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Allez maintenant, on arrête de déconner avec Batman ! Après le "sympa mais pas top non plus" "Batman - La nouvelle aube", ici on passe aux choses sérieuses.
"Batman: La cour des hiboux" c'est un des nombreux titres qui a été relancé par DC l'année dernière suite à au "reboot" de leur univers. Et il se trouve que c'est la crème de la crème des 52 nouveaux titres de l'éditeur. Prenez le scénariste d'"American Vampire" et le dessinateur génial de la série "Spawn"; vous aurez un titre qui rafle toutes les récompenses sur son passage !
Ce qui est bien dans cette refonte de l'univers DC, c'est que le nouveau lecteur comme l'ancien peuvent y prendre beaucoup de plaisir. Les vieux de la vieille connaissent le passif de Bruce Wayne, sa mort présumée, son retour etc. et le nouveau lecteur voit d'un oeil neuf un Bruce Wayne qui revient à Gotham après une longue absence et se voit confronté à une nouvelle énigme. Car oui, ce qui nous plait le plus dans Batman, c'est quand il fait cavalier seul; et ici nous avons la quintessence du polar. Une sorte de Sherlock Holmes qui se serait laissé poussé les muscles et qui aurait eu Bruce Lee comme professeur.
A Gotham, un nouvel ordre arrive, un assassin envoyé par une mystérieuse organisation a planifié de tuer les hommes les plus influants de la ville pour pouvoir y prendre le contrôle. Bruce Wayne est bien entendu sur cette liste, que va-t-il devoir faire pour se défendre sans dévoiler son identité secrète, qui sont les membres de cette mystérieuse "cours de hiboux" (choux-genoux-cailloux et poux) ? Une série noire, un polar haletant, et des marrons dans la gueule. Bref tout pour plaire.
Ici, seuls les 7 premiers épisodes sont présents, la série est encore en cours aux USA et je vous assure que la suite est au moins aussi bonne. Alors prenez votre voix la plus grave et allez chez votre libraire préféré acheter l'une des meilleures (si ce n'est la meilleure) série DC du moment !
4 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Batman (DC Renaissance), tome 1 : La cour des hiboux, lui attribuant une note moyenne de 4,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Batman est un personnage iconique de DC, qui est très connu par les cinéphiles, mais qui a longtemps eu du mal à s'imposer en librairie. Là, Urban Comic a choisi du lourd, avec la nouvelle mouture issue du reboot de l'univers DC. Dans le catalogue DC Renaissance, voici un album "must have". Prépublié en fascicule, il regroupe les 7 premiers épisodes de la série. Scott Snyder nous livre un scénario très sombre, majestueusement mis en images par le talentueux Greg Capullo. Le batman est confronté à la cour des hiboux, mystérieuse organisation qui lui dispute la maîtrise de Gotham.
C'est l'album idéal pour entrer dans l'univers de Batman, le nouveau lecteur n'ayant pas besoin de connaître tout le background de la série pour suivre.
Une fois n'est pas coutume, je vais servir globalement le même plat que mes illustres prédécesseurs : cet album ne doit surtout pas être loupé par les fans du Caped Crusader, et il a tout pour que ceux qui ne le sont pas encore le deviennent à sa lecture.
Focus sur Scott Snyder. C'est l'auteur à qui on a confié la lourde de tâche de succéder à Grant Morrison, qui avait refaçonné le monde de Bruce Wayne et de son alter égo volatile. Snyder marque d'emblée une rupture : là où Morrison avait oeuvré pour «décentrer» Batman de Gotham, allant même jusquà faire du Dark Knight une entreprise de sécurité internantionale (this is Batman Incorporated), Snyder prend au contraire le parti de faire à nouveau de la ville un personnage à part entière. Déjà, avec "Batman - Sombre Reflet", la ville redevenait le théâtre pricincipal de l'action. Avec ce rush, Gotham délivre encore ses secrets, et La Cour Des Hiboux est une émanation de l'histoire de cette maudite cité.
Le décor est planté, c'est le cas de le dire, avec des rebondissements et des personnages tous à leur place. Un sacré bon boulot du point de vuie la narration.
L'autre aspect particulièrement costaud, c'est le job de fou de Greg "Spawn" "The Creech" Capullo. L'homme aux productions d'or de la boîte à McFarlane peut enfin faire librement éclater son talent. Qu'on aime ou pas, c'est le propre du subjectif, mais qui pourrait dire que ce n'est pas du tout bon ? Pour l'instant, je n'ai pas croisé de specimen qui parle d'avoir été déçu, au contraire. La scène de combat contre l'Ergot (un zénith) est juste phé-no-mé-na-le ! Pour les fans les plus hardcore, ceux qui aiment voir leur héros souffrir, il faut acheter ce bouquin ne serait-ce que pour cette scène !!!
Voilà, j'ai à peu près dit tout ce qui m'a vraiment emballé... Le reste vous appartient (mais faut y aller quand même, on est déjà 3 à vous le dire, et je parie que la liste va s'allonger : c'est du tout bon ! )...
Gotham City. Après avoir remis les pires pensionnaires de l’asile d’Arkham sous les verrous, suite à une tentative d’évasion, Batman se rend sur une scène de crime particulièrement sanglante. Arrivé sur place, il découvre un indice qui lui permet d’identifier la prochaine victime de la mystérieuse organisation qui se cache derrière ces meurtres en série. Le message est sans équivoque : « Bruce Wayne mourra demain ! ».
Seulement quelques mois après avoir récupéré l’intégralité des droits de DC Comics, Urban Comics s’attaque donc au fameux relaunch de la célèbre maison d’édition. Baptisée The New 52, cette remise à zéro relance les cinquante-deux séries de l’univers DC, proposant ainsi une nouvelle porte d’entrée à tous les néophytes. Batman étant l’un des titres phares de la maison DC, il n’est donc pas étonnant de retrouver deux auteurs de renom aux manettes de cet arc inaugural : Greg « Spawn » Capullo, qu’il ne faut même plus présenter, et Scott Snyder, un jeune auteur qui monte en puissance. Déjà imprégné de l’univers du Chevalier Noir ("Gates of Gotham" et l’excellent diptyque "Batman - Sombre Reflet"), le scénariste d’"American Vampire" confirme tout son talent lors de ce premier volet qui reprend les sept premiers épisodes de la saga.
Si ce nouveau départ n’affecte pas tellement le monde Batman et que l’introduction se déroule en compagnie des plus célèbres ennemis du Dark Knight, Scott Snyder fait cependant preuve de beaucoup d’originalité en introduisant une menace inédite, liée aux origines de Gotham City. En remontant la piste de la société secrète de la Cour des Hiboux, Bruce Wayne découvre progressivement une sombre vérité sur cette ville qu’il croyait pourtant connaître comme sa poche. L’angoisse de ce héros transformé en proie et perdant pied au fil de ses découvertes, est encore renforcée par la métaphore animale de ce prédateur naturel de la chauve-souris, qui n’hésite pas à squatter le nid d’autres espèces. Traqué dans son propre habitat par un mystérieux tueur aux allures de hibou, Batman se retrouve dans une position extrêmement vulnérable. En explorant le passé de la famille Wayne et de Gotham City, l’auteur soigne le traitement psychologique de son personnage et brosse le portrait d’un homme ébranlé tant physiquement que mentalement, sombrant petit-à-petit vers la folie.
Si cette intrigue parfaitement rythmée captive de bout en bout, le graphisme de Greg Capullo n’est pas en reste. Malgré une ressemblance au niveau des visages et un Bruce Wayne un peu jeunot, il livre un travail irréprochable. Distillant des scènes d’action chorégraphiées à la perfection et proposant des décors fourmillants de détails, il fait également preuve d’une mise en scène audacieuse et déstabilisante en fin de cinquième épisode, qui accompagne brillamment la psychose de ce héros rattrapé par les origines de cette ville qu’il incarne depuis tant d’années.
Ponctuée d’un cliffhanger insoutenable, la première partie de cet arc de La Cour des Hiboux est un must-have pour les fans du Chevalier Noir et une merveilleuse opportunité pour ceux qui veulent goûter aux aventures du célèbre milliardaire de Gotham City sans risquer un « bat-achat ».
| Album | Avis | Moyenne |
|---|---|---|
| Batman (DC Renaissance), tome 1 : La cour des hiboux | 4 | 4.50 |
| Batman (DC Renaissance), tome 2 : La nuit des Hiboux | 3 | 3.50 |