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Billy Bat, tome 4

 
 

Résumé

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Planche de Billy Bat, tome 4"Billy Bat" ressemble tellement à du Urasawa que le lecteur a pu être un peu déçu par certains albums de cette nouvelle série. Quand on a lu (et beaucoup aimé) "Monster" et "20th Century Boys", "Billy Bat" présente trop de points communs avec ces deux grands frères pour ne pas avoir un petit goût de réchauffé. Ce tome 4 est toutefois un peu plus réussi que le précédent qui pouvait laisser craindre le pire.

En recentrant le récit sur le mangaka Yamagata, Urasawa et son co-scénariste Nagasaki parviennent à récupérer le lecteur qui se demandait où les digressions palestiniennes ou dans les rangs des ninjas allaient pouvoir mener. Le principe de l'Histoire revisitée n'est pas abandonné pour autant : c'est Lee Harvey Oswald qui va cette fois-ci avoir droit à la version chauve-souris maléfique. On peut ne pas être totalement convaincu par l'artifice, mais au moins on a moins le sentiment d'être inutilement baladé pour rallonger la sauce.

Le scénario insiste parfois de manière un peu pesante sur certains éléments, comme les innombrables compliments faits à Oswald sur son rôle pour la patrie. On aurait compris aussi si on nous avait expliqué moins longtemps... Cependant, l'ensemble fonctionne de manière agréable : on retrouve les talents de conteur d'Urasawa et on apprécie de suivre sa construction. La patte du maître se retrouve aussi dans ses planches, avec des visages et des attitudes hautement reconnaissables comme étant de sa main.

Plutôt pas mal, ce quatrième épisode, même si l'on reste assez loin derrière les séries-phares de cet auteur nippon mis sous les feux de la rampe. On continuera l'aventure, donc.


Chronique rédigée par Jean Loup le 24/03/2013
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 2,50 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.33
Dépôt légal : Septembre 2012

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga Billy Bat, tome 4, lui attribuant une note moyenne de 3,33/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

29 3 2017
   

Je commence à comprendre grâce à ce 4ème tome, comment fonctionne l’auteur. Je crois qu’il veut nous montrer l’influence de la chauve-souris sur des événements du passé, ayant réellement existés ou non. Ici, on nous décrit toute l’histoire de Lee Harvey Oswald, l’homme qui tua Kennedy. J’avoue que l’auteur a un réel talent narratif, c’est lisible, c’est prenant, c’est bien découpé et bien dessiné. Même l’aspect psychologique du personnage est bien développé. Là où j’ai le plus de mal, c’est sur la trame principale que je ne comprends pas. Billy bat ne me parait pas fondamental, tout au plus sert-il de lien entre les différents récits. Pour moi ça ne fonctionne pas vraiment, j’ai plus l’impression de lire une suite de différentes nouvelles qui s’entrecroisent souvent. J’ai peur de perdre le fil dans quelques tomes, même si pour le moment ça va, j’arrive à suivre.

18 1 2016
   

Encore une fois, on pourra être surpris par le changement temporel dès les premières pages de cet ouvrage. On a définitivement quitté le Japon médiéval pour se retrouver dans une Amérique de la fin des années 50, soit 10 ans après les fait relatés dans les premiers tomes de la série. Ces sauts dans le temps, très espacés, font un petit peu perdre le fil de l'histoire générale. Toutefois, elle se rappelle à nous : Kevin, le dessinateur originel de la sérié "Billy Bat" refait son apparition, recherché par le mystérieux Monsieur Smith qu'il avait déjà croisé au Japon. Tout cela permet de comprendre que Kevin, lorsqu'il est revenu du Japon 10 ans avant, s'était fait "voler" son personnage, son assistant Chuck Culkin ayant repris la suite pour en faire un héros reconnu par tous, qui serait un peu l'équivalent de Mickey Mouse. Mais le vrai "Billy Bat", cette chauve-souris fantastique, continue de ne parler qu'à Kevin, et lui fait dessiner le futur. Un futur qui met en scène un certain Lee Harvey Oswald, que l'on découvre dans sa vie quotidienne, recruté puis manipulé par tout un tas de groupes occultes. Si le lecteur a bien conscience du destin de ce personnage (beaucoup plus que de celui d'Oda Nobunaga du tome précédent ou du patron des chemins de fer japonais du premier album), il découvre un Oswald qui, lui, n'a semble-t-il aucune idée de ce qui va lui arriver, ce qui le rendrait presque touchant. Tout n'est pas simple dans cette présentation des préparatifs ayant conduit à l'assassinat de Kennedy, puisque l'auteur s'amuse à jouer avec le temps, avec le surnombre des personnages et des agences gouvernenmentales, avec les lieux et les gens (pour preuve, cette petite ville tout droit sortie du Far West), et surtout, avec cette idée fantastique qui veut que la chauve-souris venue de la nuit des temps lui dicte le futur de l'humanité.

En remettant Kevin au centre du récit, on retombe sur la trame générale, après près de deux tomes de digressions temporelles. On retrouve cette narration particulière, qui consiste à donner de petites touches éparses sur des lieux, des temps, et des personnages différents (entre lesquels on esquisse à peine un lien tangible), pour permettre au lecteur de se faire une idée d'ensemble. Pour l'instant, cet exercice est assez exigeant puisque si on sent bien que l'histoire se construit, on se demande encore de quoi elle est vraiment faite. Quant aux dessins, je trouve que l'auteur se surpasse dans cet ouvrage : le dessin, très clair et détaillé dans le tome précédent, gagne encore ici en authenticité. Pour moi, "Billy Bat" est mieux dessiné que "Monster".