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Billy Bat, tome 3

 
 

Résumé

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Planche de Billy Bat, tome 3Naoki Urasawa est une des stars du manga en France. On lui doit "Monster" et "20th Century Boys", oeuvres addictives qui ont fait éclater les talents de conteur du mangaka. "Pluto", en cours de réalisation en même temps que "Billy Bat", était l'occasion de rendre hommage au maître Tezuka et à son Astro Boy. Comme si Urasawa n'avait déjà plus rien à prouver et qu'il pouvait honorer ses maîtres sans craindre d'être pris pour un tâcheron - personne n'en a effectivement eu l'idée.

Avec "Billy Bat", on retrouve indéniablement le style de cet auteur. Tellement même qu'on peut regretter qu'Urasawa urasawise à ce point. Importance de l'enfance, flash-back incessants, amitiés nobles malgré les doutes, personnages admirables et pétris d'humanité, perte d'êtres aimés... on pourrait multiplier les parallèles avec les autres albums de l'auteur. On perçoit du coup les ficelles puisqu'on a déjà vu le mangaka les utiliser, ce qui peut amener à garder une certaine distance par rapport au récit.

Ce récit, d'ailleurs, semble à mille lieues du premier tome. Quand on retrouve Kevin Yamagata pour quelques pages, c'est avec le sentiment qu'Urasawa nous adresse un message nous disant qu'il n'a pas totalement oublié ce qu'il avait mis en place. Mais ce troisième tome est comme une longue digression, dans la lignée du volume 2 qui nous emmenait déjà dans l'Antiquité. On se sent un peu perdu : à peine s'est-on intéressé aux personnages qu'on nous en présente d'autres qu'on sait ne devoir suivre que pour un album à peine. Peut-être que "Billy Bat" achevé, on aura un autre sentiment en relisant l'oeuvre pour avoir une vision plus globale, mais pour l'instant on se demande un peu où tout cela est censé nous mener.

La lecture reste plaisante car Urasawa sait mener son affaire. Toutefois, on a la désagréable impression de tourner en rond avec une série qui reprend trop ce qui faisait le sel des précédents succès de l'auteur. On espère que Naoki Urasawa ne va pas devenir le Harlan Coben de la BD nippone ! "Billy Bat" est en tout cas moins réussi que les autres parutions de ce mangaka talentueux, auquel on demandera de nous surprendre un peu plus dans les prochains épisodes.


Chronique rédigée par Jean Loup le 18/02/2013
 
 
Avis de :Une BD décevante... Note de l'album : 2,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 2,50 Note générale
  • Originalité : 2,00 Originalité
  • Scénario : 2,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 2.83
Dépôt légal : Mai 2012

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga Billy Bat, tome 3, lui attribuant une note moyenne de 2,83/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

8 3 2017
   

Pris isolement ce tome est plaisant. On nous raconte l’histoire de Kan, au temps d’un japon médiéval, qui détient un précieux parchemin et dont ses trois amis d’enfance sont à sa poursuite. Plaisant car bourré d’action, les jeunes Shinobis s’en donnent à cœur joie : trahison, coup fourré, duel…bref, je n’ai pas vu le temps passé. D’autant que l’auteur a l’art de raconter les choses simplement, ce qui rend la lecture fluide.

Pris séparément c’est donc plutôt bien, surtout qu’on retrouve l’histoire commencée dans le tome précédent. Mais voilà : par moment on nous reparle de la chauve-souris, dont on se demande bien qu’elle est son utilité. Tout cela laisse à réfléchir sur les relations entre les deux (ou trois) récits qu’on nous relate depuis le début, qui n’offrent aucun lien ni aucune transition. Cet aspect déroutant m’avait déplu dans le tome 2, ici il m’a moins gêné, puisque ce tome 3 est entièrement consacré aux shinobis.

J’attends bien évidemment la suite, pour me faire une idée plus globale de la série.

12 1 2016
   

Le tome précédent insinuait en nous cette étrange idée selon laquelle la chauve-souris de Kevin était présente en différentes époques, et en différents lieu. On nous indique même qu'elle aurait presque un lien avec les divinités elles-mêmes, et on retrouverait cette dualité Ange/démon, qui fait écho aux différents "Laquelle as-tu-vu, la Blanche ou la Noire ?". Ici, on s'arrête sur une période en particulier, celle des grandes guerres médiévales japonaises. Avec beaucoup de rythme, on suit le parcours d'un jeune Shinobi, un espèce de Ninja, qui doit porter le fameux "livre" dans lequel vit l'esprit de la chauve-souris, au Kii, une province menacée par Oda Nobunaga. Kan est poursuivi par trois compères (Gon, Gen et Shin), trois amis d'enfance, qu'il devra affronter pour avancer dans sa quête. Tout l'album est ainsi une course poursuite entre ninjas médiévaux, qui est supportée par une narration nerveuse dans laquelle les temps morts sont rares. On est donc rapidement embarqués par cette quête, happé par l'action, d'autant que les flsah backs sur les quatre Shinobis apportent beaucoup pour comprendre les réactions des uns et des autres. En filigrame, on retrouve cette idée selon laquelle la Chauve Souris aurait la connaissance du futur : dans le premier tome, on découvrait cela sous la forme d'un BD prémonitoire. Ici, c'est le livre lui-même qui "Parle" pour aider son détenteur à acquérir du pouvoir. Tout cela est assez bien conduit et finalement, on ne s'ennuie pas vraiment.

Mais une fois l'ouvrage refermé, on se demande un peu quel a été son impact sur la trame générale de la série. Qu'en est-il de Kevin, que l'on ne voit plus depuis un tome et demi (ce qui est beaucoup, vu que l'on en est au troisième uniquement...) ? Pourquoi cette période médiévale a-t-elle été choisie ? Et surtout, quel est le lien entre cette époque, et toutes les catastrophes annoncés par la chauve-souris ? Et parmi ceux-ci, pourquoi met-on sur le même plan le "11 septembre" et l'assassinat de ce patron des chemins de fer, mis au jour dans le premier ouvrage. On sent bien que le style de l'auteur est de nous faire comprendre, par petites touches, les subtilités de son scénario. Mais au troisième tome, on manque sacrément de recul pour avoir une vision d'ensemble du tableau et c'est un peu frustrant. En défintive, on passe un tome à suivre un ninja appelé Kan, mais on ne voit pas bien en quoi ce Kan est important pour les événements qui se joue dans le Japon de 1949.

Le dessin est quant à lui clair, aéré, et plein de dynamisme. on retrouve la précision des traits, propre à cet auteur, qui rend l'ensemble très lisible. Et je m'amuse toujours autant de cette faculté d'introduire un personnage très cartoon dans cet univers.

La quête de Kan est haletante, et certains éléments epars viennent nous rappeler d'autres temps du scénario (comme par exemple le père François Xavier, qui nous rappelle la partie sur les débuts du christianisme présentée dans le tome deux) : il y a donc bien un lien ténu entre tout cela, que l'on devine plus que l'on distingue. Mais la difficulté est désormais de replacer cet épisode, qui prend quand même l'intégralité d'un tome, dans la trame du récit présentée depuis le début du tome 1, pour peu que l'on se souvienne de tous ses développements.