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Arc majeur de l'univers de Batman, "Batman - Knightfall" relate l'histoire de la chute du détective, accablé par la maladie et tombant dans le piège minutieux de Bane.
L'occasion pour l'amateur comme pour le fan absolu de l'homme chauve-souris de (re)découvrir toute une galerie de personnages cultes, comme Killer Croc, Poison Ivy, le Chapelier fou, le Joker bien sûr... et de nombreux autres !
A l'instar de "Batman - Halloween", cette série met en effet en scène de nombreux super-vilains sans qu'aucun ne vienne phagocyter l'espace des autres. Il faut dire aussi que ce premier opus est conséquent : pas moins de 352 pages viennent appuyer ce récit noir et finalement réaliste, repoussant chapitre après chapitre l’inéluctable défaite pour mieux faire durer une tension très présente.
Alors bien sûr, l'ensemble à vieilli. Le dessin, aux couleurs hyper-typées années 80, pourra refroidir les nouveaux arrivants dans le monde du comics. Mais quelle ambiance ! Et si l'écriture elle-même n'est plus très moderne, les scénaristes ont un incroyable sens de la narration, emportant clairement le lecteur dans l'histoire, sans heurt.
C'est donc tout logiquement que Nolan s'est inspiré grandement de cette série pour réaliser le dernier volet de sa trilogie, "The Dark Knight Rises". Qui devrait logiquement se terminer sur une note sombre, très sombre...
Urban Comics réalise une fois de plus un superbe travail d'adaptation (la qualité du papier, mat, donnant beaucoup de cachet à l'album), à la hauteur d'un récit indispensable pour tout amateur de Batman qui se respecte !
4 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Batman - Knightfall, tome 1 : La chute, lui attribuant une note moyenne de 4,13/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Bon, bon, bon...
Après toutes ces critiques élogieuses, je risque de jouer les trouble-fêtes. Pas que le récit soit mauvais, loin de là, mais parler de chef d'oeuvre est un peu galvaudé à mon goût.
Certes, on à là un run "historique", mais qui ne vaut à mon avis pas autant d'éloges. C'est un peu le même cas que pour la mort de Superman au final...
Nous sommes dans les années 90, les années Tarantino où la violence fait vendre. Les héros de chez DC sont has-been. Superman est trop boyscout et les méthodes de Batman pas assez expéditives. Du coup, exit les superstars. Superman après sa mort sera remplacé par des ersatz; et Batman par le fameux Azrael aux méthodes plus qu'expéditives.
Contrairement à l’excellent (si-si !) film de Nolan « the DK Rises », Bane n’a ici que peux d’envergure. Je ne parle bien entendu pas de sa carrure, mais de ses motivations qui sont de pousser le Darknight à bout, puis de le briser (oui, c’est un peu trop bas du front pour moi). Pour se faire il décide d’employer les grands moyens et de faire évader les malades d’Arkham comme l’épouvantail, le Joker et autre Zsasz, afin de tester les limites du Batman. On voit notre héros, fatigué, brisé, au bout du rouleau mais qui continue à se battre pour défendre la veuve et l’orphelin.
Tout dans cette histoire à l’exception du final (spoiler : le brisage de colonne) sent le réchauffé à plein nez. Même les apartés, où un psychologue un peu branque intervient sur un show télévisé, est tout droit pompé sur le « Dark Knight Returns » de Miller. Voilà je trouve le tout pas forcément très bien écrit, le dessin un peu daté; et au final on est loin d’une œuvre comme « Killing Joke » qui passe les décennies sans prendre une ride.
Pour finir quand même, il y a quand même du bon dans ce run, voir Batman aussi mal en point, fait carrément mal au cœur et le voir continuer demande un sacré courage. On voit que le héros est capable de tout donner, jusqu’à sa vie pour sauver Gotham et ses habitants.
Autre point positif, l’édition d’Urban Comics, qui est superbe à tout point de vue.
(Je vous préviens d’emblée que l'histoire de cet arc est tellement dense, et mon avis tellement élogieux, que je risque d'oublier de vous parler de pas mal d’éléments qui font que cette histoire est géniale, je m'en excuse d'avance).
Tout d'abord, je souhaite encore remercier Piehr pour son avis qui m'a vraiment donné envie de lire et d'ACHETER ce pavé (chose rare chez moi, vous savez peut-être que je ne suis pas -encore- mordu de super-héros), alors que je ne pensais vraiment pas.
Bon à vrai dire, pourquoi est-ce que je trouve que ce début d'histoire de Batman, est l'ultime comics (comprenez, la BD de super-héros que je cherche à lire depuis le relativement peu de temps que j'en lis et que je n'avais pas encore trouvé) ?
Car, pour la première fois depuis que je lis des comics de super-héros, je trouve un comics qui 1) est un comic "fun", d'action, avec des bagarres contres pleins de vilains (choses qui, j'ai l'impression que depuis F. Miller et son Dark Knight, on trouve de moins en moins) 2) un comics qui développe la psychologie des personnages.
De plus, ce qui n'est absolument pas déplaisant, la série peut être lu par des néophytes (comme moi, même si maintenant, après avoir des souvenirs de la série animé de mon enfance, avoir vu 5 des films sortis sur le personnage et avoir lu 4 BDs de l'univers, je commence à m'y habituer à Gotham city). En effet, on peut lire cet arc sans prérequis (apparemment, il est conseillé d'avoir lu "La revanche de Bane" et "Un Deuil dans la famille" pour pleinement apprécier cet arc, mais moi qui ne l'ai est pas lu, je m'en suis bien sortis -mais peut-être est-ce que je vais me laisser tenter après-).
Finalement, peut-être que le plus dérangeant dans ce comics, ce serait de ne pas connaître tous les méchants. En effet, à côté des grosses pointures que sont le Joker, le Sphinx ou l’Épouvantail, il y en des moins connus, comme le Chapelier fou ou le Ventriloque (et c'est une excellente chose que de les voir ici, car je trouve ces méchants très charismatiques mais malheureusement sous exploités). Il est vrai qu'il y en a pas mal que je ne connaissais pas du tout (comme Cornélius Strik, Ciné Phil, Amygdale ou encore Firefly...), bon même si dans ce premier tome, ils ont des rôles importants, on en découvre suffisamment sur eux à la lecture de l'album pour que ça ne soit pas un problème. Ce qui m'a étonné par contre, c'est de ne pas voir de trace de super-vilains assez célèbre comme le Pingouin ou Mr. Freeze.
En tout cas, qu'est-ce que c'est jouissif de voir tous ces super méchants se balader dans Gotham et organiser mauvais coups sur mauvais coups, en affaiblissant sans le savoir Batman.
Batman est, au même titre que les vilains et les personnages secondaires (surtout Robin et Arzael), pas mal exploités psychologiquement. Il est affaibli, comme peut l'être, on l'imagine bien, un super-héros et en proie à de terribles dilemmes. Et Bane (qui n'est pas je trouve le méchant le plus mémorable et qui apparait pas si souvent que ça) en profite bien.
Les médias et la psychologie sont des thèmes qui apparaissent aussi en filigrane dans tout l'album.
Bon j'ai du mal à vous faire partager mon ressentit face au scénario, mais considérez cette histoire (pour l'instant) comme une œuvre forte, poignante, profonde, très intelligemment écrit... pour un comics de Super-héros, c'est-à-dire qu'on y verra une personne qui rend la justice elle-même en tapant sur des dingos en costume flashy....
Flashy comme les couleurs.
Je passe donc à la partie graphique de l'album.
Passé le choc du premier chapitre (assez laid et peu maîtrisé, surtout dans les scènes d'actions), finalement au fur et à mesure de notre lecture (au fur et à mesure qu'on plonge dans l'histoire), on s'y fait, avec en fonction de chaque dessinateur, des dessins qui vont du médiocres (les chapitres de Jim Aparo), à vraiment bon mais un peu vieillot (ceux de Graham Nolan), le tout avec une colorisation aussi pas mal dépassée (je suis clément, on va dire que ça apporte un charme rétro). De toute manière, à part quelques rares exceptions, je trouve le dessin typé comics pas très joli (je trouve même le Dark Knight de Miller plus laid que cet album)
Pour finir un petit mot sur l'édition.
Certes Urban Comics font un super boulot avec une édition jolie et soignée, avec background de l'arc et couvertures originels, etc... Mais pour des gros albums comme celui-ci, c'est hyper fragile, et ça c'est dommage.
Bref pour moi, et même si je n'ai pas l'impression d'avoir été très clair dans mon avis, c'est la meilleure histoire de Batman que j'ai pu lire jusqu'à présent.
Vivement la suite (prévue pour l'automne) et la relecture (après décantation dans mon esprit) qui va avec...
Suite au succès commercial de "La Mort de Superman" (dont le scénario est totalement creux et tient en une ligne), DC décide de mettre à mal le héros de Gotham City en le confrontant également à ses propres limites. C’est ainsi que naît « Batman – Knightfall », une imposante saga, publiée entre 1993 et 1995, qui inspira Christopher Nolan pour son long métrage The Dark Knight Rises.
Profitant de la sortie du troisième volet de la trilogie de Nolan, Urban Comics décide donc de publier cette saga écrite par Chuck Dixon et Doug Moench et dessinée par Jim Aparo, Graham Nolan, Norm Breyfogle et Jim Balent. Le premier tome de cette série prévue en cinq volumes reprend les épisodes Batman #489 à #497 et Detective Comics #659 à #663.
Les premiers épisodes font office de prologue et permettent de découvrir un Batman affaibli, tant mentalement que physiquement. Le protecteur de Gotham est au bout du rouleau, sous traitement auprès du Dr Shondra Kinsolving et se faisant même remplacer par Jean-Paul, alias Azrael, pour arpenter les rues de la ville en costume de chauve-souris. Si ces premiers numéros montrent un Bruce Wayne déprimé, proche du “burnout”, ils mettent également en scène l’homme qui parviendra à briser le Dark Knight et qui est magistralement interprété par Tom Hardy au cinéma : Bane ! Si cet ennemi de Batman vous est inconnu, il est fortement conseillé de d’abord lire "La revanche de Bane", publié au sein de la collection DC Nemesis d’Urban Comics et revenant sur les origines du célèbre vilain.
Cette mise en bouche est immédiatement suivie de l’arc Knight Fall, mettant à exécution le plan machiavélique de Bane. Ce dernier va libérer tous les criminels de l’asile d’Arkham afin de détruire physiquement et mentalement le Chevalier Noir, avant de lui apporter le coup fatal. Si le dénouement ne réserve que peu de surprises, surtout si l’on jette d’abord un œil à la couverture de l’album, cette lente descente aux enfers de Batman s’avère parfaitement maîtrisée, avec un adversaire intelligent et redoutable qui l’observe dans l’ombre alors qu’il affronte un à un tous ses pires ennemis. La police est totalement débordée et la folie s’empare de Gotham lorsque les pires méchants de l’univers de Batman, tels que le Joker, le Ventriloque, Zsasz, Amygdale, l’Épouvantail, le Sphynx et Poison Ivy se retrouvent en liberté et armés jusqu’au dents. Batman est à bout de force, doit faire appel à ses dernières forces pour contrer toutes ces menaces et perd progressivement pied au fil des pages. Le fait de voir Batman affronter ses pires ennemis permet également de mettre en avant l’intelligence de cet adversaire qui élabore une stratégie à long terme alors que les autres vilains n’obéissent souvent qu’à leurs pulsions primaires.
Visuellement, ces épisodes ont un côté « old school » qui contraste certes avec la modernité des images du film de Nolan, mais cela colle parfaitement à l’ambiance sombre et pessimiste du récit.
Bref, un très bon premier tome, où Batman trouve enfin un adversaire à se mesure, comme en témoigne cette couverture et la dernière phrase de l’album :
« Te voilà brisé et fini. »
| Album | Avis | Moyenne |
|---|---|---|
| Batman - Knightfall, tome 1 : La chute | 4 | 4.13 |
| Batman - Knightfall, tome 2 : Le Défi | 1 | 3.50 |
| Batman - Knightfall, tome 3 : La croisade | 1 | 3.00 |