46 562 Avis BD |20 195 Albums BD | 7 889 séries BD
Accueil
Tome 1 : La colline de sang
 

Black Crow, tome 1 : La colline de sang

 
 

Résumé

Black Crow, tome 1 : La colline de sangAfin d'acceder au résumé de Black Crow, tome 1 : La colline de sang, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Black Crow, tome 1 : La colline de sangLes récits maritimes ont tendance à prendre d’assaut les vitrines des librairies spécialisés ces derniers temps. Est-ce là un signe précurseur d’un neuvième art qui prend l’eau ou juste une vague passagère sur laquelle il est bon de surfer ? En montant à bord de cette nouvelle aventure en compagnie d’un homme de la mer confirmé tel que Jean-Yves Delitte, le bédéphile est en tout cas quasi certain d’arriver à bon port. Naviguant dans les mêmes eaux que "L’Hermione", mais de manière indépendante, "Black Crow" propose une nouvelle série de piraterie centrée autour du personnage amérindien qui orne la couverture de ce premier volet.

Situé pendant la Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique qui opposa les indépendantistes aux troupes de George III de 1775 à 1783, l’histoire ne manque pas de rappeler quelques faits authentiques, tels que «La Bataille de Bunker Hill», considérée comme l’une des plus sanglantes de ce conflit, ou «La Guerre de Sept Ans» qui vida les caisses de la Couronne britannique et est à l’origine des taxes qui provoquèrent le mécontentement des colons américains. Utilisé comme point de départ et comme toile de fond à ce récit qui privilégie la fiction et l’aventure, ce contexte historique intéressant n’est cependant pas pleinement exploité.

Si l’intrigue, servie sous forme de long flashback, réserve finalement peu de surprises, les origines du héros de cette saga ne manquent pas d’originalité. Au fil des pages, le lecteur en apprend plus sur le passé trouble de ce corsaire indien peinturluré dont le caractère autoritaire et humain à la fois ne manque pas de séduire et d’intriguer. Mêlant combats, trahisons, amour, tactique, espionnage et vengeance, l’auteur maritime livre un récit classique et parfaitement rythmé, qui a suffisamment d’arguments pour plaire. L’un des principaux est indéniablement la mise en images détaillée des navires et des décors de ce spectacle naval. Alternant fonds noirs et blancs afin d’accentuer les scènes nocturnes et faisant preuve d’un grand réalisme, le peintre officiel de la Marine livre des planches splendides. Habillant ses acteurs de peintures bleues et de cache-œil, il tente même occasionnellement de se défaire de cette familiarité physionomique qui lui est souvent reprochée au niveau des personnages.

«La colline de sang» constitue un excellent tome de mise en place qui installe solidement un héros qui voguera vers l’Afrique noire sur la piste d’un trésor dans le tome à venir.


Chronique rédigée par yvan le 06/08/2009
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de yvanReflet de l'avatar de yvan
Statistiques posteur :
  • 2374 (58,34 %)
  • 1123 (27,60 %)
  • 572 (14,06 %)
  • Total : 4069 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
Acheter neuf : 13,21 13,21 13,21
Acheter d'occasion : 9,79
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.25
Dépôt légal : Mai 2009

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Black Crow, tome 1 : La colline de sang, lui attribuant une note moyenne de 3,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

13 3 2012
   

J'ai bien aimé ce premier tome de cette série qui nous replonge en 1775, en pleine guerre d'indépendance, et qui se propose de nous faire découvrir Samuel Prescott alias Black Crow, qui s'engage auprès des troupes anglaises. Ses origines "sauvages" constituent sa particularité, mais cette originalité n'est pas particulièrement exploitée. En revanche, le scénario se révèle implacable : Black Crowe se voit confier la mission de couler un bateau hollandais porteur d'armes, mais il devra réaliser cette tâche sans impliquer les Anglais, ces derniers ne pouvant se permettre le luxe d'entrer en guerre ouverte avec les Hollandais. Black Crowe invente alors tout un stratagème pur arriver à ses fins. Le scénario se lit bien, tout est carré, tout s'enchaîne à la perfection. Bref, c'est un album agréable à lire.

Mais outre ses qualités en tant que scénariste, Delitte est un très bon dessinateur et les planches qu'il propose ici sont assez réussies. Il est question de bateau de XVIIIème siècle : on ne pourra donc pas prendre en défaut Delitte sur ce thème. Les bateaux sont admirablement rendus. De plus, Delitte fait encore évoluer son style par rapport à des oeuvres plus anciennes ("Les Coulisses du Pouvoir" ou "Le Neptune") et les personnages gagnent en diversité et les mouvements, en fluidité. Certes, le Faucheux et le boiteux se ressemblent encore beaucoup, mais dans l'ensemble, j'ai trouvé que Delitte avait fait un effort de ce côté-là.

Si cet album ne reçoit qu'une note modérée au regard d'un scénario plus qu'honnête et d'un dessin réussi, c'est qu'il y a quelques petites choses qui me gênent. En premier lieu, je trouve dommage d'avoir construit cette histoire sous forme de flash back, les premières pages tuant du coup tout suspense. Cette figure de style n'était pas vraiment utile dans cet album et n'apporte pas grand chose. Par ailleurs, les propos du Commodore en début d'ouvrage nous laisse supposer que le navire hollandais ne transporte pas que des armes mais on ne reviendra plus jamais ensuite sur la cargaison secrète. C'est vraiment dommage. Enfin, si le sort de Caroline recèle une bien jolie surprise, je trouve que cette idée est sous exploitée ici. Mais peut-être que nous reviendrons sur cet aspect dans le prochain album.

C'est donc un ouvrage qui est quand même bien mené, bien construit et assez joli. Certaines figuers de style, qui semblent inutiles, viennent toutefois nuire à la qualité de l'ensemble.