
Une bonne série semble s’amorcer avec ce tome 1 de Blackop. Le début nous montrant l’histoire du héros, Floyd Whitman, et notamment sa motivation à entrer au sein de la CIA, n’est pourtant pas très original et captivant. Ce qui l’est d’avantage, c’est qu’il va devoir pénétrer la mafia russe suite à une rencontre. L’histoire banale va alors se transformer en aventure dans un premier temps avant de devenir une sombre et passionnante histoire d’espionnage dans un milieu qui me fascine. J’ai parfois eu l’impression de revoir le film Little Odessa…
Desberg parvient donc à nous accrocher avec un scénario peu innovant mais un mélange des genres efficace.
Le dessin de Labiano est sobre, pas des plus attirants mais bien dans le ton du récit. J’ai trouvé la colorisation assez fade, elle encore correcte mais assez quelconque. Alors, me direz-vous, comment la somme de tous ces éléments moyens et peu accrocheurs peut-elle donner une « bonne série » ? Je dirais une alchimie et une homogénéité parfaites entre toutes les composantes d’une bande-dessinée rendant l’ensemble cohérent et un scénario qui prend de l’ampleur sur la fin et donne envie d’en savoir plus. Je comprendrai tout à fait ceux qui abandonneront à la fin de cet ouvrage mais je vais personnellement aborder le tome suivant avec enthousiasme.

Hummm, bien difficile de donner un avis, même après réflexion. C’est assez bizarre car j’essaye de rester accroché à cette histoire, assez agréable dans son déroulement mais très confuse de par la multiplication des acteurs et des scènes qui se déroulent en parallèle. Je n’hésiterai pas à blâmer le dessinateur pour un manque de précision et d’homogénéité des visages d’une case à l’autre. J’avoue me perdre un petit peu entre les différents intervenants ce qui rend la progression de ma lecture assez décousue. Le scénario est plutôt intéressant et dynamique même si ça va parfois un peu loin (ref. la livraison d’un radar aux rebelles Afghans qui payent contre de l’héroïne, elle-même monnayable en Turquie mais contre des diamants…). Même si les espèces sonnantes et trébuchantes sont finalement obtenues, je veux bien comprendre que la déontologie ne soit pas le point fort de nos divers « négociants » mais quand même… Ca sent la complexité scénaristique gratuite.
L’ensemble me reste toujours mystérieusement attractif et je ne vais pas me priver de découvrir la suite qui s’annonce plutôt sanglante.