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Tome 8 : La relève - 1ère partie
 

Batman (DC Renaissance), tome 8 : La relève - 1ère partie

 
 

Résumé

Batman (DC Renaissance), tome 8 : La relève - 1ère partieAfin d'acceder au résumé de Batman (DC Renaissance), tome 8 : La relève - 1ère partie, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Batman (DC Renaissance), tome 8 : La relève - 1ère partieUn album qui comporte trois parties bien distinctes. La première nous présente Batman, avant sa confrontation avec le Joker, dans une enquête visant à éclaircir les causes de la mort bizarre d'un jeune adolescent. Cette enquête a surtout pour objectif d'introduire un nouveau grand méchant, Mister Bloom, qui s'amuse à donner des pilules aux membres des gangs de Narrows, lesdites pilules leur conférant des pouvoirs fantastiques. Si le Chevalier Noir ne met pas la main sur Bloom, il détecte toutefois la menace.

Après ce cours récit d'introduction, on entre dans le vif du sujet. Et là, Snyder nous a concocté une sacrée surprise puisque Batman est mort. Ou plutôt, il n'a pas réapparu suite à la dernière confrontation avec le Joker. Parce que Bruce Wayne, lui, est bien vivant, mais a tout oublié dans l'accident, et ne veut surtout se souvenir de rien. Batman est donc bien mort avec les souvenirs de Bruce Wayne et l'administration de Gotham, avec l'aide de l'entreprise de Geri qui a racheté Wayne Enterprise, décident de créer un nouveau Batman. Si le changement de personnage portant le costume de Batman est bienvenu et pas vraiment surprenant dans ce type de série, l'identité de celui qui endossera le costume, elle, est beaucoup plus intrigante puisqu'il s'agit du Commissaire Gordon. Un Gordon de presque 50 ans donc, à qui on a fait subir un entraînement de Marines, et à qui on fournit tout un tas de gadgets, dont un exo-sequelette, dont une Batmobile, pour assumer sa tâche. Je dois avouer que j'ai eu un peu de mal à adhérer à ce nouveau Batman : le costume est très différent de celui dont on a l'habitude, et tient plus du Robocop que du justicier masqué ; et la personnalité de Gordon est quelque peu décalée... En effet, voir Gordon jouer les justiciers est quand même assez peu crédible, et le fait qu'il se mette à l'humour à la sauce Spiderman fait quand même bien bizarre.

Mais le spectacle est tout de même assuré et petit à petit, on va se rendre compte que ce nouveau Batman va suivre la piste de l'inquiétant Mister Bloom, renouant ainsi avec une introduction qui gagne donc en légitimité. Par ailleurs, il est également intéressant de s'attarder sur les réflexions auxquelles se livre Gordon sur son propre rôle, et sur le fait que Batman est désormais un justicier fonctionnaire, qui se doit de respecter les règles : on est en contradiction totale avec le personnage "historique". Et on le sent bien, le scénariste s'amuse justement ici à jouer sur les contradictions, et à mettre à mal la version historique du Chevalier Noir. Tout cela permet d'apporter tout de même beaucoup de nouveauté à un univers rodé, d'apporter quelques surprises, tout en maintenant une enquête pleine de suspense, agrémenté de quelques combats.

L'autre élément qui retient l'intérêt dans cet ouvrage, c'est le personnage de Bruce Wayne qui se retire du monde et de ses souvenirs. Grâce à Alfred et Superman, on découvre pourquoi son état semble être permanent et l'état d'esprit de Bruce, qui ne veut même pas se souvenir de quoi que ce soit, se sentant bien à la place qu'il s'est trouvée.

Un dernier chapitre nous permet de comprendre qu'Arkham a été transféré à Wayne Manor, et de placer Bruce dans une situation compliquée contre Le Sphynx, M.Freeze et Gueule d'Argile qui veulent se venger de celui qui finance Batman. Pour un Bruce Wayne qui a perdu tout souvenir, l'expérience a de quoi destabiliser !

Avec ce huitième tome, on nous propose une nouvelle image de Batman, qui n'est plus incarné par Bruce Wayne. Si le changement de propriétaire n'est pas inintéressant, il est parfois trop caricatural pour être crédible, même si Gordon ne ménage pas ses efforts. Malgré tout, je suis prêt à accepter ce délire dans la mesure où je me dis que cette usurpation d'identité ne pourra pas durer. Par ailleurs, il y a quand même une vraie enquête du Chevalier Noir avec l'émergence d'un nouveau méchant... Les ingrédients de Batman sont malmenés mais c'est justement cela qui est intéressant mêle si, au passage, certaines personnalités ont été travesties de façon peu crédible.


Chronique rédigée par gdev le 26/08/2016
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.50
Dépôt légal : Mai 2016

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Batman (DC Renaissance), tome 8 : La relève - 1ère partie, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

15 5 2017
   

Dans cet avant dernier tome de la collection, il y'a matière à débattre.

Batman a disparu et on engage quelqu'un pour le remplacer, et c'est Gordon qui est choisit. Pourquoi lui? Dans le film d'animation Batman- mauvais sang, c'est Dick Grayson qui reprend le costume de son ancien mentor, et cela dans le but que la disparition de Batman passe inaperçue. Alors pourquoi ne pas avoir repris cette idée? On pourra dire que le but est d'éviter une répétition, mais le problème c'est que le choix de Gordon reste discutable. Pourtant j'aime beaucoup ce personnage, surtout dans ses relations avec Batman.

Heureusement, ce qui fait passer le changement de Batman, c'est que le scénariste semble se moquer de ce changement, avec tout ce qui l'accompagne (nouveau costume, nouvelle Batmobile). De plus Gordon doute beaucoup de ses capacités, ce qui rend les choses cohérentes.

Niveau personnage on peut également apprécier le traitement qu'il est donné à celui de Bruce Wayne (qui a oublié son passé de Batman) et on vraiment envie de suivre son évolution dans la suite. Le nouvel ennemi est également très intéressant et change des habituels antagonistes de la série. Alfred est également bien traité, dans une position d'observateur. Il n'y a guère que Superman dont je n'ai pas trop compris l'intérêt de la présence.

Le scénario de Scott Snyder nous offre une vraie enquête policière et les dessins de Greg Capullo l'accompagne toujours aussi bien.

On a au final un tome surprenant sur certains de ces choix, mais qui développe une assez bonne histoire.

6 1 2017
   

L’avant-dernier tome de cette saga scénarisée par Scott Snyder propose la première partie d’un diptyque intitulée « La Relève ».

L’album s’ouvre sur l’épisode #44, écrit par Scott Snyder et Brian Azzarello et dessiné par Jock. Ce flash-back de quelques années s’intéresse à l’enquête d’un Batman toujours « alive and kicking » qui désire retrouver le meurtrier d’un gamin dont le corps est retrouvé dans les marécages. Cette histoire courte fait office d’introduction à ce qui suit car elle permet de faire la connaissance de Mr Bloom et de sa mystérieuse drogue.

Les épisodes suivants (#41 à #43 et #45) sont à nouveau du tandem Scott Snyder et Greg Capullo et se déroulent dans une ville de Gotham City qui pleure son Chevalier Noir depuis sa dernière confrontation avec le Joker. Scott Snyder va donc faire ce que d’autres scénaristes ont déjà fait avant lui lorsque Batman n’est plus là pour défendre Gotham City : il va lui trouver un remplaçant… mais le garçon va faire (un peu trop) fort !

Le choix du commissaire Gordon pour endosser le rôle du Dark Knight est déjà assez surprenant en soi, mais en lui rasant le crâne et la moustache et en le transformant en non-fumeur, l’auteur va probablement un peu trop loin, dénaturant trop le personnage. Puis, il y a l’idée de faire revêtir une armure au nouveau Batman, qui n’est pas neuve non plus, mais franchement, la aussi, au niveau du look, il y avait probablement moyen de faire moins ridicule. Et comme si ce look qui ressemble plus à un grand lapin qu’à une chauve-souris ne suffisait pas, il remplace également la Bat-Mobile par un Bat-Camion totalement risible. Et pour couronner le tout, il va également dénaturer le personnage de Bruce Wayne en le rendant amnésique et dénué de tout sentiment de vengeance. Snyder pousse donc le bouchon trop loin et n’aurait probablement aucune chance de s’en sortir haut la main après un postulat de base pareil… sauf qu’il va lui-même se moquer du look de l’armure et également remettre en question le choix de Gordon… et c’est bien là ce qui le sauve au niveau du scénario.

Bref, on finit donc par avaler la pilule du nouveau Batman et de son armure, mais pour avoir une intrigue il faut également un beau gros vilain. Et là, Snyder va également innover car au lieu de renouveler d’anciens ennemis comme il l’avait fait dans les tomes précédents, il va en imaginer un nouveau : Mr Bloom ! Bon, personnellement, je pense que Poison Ivy aurait parfaitement pu remplir le rôle du super-vilain dans cette histoire, même si la créature végétale de Snyder ne démérite pas.

Si Scott Snyder ose au niveau du scénario et qu’il faudra attendre la conclusion du récit pour se faire une opinion définitive, c’est tout de même toujours un véritable plaisir de retrouver Greg Capullo au graphisme. Notons également la présence du Batman Annual #4 en fin de tome, écrit par James Tynion IV et mis en images par Roge Antonio, qui confronte Batman et ses amis à l’Homme-Mystère, Mister Freeze et Gueule d’Argile, dans un récit sympathique, mais sans plus.