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C'est le tome le plus doux depuis longtemps ! (le seul ?).
Enfin, les héros, débarrassés de certains boulets, s'évadent un peu.
La maladie semble contenue, en sommeil.
Et les esprits sont plus posés, moins fougueux, les unions permettant de subsister.
Le dessin, en noir et blanc, demeure excellent, et sans grande évolution par rapport à ce qui a été fait auparavant.
La pause dans le récit, et aussi dans la souffrance, n'accorde pas pourtant une quiétude prolongée.
Certains des dessins sont tracassés au possible, et Burns nous propose quelques pages noires avec des enchevêtrements d'objets, qui font froid dans le dos.
Je me suis attendu, tout au long du tome, à des surprises désagréables qui ne sont pas venues (hormis les morts du début, qui, finalement, soulagent).
J'ai donc eu entre les mains ce tome étonnant, différent, où se construisent deux nouvelles routes: celle de Chris, tracassée et celle de Keith et Eliza, transcendée par l'amour et une bonne dose de calme, cette fois ci.
La suite ? Et bien non, c'est fini. Ouvertures, perspectives, point final.
Alors, là aussi, je suis resté avec mon sentiment, mes souvenirs de la série, et les interrogations qu'elle propose.
Sa richesse en fait une référence, un ouvrage qui résistera à la relecture, devant les possibilités offertes.
Oui, Blackhole, sans concession, est une BD qui marque, une révélation, une œuvre forte.
Qu'il ne faut ni négliger, ni dénigrer, ni surtout manquer.
Quelque soit le mal que ça vous fasse, plongez y.
2 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Black Hole, tome 6 : Bleu profond, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Et voici, enfin, après 5 tomes nous plongeant peu à peu dans le mal-être oppressant des personnages de Burns, la fin de cette terrible saga...
Une fin qu'on perçoit plutôt calme et apaisée. Mais ce n'est qu'une première impression, puisque même si on attend (ou on s'attend) à voir survenir n'importe quel évènement horrible, encore plus horrible que ce qu'on a vécut jusque là pendant 5 tomes, et finalement, même si rien n'arrive, en sent bien les personnages pas tirés d'affaires pour autant, car ils ne sont débarrassés ni de leur mal-être ni de la "crève", 2 maux rongeant une majorité des personnages de la BD. Et ça Burns nous l'insinue grâce à des dessins, comme depuis le début, magnifique, mais aussi torturé, malsain et digne d'un auteur névrosé (est-ce que C. Burns l'est ?)...
Bref, cette fin peut-être perçue comme libre, et peut nous frustrer ou nous laisser sur notre fin... Mais ça nous permet de mieux réfléchir à et sur l’œuvre qu'on vient de lire. Œuvre, dont assurément, je vais me rappeler...
| Album | Avis | Moyenne |
|---|---|---|
| Black Hole : Intégrale | 8 | 4.13 |
| Black Hole, tome 1 : Sciences naturelles | 3 | 3.67 |
| Black Hole, tome 2 : Métamorphoses | 3 | 3.67 |
| Black Hole, tome 3 : Visions | 3 | 3.67 |
| Black Hole, tome 4 : Reine des lézards | 3 | 4.33 |
| Black Hole, tome 5 : Grandes vacances | 2 | 3.75 |
| Black Hole, tome 6 : Bleu profond | 2 | 4.00 |