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3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Black Op, tome 4, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Cette histoire n'en finit plus de rebondir, pour notre plus grand plaisir. Après les trois premiers tomes qui montraient comment les USA avaient permis à la mafia russe de devenir de plus en plus puissante et pourquoi Floyd s'était engagé dans cette guerre froide, voilà que l'auteur remet en cause toutes les certitudes. L'hsitoire avait été lancée de façon efficace et il ne restait plus qu'à dérouler. Le scénariste réserve pourtant quelques belles surprises à son lecteur, dévoilant notamment comment Floyd s'est fait rouler dans la farine pendant aussi longtemps. Il met également en évidence les doutes grandissants de notre héros sur l'action qu'il a menée sur ces dernières années, et qui a eu pour conséquence l'émergence de nouveaux monstres. Dans le même temps, c'est toute la relation d'affaires entre la CIA et la mafia russe qui commence à devenir compliquée, avec des mouvements de fonds inexpliqués et surtout, une issue qui marquera peut-être la fin des relations entre Floyd et ses anciens amis. Après avoir mis en place une histoire efficace et avoir soigné tous les détails, Desberg remet tout en cause, trouvant encore du piquant, trouvant des rebondissements, tant sur la relation entre CIA et Mafia, que sur celle entre Floyd et Trent, et tout vacille.
Sur l'intrigue contemporaine, j'ai encore un peu de mal à voir qui fait quoi et relier tout cela au passer. Mais ce qui particulièrement intéressant, c'est l'avolution des relations entre Floyd, Trent, Jo-Ann, Big Bob, et Nechkov, Tretchouk etc... Seule la pseudo histoire sentimentale de Floryd avec Lovna ne semble pas apporter grand chose au récit.
Je regrette juste que les ouvrages de cette série ne soient pas dotés d'un trombinoscope évolutif qui permettrait de présenter la physionnomie des chacun des protagonistes au cours des différentes décennies. Il est en effet un peu difficile de reconnaître, dans l'époque contemporaine, les différents personnages.
Mais cette série est indubitablement à découvrir. Ce quatrième tome, qui pouvait se reposer sur une histoire bien installée dans les trois tomes précédents, se permet de tout remettre en cause et apporte un nouveau souffle à une histoire qui n'en avait pas vraiment besoin.
Avec ce quatrième tome Stephen Desberg poursuit son incursion dans le passé chargé de Floyd Whitman et des relations entretenues entre la CIA et la maffia russe pendant la guerre froide. Le scénariste aborde ici un point culminant de la saga car il arrive au moment où les relations entre les différents ténors de cette histoire (Floyd Whitman, Lovna, Lassenko et Nechkov) se gâtent, à l’image de cette dernière planche qui explique sans doute la motivation de Floyd à intervenir de nos jours.
Au fil des tomes cette remonté dans le temps permet de mieux saisir les enjeux des événements qui se déroulent de nos jours. Au-delà d’une fraude électorale, c’est une opération de nettoyage de ce passé datant de la guerre froide qui se met en route et que Floyd Whitman est probablement le seule à pouvoir stopper.
Un thriller d’espionnage parfaitement ficelé et qui demeure prenant au fil des tomes !
| Album | Avis | Moyenne |
|---|---|---|
| Black Op, tome 1 | 9 | 3.44 |
| Black Op, tome 2 | 5 | 3.60 |
| Black Op, tome 3 | 4 | 3.75 |
| Black Op, tome 4 | 3 | 4.00 |
| Black Op, tome 5 | 2 | 3.75 |
| Black Op, tome 6 | 3 | 3.50 |