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Batman - Sombre Reflet, tome 2

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Batman - Sombre Reflet, tome 2Le second volet de cette histoire dessinée à quatre mains ne déçoit pas.
Bien au contraire, il s'avère riche pour tous ceux qui aiment Batman, et ceux qui le découvrent devraient pouvoir accrocher.
A moins que l'alternance de dessinateur rebute celui qui ne tête pas aux mamelles des comics, tant le traitement graphique de chaque auteur diffère.
Si Francavilla s'en tire bien, avec son style rétro et les couleurs qui vont avec et qu'il applique lui-même à ses planches, on préfère largement le trait toujours aussi sec, nerveux et précis de Jock. Le dessinateur de "The Losers" (jetez aussi un œil sur "Green Arrow année 1") impressionne, à l'image de la couverture.
Que ce soit dans la composition des planches, dans le soin amené aux décors et aux portraits, sans même parler des traits du Dark Knight, ce type délivre des illustrations magistrales qui ont un style sans pareil. Avec cet album, Jock monte encore d'un ton et démontre qu'il est un des illustrateurs les plus intéressants du moment.

Quant au récit, il combine habilement une trame psychologique aux nombreux personnages et la tension amenée par l'action. Quelle bonne idée d'avoir inventé cette fille Zucco, qui nous replonge par la pensée aux temps de "Batman - Dark Victory" (réédité par Urban comme "Batman - Amère Victoire"). Ainsi le Caped Crusader sera tourmenté par elle, mais aussi par un autre tueur fou, le Requin-Tigre, qui est une réinterprétation d'un personnage de 1949 (merci la préface ! ). Mais il devra aussi s'impliquer dans la dramatique vie familiale de ce bon vieux Gordon... Et on n'en dira pas plus sur le rôle du Joker, croqué monstrueusement...

Bref, une enquête, de l'action, des fausses pistes, des vengeances et des héros qui souffrent mais triomphent, rien de tel qu'un Batman pour passer un bon moment et celui-ci est mortel !


Chronique rédigée par Hellspawn le 25/04/2012
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.33
Dépôt légal : Avril 2012

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Batman - Sombre Reflet, tome 2, lui attribuant une note moyenne de 4,33/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

13 5 2012
   

Oulalah mais que c'est bon tout ça ! je suis loin d'être un grand connaisseur de Batman. Je n'ai réellement lu que "Batman - Dark Victory" et "Batman - Un Long Halloween" que j'ai trouvés superbes car loin des histoires de super-héros classiques. Ce sont de véritables polar glauques et bien ficelés. Ce "Batman - Sombre Reflet" est de la même trempe. Et tout particulièrement ce deuxième tome.

L'ambiance pourrie de Gotham City, personnage à part entière de la série Batman, imprègne totalement la lecture. A l'image d'un "Seven". Qu'il est jouissif d'être malmené en tant que lecteur. Une ouvre d'art, quelle qu'elle soit, se doit de provoquer des émotions, de faire réagir, de choquer ou de faire rêver. Et là, on est servi. Les personnages mis en scène sont vraiment géniaux et utilisés parfaitement : le commissaire Gordon est époustouflant, son fils et sa fille idem. L'utilisation du Joker, célébré par cette superbe couverture, est idéale. Très brève apparition, mais quelle apparition. Snyder a ressorti des placards un vieil ennemi de Batman : le Requin-Tigre (il daterait de 1949, merci la préface !). Belle prestance. La fille Zucco, qui fait le lien avec "Un long Halloween" : habile ! Et bien sûr, ce Batman intérimaire qui a belle prestance.
Bref, un scénario aux petits oignons qui devrait réjouir les puristes, mais que les lecteurs d'un jour du Batman devraient également apprécier.

Côté graphique, toujours deux ambiances. Le trait de Francavilla, un peu vintage et à la colorisation marquée, vous emportera dans la folie de Gotham et du tueur aux côtés du commissaire. Le trait de Jock, plus nerveux, accompagnera à merveille les scènes d'action du Batman, à vous donner le vertige. Il plonge, il saute, il nage avec une fluidité absolue. Du très bon boulot.

On ne reviendra pas sur la qualité du travail éditorial de Urban Comics qui est clairement ce qui est arrivé de mieux au monde du comics en France. Des BD comme ça, je veux en lire tous les jours.

5 5 2012
   

Si la couverture de cette conclusion accroche immédiatement le regard, il faut à nouveau souligner le travail d’édition remarquable effectué par cet éditeur qui a récupéré l’intégralité des droits de DC Comics. De cette frise chronologique de l’univers DC aux bonus, en passant par une présentation pertinente des personnages en début d’album, le travail éditorial est vraiment de qualité. D’ailleurs, pas besoin de relire le premier volet, car, même s’il n’est paru qu’il y a quelques semaines, l’éditeur a tout de même prévu un petit résumé des événements précédents. Du grand luxe !

Cette deuxième moitié de diptyque, qui reprend les épisodes #876 à #881 de Detective Comics, écrits par Scott Snyder et dessinés par Jock et Francesco Francavilla, confirme immédiatement tout le bien du tome précédent. Pour rappel, l’histoire se situe au moment où le costume de Batman repose encore sur les épaules d’un Dick Grayson (le premier Robin) venu suppléé le Dark Knight lorsque celui-ci a disparu de la scène. Si Bruce Wayne est revenu depuis, il passe néanmoins son temps à recruter de nouveaux alliés pour son projet Batman Inc et laisse son ancien acolyte s’occuper de la protection de Gotham City contre le crime.

Cette suite démarre par une scène d’ouverture pour le moins surprenante. Le cadavre d’un orque est en effet découvert dans le hall d’entrée de l’une des banques principales de la ville. Si l’enquête menée par Dick “Batman” Grayson s’avère assez classique, l’intrigue est cependant menée de main de maître et permet de raviver des souvenirs familiaux douloureux chez Dick. En parallèle à cette nouvelle enquête dans les bas-fonds de Gotham City, Scott Snyder continue évidemment de s’intéresser aux déboires de la famille Gordon suite au retour de James Gordon Jr, le fils psychotique du commissaire. La tension monte au fil des pages et le mélange entre développement psychologique et intrigue policière fonctionne à merveille. Quant au Joker, qui semble être fait pour illustrer des couvertures d’albums, il se mêle avec brio à l’histoire, brouillant les pistes, jouant son jeu favori et incarnant brillamment l’esprit malsain qui règne à Gotham City.

Visuellement, cet album propose d’ailleurs une plongée particulièrement sombre dans les rues de cette ville qui installe à nouveau son atmosphère pesante au diapason du scénario. Francesco Francavilla et (surtout) Jock livrent des planches sublimes qui accentuent admirablement la noirceur de l’intrigue et retranscrivent avec maestria cette menace sombre et malsaine qui semble vouloir faire de Gotham City un personnage à part entière de l’univers de Batman.

Une excellente conclusion à un diptyque incontournable !