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Tome 3 : Ame rouge
 

Blacksad, tome 3 : Ame rouge

 
 

Résumé

Blacksad, tome 3 : Ame rougeAfin d'acceder au résumé de Blacksad, tome 3 : Ame rouge, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Un nouveau tome, une nouvelle histoire, un nouveau chef d'oeuvre.

Canalès ne tombe pas dans la facilité, et ne se répète pas : explorant les oeuvres cinématographiques cultes du genre, il donne à ses personnages toujours plus de personnalité, de psychologie.
Blacksad lui-même gagne en classe, en humanité, et perd une froideur qui le caractérisait particulièrement lors du premier tome. L'amour donne des ailes, et peut aussi changer radicalement ceux qui tombent dans le piège de Cupidon.

L'histoire, très originale, se déroule sur fond de pré-Guerre Froide. La chasse aux sorcières n'a pas encore eu lieu, et Einstein, symbolisé ici par un Otto Lieber très convaincant, travail d'arrache-pied sur l'énergie atomique, sans toutefois savoir toujours choisir les bons alliés.

Véritable voyage dans la première moitié du XXème siècle, "Âme rouge" est dense, bien construit, et passionnant. Si le fond de l'histoire lui-même est de qualité, c'est surtout les relations humaines développées dans cette histoire qui, primordiales, donnent toute la saveur de cet album. Erreurs, sentiments profonds, comportements réalistes, bien des interactions de la nature humaine sont présentées sans jamais tomber dans la caricature.

Guarnido éclate sa palette chromatique, en quittant l'espace de quelque planche ses très belles teintes ocres pour partir dans des voies plus visuelles, plus adaptés à cette ville incroyable qu'est Las Vegas. Toutefois, cette ambiance noire si spécifique aux meilleurs polars est présente en permanence, donnant un ton très personnel à l'album.
Dynamisme percutant lors des scènes d'actions, univers déroutant dans les séquences d'introspections, tout est là pour un plaisir maximum de lecture.

Un troisième album incroyable.. d'une série qui marquera une époque, et que l'on peut déjà considérer comme culte.


Chronique rédigée par Piehr le 19/11/2005
 
 
Statistiques posteur :
  • 1099 (67,76 %)
  • 130 (8,01 %)
  • 393 (24,23 %)
  • Total : 1622 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
Acheter d'occasion : 9,91
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Note moyenne de l'album : 4.35
Dépôt légal : Novembre 2005

Avis des lecteurs

30 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blacksad, tome 3 : Ame rouge, lui attribuant une note moyenne de 4,35/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

11 11 2018
   

Un dessin toujours aussi plaisant et un scénario plutôt riche avec la couverture du maccarthysme et de la menace nucléaire.

L'intrigue est plus simple que dans le précédent album mais le nombre de personnages est plus important, tout en étant bien introduits.

C'est au final un très bon album.

9 4 2014
   

Guarnido nous offre encore des dessins à couper le souffle, d'une précision chirurgicale et d'une finesse sans pareil... la couverture est juste énorme... pour Guarnido, c'est un 6/5...

Alors maintenant c'est le tour du scénario... même si l'ambiance est là et la période pré-guerre froide est bien représentée... dans le fond, le scénario se perd un peu je trouve entre la romance, le fond de guerre froide et la nazisme... on a du mal à s'y retrouver et à force d'aller dans toutes les directions, l'histoire perd sa puissance...Attention je ne dis pas que c'est mauvais non plus, mais après ces deux premiers tomes cultes, moi je m'attendais à mieux... J'ai le quatrième tome en mains et j'ai hâte de mettre un 5/5 comme à la bonne époque ...

6 1 2012
   

Canales possède le goût des coups de théâtre et un penchant pour les intrigues digne d'un certain Ellroy. Ici, les débuts coulisses de la Peur rouge sont dépeintes entre une savante alchimie de folie et de réalisme. Là encore, le trait de Guarnido est particulièrement remarquable, qui colle à l'ambiance de l'époque.

Blacksad fait partie des séries qu'on ne peut ni lâcher en cours de route, ni enterrer une fois la dernière page lue!

22 7 2011
   

Cette série est décidemment une merveille esthétique. Le dessin est un sans faute, les animaux humanisés toujours très bien choisis.
On est toujours ancré dans les années 50. Encore plus clairement ici puisqu'on parle de manière à peine déguisée de la chasse aux sorcières du Mac Carthysme.
Comme souvent dans les récits de "privés", l'histoire nous est présentée par petites tranches, reliées entre elles par la "voix off" du héros, ses interrogations et ses déductions et on ne comprend pas toujours tout au moment ou on le lit.
Ca manque un peu d'action directe quand même. Mais l'histoire est bonne et le dessin excellent, ce qui fait un album indispensable.
En plus Weekly, le nouvel acolyte de Blacksad, fait un petit retour sur la fin et même s'il n'agit pas beaucoup sur l'enquête on peut espérer le retrouver dans le prochain tome.
Il y a un petit détail que j'ai bien aimé : Les pages de garde de début (jet de cendres en rapport avec le tome 2) et de fin (Arrivée du tableau en Australie) font une sorte de prologue/épilogue en une image : sympa.

3 8 2010
   

Un avis de plus pour souligner la qualité de ce troisième album!!

On a pu ici et là reprocher aux deux albums précédents la simplicité de leurs scénarios, (avis que je ne partage pas!!)l'intrigue est cette fois plus complexe et rythmée par des événements et des personnages subtilement amenés.

Les dessins sont sublimes une fois de plus, à noter un usage plus prononcé de couleurs qui égayent et ponctuent l'aspect général, mais atténuent quelque peu la sobriété propre aux deux précédents. L'esthétique n'en demeure pas moins l'une des plus somptueuse qu'il m'ait été donné de voir en BD...

Bref, un ouvrage qui tient ses promesses, et perpétue la qualité d'une série déjà culte....Vivement la suite!

28 6 2010
   

J'avais apprécié les deux tomes précedents, avec une préférence pour le premier que je trouvais magnifiquement sobre. En plus je suis pas d'avis qu'un scénario doive forcément être compliqué, pour être riche. Au contraire, c'est encore plus fort quand les auteurs parviennent à raconter quelque chose sans faire de l'histoire même le personnage principal.
Dans Blacksad c'est le cas. L'histoire importe mais elle ne reste qu'un prétexte pour développer les relations, faire vivre les tempéraments, dépeindre les personnages.
Blacksad est à mon goût bien plus proche du roman graphique introspectif que de la bd action aventure.

Je trouve que le second tome avait quelques exagérations surtout vers la fin, mais m'avait quand même convaincu, et l'arrivée de Weekly comme acolyte occasionnel de Blacksad était un classique super bien amené, et drôle sans pour autant fragiliser la noirceur qui reste un des fils rouge de la série.

Dans ce tome 3 j'ai retrouvé les atouts des précedents, La peinture humaine, l'habileté toujours aussi magistrale à associer les caractères animaux aux personnalités, la richesse du contexte, l'intrigue relativement sobre mais ramifiée, les états d'âmes de blacksad, et toujours cet aspect narratif qui lorgne vers le récit intimiste plutôt que le grand suspens et les rebondissements à tout va.
J'ai pas été choqué par la mise en place du contexte, et les personnages ne m'ont pas semblés aussi extravaguants que certains du précedent tome, qui je trouve avait (le tome) des p'tites tendances à l'excès et la caricature.

Enfin, ici la relative inaction de John Blacksad, qui ne maitrise pas grand chose et se laisse porter, à un certain charme, autant voire plus que dans les phases musclées d'"Artic-Nation".
C'est un John Blacksad encore différent, par sa situation et ses états d'âmes, et ça assure quand même, l'air de rien, une non répétitivité dans la structure et l'ambiance des différents volumes.

Je parie que le prochain tome sera surprenant, en tout cas. Je vois bien un truc... euh..."différent".

13 5 2010
   

Voici arriver la chronique la plus difficile que j’ai pu écrire depuis... depuis que j'en écris ! Et je suis bien content que les derniers posteurs soient un peu moins enthousiasmes envers cet album que les autres, la majorité sinon je me sentirais bien seul ! Car tout n'est pas excellent dans cet album, loin de là !
Passons vite sur le dessin, j'en ai déjà parlé d'en mes précédents avis sur "Blacksad" et comme beaucoup de personnes le savent, c'est l'atout principale de cette BD : il est très beau. Je me rends compte cependant que, en comparaison avec d’autres très bons dessinateurs que j'adore (Boiscommun par exemple), je trouve le dessin de Guarnido un peu lassant. Après la bonne impression et la bonne surprise du premier tome, je suis un peu lassé par cette démonstration de virtuosité. Cependant ce n'est pas ce point qui m'a le plus embête à la lecture.

Peut-être que je n'était pas dans de bonnes conditions pour lire cette BD (à vrai dire j'étais fatigué) mais je cherchais à me détendre. Et mes premières expériences avec "Blacksad" m'avait prouvé que c’était essentiellement une BD de divertissement (un peu comme un "Largo Winch"), sans prise de tête (attention cette dernière phrase est loin d'être péjorative). Et je suis ressorti de cette lecture sans rien. C'est comme si je n'avais rien lu. Aucune émotion ne m'a traversé pendant c’est 45 minutes. Je ne peux pas non plus dire qu'elle m'a laissé indifférent, car après, en y réfléchissant, j'ai eu plusieurs impressions assez indescriptibles, c'était la première fois que ça m'arrivait. Honnêtement je pense que j'en attendais trop de cette BD.
Alors, le tome 4 va sortir dans pas longtemps, je le lirais si j'en ai l'occasion, même si je dois bien avouer que j'aurais un étrange souvenir de cette série.
Ma note final se rapproche plus de 3.5/5…

4 4 2010
   

Ce troisième tome, et dernier tome à ce jour, m’a fortement déçu et pour tout dire, j’ai décroché. L’atmosphère maccarthiste qui est présentée est à la fois trop superficielle et trop gratuitement pesante. Elle donne une ambiance dans laquelle on aimerait entrer pleinement mais qui semble au final ne servir que de décor à un scénario qui mélange plusieurs enjeux d’envergure (la chasse aux criminels de guerre nazis, la bombe H), des intervenants ridicules et/ou sans charme (Gottfield, Gallo et même Alma), des histoires de cœur banales et inintéressantes... Je trouve qu’à trop vouloir rajouter de strates dans l’intrigue, les auteurs s’y sont perdus ou, si tel n’est pas le cas, ont amené le lecteur à s’y égarer. J’aurais préféré un positionnement plus marqué : soit une histoire plus romancée, plus inventive ou alors quelque chose de plus fidèle à la réalité historique mais pas ce scénario chancelant dans un no man’s land.
Heureusement, la qualité graphique est toujours au rendez-vous et c’est un régal que de s’attarder sur ces cases d’une finesse et d’une élégance absolue. Dans la perspective de la sortie du quatrième album, je ne peux qu’espérer que les auteurs se posent un peu, et engagent notre chat dans un combat à sa mesure où la psychologie des bélligérants serait plus travaillée et raffinée; et prendrait le pas sur un contexte politico-historique qui m’est plus que secondaire.

7 12 2009
   

Voilà donc ce fameux troisième tome, et pour moi, c'est une petite déception. Les standards de qualité de cette série sont pourtant réunis dans cet album : un graphisme ahurissant et précis, une véritable atmosphère sombre, lourde, et un scénario qui s'annonce complexe, mais qui est positionné au millimètre dans une période historique bien trouble. Qu'il est bon d'apprécier cette maîtrise !

Mais d'un autre côté, j'ai été déçu de ne pas retrouver le Blacksad tel qu'il était décrit dans les deux précédents opus : il est plus lourdaud, son exercice de drague tourne au ridicule, ses expressions affolées le rendent moins implacables... En bref, j'ai trouvé qu'il avait moins de classe, et qu'il perdait de sa superbe et de son aura dans ce tome. C'est une première déception, donc. La deuxième vient certainement du scénario : si j'ai apprécié l'époque dans laquelle se tenait ce récit, il faut dire que je n'ai pas tout compris. Ou alors, j'ai peur d'avoir trop bien compris qu'il y avait en fait plusieurs histoires (celle de l'antagonisme entre Otto Lieber et un de ses concurrents/confrères qui a cherché à le faire assassiner, celle de cette chasse aux sorcières, celle de la construction de la bombe H, ainsi que l'indispensable histoire romantique). Le problème, c'est que parfois, ces histoires s'enchainent difficilement, maladroitement et il en ressort un grand sentiment de confusion, et donc d'insatisfaction. Il faut prendre du recul pour y distinguer une trame générale et le scénario d'ensemble reste confus.

Malgré ce côté un peu fouillis, on arrive quand même à s'en sortir et à se dépêtrer des tenants et aboutissants de cette histoire. Ainsi, ça reste un Blacksad, avec tout plein de qualités, mais le changement sur le caractère du personnage principal ainsi que la cohérence bien difficile de l'histoire de fonds (des histoires de fonds?) rendent la lecture inutilement compliquée.

2 8 2009
   

Blacksad est pas loin d'être graphiquement irréprochable, pour peu qu'on aime le genre, c'est fluide, expressif. Mais..Pardon hein..le scenar est ultra léger, un peu plus de consistance serait bienvenue, et il est limite prévisible par moments. Du coup, ça se lit trop vite et on n'a pas assez le temps d'apprécier toute l'étendue graphique de la série.

10 2 2009
   

Un vingtième avis. Et pour dire à peu près la même chose. Juste histoire de rajouter des compliments à ce qui est sans doute la série la plus en vue des années 2000.

Les trois albums sont tous d'une grande beauté. "Ame rouge" reprend les recettes de ses prédécesseurs : Guarnido reste au sommet de la bande dessinée animalière - et de la BD tout court, d'ailleurs. On peut passer beaucoup de temps à détailler les cases, à s'imprégner de l'ambiance et des couleurs, à apprécier les expressions des personnages et à contempler les décors. C'est très, très beau. Ce troisième album n'a fait que grossir les rangs des admirateurs de Guarnido.

Certains avaient reproché au premier album d'avoir un scénario un peu trop classique. Ces critiques s'étaient tues dès le deuxième tome qui abordait le thème du racisme avec classe et discernement. Confirmation avec "Ame rouge" : Blacksad est bien la rencontre d'un illustrateur de génie et d'un scénariste doué.

Les dialogues sont à la fois savoureux et enlevés. Le contexte de l'Amérique post-Deuxième Guerre mondiale est excellement exploité, sur fond de chasse aux sorcières, de guerre froide et d'arme atomique. C'est du polar sacrément bien troussé, avec une ambiance dans laquelle on s'immerge tout de suite et que l'on quitte à regret.

C'est du tout bon. N'hésitez pas à le découvrir et à le faire découvrir : il serait dommage de passer à côté de ces deux auteurs qui ont d'ores et déjà marqué le neuvième art.

7 2 2007
   

Encore la perfection !

C'est somptueux à tous points de vue : graphisme, cadrages, personnages, dialogues ... tout est parfait !
A cela, s'ajoute un scénario de plus en plus dense et travaillé avec un contexte historique pas évident à appréhender. C'est un gros coup de poker des auteurs, mais que c'est réussi !
Comment fait-on pour avoir autant de talent ?

Bon, y'a rien à ajouter : c'est un tome exceptionnelle pour une série qui ne l'est pas moins !
A posséder impérativement !

15 1 2007
   

une fois de plus j'interviens sur cette série alors que tout est déjà dit... Mais il y a des choses qu'on ne se lasse pas de répéter : BRAVO

Troisième opus de cette série, et troisième réussite pleine et complète. Tenir ce rythme sur déjà 3 album est une performance, on ne peut que souhaiter que cela continue.

Le scénario de cette ouvrage se complexifie un peu, et je dois avouer que j'ai du avoir recours à une seconde lecture pour en apprécier les tenants et aboutissant. Mais une fois les subtilités assimilées, je n'ai qu'un mot : ENCORE BRAVO. Ca a gagné en ampleur tout en restant dans le même esprit, et notre héros devient de plus en plus humain et accessible au lecteur qui apprécie ce personnage complexe avec ses doutes, ses certitudes et ses travers...

Enfin, le graphisme : c'est époustouflant à tous les niveaux. Le sens artistique du dessinateur, chose forcément subjective, est à mon sens ici évident, voire éclatant ! Du choix des couleurs au découpage, en passant par les cadrages et les expressions des personnages, tellement humain avec leurs traits d'animaux... ENCORE ET TOUJOURS BRAVO.

Un seul mot pour conclure : BRAVISSIMO.

7 9 2006
   

Graphiquement, c’est toujours très bon. Les mimiques des personnages sont géniales. J’adore le lapin (lièvre ?) des deux premières planches. Surtout lorsque Blacksad l’empoigne par les oreilles. Gotfield (le dalmatien) a vraiment une bonne tête à claques. Alma est ravissante… Les scènes d’action sont plus rares mais elles sont efficaces et le cadrage est toujours aux petits oignons.

Le scénario sur fond de maccartisme et de guerre froide est certes un peu plus bavard et pensif que les précédents mais sans tomber dans "le casse couille" car les dialogues sonnent toujours juste et qu’ils sont parsemé d’humour. J’ai bien aimé la répétition du "Sale con", simple efficace mais tellement vrai.

Je pense sincèrement que cette série évolue dans le bon sens. Le graphisme est génial depuis le début de la série et le scénar se bonnifie de tome en tome.

20 6 2006
   

Bien après l’événement de sa sortie, le troisième opus de la série Blacksad débarque enfin dans la bibliothèque de ma commune. Ah, je l’aurais attendu celui-ci ! Mais voilà que cette attente ce termine, et c’est fébrilement que je tourne la première page de ce nouveau tome d’une série que je considère déjà comme culte et incontournable…

Et bien je crois qu’il est inutile que je vous fasse languir, ou que j’en rajoute. Ceux qui ont déjà lu les premiers tomes s’attendent déjà à la qualité de ce troisième. Ceux qui ont ne serait-ce que feuilleter cet album également. Alors n’épiloguons pas, la note va parler pour moi, c’est un autre chef d’œuvre !

Avec un dessin de Guarnido toujours aussi magnifique et envoûtant. D’une richesse incroyable et empreint d’une ambiance noire extraordinaire, le dessin nous plonge directement dans ce monde sans autre pareil, qui est celui dans lequel Blacksad évolue. Ajoutez à cela le scénario signé Canales qui est également encore une fois une trouvaille du polar. Et les deux (dessin et scénar) se marient à la perfection, l’un ne pouvant exister sans l’autre.

Avec Blacksad, le polar du neuvième art approche la perfection, et a encore de beaux jours devant lui…

31 5 2006
   

En deux tomes à peine, Blacksad s’est forgé un nom et une solide réputation dans le monde de la bd.

Qu’en est-il de ce tome 3 ?

Je passerai rapidement sur le graphisme et la mise en scène : c’est somptueux, point à la ligne.

Côté scénario, c’est bien plus poussé que le tome initial, confirmant ainsi la volonté des auteurs à ne pas se reposer totalement sur le superbe dessin. Le duo espagnol fait preuve d’intelligence dans le choix des personnages et leur portrait. La personnalité de Blacksad s’affine et le détective semble plus ballotté que précédemment par les événements.

Je trouve malgré tout que le scénariste s'est montré un peu trop ambitieux. En cause, la pluralité des thèmes conjuguée à un contexte historique délicat à cerner pour le lecteur lambda. Certaines scènes sont traitées précipitamment et le résultat final m’apparaît un peu trop dense.

Cela dit, l’ensemble reste de grande qualité.

20 5 2006
   

Un « Blacksad », c’est toujours un événement, bien plus que quantité d’autres publications.
Noir, blanc, rouge la couleur des tomes.
Rouge, couleur communiste, un soupçon de politique sur un lit d’amour, accompagnés d’un coulis de retrouvailles, c’est ficelé.
L’intrigue possède ce qu’il faut de personnel, de personnalités, de dégoûts, pour remplir avec délice un épisode des enquêtes de ce brave John (et un peu aussi de ses amours difficiles).
J’aime toujours autant (difficile de ne pas être séduit) les faciès animaliers des protagonistes du livre.
Mais, je trouve que cet opus recèle moins de dessins d’exception (quoique, quelques têtes d'animaux possèdent une expression étonnante, impressionnante), de cases devant lesquelles j’ai pu rester figé les 2 premiers tomes. Si les décors sont souvent encore somptueux, je trouve que ça apporte peut être un peu moins d’originalité.

Mais, j’en suis à ma troisième lecture du livre et ce dernier supporte correctement la réétude, ce qui est un bon point.
Et, pour continuer avec les qualités, je classe cet ouvrage dans les meilleurs que j’ai lus cette année écoulée. Mais il est vrai que devant l’excellence, il faut aussi savoir se montrer critique pour ne pas bouder son plaisir.
Ouvrir un livre de cette série, c’est se préparer pour un temps magique, un espace de déconnexion, un regard aux images tout spécial.
J’espère simplement que les auteurs de cette série culte parviendront encore à se renouveler, à nous dérouter, nous emmener loin au pays des surprises (j’en ai tellement envie !), et que ce que leur créativité continuera à allumer des feux de plaisir, des pans de découvertes.
Rompre avec la couleur pour le tome 4 ?

19 4 2006
   

Quel album!

Dessins impeccables et originaux, ambiance rendue a merveille, humour noir bien dosé, autant d'ingrédients qui montrent le potentiel énorme de cette toute jeune série.

Vivement le prochain album!!

Le scénario est lui aussi génial le seul bémol étant sa complexité parfois déconcertante.

24 3 2006
   

Après Hollywood et la cité des anges, après l'Amérique du racisme, voici l'Amérique de la guerre froide...
Dans cet opus, Blacksad, chat noir à menton blanc, détective privé de son état, fraie avec les communistes de salon persécutés par le maccarthysme. Et si cette chasse aux sorcières n'était pas dénuée de fondement ?...
Ce polar animalier met presque tout le monde d'accord. Le duo Canales et Guardino impose sa sulfureuse combinaison de clichés cinéphiliques, d'histoire politique et de culture zoologique.
Un récit qui conjugue les extrêmes : dans cet univers de fausses peluches, les chattes sont sensuelles et les hyènes, reines...
Un dessin de qualité, une écriture pure... que faut-il encore pour vous faire plaisir ?...

4 1 2006
   

Le retour tant attendu du privé à tête de chat. Cette fois-ci, c’est dans les suites troubles de la Seconde Guerre mondiale qu’il entraîne le lecteur, pour son plus grand plaisir !

Etats-Unis, immédiat après-guerre. L’ennemi commun éliminé, Américains et Soviétiques se regardent en chiens de faïence. Puis c’est l’heure du maccarthysme. Celui qui adhère aux idées "rouges" est un traître potentiel à sa patrie, et doit être jugé. L’un des inventeurs de la bombe H, découvrant l’ampleur destructrice de son œuvre, décide de retourner sa veste, lui qui a un passé trouble auprès du pouvoir nazi...
C’est dans cette ambiance complexe que se débat John Blacksad, l’ex-privé reconverti en garde du corps à Las Vegas. Blacksad, rusé comme un chat, doit lutter contre un alligator à la fois furtif et sans pitié...
Les références historiques de l’album sont aussi nombreuses que soignées, et le lecteur doit rester attentif pour comprendre les différents niveaux de lecture introduits par Juan Diaz Canales. Pour ceux qui seraient noyés, il reste tout de même la patte graphique de Guarnido, absolument magnifique, d’un réalisme hallucinant, notamment au niveau de l’expression des personnages, arborant tous des têtes d’animaux, mais tellement humains... Le personnage de Blacksad, quant à lui, voit son caractère s’affiner d’album en album, conférant à la série un statut de classique instantané plutôt rare.

2 1 2006
   

Enfin, je le tiens entre mes mains: le troisième tome de blacksad. Je ne dirai pas le meilleur: j'ai mieux apprecié le tome 2 mais celui ci est comme même magnifique, tant au niveau graphique qu'au niveau du scenario.
Les dessins, tout d'abord, toujours égaux à eux même : je n'ai rarement vu de bd aussi bien dessinées. Le scénario, un peu compliqué au niveau des noms des personnages la première fois qu'on le lit mais autrement, génial la aussi. L'époque de "la chasse aux sorcières" est très bien abordé ici.

Enfin une très bonne bd qui peut allier à la fois de (très) bons dessins avec un bon scénario.
A acheter absolument!

28 12 2005
   

Magnifique. Que dire de plus ? C'est grâce à ce genre d'album que l'on comprend que la BD est un art majeur. Car dans Blacksad, qu'y a-t-il de très original ? Une sombre histoire de corruption, un scientifique qui a mal choisi son camp, une romance naissante... Finalement, rien de bien nouveau. Mais une relation père-fille dans le monde de la boxe, ça n'est pas franchement l'idée du sciècle, pourtant ça a donné un des grand chef d'oeuvre du septième art récemment. Ce n'est pas cela qui détermine le fait que nous sommes en présence d'un tel chef d'oeuvre : ce qui permet de le dire, c'est le traitement de cet univers.

Ici, nous sommes dans un monde crédible, je dirais même réel. C'est ancré dans l'Histoire que Canales orchestre son scénario. Une Amérique post-world war II, avec un maccartysme naissant. Et Blacksad dans tout ça, mélé malgrès lui à une affaire qui le dépasse. On retrouve alors un élément du premier tome : le fait que Blacksad n'a que très peu de prise sur le déroulement de l'histoire. Il réagit plus qu'il n'agit. Les personnages-animaux n'en sont que plus déterminant pour l'action : comment douter un instant que ce monde soit un monde d'animaux ?

Concernant les illustrations, je ne voit même plus l'interet d'en parler tant la planche que l'on peut voir sur ce site parle pour nous : fabuleux. Un travail de cadrage impressionnant, une qualité du trait superbe... C'est bien simple, les dessins à eux-seuls méritent une lecture.

Bref, ce troisième tome ne fait que confirmer ce que l'on pressentait dans le premier, et qui s'affirmait dans le second : Blacksad est une grande série.

4 12 2005
   

Ce nouvel opus de Blacksad est une nouvelle fois un événement !

Les deux premiers tomes sont incontournables, ce tome 3 apparaît comme la BD de cette fin d’année 2005.
Tout y est plus mûr, plus abouti, plus beau et plus intense.

Graphiquement, c’est encore une claque monumentale que l’on se prend. De la couverture à la dernière case, le spectacle est au rendez-vous. Je suis envoûté par cette maîtrise du cadrage, du découpage, de la mise en couleur. Chaque lieu visité par Blacksad a sa propre identité, sa palette chromatique et son ambiance. On oscille entre le sombre d’une salle de poker à la blancheur immaculée d’une exposition d’art contemporain et ceci en juste 8 pages ! Le reste est à la hauteur du génie de Guarnido, je le pensais à son apogée avec le tome 2, mais apparemment, il a encore des ressources et peux toujours nous émerveiller ! MERCI.

De plus, le scénario est lui aussi très très bon. Assez adulte dans les thèmes abordés mais voilà encore un obstacle qui n’arrête pas les auteurs : l’ancrage historique de leur histoire. Là où certains virent au chauvinisme, l’intrigue de Canales est internationale et politique. Un terrain souvent hasardeux à évoquer mais qui ici prend toute sa mesure et sa splendeur.
Il convient aussi de s’intéresser à ce Blacksad, charmeur et efficace, il n’en est pas pour autant hors de portée des problèmes, financiers comme amoureux… Un personnage atypique et attachant.

Voilà donc un album qui m’a ravi ! Il était attendu et se révèle à la hauteur voire plus !
Une valeur sûre !!!

Doña Hermine :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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4 12 2005
   

Le dessin est toujours aussi extraordinaire, certaines expressions de Blacksad sont d'une finesse, d'une beauté ahurissante. Par contre, je goûte assez peu les couleurs de la couverture.

Le scénario est assez bon, mais il y a quand même 2 ou 3 ellipses un peu génantes, et qui nuisent à la crédibilité de l'histoire. Mais dans l'ensemble, c'est néanmoins un vrai plaisir de lecture, le personnage de Blacksad s'humanise (si l'on peut dire) et les seconds rôles qui reviennent d'un tome à l'autre, contribuent à rendre la série attachante.

25 11 2005
   

Un nouveau polar noir avec John Blacksad, sur fond (périlleux) de nazisme et anti-communisme. Un polar classique à l’intrigue bien ficelée sur un rythme qui sait alterner avec brio les moments d’action et de respiration. Le fond, partagé entre le maccarthysme et la menace d’une guerre nucléaire, rend le scénario plus dense que lors des deux premiers tomes, mais d’un autre côté, la complexité pourrait en rebuter certains.

Le dessin, le découpage et le choix des animaux afin d’accentuer le caractère des personnages restent excellents. Guarnido avoue avoir eu du mal à choisir l’animal qui représente Hitler, mais "Maus: Un survivant raconte" oblige, c’est donc devenu un chat. Pour le reste on découvre un hibou en la personne de Otto Liebber, un coq pour le sénateur Gallo et un caïman pour le tueur. Dans un rôle secondaire et en sorte de guest star on prend plaisir à retrouver le journaliste furet Weekly et le commissaire berger allemand Smirnoff.

Les expressions et les mimiques des animaux sont utilisées à la perfection et les scènes d’action et de mouvements sont magistralement dessinées (le passé de Guardino chez Disney oblige). Quant à la voix off, qui dès le départ nous plonge dans ce polar noir, elle est utilisée avec grande maîtrise et humour.

On peut peut-être regretter qu’après avoir entremêlé avec dextérité une histoire d’espionnage, de détectives et d’amour sur fond de guerre froide et en développant habilement et en profondeur les relations humaines entre les personnages, l’intrigue se conclue plutôt brusquement sur deux pages.

Vivement le prochain !

23 11 2005
   

Et encore une nouvelle aventure de blacksad, tant attendue, pour notre plus grand plaisir.

Après une promesse tenue, Blacksad se retrouve garde du corps d'un riche joueur de poker, quelque peu chanceux, pour gagner un peu d'argents… Ce petit boulot assomant le conduit dans les casinos, les galeries d'art où il trouve un dépliant sur conférence sur l'énergie atomique donnée par un très vieil ami, un ancien professeur de John S. Blacksad, Otto Lieber. Il part à sa rencontre et lie connaissance avec ses amis, des intellectuels de gauche, peintres, romanciers, poétes…Or voilà, nous sommes dans les 50's, en Amérique, et c'est la chasse aux sorcières, la chasse au communisme !

Ce nouvel opus entraîne Blacksad dans un scénario très politique, une embrouille où l'histoire - noire - refait surface…
Bien évidemment, étant fan, je vous dirais que c'est album culte, inévitable…bien sur ! Tout est dirigé avec adresse. Le scénario est subliment maitrisé et agréable. On regrettera juste un découpage des évenements un peu trop brut. Autant, parfois, le changement de scène se fait tout seul et est compréhensible. Autant il y a des moments, la compréhension est plus dure car trop de temps se sont défilés entre les deux saynètes. Mais bon, ça ne nuit en aucun à la qualité de l'album.
Canales utilise comme toile de fond plusieurs domaines, plusieurs références très difficiles à traiter sans jugements et préjugés, tels que le nazisme, le communisme et la chasse aux sorcières ! Et je trouve qu'il l'utilise bien, très bien…Il jongle avec les évenements historiques et intellectuels et tout ce qu'on peut trouver comme erreurs et gloires.

Et puis tout cela ne serait pas somptueux sans la griffe de Guarnido. Le maître du dessin animalier, l'épatant dessinateur soucieux des chomies, du moindre détail, l'illustrateur au trait très expressif et richissime. Voilà j'ai tout dit ! Le graphisme est merveilleux, tout simplement. Bon il est vrai que je n'ai pas retrouvé le charisme du personnage de blacksad dans le 1r tome. Je trouve qu'au fil des albums, le personnage a moins de classe. Où plutôt devrai-je dire moins d'expressions classes, allurées. En un mot, il n'a pas la même tête - qui me plaisait tant dans le premier - mais ce n'est pas pour autant que je le trouve laid, bien au contraire, il reste très beau, très expressif !
J'ai beaucoup apprécié certains passages et notamment ceux avec Otto. D'ailleur j'ai aimé ce personnage. On le voit évoluer au fil de l'abum. Au début, on le trouve sympathique, rassurant, condescendant et peut-être même mère poule. Puis on le trouve inquiétant, puisqu'il s'agit du créateur de la bombe H. Ensuite il fait plutôt peur car imprévisible limite névrosé. et enfin quelqu'un d'engagé, humain quoi !

Bref, une nouvelle aventure qui répond fortement, et bien au delà, à mes attentes.
Un chef d'œuvre de plus dans cette série merveilleuse !

22 11 2005
   

Testé et approuvé !

Je l'ai lu deux fois d'affilée pour bien m'imprégner du scénario. La première fois il m'a semblé un tantinet complexe pour redonner à chaque personnage sa place et son rôle dans l'intrigue et c'est à la deuxième lecture que j'ai vraiment mesuré la qualité du scénario. Canales nous mène en bateau au beau milieu d'une affaire internationale de la plus haute importance et surfe sur les évènements qui ont marqué le milieu du XXème siècle.
La connaissance du contexte historique prime pour comprendre et apprécier l'intrigue, et c'est pour cela que je n'ai pas mis la note maximale: tous les lecteurs ne peuvent pas apprécier l'intrigue à sa juste valeur.
Déja dans "Artic Nation", Canales utilisait des références historiques et culturelles (Klu Klux Klan) qui sont tellement savoureuses à mes yeux mais la méconnaissance de ces références n'engendrait pas de gène à la compréhension et au plaisir de lecture je pense.

Mais il y a tellement d'autres qualité dans ce tome de Blacksad !

Le personnage d'Otto Liebber est le plus intéressant selon moi : il est au coeur des différents noeuds du récit et son parcours le rend à la fois horrible et touchant. Les autres personnages ne sont pas en reste et donnent du volume à un scénario déja consistant.

Que dire de plus sur le dessin de Guarnido ? On se régale de bout en bout avec son style cartoonesque qui est criant de vérité et de maîtrise. BRAVO

En bref, un tome dans la lignée des précédents mais un scénario un poil trop basé sur des références culturelles ! Mais bon, c'est pour chipoter un peu...

20 11 2005
   

Un contexte historique mouvementé est la toile de fond de ce tome. Depuis le premier, le scenario est à chaque fois plus dense, plus riche. Les dessins sont plus colorés. Je m'émerveille toujours autant devant la justesse des expressions, le choix des animaux pour representer les protagonistes. L'histoire sous certains aspects est une nouvelle fois poignante, et la narration colle parfaitement.

Le seul bémol est la complexité de ce tome qui pourrait en rebuter certains. On se perd un peu dans tous les themes abordés. Et pourtant c'est parfaitement à l'image de la période dans laquelle s'inscrit ce tome.

Et maintenant il va falloir à nouveau attendre le prochain.

20 11 2005
   

Après deux ans d'attente, Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido nous livrent enfin le troisième album d'une série devenue incontournable. Dans « Âme Rouge », les milices racistes du précédent opus laissent leur place à l'inquisition MacCarthyste répondant à un nationalisme exacerbé au sein des Etats-Unis des années 1950.

Autant le dire tout de suite, la narration est de qualité ce qui n'était pas joué d'avance compte tenu des thèmes abordés. Le scénario de Canales nous fait entrer dès les premières pages au cœur d'un bon vieux polar comme je les aime avec son héros désabusé et un cortège de seconds rôles réjouissants. L'intrigue complexe mêle astucieusement histoire d'espionnage, erreurs du passé et atmosphère policière pour notre plus grand bonheur. Le rythme insufflé au récit alterne savamment actions débridées et moments de respiration avec une volonté inspirée de mettre en relief les avantages graphiques.

Car le dessin de Juanjo Guarnido est une nouvelle fois épatant. La galerie de personnages animaliers est remarquable tant leurs expressions ressemblent à celles de sujets humains. Comme à chaque fois, la race du protagoniste rappelle à merveille son tempérament présumé et ses travers. Si l'on ajoute à cela un découpage admirable et des couleurs bien senties, nous avons tous les ingrédients qui ont contribué à la réussite de cette série. Déjà récompensé par le prix du dessin au festival d'Angoulême 2004 (« Blacksad : Artic Nation »), Guarnido ne devrait pas être en reste avec ce nouvel opus.

« Blacksad » est une des productions qui aura le plus marqué le monde de la bande dessinée ces derniers temps !