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Billy Bat, tome 6

 
 

Résumé

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Planche de Billy Bat, tome 6Ca y est. Urasawa commence à rassembler toutes les idées dispersées dans les premiers tomes pour leur donner une forme plus linéaire. D'une part, on découvre ce qui s'est passé pour Chuck Culkin lorsqu'il a repris la suite de Kevin Yamagata lors de son départ pour le Japon en 1949. On comprend mieux comment et pourquoi il a transformé le personnage un peu sombre et mature de Kevin pour le transformer en héros pour enfant. De la même façon on appréhende un peu plus les différents sentiments des lecteurs de "Billy Bat", entre les "historiques" et les plus jeunes. Tout cela permet de combler certains manques du scénario et vient compléter la compréhension d'ensemble. Certes, tout n'est pas d'une rigueur irréprochable là-dedans. Par exemple, on se demande comment cela se fait que personne ne se rend compte que le Chuck Culkin qui anime cette émission est un imposteur : il n'avait pas de famille ou d'amis, ce Chuck Culkin, lorsqu'il a repris la série en 1950 ? Mais l'important est bien que les manques soient petit à petit comblés.

Par ailleurs, il y a cette rencontre avec Kevin et Lee Harvey Oswald à la Nouvelle-Orléans. Depuis le début, on comprend qu'Urasawa insiste sur le fait que ce pauvre bougre est en fait manipulé, et qu'il y a tout un lobby derrière qui lance des fausses pistes. On découvre ainsi un gars presque touchant. C'est assez bien fait. D'autant que l'on commence également à mieux comprendre cette prédiction concernant l'assassinat de Kennedy, une catastrophe que l'on doit absolument éviter. A moins que... l'assassinat du président soit un moindre mal et que l'empêcher conduise à un mal plus grand encore. C'est assez retors, c'est toujours empaqueté dans une espèce de fantastique que l'auteur décide de garder très mystérieux, mais dans l'ensemble, on retombe sur ses pattes. Surtout, on saluera l'audace de l'auteur d'oser présenter ce type de thèse.

Enfin, il y a la présentation du personnage de Jackie, cette fille d'origine japonaise dont on apprend qu'elle est Momochi. Et là, ca fait tilt : avec le chauffeur de taxi du tome 2, ou encore toute l'histoire autour des ninjas du tome 3. On ne sait pas encore bien où tout cela va nous conduire, mais les éléments présentés de façon éparses ici ou là commencent à se rassembler pour se réagencer autour d'un lieu, Dallas, et d'une année, 1963.

Il reste beaucoup à dire, il reste beaucoup à faire. Les origines mêmes de la Chauve-Souris, sa nature, le pourquoi du comment elle apparaît à certaines personnes et pas à d'autre, son côté Noir ou Blanc, son choix de Lee Harvey Oswald, l'explication qui permettrait de comprendre comment Finney connaît son existence... autant d'élements fantastiques, peu expliqués, un peu flous, qui maintiennent la narration dans une sorte d'irréalité, difficile à cerner, difficile à suivre. Mais ca reste super original, et surtout, la trame générale commence à gagner en clarté pour présenter avec audace tout plein d'éléments qui justement n'avaient rien à voir les uns avec les autres.


Chronique rédigée par gdev le 20/01/2016
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.75
Dépôt légal : Mars 2013

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga Billy Bat, tome 6, lui attribuant une note moyenne de 3,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

30 5 2017
   

Dans ce tome 6, les différents personnages commencent à se croiser. On a notamment Kevin et Lee Harvey Oswald qui se rencontrent. D’autre part on nous donne enfin le récit du nouveau dessinateur de la chauve-souris dans son ensemble, depuis que Kevin est parti pour le Japon jusqu’au moment où ce qui ressemble à Walt Disney ait acheté le personnage. Bref, ce n’est pas encore très clair, mais on avance dans la bonne direction. Ce qui marque cependant à la lecture, c’est que l’auteur nous répète dorénavant sans cesse que la Chauve-souris manipule tous les personnages.

Il faut reconnaitre qu’il y a un côté amusant à ce récit très morcelé. D’un côté, on se demande où veut en venir l’auteur et ça donne envie de recoller tous les morceaux. D’un autre côté, c’est aussi assez agaçant de ne pas tout comprendre tout de suite et que finalement, sans ce côté morcelé, le scénario serait peut-être insipide.

Je reconnais que je n’accroche toujours pas trop à cette chauve-souris manipulatrice, c’est trop gros pour me paraitre un tant soit peu réaliste, pourtant je reconnais facilement qu’ Urasawa a un sens du dessin, des cadrages et du récit, qui rendent sa série très lisible et agréable. En fait il aurait dû choisir un autre sujet.