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Tome 1 : Block 109
 

Block 109, tome 1

 
 

Résumé

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avis bd

Pour commencer, je dirai que ce livre a attiré mon attention. J'ai l'habitude de chercher parmi les différentes nouveautés affiché LA bd. Block 109 a particulièrement retenu mon intérêt, c'est un livre sortant des sentiers battus ne serait-ce que par le format sous forme de comics. Ensuite j'ai ouvert les premières pages et j'ai découvert une bd différente en tout pont, original. Mes premières impressions ont été décisionnaire dans mon achat mais c'est surement les premières pages qui ont fini de me convaincre : l'assassinat d'Hitler.

Oui Block 109 est une uchronie mettant en scène un monde dévasté par l'Allemagne nazi triomphant du Royaume Uni et des Etats-Unis à l'aide de bombes atomiques. Sur ce niveau, le scénario reprend le grand classique de la seconde guerre mondiale, mais les auteurs le développe pour nous montrer un destin plus sombre plus funeste pour l'humanité. Le scénario est assez intéressant et l'atmosphère plutôt malsaine entretient notre envie de connaitre la fin. L'histoire a notamment des aspects fantastiques et horreur avec l'intervention des contaminés ayant l'aspect de morts vivant dans les sous-sols du métro. La fin laissera pensif le lecteur lorsqu'il apprendra les révélations sur le personnage de Zytek ainsi que son projet. Mais force est de reconnaitre que les auteurs ont tout fait pour rendre leur bd passionnante du début jusqu'à la fin en nous proposant un compte à rebours de sept jours pour exprimer toute l'intrigue.
Les dessins sont assez sombres, à l'image de tout le scénario, mais ce crayonné retranscrit à merveille l'atmosphère générale de la bd. On notera 6 pages ou les auteurs ont choisi de montrer un monde avant la guerre, plus coloré en accord avec l'atmosphère. On regrettera cependant la difficulté à reconnaitre certains personnages en cause la colorisation et les traits parfois pas assez détaillé.

Les auteurs ont vraiment pris parti de l'action sanguinolente, viscérale, prenante afin de rendre attrayantes les 198 pages. Un scénario convaincant et des dessins originaux rendent l'œuvre de nos deux auteurs indispensable.


Chronique rédigée par Rarelisme le 07/03/2010
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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Statistiques posteur :
  • 82 (82,00 %)
  • 18 (18,00 %)
  • Total : 100 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
Acheter d'occasion : 9,64
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Note moyenne de l'album : 3.79
Dépôt légal : Janvier 2010

Avis des lecteurs

7 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Block 109, tome 1, lui attribuant une note moyenne de 3,79/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

21 11 2014
   

Ce que je retiens de cet album, c'est une belle originalité dans la mise en situation. On nous propose ici de revisiter de l'histoire, de faire assassiner Hitler en 1941 et de nous emmener dans une uchronie où l'Allemagne serait en passe de gagner la guerre : l'Europe est à ses pieds, les USA ne sont plus qu'un champ de ruine et seuls les Russes continuent de constituer une menace sérieuse. L'Allemagne doit donc faire face à cette menace externe, mais elle est surtout sécouée par des affrontements internes : les SS et le Nouvel Ordre Teutonique s'affrontent pour le pouvoir. Le Hochmeister Zytek, de l'ordre teutonique, a une idée pour mettre tout le monde d'accord, et surtout éradiquer une maladie terrible qui a vu le jour pendant la guerre. Tout au long de l'album, on se familiarise avec cet environnement, avec ces jeux de pouvoirs, avec ces jeux de guerre, avec cette maladie, pour finalement découvrir les desseins de Zytek. Tout cela est parfaitement étudié, et la réécriture de l'Histoire paraît crédible, ce qui est toujours bien pour une uchronie.

Mais le plaisir de s'y abandonner totalement a été contrarié par trois éléments qui se complètent pour rendre le tout peu lisible. Le premier, c'est cette complexité de tous les instants, qui fait que les machinations, les trahisons, les revirements de situations sont difficiles à appréhender. Entre les Russes et les Allemands, entre les SS et les Teutons, entre les officiers et les troupes, on est très vite perdus. En second lieu, tout cela est appuyé par un dessin qui me semble peu clair. En effet, les personnages sont difficilement identifiables au premier coup d'oeil et du coup, on a du mal à suivre le cheminement de chacun, ajoutant à l'incompréhension générale. Enfin, les allers-et-retours dans le temps, et la gestion des flash backs viennent encore complexifier le tout.

Ainsi, on touche du doigt l'originalité de cette uchronie, on en retient les principaux éléments, dont ce plan funeste de Zytek, on comprend qu'il y a des machinations : le tout est dense, on le sent bien. Mais la complexité du scénario, approfondie par un dessin peu clair et une narration tout aussi compliquée, font que l'on a l'impression de passer à côté des subtilités de ce scénario, et donc de sa pleine richesse.

19 4 2012
   

Voilà une très belle surprise.

J'aime beaucoup les uchronies. Quand elles sont bien utilisées, elles permettent vraiment de faire des développements et de ne pas rester au simple "Et que se passerait-il si... ?", qui, s'il peut être plaisant à lire, devient vite creux.
Mais avec "Block 109", rien de tout ça. On a un univers pensé, travaillé et cohérent. Hitler est assassiné ce qui permet à l'Allemagne nazie d'écraser l'Europe de sa puissance, de posséder (et utiliser) l'arme atomique et d'imposer sa loi. Seule l'Armée Rouge résiste (mieux que ça d'ailleurs) au IIIe Reich. Nous sommes en 1953, et la guerre est tout sauf froide.

A partir de ce contexte riche et très bien expliqué dans la première partie de l'album (on est dans le bain tout de suite et c'est très agréable), l'auteur va développer une intrigue complexe qui va emprunter aussi bien au polar, aux comics (le super-sérum) , au récit d'espionnage ou d'horreur qu'à la SF classique. On côtoie des exo-squelettes, des soldats survitaminés, des soldats normaux, des "Zombies" et autres surprises sans aucune gêne. Personnellement, j'ai été totalement happé par cet univers.
Le récit est rythmé et intéressant. Les apparences peuvent être trompeuses et le lecteur est baladé de trahisons en trahisons, de révélations en révélations et de scènes d'action en scènes d'actions. Pas le temps de s'ennuyer au fil des nombreuses pages. Car oui, ce livre est un sacré pavé, et c'est tant mieux, on en redemande.

L'autre réussite incontestable de l'album, c'est le graphisme. Le trait a à la fois ce côté brouillon qui donne une ambiance glauque et sale, et la précision qui fait qu'on s'attarde avec plaisir sur les vignettes. De plus, la colorisation est superbe : des tons sépias, ocres qui mettent en avant le côté apocalyptique du scénario, avec quelques touches de rouge pour les drapeaux nazis ou les traces de sang. Le procédé est connu mais diablement efficace. A noter la présence de quelques pages en couleur (très belles aussi) pour illustrer un flash-back d'une époque heureuse mais révolue.

Pour tout dire, en lisant cet album, j'ai pensé à "Alien", à Romero, aux comics de Captain America, à "La nuit des temps" de Barjavel, à "I am Legend"... c'est quand même pas mal, non ? Surtout quand ces "influences" sont dépassées pour arriver à un résultat original.

Je finirai avec un mot pour le travail d'édition. Le livre est superbe. Un papier de qualité et épais, une couverture à la fois souple et cartonnée (très belle couverture d'ailleurs). Du très bon boulot de la part d'Akileos.

A lire sans modération !

15 4 2012
   

Block 109 est à la fois le titre de cet album, mais aussi le titre de référence d'une série basée sur un même univers uchronique.
Dans cet univers, Hitler a été abattu en mars 1941, Himmler l'a remplacé au pouvoir, et le 8 mai 1945, l'Allemagne nazie, forte de la bombe thermonucléaire, a rasée les États Unis et la Grande Bretagne de la carte.
C'est donc une uchronie noire et pessimiste que nous livrent Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat.
L'ambiance est sombre, sur fond de guerre entre l'Allemagne nazie et la Russie communiste. Brugeas n'échappe pas à certains stéréotypes du genre : menace apocalyptique, virus mutant, savants nazis. Mais c'est bien mené, assez complexe, sur fond de machination, double trahison, planification sur le très long terme. Bref c'est un scénario très solide et captivant. Les personnages sont complexes, notamment le Hochmeister Zytek.
Collant parfaitement au scénario, j'ai particulièrement apprécié le graphisme de Ronan Toulhoat. Le style est réaliste, dans des tons de sépia qui confèrent à l'ensemble encore plus de force, et appuient le côté apocalyptique du scénario. Il faut noter certaines touches de couleur rouge, de sang, du drapeau nazi, qui renforcent encore la violence sous-jacente. Le seul passage en couleur étant un flash-bac d'un temps plus heureux.
Que ce soit sur le fond ou sur la forme, c'est donc un très bon album.
C'est aussi le tome introductif de la série éponyme, où les auteurs peuvent développer davantage certains points. Même si ils sont annoncés comme des one shot, il est vivement conseillé de lire ce tome pour bien tout comprendre.

13 4 2010
   

Block 109 propose une uchronie aussi surprenante qu’intelligente.

Au début, cette revisite de l’Histoire qui débute par l’assassinat d'Hitler en mars 1941, est plutôt déstabilisante. De l’établissement d’un nouvel Ordre Teutonique au sein du IIIe Reich à la destruction nucléaire de l’Occident, en passant par l’apparition de créatures sanguinaires dans les tunnels du métro, le lecteur a un peu de mal à trouver ses repères.

Heureusement, au fil des pages et des querelles intestines qui se disputent le pouvoir au sein du Reich, Vincent Brugeas développe brillamment son intrigue, dévoile l’origine des super-soldats et lève le voile sur le plan machiavélique du mystérieux Zytek. Construit sous forme de compte à rebours de 7 jours, cette belle brique devient de plus en plus prenante

Le dessin nerveux de Ronan Toulhoat insuffle beaucoup de dynamisme au récit tandis que la colorisation aux tons sépias, parfois rehaussée de quelques touches de couleur, entretient une ambiance post-apocalyptique et pessimiste tout au long de cette guerre ultime.

Bref, "Block 109" (lisez "sang neuf") est une uchronie prenante qui vaut le détour.

11 3 2010
   

L'ensemble est d'excellente facture, tant du point de vue des dessins, magnifiques, dans une monotonie de tons gris et ocres uniquement brisée par l'apparition du rouge sang, que du point de vue du scénario et de l'univers bien travaillé et denses. Il m'a fallu plusieurs lectures pour comprendre qui était dans quel camp, qui trahissait qui, et pourquoi.

Le dessin est soigné, léché, bien maitrisé, dans un style tout à fait reconnaissable.Le peu de couleurs utilisées nous renvoie immédiatement à cette époque révolue où le monde se couchait sur photos en dégradés de sépia ou en noir et blanc. Cette palette de couleurs correspond bien à cette atmosphère de fin du monde, de dernier baroud de l'humanité.
Ces derniers jours des hommes se passent dans une ambiance sombre, de ciel obscurci, avec un soleil qui ne fera finalement son apparition que durant les dernières heures du récit comme pour mieux saluer le changement qui se profile à l'horizon, même si en l'espèce, mère nature n'en sortira pas forcément grandie.
Le rouge sang, utilisé par petites touches, que ce soit pour mieux dépeindre les derniers instants des personnages fauchés comme les blés par leur destin, ou pour renforcer la pesanteur du décorum et de la symbolique nazie teinte à sa façon cet univers et indique bien la couleur de l'album, violent et désespéré.
Saluons enfin le soin consacré au détail que ce soit des habits, des lieux ou des armes mises en jeu, tout est historique, ou, a-historique mais de qualité.

Le scénario quand à lui est efficace. Il emprunte néanmoins un certain classicisme dans les moyens et les ambitions des personnages mais se rattrape par sa clairvoyance et sa méticulosité. Nous ne sommes pas ici en face d'un énième opus où, sous prétexte d'uchronie, on part dans un grand n'importe quoi grand-guignolesque. Ici l'univers est fouillé, construit, détaillé, tant du point de vue de la trame du récit que des personnages.
Les personnages, parlons en.
Ici, l'élite du 3ème Reich côtoie les "anonymes" perdus au milieu des bouleversements de ce monde en déclin.
Prenez les pires bourreaux que l'humanité a porté, une litanie de noms en "H", grossissez à peine le trait pour certains et vous obtenez une bande de salopards ne reculant devant rien pour asservir le monde, pour écraser son frère, son voisin, son ennemi sous sa botte. Chacun de ces tristes sires se montre fidèle dans son comportement par rapport à l'histoire, Heydrich est une toujours ordure, Canary doute toujours de sa loyauté, etc...
Certains personnages qui, historiquement, se sont opposés à Hitler (disparu dans l'histoire) rejoignent là aussi les rangs de la rébellion face à l'horreur annoncée.
Quoiqu'en voulant en éviter une, n'en déclenchent-ils au final pas une autre ?
On retrouve donc tout le gotha nazi, se trahissant, s'assassinant, louvoyant entre deux eaux tout au long de l'histoire, ou de l'Histoire si vous préférez.
L'auteur prend un malin plaisir, tel Quentin Tarantino dans "Inglorious Basterds", à les trucider par pelletées au gré de ses envies et au service de l'avancée de l'action. Nul ne semble invulnérable. Qui en sortira indemne ?
Au final, les plus pourris ne se révélant pas être ceux que l'on croyait.
Mais tout n'est pas noir, quelques lueurs d'espoir transparaissent ici ou là. Flammes incertaines et vaillantes face au cours des choses, un rien suffirait à les éteindre, cet espoir étant surtout porté par des "anonymes", des hommes de l'ombre ou des anciennes victimes.

Des personnages aux petits oignons et à la personnalité travaillée, qu'il soit issus de l'Histoire ou créés de toutes pièces, mais qui ne seraient rien sans un univers crédibles où s'ébattre.
Et de ce côté là, nous sommes servis.
Block 109 c'est l'Allemagne nazie mais dopée aux stéroïdes, une sorte de Bigger Than Life à l'américaine, un What-If pleinement assuré. Nous sommes de plein pied dans le domaine de l'uchronie.
Ici, la course à l'armement a joué à fond. Les projets les plus fous qui, dans la réalité, n'avaient pu se réaliser pleinement du fait de la défaite du Reich, ont ici aboutis pour la plupart.Qu'ils soient réalistes ou plus échevelés.
Exo-armures, chasseurs à réaction, missiles nucléaires et autres engins de mort sont présents en nombre sur les champs de bataille. Par contre ici, point de pouvoirs psychiques ou autres manipulations surnaturelles, la science peut tout expliquer. Les pires ravages sortent bien de l'esprit de scientifiques dérangés au service d'une machine enragée.
Et c'est dans un univers cohérent, qui aurait pu exister, que l'on se retrouve emporté par le tourbillon des évènements de ces derniers jours avant une nouvelle ère.

En refermant l'ouvrage, on se surprend à rêver...non, rêver n'est peut être pas un terme convenable pour un univers où les horreurs nazies historiques ou imaginaires sont bien présentes...espérer conviendrait mieux. Oui, on se met à espérer de futures incursions dans cet univers que ce soit pour nous raconter les prémices de cette guerre, les évènements antérieurs ou parallèles, mais pas la suite... Car en elle même la fin de cet ouvrage est très symbolique et marquante, teintée de mélancolie et d'un espoir dont on doute. Pas besoin d'en rajouter après celle-ci.

Une lecture que je conseille donc ardemment à tous les amateurs d'uchronies ou d'histoire de la seconde guerre mondiale, ainsi qu'à tous les autres. On passe un bon moment, on réfléchit, on apprécie les graphismes ainsi que le papier de qualité, on s'évade, certes pour un monde pas franchement recommandable mais Ô combien détaillé avec soin.
J'aurais bien quelques critiques à formuler mais elles se perdent dans le brouhaha de ma satisfaction générale et quasi entière.
Merci pour ce bel ouvrage.

7 3 2010
   

Block 109 est une uchronie ambitieuse partant sur une bonne idée.
Cette bande dessinée fait en effet le fantasme d'une Allemagne nazie débarrassée d'Hitler à l'apogée de la seconde guerre mondiale qui, en évitant les mauvaises stratégies trop obsessionnelles et passionnelles de ce dernier, parvient à se maintenir au sommet du monde jusqu'en 1953. L'Amérique du Nord et le Royaume-Uni ont été rasés par ce IIIe Reich qui a inventé la bombe atomique un peu avant les américains et en a équipé ses fusées, l'Asie est écrasée par le joug japonais, l'Afrique et l'Amérique du sud sont exsangues... Seule la Russie demeure une super-puissance en mesure de s'opposer à l'Allemagne avec qui elle est en perpétuel conflit depuis 10 ans et en passe de prendre le dessus. Bref c'est toute une géopolitique qui est remodelée avec un peu d'extrémisme mais une bonne intelligence de la part des auteurs.

Sur cette base engageante pour les amateurs de science-fiction et d'uchronie, ils vont mettre en place la confrontation entre deux pouvoirs à l'intérieur même de l'Allemagne nazie, entre les SS d'un côté et les nouveaux chevaliers teutoniques de l'autre, ces derniers étant aux ordres du nouveau Führer. Ce qui n'est qu'un conflit politique interne au départ prend rapidement la forme d'une suite de complots et de contre-complots nettement plus militaires.
Mais tout cela masque surtout le très étonnant plan à grande échelle du principal protagoniste, dont l'audace est telle que le lecteur ne peut qu'en être surpris.

Un scénario très ambitieux et très appréciable.
Il est mis en image d'une manière assez originale. Quoique les teintes de couleurs à base de beige, de blanc et de rouge soient très classes, j'avoue cependant ne pas être très amateur de ce style qui, à mon goût, n'apparait pas suffisamment abouti. Je suis plus amateur de ligne claire et d'encrages bien délimités. Ici, j'ai parfois eu la vague impression de story-boards évolués plutôt que de planches totalement achevées. J'ai essentiellement ressenti cela au vu des décors parfois vides ou trop tirés à la règle, avec quelques crayonnés non gommés avant colorisation. Je n'aime pas trop non plus les onomatopées informatisées que je trouve mal incrustées dans l'image, trop artificielles. Les personnages, de leur côté, sont plutôt bien rendus et bien dessinés même si j'avoue en avoir confondu quelques-uns, ce qui n'est pas pratique vu le nombre de personnages (surtout quand les deux protagonistes ennemis se font tous deux appeler Reichführer ou Reichsführer selon la page).

Car j'avoue aussi avoir un peu peiné dans la lecture. L'intrigue est dense et complexe. C'est assez passionnant dans l'idée mais le récit m'a semblé trop tiré en longueurs, avec trop de sous-intrigues qui s'accumulent et s'enchainent. A titre personnel, j'aurais probablement tranché un peu dans le scénario et fait quelques coupes sur des passages que je trouve dispensables, comme le retour des SS de Marienburg par exemple.
J'ai également trouvé trop nombreuses les scènes d'action, de mitraillages et de combats. Et c'est sans compter les séquences un peu répétitives de circulations dans le métro avec monstres qui surgissent de l'obscurité. Moi qui sortais justement d'une nouvelle partie de Fallout 3 et pour qui les scènes des films Alien ou de récits de zombies ne sont pas si éloignées, j'ai eu une sacrée impression de déjà-vu. Alors voir des scènes similaires répétées trois ou quatre fois au cours de l'album, ça m'a un peu ennuyé.

Et dernier point qui m'a un peu gâché le plaisir de lecture, un certain nombre de fautes d'orthographe voire même de coquilles qui réduisent l'impression de qualité de l'ensemble à mes yeux.

Je n'ai donc pas pris le réel plaisir que j'espérais. Il n'en demeure pas moins que je salue l'idée et l'ambition de ce très bon scénario, la personnalité et la franchise manifeste du dessin, et tout un album qui permet à une production française de s'apparenter à des récits de comics SF et Action de très bon niveau. Quelques soient mes reproches, c'est une bonne voire très bonne lecture.