert ainsi ; et l'avoir relu 40 ans après m'a replongé dans une certaine euphorie parce que cet épisode m'avait tellement marqué que à part 2 ou 3 passages, je me souvenais de cette action foisonnante au rythme tendu où Blueberry se retrouve piégé encore dans une ville, un peu comme il le fut dans Tonnerre à l'Ouest (dans Tucson).

Ce second segment commencé avec l'album précédent, termine ce qu'on n' appelle pas vraiment un cycle, disons plutôt une sorte d'extension du cycle du "Trésor sudiste" et qu'on nomme "le complot contre Grant" ; c'est donc un diptyque intermédiaire avant le début d'un nouveau cycle, où Blueberry est malmené, pourchassé, recherché avidement par toute une ville, une soldatesque et une armada de policiers sur ordre de Grant. Contrairement à l'épisode précédent où il subissait beaucoup, il se ressaisit ici et décide d'agir dans le grenier en foutant le feu. C'est le début d'une cavale qui va le mener jusque sur le château d'eau, via l'épisode amusant avec la grand mère fumant le cigare et sa fille Janet. Je me faisais la réflexion durant la lecture, c'est incroyable le nombre de fois où Blueberry échappe à la mort ou est sauvé in-extremis par une situation de hasard, comme dans le second cycle des guerres indiennes : ça commence par l'arrivée de la pauvre Guffie qui meurt dans les bras de Grant et qui permet au héros de balancer la lampe à pétrole, puis on le rate sur le toit, il atterrit dans une chambre de bordel et pique les frusques d'un vieux saligaud, échappe à la curiosité d'un militaire dans l'escalier lorsqu'il est déguisé en pompier, sort par derrière grâce à la maquerelle qui le trouve beau gosse, échappe à la fouille en sauvant la mémée, échappe à Melvin lorsque celui-ci est tué accidentellement, est sauvé par 2 gosses Mex, puis revient chez la mémée et sa fille en se dissimulant habilement sous un plancher, et finit par passer toutes les patrouilles en devisant avec un soldat colleur d'affiches... Pfiu ! ça fait beaucoup tout ça, on voit que Charlier a un sens aigu des situations critiques, et ça fait partie du jeu.

En tout cas, il continue à fournir un de ses meilleurs scénarios bourré de rebondissements, tout s'enchaine à une vitesse incroyable jusqu'à la dernière page qui se finit un peu de façon rapide, mais ça a été tellement dense qu'il ne restait plus de place pour des atermoiements. C'est aussi un des épisodes les plus violents, le nombre de morts est élevé, mais à côté de tout ça, Charlier aligne une sacrée brochette de situations et d'action sans temps morts, ça bouge tout le temps, l'action a beau se situer dans une ville, ce n'est pas statique ; Angel Face a un rôle beaucoup plus travaillé ici, et son affrontement avec Blueberry à la fin est grandiose, jusqu'à l'ironie de la dernière image qui le montre déchu. Tandis que l'homme le plus recherché des Etats-Unis est laissé pour mort, tout est donc prêt pour un nouveau cycle, mais notre héros n'est pas prêt d'être réhabilité, sa route va être encore parsemée d'obstacles.

On notera le petit clin d'oeil amusant de la tarte aux myrtilles quand on sait la traduction du nom de Blueberry. Quant à Gir, il est probablement dans sa phase de production la plus fabuleuse, il livre des dessins d'une beauté à couper le souffle, avec des cases surchargées à l'excès mais sans que ce soit vilain ou confus ; il faut simplement prendre le temps de scruter attentivement les scènes de foule dans Durango qui grouillent de personnages et d'éléments de décor. Le découpage, la composition d'images, les cadrages avec de savants gros plans très cinématographiques... tout ceci est somptueux, de même que la bagarre finale entre Blueberry et Angel Face bénéficie d'un enchainement de plans tout à fait prodigieux ; et cette image aérienne du train et de la gare page 40, quelle merveille ! Bref, je suis en admiration devant un tel talent graphique et un tel savoir-faire scénaristique qui ne font que renforcer mon amour de cette Bd qui m'a pris dans ses filets dès son premier épisode Fort Navajo.

7 1 2016
   

Quel album !
C’est d’abord la couverture : des tons brun, sépia, ornent un fond sur lequel se détachent un sofa, « face d’ange » assis et tenant de la main droite reposée un pistolet qui ressemble au « colt marine ». A l’avant-plan : une bouteille de whisky, non entamée.
Une couverture « glaciale » où Angel Face semble attendre. Qui-que-quoi-dont-où ?... le lecteur, au début de l’opus, n’en sait trop rien ; mais va vite l’apprendre et surtout le voir !
Car, sous l’égide de Charlier, et surtout de Giraud ; de l’action… il y en a ! Et elle commence dès la première case, après un résumé des tomes précédents. Le lecteur est directement plongé dans la tentative d’assassinat du président.
Tout est bien orchestré, surtout l’arrivée de Guffie Palmer laquelle, avant de succomber, aura le temps de susurrer à Grant le nom du « tueur ». Et là : Charlier relance (si l’on peut dire !) l’action car TOUS auront alors le nom du "Tueur !" aux lèvres.
Une véritable chasse à l’homme sera alors organisée MAIS « notre » héros parviendra (par un retournement de Charlier, une fois de plus) à s’en tirer.
Le scénariste fait alors intervenir des détectives de l’agence Pinkerton, lesquels croient que tout a été orchestré pour que le héros soit le « dindon de la farce ». Mais, ils se font abattre et c’est reparti dans un véritable jeu de cache-cache ordonné par Charlier et fantastiquement mis en scène par un formidable Giraud.
Chevaux, habitations, la vie d’alors sont plus que bien repris dans cet opus qui –hormis ses cases- loue aussi les couleurs utilisées. Même si elles sont parfois basiques, elles donnent une réelle vie aux cases dessinées.
C’est à une longue suite de cases, bourrées d’action, auquel j’ai droit.
El là : un déroulement qui atteint littéralement au paroxysme : le duel final où Angel Face est projeté dans la chaudière du train. Et puis… boum !... pulvérisation de l’ensemble… calme plat dans les dernières cases. Mais où sont-ils donc passés !?!..
Seul « Face d’Ange », où ce qu’il reste de son visage, est encore visible. Que vont nous réserver Charlier et Giraud dans l’opus suivant ?... car, à bien y regarder, il reste encore beaucoup (trop ?) de personnages en « vie ».

24 5 2011
   

Ce tome est un peu meilleur que le précédent, qui lancait l'histoire. On retrouve un Blueberry accusé à tort d'une tentative d'assassinat sur le président Grant, suite aux derniers mots incompris d'une mourrante. Ca pète dans tous les sens, dans une ville en flammes où règne la confusion, où les villageois recherchent tous le supposé meurtrier, pendant que les véritables assassins montent un nouveau plan pour finaliser le plan qui n'a pas abouti. Beaucoup de rythme dans cet album donc, où, chose peu commune, on voit Blueberry monter ses astuces en milieu urbain (vs. les plaines et autres déserts jusqu'alors).

Le véritable intérêt de cette histoire, outre ce rythme, c'est certainement la galerie de personnages qui peuplent cette ville. Les trognes sont bien rendues, que ce soient celles de tous ces soldats, celle du maire angoissé ou encore celle de la providentielle mémé qui apportera son aide à Blueberry, en passant par celles de deux inspecteurs de l'agence Pinkerton. Encore une fois, on sent un véritable souci du détail, un réalisme travaillé qui nous permet de nous immerger dans cette ambiance brûlante.

Sur le scénario, même les méchants reconnaissent que le plan échafaudé dans le tome précédent est compliqué. Cette complexité du plan initial dessert un peu le récit et le rend moins prenant qu'à l'habitude. La fin est pour le moins énigmatique, un peu grandiloquente, mais on appréciera ce que devient la gueule d'ange.

Ca reste un album bien construit qui mérite amplement son 4/5. Mais pour un tome de cette série, je serais presque déçu...

11 5 2010
   

Voilà le second et dernier album de l'excellent cycle "Complot contre Grant". Ce tome suit le précédent tome "Le Hors la loi".

La couverture a de quoi dépayser. Un jeune homme à l'allure bourgeoise, un revolver à la main, assis sur un canapé chic avec une bouteille d'alcool par terre. Voilà un personnage bien singulier que cette jeune personne. La tenue propre et bourgeoise ainsi que le canapé représentent son innocence déjà abordée dans le précédent tome, tandis que le revolver et la bouteille représentent la face cachée et le vice du personnage, j'ai nommé, Angel Face. Une couverture aux apparences morales profondes. Superbe.

Le scénario dont le suspense s'était prolongé à la fin de "Le Hors la loi" s'atténue au début de cet album au profit de l'action presque omniprésente dans ce tome. Et que c'est bon ! Cette action est utilisée intelligemment, efficacement et les situations s'enchaînent sans temps morts. C'est tout aussi jouissif que le précédent tome et même si on sent quelques lenteurs de temps en temps, on oublie vite ce petit défaut pour se plonger carrément dans cette tentative d'assassinat en ville. L'ambiance est extra, la ville de Durango rend vraiment bien. C'est soigné et finement joué. On regrettera peut-être que le suspense ne soit pas aussi élaboré que dans certains autres albums mais rien de grave.

Un dessin toujours aussi parfait. Le fait que les évènements se déroulent presque uniquement en environnement urbain permet à Giraud de s'attarder sur les détails de l'architecture de la ville.

On retrouve les mêmes personnages que dans le précédent tome, tous aussi bons et d'autres nouveaux très bien trouvés dont certains ont même un rôle historique. Mention spéciale au personnage de Angel Face même si je pense qu'il aurait pu être mieux exploité.

Voilà un nouvel excellent album à classer une fois de plus dans les meilleurs. Malheureusement c'est après la lecture de ce tome que s'arrête la production en chaîne de chefs-d'oeuvre de la série même si certains prochains volets sont tout à fait acceptables.

5 1 2010
   

J’ADORE ! Les auteurs étaient déjà au top avant, et bien ils arrivent encore à faire mieux !
Le dessin de plus en plus réaliste (et de plus en plus beau, grâce aux couleurs qui s’améliorent encore), laisse maintenant entrer plus franchement la violence. Le sang gicle (et le feu brûle). Et les personnages de Giraud ont maintenant de vraies gueules et en plus, elles restent les mêmes d’une case à l’autre. Il nous semble entendre les ovations de la foule dans la 1ere scène, on regarde un film quoi !
J’ai adoré suivre Mike dans sa fuite à travers Durango, au fil de ses déguisements et de ses rencontres. J’ai particulièrement aimé la mamie au cigare, (adorable personnage), et sa petite fille (tout aussi adorable, le physique en plus !).
J’ai trouvé particulièrement fort l’idée que Guffie Palmer, qui se révèle de 1ere importance, sauve Mike et le condamne dans le même instant.
J’ai aimé les 2 détectives de Pinkerton qui n’ont l’air de rien mais sont très efficaces et qui auraient presque pu apporter le salut à Mike. L’agence Pinkerton, Mike connait bien pour lui avoir souvent prêté la main dans « la jeunesse ». Mais bien sûr, ça ne peut pas ressortir ici puisque c’est un « futur » écrit avant le « passé ». Quoi qu’avec un peu de bonne volonté, on peut se dire que les détectives cherchent à innocenter Mike car ils le connaissent déjà, au moins de réputation.
Et enfin, j’ai aimé découvrir que Mike était gourmand de tarte aux myrtilles ! Normal quand on s’appelle « myrtille » (en anglais dans le texte) !
Le seul petit hic : difficile de croire que personne n’aperçoive Angel face à la fenêtre de l’horloge. Mais ça ne peut suffire à gâcher notre plaisir.

un bdphile :Une BD culte ! Note de l'album : 5,00
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8 1 2009
   

Des 21 tomes que j'ai lus pour l'instant, c'est le meilleur !! Ce tome 17 est à la fois violent, haletant, passionant !! On est presque face à un huis-clos dans une petite ville du Far West. De plus, pour la 1ère fois dans la série, l'un (ou plutôt l'une) des héros meure. Plus rien n'arrête le scénariste et c'est bien mieux comme ça ! Giraud, quant à lui, continue de nous exposer son immense talent, et les couleurs sont toujours aussi belles !!

17 12 2006
   

Déjà Hors-la-loi, car évadé de prison ; maintenant, Blueberry est suspecté d’avoir voulu tuer le Président Grant, rien que ça.
Le sort s’acharne sur lui. Il est en fait le jouet d’une terrible machination fomentée par de puissants réseaux.
Charlier écrit un scénario haletant, où Blueberry est sans cesse en train de se cacher dans la ville.
L’humour est présent, notamment lors de la fameuse scène des pompiers. On notera que cet épisode est un des plus violents de la série. Plus rien n’arrête le scénariste. On est bien loin des premiers albums de la série.