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Tome 7 : Batman Incorporated
 

Batman - Grant Morrison Présente, tome 7 : Batman Incorporated

 
 

Résumé

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Planche de Batman - Grant Morrison Présente, tome 7 : Batman IncorporatedCe tome poursuit le long run de Grant Morrison sur Batman au sein de cette collection DC Signatures, destinée à mettre en valeur le travail d’un auteur sur un héros. Si "L’Héritage Maudit", le premier des huit tomes prévus, présentait Damian Wayne, le fils de Bruce issu d’une ancienne aventure avec Talia Al Ghul, que "Batman R.I.P" confrontait Batman à une mystérieuse organisation du Gant Noir, que "Nouveaux Masques", sans Bruce Wayne, suivait le duo composé de Dick Grayson et Damian Wayne, que "Le Dossier Noir" s’intéressait aux aventures paranormales du Dark Knight, que "Le retour de Bruce Wayne" ressuscitait Batman tout en revisitant sa mythologie et que le tome précédent (Batman contre Robin) s’intéressait à l’enquête de Dick Grayson et Damian Wayne à la recherche d’indices sur la disparition de Bruce Wayne, celui-ci s’amuse à recruter des super-héros pour cette fameuse Bat-organisation qui affrontera le crime à l’échelle mondiale : Batman Incorporated !

Si le dernier chapitre du tome précédent servait d’introduction « Batman Inc », les choses sérieuses débutent véritablement dans cet album qui reprend les épisodes #1 à #8 de Batman Incorporated, ainsi que l’épisode Batman Incorporated Leviathan Strikes. Enfin de retour à son époque, Bruce Wayne y recrute massivement pour cette nouvelle franchise qu’il souhaite décliner au niveau mondial… surtout qu’un nouvel ennemi, nommé Léviathan, menace toute la planète. La croisade du Dark Knight contre le crime ne se cantonne donc plus à Gotham City, mais prend dorénavant une dimension planétaire. Du Japon à l’Afrique, en passant par l’Argentine et même la France, Batman parcourt le globe à la recherche de candidats pour sa nouvelle organisation.

Ceux qui avaient déjà la cocotte-minute en ébullition après les six premiers tomes, peuvent se préparer à une belle diarrhée cérébrale car Grant Morrison ne met une nouvelle fois aucun frein à sa créativité débordante. En guise d’entrée, vous pouvez déjà vous offrir une belle brochette de personnages : l’Inconnu, El Gaucho, El Sombrero, Frère Chiroptère, Corbeau Rouge, le docteur Dédale, Kathy Kane l’ancienne Batwoman, Scorpiana l’empoisonneuse, d’anciens super-héros britanniques, Red Robin et les Outsiders, le Parkoureur, Black Bat, Dark Ranger, Wingman, un deuxième professeur Pyg… et j’en passe. Pour ceux qui ont une grande faim, Grant Morrison continue de dépoussiérer l’univers de Batman afin de le resservir avec une sauce plus moderne et s’amuse évidemment à multiplier les références. En guise de dessert, les plus gloutons pourrons même se farcir un combat contre le crime au sein d’un monde numérique avec l’internet 3.0, l’auteur se sentant probablement déjà un peu à l’étroit sur la planète Terre.

Arrivé à la fin, il y aura donc de quoi crier au génie tellement l’approche de Morrison est une nouvelle fois audacieuse et d’une richesse incroyable. D’autres seront probablement plus proche de l’indigestion à force d’ingurgiter des personnages et des rebondissements en tout genre à un rythme effréné. Si je reconnais le brio de cette intrigue qui finit bel et bien par emboîter toutes les pièces du puzzle imaginé par l’auteur, je déplore malheureusement cette narration trop elliptique qui repose sur un fil rouge (la menace nommée Léviathan) beaucoup trop mince par rapport au nombre d’éléments intégrés au scénario. Cela rend l’ensemble beaucoup trop difficile d’accès alors qu’il y avait probablement moyen de faire plus simple, sans perdre au niveau de l’intelligence du récit.

Visuellement, je suis également assez réfractaire aux changements de styles au sein d’une même histoire, même si les différents artistes qui viennent à nouveau défiler au fil des pages livrent dans l’ensemble du très bon boulot. De Yanick Paquette qui s’amuse à dessiner les courbes de Catwoman à la mise en images ultra-informatisée de Scott Clark lors de l’aventure virtuelle dans l’internet 3.0, en passant par Chris Burnham ou un Cameron Stewart qui s’amuse à intégrer des visages connus dans un collège de filles assez particulier, il y en a vraiment pour tous les goûts. Personnellement, c’est le style de Pere Perez qui m’a le moins plu, alors que les couvertures de J.H. Williams III sont une nouvelle fois époustouflantes.

Une intrigue capillo-tractée qui ravira les chauves(-souris), mais qui abandonnera les autres avec un solide mal de crâne !


Chronique rédigée par yvan le 25/03/2014
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.33
Dépôt légal : Mars 2014

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Batman - Grant Morrison Présente, tome 7 : Batman Incorporated, lui attribuant une note moyenne de 3,33/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

9 5 2019
   

Un tome que j'ai bien aimé.

Recruter des Batmen dans le monde entier est une idée qui peut paraître simple mais qui fonctionne. Cela donne des chapitres assez bons. La partie japonaise où notre héros fait équipe avec Catwoman m'a vraiment plu, et j'ai apprécié d'en découvrir plus sur la première Batwoman dans la partie en Argentine. Le dessinateur qui s'occupe de cette partie fait du bon travail sur les flash back entre Batman et la première Batwoman.

Mais autant le dire tout de suite, tous les chapitres ne sont pas aussi bons, et je dois avouer avoir eu du mal avec le chapitre consacré à internet. Cette histoire ne prend pourtant qu'un seul chapitre mais n'a pas réussi à m'intéresser.

L'auteur met progressivement en place la nouvelle menace et nous offre une fin avec un suspens qui nous donne envie de lire la suite. Les chapitres deviennent plus sombres, avec notamment celui avec Batgirl. Le changement de dessinateur ne m'a pas trop gêné.

27 3 2014
   

Grant Morrison a ses fans, mais aussi ses détracteurs. Depuis longtemps, il privilégie les approches originales et les intrigues à tiroir. Un de ses albums, que je considère comme un chef-d’œuvre très représentatif de ses choix d'écritures est "The Filfth", que tout amateur de comics se doit d'avoir lu...
Pour Batman, il s'est tout de même coltiné 7 ans de boulot. 7 ans de malheur pour ceux qu'il a fatigués à force d'éparpiller des pièces du puzzle, 7ans de bonheur pour ceux qui y ont vu une sorte de travaux d'Hercule, tant il a brassé les thèmes du Batman.

La famille est sans doute la pierre angulaire de son apport au personnage et à son univers. L'invention de Damian, son fils devenu Robin et ayant trouvé la mort, restera à jamais gravée dans la série.
Batman Incorporated, c'est Bruce Wayne et la mondialisation.C'est la franchise de protecteurs, face à la menace mondiale du Leviathan. Une façon pour l'écossais de prouver qu'il colle à son époque et un hommage à l'icône N°1 de D.C. , dont la silhouette et le logo sont connus de tous, partout dans le monde...

Pour ce dernier gros pavé, les évènements s'enchaînent à toute vitesse. Leviathan n'est qu'un prétexte car tout tourne autour de l'amour/haine que Bruce et Talia se vouent. Et Damian, le fruit de leur union, en sera la victime expiatoire.
De l'action, du drame, un héros déchiré, c'est à un Batman «complet» qu'on a droit.

Côté dessins, Chris Burnham tire la couverture à lui, avec un style très particulier mais efficace. Cameron Stewart fait dans le sobre, mais c'est classieux. Yan Paquette n'est pas très fin, mais il offre un Batman puissant. Quant à Scott Clark, son épisode façon «Tron» m'en a mis plein les yeux.

Un volume costaud. Certainement pas parmi les must-have, mais quand même parmi ceux qui compent. En tout cas, il serait dommage que les ultras s'en privent, parce qu'il s'y passe tout de même beaucoup de choses...