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Tome 5 : L'An zéro - Deuxième partie
 

Batman (DC Renaissance), tome 5 : L'An zéro - Deuxième partie

 
 

Résumé

Batman (DC Renaissance), tome 5 : L'An zéro - Deuxième partieAfin d'acceder au résumé de Batman (DC Renaissance), tome 5 : L'An zéro - Deuxième partie, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Batman (DC Renaissance), tome 5 : L'An zéro - Deuxième partieAprès avoir été confronté à « La Cour des Hiboux » lors des deux premiers tomes et au Joker lors d’un titre qui faisait écho à celui de la saga de Starlin et Aparo (« Un deuil dans la famille« ), le héros de Scott Snyder avait visiblement besoin d’origines plus modernes au sein de ce relaunch de l’univers DC. Revenir sur les débuts du Dark Knight après le cultissime « Batman Year One » de Frank Miller et David Mazzucchelli, tout en nommant l’arc « Zero Year », ressemble cependant plus à une mission suicide qu’à du courage. Si Scott Snyder et Greg Capullo s’en sortaient encore plutôt bien lors de la première partie, cette suite qui reprend les épisodes #25 à #27 et #29 à #33 est déjà beaucoup moins convaincante.

Après avoir affronté le gang du Red Hood, Bruce Wayne doit maintenant faire face à deux nouveaux ennemis. Si le premier se nomme Docteur La Mort et qu’il élimine des scientifiques dans d’atroces souffrances, il se révèle néanmoins vite assez anecdotique face à la seconde menace, mise en place par Edward Nygma. Le Sphinx provoque en effet un black-out qui isole Gotham du reste du monde, tout en la réduisant à l’état sauvage.

En privilégiant l’action et en s’éloignant du polar à l’ambiance mafieuse, les auteurs parviennent certes à proposer quelque chose de radicalement différent de « Year One ». De plus, en transformant Gotham City en cité sauvage, ils sortent également le Dark Knight de son environnement habituel, proposant ainsi quelque chose de nouveau. Le hic, c’est qu’on a du mal à croire à cet Homme-Mystère qui parvient à prendre le contrôle total de la ville et que l’idée d’un « No Man’s Land » n’est pas vraiment neuve. Au fil des ennemis, on finit également par chercher où se trouve la revisite des origines, car le récit se contente surtout d’enchaîner les méchants, tout en s’éloignant du côté réaliste et sombre des histoires dont on a l’habitude.

S’il faut noter une petite baisse de régime au niveau de l’intrigue, tout n’est cependant pas à jeter. Ce récit qui invite à suivre Bruce Wayne à ses débuts, dépeint un héros qui n’est pas encore le fameux Chevalier Noir et qui se construit dans la douleur. Il manque encore cruellement d’expérience et ses actions ne sont pas encore assez réfléchies. Au fil du récit, il semble néanmoins apprendre de ses erreurs et les liens qu’il tisse avec le lieutenant Jim Gordon et Lucius Fox sont la preuve que quelque chose de solide est en train de se construire. Scott Snyder livre d’ailleurs de l’excellent boulot au niveau des personnages de Jim Gordon et d’Alfred.

Visuellement, le dessin dynamique de maître Capullo continue de faire des merveilles. La deuxième partie d’album se déroulant à Cité Sauvage délaisse les couleurs sombres des ruelles de Gotham pour faire exploser des couleurs éclatantes et plonger le lecteur dans un décor ensoleillé et inhabituellement bucolique. Le costume improvisé de Batman est d’ailleurs également très réussi.

Pas mauvais, mais des nouvelles origines que j’aurais néanmoins tendance à qualifier de dispensables…


Chronique rédigée par yvan le 20/03/2015
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.75
Dépôt légal : Février 2015

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Batman (DC Renaissance), tome 5 : L'An zéro - Deuxième partie, lui attribuant une note moyenne de 3,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

7 4 2017
   

Je vais peut-être paraître bizarre avec ma note, mais ce tome est pour l'instant, avec le précédent, mon préféré dans la collection.

Je le confesse je n'ai pas lu beaucoup de livres sur Batman et j'ai surtout vu les films avec acteurs allant du film de 1966 avec Adam West (oui celui la) jusqu'à celui de 2016.

Dans ce livre j'ai beaucoup aimé voir le héros évoluer, qui apprend de ses erreurs. J'ai apprécié aussi d'être témoin des relations qui évoluent et ce tissent avec Gordon que se soit avec Bruce ou avec Batman.

Le scénario de Scott Snyder est bien construit (les deux parties s'enchaînent bien et de façon plutôt logique) et sait nous maintenir en haleine. On y trouve même une certaine tension, notamment lors des scènes des énigmes. On pourra reprocher une accélération sur la fin, mais la confrontation entre notre héros et le sphinx est tout de même très bonne.

Le dessin de Greg Capulo reste dans la lignée des quatre tomes précédents. Il est donc excellent.

7 12 2015
   

Etant relativement nouveau dans le monde de Batman, je ne me plaindrais pas que l'auteur décide de revenir sur les origines de ce héros. Pour moi, cela me permet d'acquérir une histoire et un passé pour ce personnage. Encore une fois, l'idée de cette série me semble parfaitement calibrée pour permettre à de nouveaux lecteurs de s'intéresser à cet univers, en reprenant tout depuis le début.

Ici, on assiste donc à un affrontement contre un sac d'os, qui est en fait au service de Edward Nygma, dit Le Sphinx. On a donc le droit à deux parties distincte. Si la première partie m'a semblé conduite avec rythme, autour de cette intrigue sur des chercheurs se tranformant en arbre d'os, la seconde m'a semblé souffrir d'une petite baisse de régime dans la narration. En fait, aux deux tiers de l'ouvrage, j'ai regardé combien de pages il me restait, signe que je commençais à me lasser (un peu comme lorsque l'on tente de regarder l'heure au cinéma). En effet, cette deuxième partie me semble un peu tirée par le cheveux, puisque Ed Nygma a réussi à prendre le contrôle de la ville, a réussi à y faire pousser des plantes à une vitesse folle, le tout sous le regard d'habitants de Gotham City qui semblent rester sans réaction. Bref, ca me semble trop gros, même pour une histoire de super-héros et j'ai eu du mal à y adhérer. De même, je trouve la fin un peu précipitée : on ne sait pas trop comment Batman identifie le repaire du méchant (un remontée de signal ou un truc du genre) et du coup pouf, voilà que Batman se retrouve à plaquer Le Sphinx contre un mur (en tout bien, tout honneur !). Rien ne me semlke évident dans cette deuxième partie, et la narration me semble moins maîtrisée.

Toutefois, cet album dans son intégralité comprend un élément de taille non négligeable : alors que Batman et Gordon semblaient se défier jusqu'alors, les épreuves présentées ici semblent les rapprocher. Du coup, ca semble bien être l'explication du début du travail d'équipe entre Gordon (avec en plus un petit flash back intéressant sur ce dernier) et Batman. En cela, cet album est un peu plus que la simple confrontation entre Batman et les grands méchants de Gotham : il permet d'inventer des origines à cette relation de respect mutuel qui unira désormais Gordon et Batman.

11 4 2015
   

Quitte à me répéter, le coup des origines revisitées, ça devient lassant depuis quelques années maintenant. Mais fort de son statut de scénariste phare, Scott Snyder n'a pas pu s'empêcher de s'y coller, avec un titre une nouvelle fois en forme d'hommage.
Hélas, si Year One est un album culte, l'arc intitulé «Zero Year» ne laissera pas de souvenirs aussi impérissables.
D'une part, l'enchaînement des ennemis est devenu un procédé tellement classique que le récit perd en intensité. Ce n'est pas parce que le héros est en devenir qu'il est nécessaire d'enchaîner les bastons qui sont sensés l’aguerrir.

L'histoire prend vraiment corps avec l'avènement du Sphinx comme ennemi de réelle dimension. Mais là encore, le scénariste cède assez vite à la facilité car en deux coups de cuillers à pot, la ville est à sa botte. Et comme par hasard, Bruce est out durant ce temps...

Bon, je ne vais pester plus longtemps car pour être franc, depuis la fin ridicule du «Deuil de la famille», j'ai Snyder un peu dans le pif et je crois que je l'attend au tournant...

Heureusement, il y en a un qui fera l'unanimité : c'est Greg Capullo, qui ne faiblit jamais. Il enquille inlassablement des planches de grande qualité, ce qui contribue d'ailleurs à ce que volume reste encore un divertissement correct.