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Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 6 : La Marque Jaune

 
 

Résumé

Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 6 : La Marque JauneAfin d'acceder au résumé de Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 6 : La Marque Jaune, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 6 : La Marque JauneConsidéré par beaucoup, et à juste titre selon moi, comme le meilleur album de Blake et Mortimer, cet opus, " La Marque Jaune " est un des immanquables de la bd.
Bien entendu, il ne faut pas ête allergique à Blake et Mortimer, c'est à dire aux dialogues à rallonge, aux dessins certes bien faits mais assez raides.

Le scénario est excellent, digne des meilleurs equêtes de Shrelock Holmes.
Bien que l'on ait assez rapidement ( enfin en tout cas dans mon cas ) un soupçon sur le coupable, plusieurs rebondissements viennent intervenir et nous brouiller la vue.
L'ambiance est typiquement british et est, ce qui est normal car c'est un peu la marque de fabrique de la série, très bien retranscrite. Mystère et suspense sont aus rendez vous.

L'études des personnages est interessantes, en particulier celle de Septimus.

Bref, un scénario original et présentant un grand intérêt. Avant de dire définitivement que vous detestez Blake et Mortimer, essayez celui-ci !!Attention le dessin a un peu vieilli !


Chronique rédigée par |fred| le 07/07/2002
 
 
Statistiques posteur :
  • 86 (100,00 %)
  • Total : 86 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.23
Dépôt légal : Avril 1956

Avis des lecteurs

15 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 6 : La Marque Jaune, lui attribuant une note moyenne de 4,23/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

Marsupilami :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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5 3 2011
   

Une mystérieuse Marque Jaune trompe la garde de la "Wakefield Tower" puis dérobe la couronne d'Angleterre. Dès les premières pages, l'intrigue est d'une solidité à toute épreuve. mais il ne faut pas oublier que ce tome commence à dater, j'ai bien peur que ce tome a plutôt mal vieilli (couleur, traits) par rapport aux Tintins. Heureusement qu'il y a un très bon scénario qui est là pour compenser.

22 7 2010
   

"La marque jaune" est la première bande dessinée de la série "Blake et Mortimer" que j'ai lu.

Je peux vous dire, sans aucune hésitation, que j'ai particulièrement apprécié cet album. En lisant les nombreux avis présents sur le site, il semblerait que je ne sois pas le seul. Et je crois que les louanges attribués à ce 6ème opus sont légitimes et entièrement mérités. Edgar P. Jacobs a fait du très bon boulot.

Moi qui ai l’habitude de lire des bandes dessinées plus classiques (Astérix, Lucky Luke…), j’ai été agréablement surpris par le scénario, la densité d’action et le suspense entretenu par l’auteur. Suspense toutefois limité car on devine assez rapidement qui se cache derrière cette mystérieuse marque jaune.

C’est le genre de bande dessinée que l’on apprécie de lire. Le lecteur ne la survole pas en trente secondes. Excusez-moi l'expression mais "le lecteur en a pour son argent". Les textes sont longs, certaines critiques parlent même de "pavés", il est vrai que cela peut en rebuter plus d’un mais je n'estime pas que cela nuisse à la lecture de l'album, au contraire.

Le dessin de Jacobs est propre, les couleurs sont bien choisies. La description de Londres est très réussie. J’ai particulièrement été épaté par les scènes où il y a du brouillard.

Seul petit bémol, on ne comprend pas la signification du M en jaune. L'auteur ne nous l'explique pas.

2 7 2010
   

Pour moi, comme pour beaucoup, cet album est le meilleur de la série. L'intrigue est dense et bien construite, et surtout, pendant les 2/3 de l'album, Jacobs "tient" son lecteur grâce à un suspense sur l'identité de la Marque Jaune, dont on découvre toujours plus de facultés exceptionnelles. La Marque Jaune serait-elle un ultime hommage aux comics et aux super-héros, sur lesquels Jacobs a pu travailler en début de carrière ? En tous cas, moi, j'y vois certainement une influence : le personnage est inconnu, il possède une carapace électromagnétique qui le met à l'abri des balles, et peut aussi attaquer au moyen de ce champ de force. Certainement une résurgence, donc, des amours passés de Jacobs. Mais il va plus loin en développant une intrigue scientifique, une histoire parapsychologique qui, contre toute attente, peut tenir la route. J'ai l'impression que dans ce tome, Jacobs allie les développements technologiques qui servaient de support à l'histoire de l'Espadon, avec la manipulation psychologique, sur laquelle l'histoire de la grande pyramide se terminait. C'est donc un album complet qui nous est proposé, dense, avec une bonne gestion du suspense et de l'action (un peu raide, peut-être, mais c'est le style de la série).

Il est vrai que l'on est un peu perdu dans la chronologie et on a un peu de mal à localiser dans le temps la guerre de l'histoire de l'espadon. Pour ma part, vu que cette histoire présentait la destruction de l'ensemble des grandes villes et que ces dernières sont toujours debout, avec leurs monuments historiques (comme la tour de Londres de cet album, par exemple), j'aurais plutôt tendance à dire que le premier triptyque permettait de présenter les personnages, mais que l'action elle-même se situe "hors du temps".

Juste une petite remarque enfin, le terme même de "marque jaune" ne trouve finalement pas d'explication dans ce tome, le sigle "M" est, selon Septimus lui-même, fantaisiste. Je suis un peu déçu de ne pas avoir vraiment d'explication sur le choix de ce nom et de ce sigle, qui encore une fois, ne sont pas sans rappeler les super-héros américains.

Je considère ce tome comme le meilleur d'une série mythique, ce qui justifie en soi la note maximale.

8 6 2010
   

La marque jaune constitue sans aucun doute le point culminant de la série, une bd mythique dont les qualités ont fait leurs preuves et qui a su s’imposer comme LA référence auprès des adeptes conformistes (voire intégristes^^) de la bd franco-belge.
Le premier élément marquant de cet épisode de Blake et Mortimer est la densité de lecture qui nous est proposée. Même si une bd ne s’apprécie bien évidemment pas au poids, deux bonnes heures de lecture immersive est un facteur estimable au regard de bon nombre de publications qui sortent actuellement.
Par ailleurs, j’ai beaucoup apprécié l’intrigue et, même si je ne suis habituellement pas fan des énigmes scientifiques propres à la série, je dois reconnaître que celle-ci m’a accroché et, qu’en total novice en matière de parapsychologie, j’y ai trouvé une certaine crédibilité. On retrouve par ailleurs le concept du « livre qui tue », repris par Umberto Eco dans « le Nom de la rose ». L’enquête policière qui s’ensuivra parviendra longtemps à préserver le suspens (je suis sans doute peu perspicace), tout cela dans un cadre et une ambiance que j’aiment particulièrement : un Londres glauque et brumeux à souhait qui en ont fait et en font toute la magie. C’est peut-être par la présence de ces quelques clichés immuables que je trouve, au contraire de pas mal d’avis ici présents, un aspect indémodable et non dépassé à cette aventure.
Enfin, si certains voient dans cet ouvrage le prolongement du diptyque de la Grande Pyramide, j’y verrai plutôt une simple réhabilitation d’Olrik. C’est du reste ma seule déception puisque ce personnage emblématique a d’avantage, dans l’image que j’en ai toujours eue, les attributs du manipulateur que ceux du manipulé.
A la réflexion, s’il ne fallait en emporter qu’un seul sur une île déserte ;), je me demande si je n’opterais pas pour cet album tellement il concentre tous les ingrédients qui me sont chers et que je n’ai malheureusement que trop rarement trouvés rassemblés dans un seul et même album.

24 12 2009
   

Voilà le premier album de Blake et Mortimer que j'ai lu du début jusqu'à la fin avec un énorme plaisir!! Le scénario est concis, extrêmement bien ficelé. L’intrigue est particulièrement bien menée, même si j’ai très tôt eu un doute sur le nom de la Marque Jaune. Il y a toujours beaucoup de descriptions, parfois inutiles, le dessin se suffisant à lui-même.
Les dessins sont très réussis, autant au niveau des personnages que des décors.
Vraiment un album culte !

13 12 2009
   

"La Marque jaune" est le troisième "Blake et Mortimer (Les aventures de)". Il est considéré par la plupart des personnes comme étant la meilleure des oeuvres d'Edgar P. Jacobs. Ce n'est pas mon cas !

Un malfaiteur sévit dans Londres, la Marque jaune. Il a notamment volé les bijoux de la couronne. Maintenant, il kidnappe des personnalités. Mortimer et Blake vont tenter de l'arrêter. Le dessin est bon, quoique figé, et l'atmosphère de Londres bien transcrite. Mais, je trouve que Jacobs s'embrouille dans sa chronologie (la succession de la deuxième guerre mondiale et de la "Guerre Jaune" amène de nombreux anachronismes) et dans certains éléments de l'histoire (Mortimer aurait dû oublier son expérience avec Abdel Radek). Mais surtout POUR QUELLES RAISONS BLAKE ET MORTIMER VEULENT-ILS PROTEGER CERTAINS PERSONNAGES ? Pourquoi après que Vernay ait été enlevé, les héros savent que la Marque Jaune souhaite capturer Macomber, Calvin et Septimus ? On ne leur découvre rien en commun (sauf l'affaire Wade, mise au jour par Mortimer qu'à la fin de l'histoire). Le tome en perd de sa crédibilité.

Je ressors donc déçu de la lecture de cet album. Certes, certains aspects sont intéressants. Néanmoins, la carence du scénario gâche tout le plaisir de lecture. C'est à vous de voir et de faire votre opinion.

7 4 2009
   

Un mythe. Sans aucun doute la plus connue de toute la série.
Il y règne une atmosphère pesante de polar : la grande majorité de l'histoire se déroule la nuit, une nuit typiquement londonnienne, pluvieuse, brumeuse... A laquelle vient s'ajouter une touche de fantastique, à travers les diaboliques prouesses de "la Marque Jaune". Ce personnage est fascinant : ses capacités surhumaines, son comportement, son rire... Impressionnant, terrifiant.
Plusieurs scènes m'ont particulièrement marqué : la terrible catastrophe ferroviaire sous les yeux de Blake, la venue de "la Marque Jaune" à Park Lane et la course-poursuite dans les docks puis dans Londres.
Il est vrai que le dessin a un peu vieilli, mais il contribue à mon sens au charme de cette BD. Les couleurs, tout en étant assez simples, correspondent parfaitement à l'ambiance du récit, par ailleurs très bien mené. J'apprécie particulièrement comment Olrik est réintroduit dans la série : indirectement impliqué dans l'affaire, il en est presque la première victime... Ou encore, le pauvre chauffeur de taxi que les policiers ne prennent pas au sérieux...
J'aurais cependant quelques reproches à faire : outre quelques incohérences avec les premiers tomes largement développées par les précédents posteurs, je pense que la police découvre la vérité un peu vite. Du moins trop facilement. Je n'ai pas été du tout convaincu par l'idée d'avoir reconnu l'écriture du coupable. Bon, je suis certainement un peu sévère, mais j'ai trouvé cela un peu facile. Mais ma plus grosse déception vient de la fin de l'histoire : la morale, que l'on trouve à la fin de chaque tome, me paraît ici complètement hors de l'action. Ca fait très "Happy End" et je pense qu'elle aurait pu être plus subtile.
Malgré cela, "La Marque Jaune" reste une oeuvre majeure de la bande dessinée à mes yeux, une véritable légende.

29 3 2009
   

Après le diptyque sur la Grande pyramide, Jacobs revient encore avec un excellent album qui se place dans la continuité des deux précédents. Ici, l'atmosphère est sombre (plus qu'avant) et très policière. L'auteur signe donc là encore une bonne histoire, où les personnages sont assez mystérieux et où le passé joue un rôle important. Ses dessins sont toujours aussi jolis (on a de très jolies scène dans le brouillard). Olrik, lui, semble y jouer un rôle moins important et notre attention est retenue par cette fameuse marque jaune. Ses ambitions, tout comme ses pouvoirs en sont hallucinants.

Il y'a cependant quelque défauts dans le scénario, comme des incompatibilité avec Le secret de l'Espadon, mais finalement, ça ne gène pas trop la lecture. Il y'a toujours autant de grands textes, mais ça se lit bien, et les scènes d'action parfois résumées par les encadrés nous font bien travailler et imaginer la scène comme on veut (sans nous l'imposer donc).

J'ai donc encore passé un bon moment à la lecture de ce tome 6, qui pour la première fois ne se décline pas en plusieurs parties, ce qui ne l'empêche pas d'être efficace.

19 3 2009
   

Que dire sur cet album emblématique de la série? de la BD Franco-Belge en général? Et bien ça fonctionne toujours pas mal cette histoire à la Fantomas où chaque apparition de la marque jaune est un coup de théâtre. Seules les explications scientifiques ont prit un petit coup de vieux mais je suppose que c'était en pointe à l'époque. On suit l'enquête au plus près avec les personnages et avec un fort interêt.
Le suspens est en tout cas finement maintenu, car on identifie vite un coupable idéal : par son physique, son nom particulier, ses idées. mais ses craintes sincères de la menace qui pèse sur lui le dédouanent. Au final on ne sait plus que penser.
Et il y a les décors superbes de Londres avec mention spéciale pour les docks de nuit dans le brouillard : effet inquiétant garanti.
Côté personnages, pour une fois, le retour d'Olrik est une vrai surprise. Il n'est pas identifié au 1er coup d'oeil. (Pour une toute 1ere lecture bien sûr). Aparait aussi l'archiviste Stone qui sera réutilisé bien plus tard par les repreneurs de la série, dans "Gondwana".
Ces mêmes repreneurs ont d'ailleurs bien étudié ces classiques, ce qui nous donne une chronologie cohérente : P. 22 Mortimer dit qu'il était aux Indes dans les années 20. Cela semble correspondre a l'épisode sur sa jeunesse dans "les sarcophages".
Par contre, Jacobs est plus embrouillé avec la chronologie : Il est dit qu'Olrik a été retrouvé après l'épisode de "la pyramide" puis, de retour en Grande-Bretagne, LA guerre éclate. Il semble que ce soit la 2nde guerre mondiale, ce qui fait que "l'espadon" ne raconte pas la 3ème G.M. mais un conflit qui précèderait 39/45.

22 2 2008
   

A l'heure où j'écris ces lignes, on parle de plus en plus de l'adaptation à l'écran de l'œuvre majeure d'E. P. Jacobs, "La marque jaune". Essentiellement parce qu'elle peut se lire encore aujourd'hui avec le même plaisir qu'autrefois. Simplement, ce n'est plus une histoire contemporaine, mais plutôt historique. Une légende du siècle dernier, en quelque sorte. Mais sinon, tout y est : le vieux Londres, la Tamise, la pluie et le vent, les joyaux de la couronne, et tous les autres témoins et vestiges de ce passé pas si lointain quand même.

Ce que l'on va trouver extraordinaire, c'est l'ambiance, qui doit à peut près tout, justement, à ces vieux quartiers et leur cachet : Big Ben, Trafalgar square, le fog, les docks, et tous ces décors qui peuplent notre inconscient comme repère incontournable d'un ambiance faite de mystére et de science fiction, de magie et de fantastique. Car le scénario oscille entre tous ces genres, au point que le lecteur peut au bout du compte s'attendre à tout. Et pour cela, il est tenu en haleine, il peut échafauder mille hypothèses dont il a hâte de les voir se confirmer ou s'infirmer.

Et c'est aussi ce qui est extraordinaire dans cet album, c'est que même aujourd'hui nous réagissons comme les contemporains de l'auteur qui, parait-il, en discutaient dans les salons, les clubs, mais aussi les cours de récréation, pariant sur l'identité de la marque jaune, l'adversaire inconnu de Blake et Mortimer, et sur les autres intrigues. Les boutiques de fournitures scolaires étaient dévalisées de leur stock de craie jaune, et chaque nuit, un peu partout en France et en Belgique (où paraissait l'histoire en épisodes), sur les murs fleurissaient de grands "µ" tracés à la hâte. Jacobs et ses admirateurs venaient, sans le savoir, d'inventer les tags modernes.

L'album lui-même est très bien réalisé, bien dessiné, bien documenté. On y trouve quand même les petites faiblesses de l'auteur : les commentaires en rectangle font des redites un peu lourdes, très lourdes quelquefois, et le scénario souffre de quelques incohérences vis à vis de la série elle-même. Dans "Le secret de l'espadon", Londres a été détruite. Il est étonnant de la retrouver intacte dans cette histoire. Certains passages, d'ailleurs, font référence à des évènements survenus dix ans plus tôt, à l'époque où, en principe, éclatait la troisième guerre mondiale, ce qui est contradictoire. En fait, si cet album est une suite logique aux deux précédents formant le diptyque du "Mystère de la grande pyramide", il est complètement incohérent par rapport au cycle du "Secret de l'espadon". Mais ce n'est pas tellement grave, après tout.

Le scénario est en béton, les dessins sont agréables et en tout cas représentatif du style Jacobs. C'est un phare de la BD que tout bon collectionneur se doit de posséder.

5 2 2007
   

Un album cultissime, à lire et à relire sans modération. Contrairement à ce que l'on a pu en dire, je trouve qu'il a plutôt bien vieilli, même si le dessin est un peu raide. Le gros point fort de ce tome, c'est son scénario particulièrement bien ficelé, et émaillé de multiples rebondissements.

A présent, il convient de parler du style de Jacob, non seulement le dessin, mais aussi et surtout les nombreux pavés narratifs, qui en décourageront plus d'un. En fait, l'histoire est totalement racontée et le contenu de chaque case est décrit et détaillé dans la narration au dessus. Personnellement, j'aime beaucoup, je trouve que c'est un des éléments qui fait le charme de la série. Blake et Mortimer est une lecture un peu lourde, qui en agassera beaucoup par ses réfléxions scientifiques et ses dialogues à rallonge, mais qui va en ravir d'autres -comme moi- et va devenir un série quasi-culte.

Le dessin est très bon, l'ambiance so british, comme on dit. Un album indispensable, qui ne plaira pas à tous le monde mais qui se doit de se trouver dans toutes les bibliothèques des amateurs de BD.

18 7 2005
   

Attention, incontournable du neuvième art !

Cette "Marque Jaune" est le plus célèbre album de la série des Blake et Mortimer de Jacobs. On est donc dans la catégorie des grands classiques, aux côtés de Tintin, c'est-à-dire dans une bande dessinée académique, fondatrice des évolutions ultérieures (la nouvelle bande dessinée par exemple).
Si je rappelle tout cela, c'est parce qu'il me paraît primordial de lire cet album au XXIe siècle en prenant en compte sa dimension "historique". Ce qui n'empêche d'ailleurs pas cet album d'avoir vieilli.

Jacobs est à la fois scénariste et illustrateur. Comme Hergé. Il fait aussi de la BD d'aventures, mais le ton est résolument différent de celui de Tintin. A part leur âge, ces deux séries n'ont ainsi pas particulièrement de points communs.

A commencer par l'aspect littéraire du travail de Jacobs. Je n'ai pas souvenir d'avoir lu de tels pavés narratifs, ni de phylactères aussi remplis ! C'est une démarche intéressante mais qui paraît quelque peu décalée et dépassée.

Ainsi, les pavés sont parfois totalement superflus : "Mortimer débouche dans un couloir" alors que l'image ne fait que le montrer ; "Mais brusquement Blake pousse une exclamation" et un phylactère précise "oh ! regardez" dans la bouche de Blake. Il y a régulièrement redite.
Inversement, la narration est parfois très elliptique : "Le choc rejette la voiture sur le côté droit de la chaussée ; elle zigzague un moment parmi les voitures venant en sens inverse puis, soudain, voit surgir droit devant elle la masse menaçante d'un bus" pour une case où l'on ne voit que le bus vu de l'intérieur de la voiture... ce qui, pour une scène d'action, est assez frustrant !

Curieux procédé, donc, qui laisse parfois le sentiment que Jacobs ne maîtrisait pas réellement le vecteur bande dessinée, livrant une oeuvre associant écriture et dessin sans véritablement les mélanger - ce qui définit pourtant la BD. Certains apprécient cette technique ; beaucoup risquent d'être rebutés.

L'intrigue elle-même est plutôt bien ficelée. On regrette de flairer presque dès le départ l'identité du grand méchant. Cependant, il y a bien des surprises et l'ensemble est une enquête qui fonctionne encore bien.

Les dessins m'ont bien plu. Evidemment, c'est daté d'une autre époque, mais il y a une évidente maîtrise graphique et une identité originale qui sont très séduisantes. Jacobs n'a strictement rien à envier à Hergé, encore moins à ceux qui l'ont suivi dans ce type de dessin.

Au total, c'est un album à lire puisqu'il est une référence pour les bédéphiles et que cela enrichira votre culture personnelle. En sachant que les générations actuelles de lecteurs ne vont pas forcément partager l'enthousiasme de leurs aînés sur le statut de cet album : ils parleront plutôt de référence que de chef d'oeuvre.

5 1 2004
   

C'est une excellente BD ! Le rythme est soutenu, voire endiablé du début à la fin et le Guinéa-Pig est très bien trouvé : il fait vraiment peur et semble très réaliste.
L'histoire passe bien, avec un bon équilibre entre conformisme et science fiction. Il y a un échange permanent entre Blake et Mortimer, et les 2 personnages ont des idées très riches, et leurs actions sont bien complémentaires.
J'adore le logo M de la marque jaune, et les ambiances de nuit. Entre les lectures je me dis "ouais, la Marque Jaune, pas mal, mais il y a d'autres Blake et Mortimer au moins aussi bien". Et, à chaque fois que je le relis, je suis scotché devant et pas mal bluffé. Ca n'arrive pas si souvent, alors j'en profite bien , je savoure.
De plus, les événements s'enchaînent à un moment avec folie, avec des passages dignes des plus grandes poursuites filmiques.
J'y prends plaisir à chaque instant, et puis c'est le Tome préféré de mon ami Thierry, alors je le conseille vivement à TOUS.

20 8 2002
   

Est-il nécessaire de commenter une BD tellement connue ? Ben oui, parce que si l'on ne m'en avait pas dit du bien, je ne l'aurais peut-être jamais lue ;o)

Je ne suis pas spécialiste de la série, mais cet album est tout de même un grand moment BD. Le scénario est très bien ficelé, amenant rebondissements et actions à souhait.

Le bémol pourrait être placé sur la longueur des commentaires. On a parfois l'impression de lire un roman illustré plutôt qu'une BD, mais c'est typiquement dans le style Jacobs, ça, alors on aime ou on n'aime pas, mais on peut également lire la BD sans les commentaires, perdant un peu de la grandeur du récit, mais c'est possible...

Au point de vue dessin, c'est propre. Peut-être même un peu trop. On manque parfois de mouvement et d'action, mais la aussi, c'est un style que l'auteur se doit de respecter...

Ma conclusion : un grand classique qu'il faut lire, ne fut-ce que pour ne pas mourir idiot. Je serai quand même sévère au niveau de la notation, car la longueur des commentaires m'a rendu la lecture moins agréable, dans le sens que pour moi, une BD, ça doit se dévorer et là, j'ai plutôt dégusté (à tous les sens du terme, d'ailleurs)...

Tous les albums de la série
Album Avis Moyenne
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 1 : Le secret de l'espadon (Tome 1) 13 3.77
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 2 : Le secret de l'espadon (Tome 2) 10 3.55
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 3 : Le secret de l'espadon (Tome 3) 9 3.83
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 4 : Le mystère de la grande pyramide (Tome 1) 12 4.13
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 5 : Le mystère de la grande pyramide (Tome 2) 10 3.80
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 6 : La Marque Jaune 15 4.23
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 7 : L'énigme de l'Atlantide 9 3.44
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 8 : S.O.S. Météores 6 4.25
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 9 : Le Piège Diabolique 6 2.75
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 10 : L'Affaire du Collier 6 3.67
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 11 : Les 3 Formules du Professeur Satõ (Tome 1) 7 3.21
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 12 : Les 3 Formules du Professeur Satõ (Tome 2) 6 2.83
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 13 : L'Affaire Francis Blake 11 4.23
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 14 : La Machination Voronov 11 4.23
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 15 : L'étrange rendez-vous 12 3.38
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 16 : Les sarcophages du Sixième Continent (Tome 1) 11 3.36
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 17 : Les sarcophages du Sixième Continent (Tome 2) 8 3.19
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 18 : Le sanctuaire du Gondwana 12 3.00
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 19 : La malédiction des trente deniers (Tome 1) 11 3.09
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 20 : La malédiction des trente deniers (tome 2) 8 3.56
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 21 : Le serment des cinq lords 7 3.36
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 22 : L'onde Septimus 7 2.71
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 23 : Le bâton de Plutarque 3 3.83
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 24 : Le testament de William S 3 3.83
Blake et Mortimer (Les aventures de), tome 25 : La vallée des Immortels - Tome 1 - Menace sur Hong Kong 4 3.88