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Black Summer : Intégrale

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Black Summer : IntégraleJe vais vous faire une confidence : jusqu'à présent j'ai toujours trouvé que les comics (et les mangas aussi) c'était nul. Dessins brouillons, scénario répétitifs et patriotisme exacerbé très peu pour moi. Alors quand on m'a offert l'intégrale de Black Summer j'ai pas sauté de joie en criant partout. Mais bon je suis quelqu'un de poli, j'ai dit merci, et quitte à avoir un comic autant le lire on sait jamais.

Il m'a fallu 5 pages pour me rendre compte de mon erreur. Les américains savent aussi faire de la très bonne BD. Le scénario est tout simplement bluffant : vive critique du gouvernement Bush, de la guerre en Irak, du système politique américain et j'en passe. Les choses ne sont même pas insinuées à demi-mots, elle sont dites crument, violemment même, de façon à ce que tout le monde comprenne. J'en suis resté estomaqué, enfin mon estomac n'allait pas si mal que ça puisque j'ai dévoré le reste de l'ouvrage avec un immense appétit. Et pas une seconde je n'ai été déçu. Les rebondissements sont riches, judicieux et surprenant. De A à Z l'histoire est captivante.

Le dessin... la perfection n'est pas de ce monde. C'est vraiment ce que je reproche au comic. Alors oui les dessins sont jolis, sublimes mêmes sur les plans fixes, les représentations de membres arrachés sont réalistes, mais dès que ça bouge un peu, je suis perdu. Qui est qui ? Dans tous les combats c'est la seule question qui vient. Encore plus quand les méchants sont costumés comme les gentils. Et ne pas savoir qui a le dessus, pour la compréhension, c'est pas idéal.

Pour réussir à me faire changer d'avis, il faut vraiment être convaincant. Black Summer a réussi, et plus jamais je ne pourrais dire « Les comics ? C'est nul ! ».


Chronique rédigée par salopeto le 03/01/2010
 
 
Statistiques posteur :
  • 103 (83,06 %)
  • 16 (12,90 %)
  • 5 (4,03 %)
  • Total : 124 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.92
Dépôt légal : Novembre 2009

Avis des lecteurs

6 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Black Summer : Intégrale, lui attribuant une note moyenne de 3,92/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

3 1 2013
   

"Vous avez aimé "Watchmen", vous aimerez "Black Summer"". En plaçant cette assertion en quatrième de couverture, les éditions Milady placent la barre très haut et cherchent à conquérir les innombrables fans du chef d'oeuvre d'Alan Moore. Lecture achevée, "Black Summer" ne se place pas aussi haut que son illustre aîné mais présente bien plusieurs points communs et fait preuve d'une belle ambition.

On n'énumérera pas l'ensemble de ces points communs, mais la dimension politique et le retour de héros aux immenses responsabilités liées à leurs terribles pouvoirs sont caractéristiques des deux oeuvres. Là où la mort du Comédien ouvrait les hostilités dans "Watchmen", c'est dans "Black Summer" le président des États-Unis qui s'est fait dessouder par un héros qui a décidé de faire le ménage et de ne plus faire de compromis. On pense aussi à "Superman - Red Son" qui explorait tout autant la dimension forcément politique de ces héros costumés pouvant défaire des armées entières.

Warren Ellis mène donc la charge avec un personnage jusqu’au-boutiste qui assassine le chef d’État au nom du bien-être du peuple américain. L'aspect fasciste est largement exploré par le scénario : la volonté d'un seul, tout-puissant, contre la société qu'il faudrait obliger à se réformer. Hitler et Staline ne sont pas loin ! Le début du troisième millénaire a beau faire une belle place à ses héros (jamais le cinéma ne leur a déroulé un tel tapis rouge), les comics se veulent de plus en plus réalistes et leurs personnages sont surtout explorés pour leurs failles depuis la fin des années 1990.

Les événements s'enchaînent de manière convaincante après la mort du président. Les relations au sein du groupe évoquent "The Authority", avec des frictions nombreuses et des personnages qui n'ont parfois que leur puissance en commun. Le scénario verse sans doute un peu trop dans la baston, ce qui est d'autant plus dommage que Juan Jose Ryp en fait des scènes trop précises pour être bien lisibles. C'est surchargé graphiquement, malgré un coup de pinceau élégant.

Bon album au final, pas aussi parfait qu'un "Watchmen" mais suffisamment réussi pour figurer dans la bibliothèque de l'amateur de comics. Et si vous n'avez pas lu de bande dessinée américaine depuis "Strange", cela vous donnera une bonne idée de ce que sont devenus les héros costumés dans l'Amérique actuelle !

6 5 2010
   

Malgré le fait que le dessin ne m'attirait vraiment pas du tout, je me suis laissé tenter par mon libraire adoré sur ce titre. Autant le dire tout de suite, j'ai quand même pris une bonne claque. C'est le genre de titre qui passe souvent inaperçu et c'est bien dommage. D'abord paru chez Avatar aux Etats-Unis puis chez Milady (Bragelonne) chez nous, autant dire qu'il n'a pas du faire grosse impression sur les rayonnages des librairies, à part pour les fans d'Ellis j'imagine.

Avec ce scénariste, en général j'y regarde pas à deux fois mais j'essaie quand même de voir de plus près car je n'accroche pas non plus à tous ses titres, notamment ses comics plus décalé qu'à l'accoutumée.

C'est encore de super héros dont il est question mais dans un genre totalement inhabituel. C'est toujours difficile je pense de faire une BD de super héros avec tout ce qui a été fait auparavant et surtout avec les icônes du genre chez les gros éditeurs. Mais Ellis s'amuse comme certains autres scénaristes américains à remettre les super pouvoirs au coeur de notre réalité.

Ici tout est très politique, la thématique se rapproche de "Watchmen" mais j'ai trouvé ça plus facile à lire. Et puis le scénariste prend l'intrigue par l'autre bout en faisant tout péter tout de suite. donc ça ne manque pas non plus d'action et de rebondissement. J'ai trouvé ça très intéressant d'autant qu'il arrive à ménager un peu de suspens quand même.

Le dessin m'a clairement repoussé au départ. A première vue la minutie des détails est assez dérangeante mais finalement à la lecture le dessin passe plutôt bien. Le contexte est très violent et le dessinateur rend ça comme il faut, il ne fait pas dans la dentelle.

Bref, une bonne surprise finalement et puis une histoire de super héros un peu originale en un seul tome, pour les fans du genre, c'est génial.

19 4 2010
   

Puisqu'on en est à se faire des confidences, je vous avoue que je suis fana de comics. Comme dit si bien Garth Ennis, les aventures des Super-Slips m'ont toujours éclaté.
Mais il est des œuvres qui sortent des sentiers battus, et Warren Ellis fait partie des scénaristes capables de vous concocter des histoires qui s'éloignent des poncifs du genre. Il l'a déjà prouvé, ne serait-ce qu'avec "The Authority", "Planetary", ou "Global Frequency".
Ce "Black Summer" se démarque également par sa remarquable originalité en la matière.

Il faut avouer que ça commence très fort en voyant Bush passé ad patres par le personnage de John Horus, doté de super pouvoirs et qui fait partie de ce qu'on appelle "les armes". On trouve donc dans cette intégrale une critique acerbe du pouvoir politique (et de son irresponsabilité). Cela ne fait pas toujours dans la dentelle, mais c'est aussi moins gras que dans "The Boys".
Sans dévoiler le reste du récit, à la conclusion fort réussie, le lecteur va se trouver plongé dans une saga aussi palpitante que violente. Le rythme est en effet haletant, avec de nombreux rebondissements. J'ai bien aimé les dialogues, qui participent aussi à la tension de l'histoire. Même si c'est une pure fiction, l'ensemble des épisodes est réellement cohérent, ce qui est aussi une marque de fabrique d'Ellis.
Enfin, le dessin, que j'ai grandement apprécié (ainsi que la colorisation). La mise en page est d'une efficacité redoutable et le graphisme, assez détaillé, dégage souvent un sentiment de puissance particulièrement bien adapté aux capacités hors norme de ces "armes"...

Pour conclure, un fort bon moment de divertissement ; un comics de très belle facture.

Krypton :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
Avatar de Reflet de l'avatar de
20 2 2010
   

Ce Black Summer bouscule d'entrée tous les poncifs du genre, et grâce à Warren Ellis et sa scénarisation jusqu'au-boutiste, offre un déroulement jubilatoire.

Ca commence avec l'un des "super héros" (dénommés "armes") qui dégomme à mains nues le président des USA, oui, celui-là même qui a foutu la m.... dans le monde, et va l'annoncer au monde en direct de la maison blanche, les bras encore dégoulinants d'hémoglobine. Choc. Derrière, s'ensuit une bataille rangée entre les 6 autres "armes", qui ne sont autres que des super guerriers aux caractéristiques physiques ultra puissantes, générées par la même CIA qui cherche à les supprimer désormais.

Violent, sans concession, hyper recherché techniquement et profondément original, cet ovni dans l'univers des super héros est de plus servi par le dessin de Ryp, dont on a l'impression immédiate qu'il est le disciple le plus fervent de Geoff Darrow : on retrouve les infimes détails par centaines dans chaque page et quasiment le même trait... étonnant !

Bref, à conseiller chaudement, car une fois de plus, Ellis va jusqu'au bout... ça défoule !

7 1 2010
   

Voilà un comics qui n’est pas signé Panini Comics ou Delcourt, mais Milady … le nouveau label des éditions Bragelonne. Un éditeur qui, par le biais de cette nouvelle collection, ne se cantonne donc plus dans la Fantasy, mais s’attaque ici au récit super-héroïque, et de bien belle manière en plus.

Il faut dire que dès la couverture, Warren Ellis frappe très fort en éliminant le Président des Etats-Unis et ses conseillers avec une scène particulièrement sanglante dans le bureau ovale. Déjà dans sa saga "The Authority", l’auteur anglais ne ménageait pas la politique américaine et son Président. Il continue ici sur sa lancée en livrant une critique acerbe envers la politique américaine et plus particulièrement envers la gestion calamiteuse du dossier irakien. Mais, en déchiquetant Georges W. Bush et son administration dès l’entame de cette nouvelle saga, Warren Ellis ("Desolation Jones", "NéoUniversel", "The Authority", "Planetary", "NextWave", "Fell") n’y va pas de main morte.

Si on y retrouve indéniablement le parfum de "The Authority", l’éditeur vend également cette saga comme le nouveau "Watchmen". C’est vrai que l’auteur met en scène un groupe d’anciens super-héros appelé “Les Sept Armes” et qu’il ne manque pas de mettre à mal le mythe du super-héros, mais le chef-d’œuvre d’Allan Moore demeure quand même un cran au-dessus de cette histoire. Car si le premier chapitre de "Black Summer" place la barre très haute, la suite repose un peu trop sur l’action pour pouvoir rejoindre "Watchmen" au Panthéon des comics. Mais, l’histoire est très rythmée, parfaitement maitrisée et pourvue de dialogues cinglants. De plus, le graphisme détaillé et dynamique de Juan José Ryp n’est pas non plus pour déplaire.

Une excellente découverte et à un prix démocratique en plus !