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Batman - Dark Knight : Dark Knight

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Batman - Dark Knight : Dark Knight"Dark Knight" est une oeuvre culte, une référence incontournable pour les amateurs de comics. Sortie en 1986 chez DC, elle a connu plusieurs éditions françaises (en quatre tomes chez Zenda notamment) et est aujourd'hui disponible en édition intégrale aux éditions Delcourt.

Avec "Dark Knight", Miller a atteint le sommet de son art dans le domaine des super héros ; il allait ensuite magnifier le polar avec sa série "Sin City". Mettre en scène un Batman vieillissant, s'interroger sur son action (se faire justice soi-même est-il acceptable ?) à travers les débats des médias, mettre un terme à l'histoire de plusieurs personnages essentiels de l'univers de l'homme chauve-souris : Miller a d'emblée fait de sa BD un titre à part dans la longue série des aventures de Batman.

Le scénario est excellent. Miller a un sens aigü de la mise en scène et brosse des personnalités attachantes et fascinantes. On retrouve de nombreux personnages (le Joker, Harvey Dent, Gordon, Superman...) qui sont souvent éclairés sous un jour nouveau. Le trait est original et efficace, mais il est presque effacé par la qualité de l'intrigue.

Aucun lecteur de comics ne peut faire l'économie de "Dark Knight" qui a su s'imposer comme une oeuvre de référence, qui se lit et se relit avec le même bonheur.


Chronique rédigée par Jean Loup le 21/01/2003
 
 
Statistiques posteur :
  • 1313 (63,80 %)
  • 390 (18,95 %)
  • 355 (17,25 %)
  • Total : 2058 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.11
Dépôt légal : Mars 1999

Avis des lecteurs

18 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Batman - Dark Knight : Dark Knight, lui attribuant une note moyenne de 4,11/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

22 2 2017
   

Ayant vu l'adaptation de cette aventure en Blu-ray (adaptation assez fidèle au passage je dois dire), j'ai eu envie de me plonger dans l'œuvre originale.

Le scénario divisé en quatre livres m'a vraiment convaincu. J'ai apprécié qu'il nous montre un héros vieillissant, qui existe donc déjà et qui est connu. Cela change des habituels albums/films où l'on se concentre souvent sur les origines. J'ai aussi apprécié les messages que l'on retrouve comme les critiques sur la presse qui peut donner de l'intérêt à des sujets ridicules (je pense par exemple à la journaliste qui interrompt un de ses collègues qui parle de la bombe pour parler d'autre chose).

Les quatre livres développent chacun une histoire avec par exemple l'affrontement contre Dent dans le livre un ou celui contre le Joker dans le livre 3 (et je dois avouer avoir aimé retrouver tous ces méchants). Et ce qui rend le tout intéressant c'est que ces quatre histoires sont reliés par un véritable fil conducteur (à savoir le retour et la chute de Batman) ce qui rend le tout homogène.

A côté de cela, on fait la connaissance de nouveaux personnages comme par exemple le nouveau (ou plutôt la nouvelle) Robin. Des personnages qui s'ancrent bien dans l'univers.

Toutes ces qualités dans le scénario font que j'ai apprécié ma lecture et je n'ai pas non plus de réel reproches à faire au dessins.

27 10 2013
   

Une BD que je n'ai tout bonnement pas apprécié !

Au niveau du scénario, il est bien difficile de s'accrocher à l'histoire tant elle est froide, violente et dérangeante. Tous les personnages sont antipathiques et méprisables. Ne serait-ce que ce pauvre Superman ou le ridicule gang des mutants. Ajoutez à cela cette critique naïve et pas très fine des médias !

Les dessins ne sont guère mieux, je les trouves à l'image du scénario, froids, violent et peu invitants. A dire vrai, je n'ai jamais aimé les styles très graphiques comme celui de Miller ou bien de Sienkiewicz.

Néanmoins, histoire de contredire ce que je viens d'énoncer, je conseille tout de même la lecture de cette oeuvre ! En effet, quiconque qui prétend aimer les comics se doit de lire au moins une fois "The Dark Knight Returns" qui a, force est d'avouer, révolutionné l'industrie aux USA. Et même si je trouve le tout daté et peu emballant, ça reste à lire et je ne regrette pas de l'avoir fait, ne serait-ce que pour ma culture personnelle.

12 6 2011
   

Je me sens seul...

Voilà, j'ai enfin lu le comics acclamé de tous ! "Watchmen" ? Non son alter-ego, mais tous comme ce dernier, mon avis sera mi-figue mi-raisin. Je n'ai pas adoré ma lecture, loin de là. Mais ce livre n'est ni illisible, ni détestable, juste "moyen" à mes yeux (je ne regrette en rien ma lecture).
Mais ceci, je l'ai déjà dit dans mes quatre derniers avis sur la série. Si je devais résumer, voilà ce que je dirais : le dessin, à part dans les grandes cases pleines pages est assez laid. Le trait ne rend pas toujours l'action compréhensible, l'encrage est assez hésitant et les couleurs sont quelques fois vraiment mal choisies et rendent les planches laides.
Et le scénario ? Il y a des bonnes idées même si il a assez vieillit (notamment pour le coup du conflit contre les russes). Cependant, il n'a rien de génial, contrairement à ce que j'en attendais, ni même de trop original. Je vais encore faire le rapprochement, mais je comprend pourquoi cette série et "Watchmen" sont mis au même rang (le premier), car mine de rien, il y a beaucoup d'éléments communs (les héros vieillissants voulant reprendre du service, un conflit avec l'U.R.S.S., la peur de la bombe atomique, la violence omniprésente, le super-héros qui agit en opposition avec la police et facultativement, un dessin peu engageant).
Pour finir, je vais parler de l'objet intégrale en lui-même (lecture effectué dans sa version 'Panini Comics') : pour les fans (malheureusement je n'en fais pas partie), c'est vraiment un objet à posséder avec de nombreuses pages bonus, contenant des making-of, des pages de scénar', des croquis et des photos.

J'ai bouché un trou manquant dans ma culture, mais néanmoins, c'est la lecture que j'ai le moins apprécié de ce bon vieux "Dark Kngiht" (alors que j'ai même lu sa rencontre avec le Judge Dredd qui n'est pas vraiment apprécié).

rilain10 :Une BD culte ! Note de l'album : 5,00
Avatar de Reflet de l'avatar de
5 4 2010
   

Monstrueux ! Mais a un tel point que moi même j'y ai pris du temps à me croire.

J'étais pas très fan de Frank Miller malgré que j'avais pris du bon temps a lire certain "Sin City", mais là mon avis sur lui monte sur le meilleur "auteur de comics de tout les temps"! (Ok, j'exagère un peu ^^" )

L'adaptation que produit F.Miller d'un batman tres Dark et tres "vieux rat-bougris", est réussis à un tels point, que la crédibilité du scenario ne vous fait jamais lacher l'œuvre en main. SI l'on peut constater un léger problème de réalisation sur les dessins sur le début de l'oeuvre, leur crescendo s'identifie très vite, et nous les fait habitués sans problème. Le scenario est une fluidités sans égale, possédant des rebondissements à couper le souffle, de l'action sans répétition, et surtout de l'"epic" quand on regarde les dernier instant de certains de ses ennemies, le scenario est une seul chose :"MAGNIFIQUE" !

Un seul soucis me traverse l'esprit : "SA FINIT TROP VITE ! ON EN VEUX ENCORE ! ...hein quoi ? He les mecs, si vous me dites que "DK II : la relève" c'est sa suite, vous savez tres bien ce que je réponds :-D "

A LIRE ABSOLUMENT !

20 2 2010
   

Le chef d'œuvre ultime et incontesté de Frank Miller. Ce génie a révolutionné le monde graphique et scénaristique des comics dans les années 80 par une nouvelle approche plus noir et fantaisiste. Ce Batman nous prouve qu'il était vraiment à cette époque maître du genre.

Tout d'abord les dessins sont géniaux rempli d'inventivité, d'originalité et de détails fascinants. On avait jamais vu des dessins pareils et Miller a su développer un style unique et superbe. Les couleurs très bien utilisé rendent les illustrations encore plus parfaites. Le découpage est formidable et très original.

Ensuite le scénario est tout bonnement géniale. Batman est devenu vieux, il n'est plus que l'ombre de lui-même et Gotham city devient de plus en plus violente. La narration subtile et les dialogues passionnants sont parfaitement maîtrisés. Tout est parfait mais sans être classique.

On a droit a une BD qui bouleverse les règles du genre et nous entraine dans un autre monde. Après cette lecture vous regarderez Batman différemment.

11 2 2010
   

Ce Batman est exceptionnel !

Il ne s'agit pas de faire dans le superlatif, mais comment ne pas être fasciné par l'angle choisi par Miller ?
Bruce Wayne est désormais vieillissant, au point qu'il a remisé son costume depuis quelques années. James Gordon s'apprête à prendre sa retraite. Gotham est en prise avec une telle violence sociale qu'elle frise l'anarchie, en pleine canicule révélatrice de forts dérèglements climatiques. Dans une Amérique présidée par un Reagan clownesque alors même que l'apocalypse nucléaire s'annonce imminente, le Dark Knight va reprendre du service, hanté par le traumatisme du souvenir du meurtre de ses parents...
Miller nous plonge dans un récit où les pires ennemis de Batman ne paraissent pas plus déséquilibrés que le héros, obsédé par sa conception personnelle de la Justice. On l' y voit immoler le Joker et tenter de vaincre Super Man, devenu une marionnette de la Maison Blanche chargée de mettre fin à ses agissements.
Batman est devenu un enjeu politique et Super Man l'instrument servile du pouvoir.
Les personnages historiques ont aussi la part belle: Double Face, Lana Lang, Green Arrow figurent également, pour ne citer qu'eux. Et que dire de Carrie, que Batman s'obstine à appeler Robin, comme pour mieux refuser l'idée de sa mort ?
Ce que j'ai trouvé particulièrement réussi est qu'on voit notre monde devenir fou, au diapason de la trajectoire presque suicidaire du Justicier de Gotham. Les hommes politiques n'y sont bons qu'à se renvoyer les responsabilités, sans jamais les assumer, sauf pour appuyer sur le bouton rouge. Les psychiatres sont des imposteurs donneurs de leçon, qui parlent de réhabilitation alors même qu'ils sont floués par leurs patients psychopathes. Les médias (la télévision en réalité) sont un nid d'imbéciles auto-centés sur leur narcissisme ridicule.
Tout cela conduit à s'interroger sur une civilisation en pleine déliquescence qui amène les individus à la médiocrité et qui attend d'être sauvée par un modèle de héros extrémiste...

Un mot tout de même sur le graphisme, qui ne m'a pas réellement plu, mais là aussi, je c'est un parti pris de Miller, qui a favorisé l'expression de la puissance physique et qui souhaitait se détacher du style des autres auteurs. Après tout, "son" Batman n'a pas pour prétention d'être agréable...

Parfois d'une violence extrême, cette aventure est définitivement marquante pour tout fan.
Elle laissera des traces indélébiles dans la mémoire du lecteur.

19 7 2007
   

Batman n’est plus qu’un souvenir dans les mémoires et le commissaire Gordon n’est plus qu’à quelques jours de la retraite. Dix ans que l’homme chauve-souris n’a plus déployé ses ailes … mais la bête souffre … les nuits emplies de crimes l’appellent inexorablement.

Bruce Wayne se fait vieux et grisonnant, mais l’assassinat de ses parents continue de le hanter … sa soif de vengeance le ronge alors que son costume est au placard depuis la mort de Robin. Poussée par des pulsions intimes et une détermination sans failles, la bête jaillit à nouveau, mettant de côté toute sagesse et oubliant cette enveloppe charnelle abimée par les années … le Dark Knight est de retour !

Le Batman de l’auteur de "Sin City" et "300" est forcément sombre. Son corps l’abandonne, sa ville lui tourne le dos et des pulsions primaires débordent de ce héros déchu, et présenté ici par Miller comme un être flirtant avec cette même folie qui habite ses pires ennemis (Harvey Dent et le Joker). Le chevalier noir est perçu comme un sadique qui se nourrit de la peur de ses adversaires, punissant les petites frappes comme jamais auparavant et, en essayant de faire jeu égale avec les meilleurs clients d’Arkham, les victimes s’empilent au fil des pages dans cette lutte finale du justicier masqué contre lui-même.

Mais dans cette aventure qui joue sur le côté obscur du héros de Gotham City, il n’y a pas que Batman qui a changé. La folie semble s’étendre au-delà de cette ville dont il fut le héros incontesté. C’est le pays tout entier qui semble névrosé au sein de ce chef-d’œuvre des plus sombres et pessimistes. Même la Bat-mobile est dépourvue de son élégance et de sa classe habituelle, remplacée par un char de combat écrasant la vermine sur son passage. Les autres personnages (Lana Lang, Selina Kyle, Green Arrow, Gordon) sont également marqués par les années, tandis qu’Alfred vient habilement accentuer le déclin de son maître à l’aide de son cynisme habituel et toujours aussi jouissif.

Ce récit violent atteint un point culminant lors de l’affrontement entre Batman et Superman, entre le Chevalier noir et celui qui incarne ici les valeurs ultra-américaines de la Maison Blanche. L’opposition entre deux styles, entre deux perceptions de la justice diamétralement opposées, et un Miller délicieusement subjectif pour venir arbitrer ce combat hautement symbolique.

Un Miller qui, d’un récit entrecoupé d’images télévisées, n’hésite pas à aborder des thèmes contemporains tels que le pouvoir des médias, la justice personnelle, la remise en liberté de prisonniers sur base de rapports de psychologues, l’incompétence de certains politiciens de haut niveau. Réalisé sous l’ère Reagan, l’œuvre de Miller à également un petit côté précurseur qui fait froid dans le dos. Certains tireront également la parallèle avec cet autre monument du neuvième art construit autour de super-héros vieillissants et publié quasi simultanément : «Watchmen» ! Mais là où Moore fait dans la finesse, Miller opte pour une approche plus directe.

Côté graphisme, alors que j’ai été subjugué par ses prouesses en noir et blanc dans "Sin City" et apprécié son dessin dans "300", j’ai été graphiquement moins emballé par cet album. Je ne sais pas si c’est dû à l’encrage de Janson ou à la colorisation de Varley, mais j’ai trouvé certains passages moins bons, allant jusqu’à freiner ma lecture à cause d’une lisibilité amoindrie.

Pourvue d’une narration impeccable, incitant à la réflexion à travers une critique sociale de fond, cette œuvre sans concessions au début plutôt lent, mais au final éblouissant, demeure cependant une lecture incontournable pour les fans de Batman et de comics.

11 1 2007
   

Je dois reconnaître ne pas avoir apprécié cette œuvre à sa juste valeur, lors de ma première lecture, notamment à cause du dessin de Miller que je n'aime pas beaucoup. Passé ce petit handicap et relisant l'ouvrage, j’ai enfin saisi toute la portée de ce récit.
Ecrit en 1987, dans une Amérique reaganienne sûre d’elle-même et triomphante, cette œuvre crépusculaire prend tout son sens.
On y découvre un Bruce Wayne vieillissant qui a retiré son costume de Batman, dix ans après la mort de Robin. Bruce est en proie aux doutes, hanté par de mauvais souvenirs, notamment la mort de ses parents. Choisissant de revêtir à nouveau son costume, il s’enfoncera de plus en plus dans une forme de folie qui le conduira vers une sorte d’autodéfense expéditive souvent discutable, l’amenant à frapper sans ménagement des petits voyous et leur faisant le plus de mal possible.
Paradoxalement, il éprouvera une forme de compassion envers ses anciens ennemis, notamment le joker qu’il ne peut se résoudre à tuer. Cet épisode est à rapprocher du Rire et Mourir de Moore qui évoquait l’attraction-répulsion de Batman et du Joker.
Son affrontement avec Superman, pur moment d’anthologie, devient le symbole d’une division entre deux conceptions opposées de la justice. Superman, aux ordres du président Reagan s’oppose à celui qui a choisi le côté obscur : le blanc et le noir, les deux faces de l’Amérique…

Au même titre que Watchmen, cette œuvre traite du statut et du vieillissement des super héros, de leurs pouvoirs, de la façon de s’en servir, ainsi que de la place de ces personnes dans la société. Batman Dark knight est une œuvre sombre, sans concession, servi par un style narratif qui fit date, un bouleversement complet de l’univers comics des années 80 et une œuvre militante qui anticipait quelques dérives actuelles comme le pouvoir des médias.

25 5 2006
   

Je suis sous le choc. Alors que je referme la dernière page de cet album, une évidence s'impose à moi : cet album est un chef d'oeuvre incontestable, peut-être le meilleur album consacré au justicier de Gotham City.

Frank Miller a réussi le pari de dresser le portrait d'un Batman vieillissant qui décide de reprendre le flambeau après 10 années de silence. Ce retour à la vie active va donner au chevalier noir l'occasion de croiser le fer avec certains de ses vieux ennemis (Double Face, le Joker,...) , et de retrouver certains des ses anciens alliés (Sélina Kyle,Alfred,.... A travers cet album, Frank Miller propose par ailleurs une réflexion intéressante sur le personnage de Batman, notamment sur l'idée de justice que représente le "Dark Knight". Car les années ont beau avoir passé, c'est toujours l'esprit de vengeance qui anime Batman.

Le dessin colle parfaitement au récit, même s'il a ses défauts et commence à dater un peu. Il n'empêche que Miller fait à nouveau preuve ici d'un talent incroyable pour la mise en scène de ses personnages et les cadrages de ses planches. La narration est fluide et captivante, et accroche le lecteur dès la première page.

Un chef d'oeuvre absolu, certainement l'oeuvre la plus aboutie consacrée à la chauve-souris de Gotham City. Magistral.

29 4 2006
   

Le retour du Chevalier Noir conté par Frank Miller, un des auteurs de comics les plus appréciés aux Etats-Unis, et en France également, voilà qui promet. Oui, Frank Miller est une véritable star de la BD U.S., et son « Dark Knight Returns », étrangement traduit uniquement "Dark Knight", est considéré par nombre de fans comme un de ses chefs d’œuvres, et comme un ouvrage majeur de l’univers DC, peut-être même comme la meilleure histoire de l’Homme Chauve-Souris.

Comment alors, sachant tout cela, ne pas être attiré par cette édition intégrale dont la magnifique couverture ne fait que nous pousser un peu plus à la lecture de cet album ?

Le récit est divisé en quatre chapitres dont les transitions sont assez brutales, sauf pour les deux derniers. La narration est un art que Miller maîtrise parfaitement, et l’idée de nous conter l’histoire en partie à travers la télévision est une idée ingénieuse qui met en avant l’importance énorme des médias dans cette sombre ville de Gotham City. Mais malheureusement, il use de ce stratagème un peu trop souvent ce qui rend la lecture moins agréable, car on ressent l’impression d’être très éloigné des personnages et donc de l’histoire.

L’histoire justement est très réussie. Bruce Wayne a arrêté de jouer les justiciers il y a bien des années, et le constat est terrible : les choses aujourd’hui vont aussi mal, voir plus mal, qu’avant l’apparition de Batman. Pour cela, mais surtout pour lui-même, pour satisfaire cette soif de vengeance jamais assouvie, il rendosse le costume du Dark Knight. Là alors il se sent revivre, mais le poids des années fait qu’il n’est plus aussi agile, plus aussi rapide, alors que ses adversaires, eux, le sont toujours. Il s’agit donc d’un Batman vieux et un peu penché sur la bouteille que nous dépeint Miller. L’univers du justicier de Gotham a toujours été sombre, mais dans cet album encore plus que dans les autres. La situation n’a guère évoluée, Batman peut-il modifier les choses ? Surtout peut-il les améliorer, ou ne fait-il que les faire empirer ?

Mais malheureusement tout n’est pas parfait dans cet album. Les dessins de Miller sont très inégaux. Certaines cases sont brouillonnes, voir bâclées, alors que les illustrations pleine page sont magnifiques. Je ne suis pas un grand fan du dessin de Miller, sauf quand il travaille uniquement sur les ombres en noir et blanc comme dans "Sin City", mais là objectivement c’est vraiment un très gros point faible de cet album qui pourrait en rebuter plusieurs. La mise en couleurs est également inégale, tantôt très moyenne, tantôt assez réussie. De plus, malheureusement Miller se laisse parfois un peu aller et tombe quelque peu dans l’excès (notamment l’excès de violence) et dans la caricature.

Au final un album au scénario original et bien construit, mais au dessin inégal, cependant il reste quand même un incontournable.

11 3 2006
   

Quand on m'a présente ce comic, on m'a dit que c'était le meilleur comic sur Batman avec en second Year One. Après avoir lu Year One que j'ai adoré (voir ma critique) je me suis donc plongé dans ce Batman Dark Knight. Et quel choc ! J'ai tout simplement adoré !

Le scénario est exceptionnel, montrant comment Bruce Wayne décide de renfiler le costume pour affronter une nouvelle menace qui pèse sur Gotham City, ville qu'il a tant défendu. Le premier constat que l'on peut faire, c'est que malgré le fait que le Chevalier Noir est affronté le crime durant toutes ces années, rien n'a changé. La violence est toujours aussi importante. Il est assez intéressant de voir que Bruce Wayne renfile le costume parce qu'il en a besoin, parce qu'il ne peut s'en passer. Il veut donc se venger et non pas sauver les habitants de Gotham. Mais à son âge, est-il encore en état de vaincre ses adversaires ? Sans parler de la police qui lui court après car Gordon n'est plus de la police, ayant laissé sa place à une femme qui est contre les agissements du Dark Knight. Car ici les actes de Batman sont remis en cause par les médias à travers des débats menés par des spécialistes, renforçant l'originalité du comic.

La mise en scène est réussie, même si je m'attendais à un peu mieux, un peu d'originalité comme il y en a dans le scénario. Les personnages sont sympathique, montrant un Bruce Wayne vieux et fatigué, un Alfred toujours fidèle à lui-même et un Gordon doutant (même lui !) des agissements de son ami. A noter que quelques personnages important de l'univers Batman font leurs apparitions comme le Joker, Selina Kyle ou encore Superman, des personnages ayant tous changés, modifié par le temps excepté pour le dernier exemple.

Ce qui m'a le plus déçu et ce que j'ai adorés en revanche, ce sont les dessins de Miller. Batman est très gros (muscle ou graisse, ça reste à voir) et certains passages ne sont pas toujours très bien dessinés, voir même illisible ! Les couleurs en revanche ne sont pas trop mal ! Par contre Miller devrait apprendre à dessiner Alfred ainsi que le maire de Gotham qui ont des visages très peu réaliste de même que la réaction de Batman quand il décide en deux secondes de faire de Carrie la nouvelle Robin.

Au final j'ai vraiment aimé ce comic grâce à des dessins et des couleurs pas trop mal même si on pouvait mieux faire, à des personnages fidèles à eux-mêmes et à l'originalité, l'intelligence et la force du récit qui remet en cause les actes du Chevalier Noir à travers les journaux télévisés. A noter une petite touche d'humour et un clin d'oeil à Wonder Woman.

4 1 2006
   

Houlà le choc ! Il y a une réelle puissance qui se dégage de ce pavé. D'abord, la narration n'est pas du tout classique. Il y a une interaction constante entre l'action principale et les réflexions, les souvenirs de Bruce Wayne/Batman. Ensuite, sur le plan de l'histoire elle-même, le propos est très pessimiste, collant bien à l'état d'esprit d'une ancienne gloire sur le retour, mais n'attendant rien de son regain de force. J'ai été étonné de voir également d'autres gloires, des adversaires/ennemis/partenaires/amis du héros, resurgir et tenir un rôle aussi important dans l'histoire.
Au niveau du dessin, je dois dire que l'aspect un peu bâclé de certains dessins me rebute un peu. Mais les illustrations pleine page sont tellement époustouflantes qu'on oublie le reste.
Et quel dénouement ! Enorme !

Vraiment un album à placer au Panthéon du Neuvième Art.

3 1 2006
   

Le seul véritable reproche que je fais à cette BD, c'est son dessin que je trouve assez moche et rebutant. Bon, y a pire et la meileure preuve de cela c'est que Miller a un dessin assez exceptionnel en matière de noir et blanc : manque de chance, cette BD là est en couleurs... Pour une Bd d'une telle qualité, j'aurais vraiment préféré un dessin plus soigné et plus agréable à lire.
Mais hormis ce faible défaut, ce qui me fait considérer cette Bd comme culte ou presque, c'est son intelligence, la façon dont elle donne à Batman une noblesse et une profondeur excellente. En outre, l'histoire de la vieillesse de Batman est ici tellement forte et bien foutue qu'on voudrait que ce fut la seule, la vraie (à comparer par exemple à "Kingdom Come" où là aussi on retrouve Batman et Superman "20 ans après" et qui me parait beaucoup moins intelligent en comparaison).
J'ai lu "Dark Knight" peu après les "Watchmen", et même s'il n'atteint pas la perfection des "Watchmen", cette BD n'en démérite pas pour autant sur un thème assez similaire ("que devient un super héros de nombreuses années après son heure de gloire ?"). Fortement violent par moment (le style de Miller), l'histoire en est malgré tout très bonne.
C'est donc une Bd que je conseille vivement à ceux qui veulent lire un scénario intelligent sur un super-héros humain comme Batman.

27 10 2004
   

Une des œuvres les plus célèbres de Frank Miller, il y a beaucoup de choses à en dire. A commencer probablement par sa célébrité parmi les fans du genre, qu'elle a en son temps (1986) révolutionné. Le Batman montré ici est vieux, il a pris sa retraite depuis dix ans déjà. Cependant ses démons hantent Bruce Wayne, et nuit après nuit, ne lui laissent guère de répit que dans un sommeil agité et dans l'alcool.

Le célèbre millionnaire est présenté ici comme un psychotique, un malade dont la névrose prend l'aspect de Batman, mais qui ne se limite pas à lui. Au contraire, elle prend l'allure d'un phénomène de société, avec ses effets sur les gens, suscitant diverses réactions, entre approbation et rejet. C'est également elle qui suscite des ennemis, tels que Harvey Dent ("Double Face") ou le Joker. Ce qui n'est au départ qu'une initiative individuelle, le combat d'un homme contre des criminels, est devenu un problème de société.

La chose est présentée de façon assez intéressante quoique plutôt brutale. Ici, le super héros pose problème, il n'est pas juste cette image enfantine qu'on adore, ce héros noble qui sauve et veille, mais un élément de la société, dans laquelle se pose le problème de son insertion, de son image, de sa perception. Ainsi, Batman protège les gentils et combat les méchants. Certes. Mais il se substitue de ce fait à la justice, recourt à une violence illégale, et son action est assimilable à celle d'une milice. Il se place au-delà de la loi, au-delà des hommes, et cela fait peur. C'est autour de ce thème que tourne "The Dark Knight Returns", traité également (mais plus en douceur) dans "Watchmen", ainsi que dans ce qui me semble être son successeur direct, "Kingdom Come".

Cette dernière référence n'est pas innocente, car son histoire poursuit (des années après) celle racontée ici, qui reprend elle-même de nombreuses références à des histoires passées. Le tout tisse tout simplement une véritable mythologie autour du personnage, avec sa personnalité, les grands événement marquant sa vie, mais aussi ses choix. Je dois avouer n'avoir pas l'habitude de cette façon de faire (qui me semble d'autant plus atypique que Batman a été utilisé par de nombreux scénaristes), qui est pourtant loin d'être désagréable. Même si cela me semble un peu puéril par certains côtés (autant que d'épiloguer sans fin sur la vie supposée de Néron, Phèdre ou Ulysse…), le résultat présente une force certaine, ici largement amplifiée par la violence de l'œuvre.

Car Batman n'est pas tendre, et la violence est ici présente sous les formes physique, sociale et politique. Comme cela est montré, il punit brutalement. Son existence même suscite de fortes haines (celle du gang des mutants par exemple), et il ainsi accusé par le bouffon psychiatre de l'album, de créer toute cette criminalité, d'en être l'instigateur, l'origine. Cette thèse est appuyée par la réapparition (la rechute) de Harvey Dent et du Joker suite à la reprise d'activités de Batman.

On peut d'ailleurs remarquer que l'ouvrage en général est traité sur le mode "téstostérone only"… Après un tome de "Sin City", "300" et "Bad Boy", je vais finir par croire que c'est là une marque de fabrique de Frank Miller. La réflexion en tant que telle n'y a en effet qu'assez peu de place, au contraire de l'action. Les quatre comics originaux -- formant donc ici quatre chapitres -- voient en effet chacun un affrontement (assez titanesque, disons-le), le point culminant étant incontestablement Batman contre Superman. Eh oui, carrément. La vieille lutte entre l'intelligence rusée et la force un peu stupide… Ulysse contre le cyclope, puisqu'on parlait de mythologie précédemment.

Ces quatre chapitres paraissent un peu décousus entre eux, mais ils ont évidemment comme point commun l'évolution de Batman et sa perception auprès de la société et de ses instances. Miller a beaucoup fait appel à la télévision dans ses pages pour montrer cela, et représente les politiques sous la forme de bouffons, qu'il s'agisse du maire, un petit bonhomme obèse et sans opinion sauf lorsqu'un conseiller en communication se tient derrière lui, ou du président, un Ronald Reagan tout vieux à la limite du gâtisme le plus complet, parlant aux Américains comme à des enfants de trois ans. Même lorsqu'il met en scène un Batman en difficulté, malmené, rejeté, haï, on sent bien qu'il a choisi son camp et qu'il prend parti. En un sens c'est dommage, car développer plus intelligemment l'opposition à Batman aurait pu donner un résultat un poil plus intellectuel et approfondi. Ceci dit, l'ensemble est -- comme souvent avec Miller -- d'une grande efficacité, même si je me demande toujours ce que Carrie Kelley (le nouveau Robin) vient faire dans cette Batgalère.

Le dessin, brièvement, n'est pas le plus beau qui soit, et on a même parfois quelques petits problèmes à comprendre le déroulement de l'action. Cependant il est lui aussi d'une grande efficacité et d'une grande force, malgré la sobriété apparente de nombreuses pages, et certaines cases donneraient presque des frissons tellement elles sont bien composées. Le script en fin d'album donne également l'occasion de voir le chemin entre scénario et réalisation, et permet de se rendre compte que celle-ci a été faite très intelligemment, avec un important travail d'adaptation.

Loin de ressembler à "Watchmen", nettement plus premier degré bien que remettant complètement en cause le modèle classique du super héros, "The Dark Knight Returns" est une œuvre sombre, violente, tourmentée, débordant d'action, qui suscite des réactions fortes, et pousse à se poser quelques questions. Lecture conseillée à sa suite : "Kingdom Come".

30 9 2004
   

Je comprends assez ceux qui comparent le "Dark Knight" à "Watchmen" : les deux nous montrent des héros crépusculaires un peu border line, soutenus par certains et villipendés par d'autres qui ne comprennent pas que des gars en bas résille se mettent au-dessus des lois. A ces deux niveaux, "Batman - Dark Knight" n'a pas à rougir de la comparaison : le thème de la vieillesse et du souvenir glorieux de ce que l'on a été est abordé magistralement. De même, on retrouve un Batman dénoncé par une partie de la population et pourchassé par la police (chose déjà vue à l'aube de sa carrière dans le "Batman - Année 1" de Frank Miller) ; plus que ses actions, c'est le sentiment de folie qu'il suscite auprès des criminels (qui ne seraient là que parce qu'il existe) et, plus encore, de certains admirateurs qui en arrivent à des solutions souvent extrêmes contre de simples voleurs de poules.

Si cette BD est peut-être moins ambitieuse que celle d'Alan Moore (peu d'intrigues mélangées, un déroulement quasi-linéaire...), je trouve qu'on gagne en fluidité grâce à cette plus grande simplicité. Le dessin est brut de décoffrage mais se fond à merveille dans cet univers très noir et pessimiste. La fin se termine en apocalypse, le Dark Knight affrontant le surhomme Superman, à la botte du président, seul moyen pour lui de sauver des vies sans soulever la vindicte populaire. Cet affrontement physique des plus détonnants est donc également l'affrontement de deux convictions et on ne peut pas dire que la plus politiquement correcte en sorte grand vainqueur. La moindre des choses lorsque l'on s'appelle Miller et que l'on écrit une telle oeuvre.

27 9 2004
   

-La façon dont on me l'avait présenté avant ma lecture :

Batman Dark Knight est le chef d'oeuvre de Miller sans hésiter. Il est l'un des auteurs les plus connus et talentueux publiant aux Etats-Unis avec Allan Moore et Nail Gaiman. A travers cette série il remanie totalement le mythe du super héros et notamment de Batman, les cheveux grisonnants, le bide pendant et les rhumatismes arrivants ! Miller met en scène l'affrontement entre Superman, le justicier lisse et plat à la botte du Gouvernement; et Batman, le presque justicier car lui n'a ni Dieu ni maître, il agit comme il le veut sans se soucier de la loi établie. Là où le scénariste atteint des sommets de virtuosité c'est en tournant à la dérision les médias. Ces derniers ont un rôle prépondérant, on se rend compte que c'est eux qui insufflent les opinions au peuple. Et créent des débat où il n'y a pas lieu d'en avoir un.
Miller a l'intelligence d'utiliser tous les ennemis de Batman : Dent, le Joker... Et de mettre en danger le super héros comme il ne l'a jamais été. On assiste à la démystification puis à la cristallisation de Batman. Jamais auparavant Batman montrait un charisme si particulier.
Une oeuvre publiée lors du Bronze Age, époque du comic où les auteurs ont une vision noire et engagée des Etats-Unis d'Amérique en réaction à par exemple la guerre du Vietnam où la Guerre froide livrée contre les soviétiques. C'est tout naturellement que Gottam City est la mégalopole du crime avec l'invasion de mutants : qui a pour but de la réduire au chaos.
Des prouesses naratives, un renouvellement du mythe de Batman, un interrogation sur le poids des médias, sur la violence... Tout pour faire de ce Batman Dark Knight LA référence du comic !

-La façon dont je le présente après lecture :

Batman Dark Knight c'est à n'en pas douter le renouveau de Batman, car il faut être tombé bien bas pour en arriver à penser à tuer le supers héros. C'est la première fois qu'on voit un "surhomme" du comic avec des cheveux gris, des abdominos inexistants, des muscles grassouillets, et qui plus est se fait rétamer la tronche à cause de sa rétention d'eau et son insuffisance respiratoire ! En fait non, c'est la seconde fois, car Moore, quelques temps auparavant vient de signer Watchmen chez DC Comics.
Déjà ça ne peut que mal commencer : je ne supporte par le personnage de Batman qui est présenté dans cet album. Le charisme que certains voient en lui est pour moi les bases de l'échec de cette série. Car en fait, Batman est un gros bourrin (d'ailleurs il en monte un !) dépassé et surtout absent. Tout au long de l'histoire on parle de lui et pourtant il est simplement une silhouette qu'on aperçoit de temps en temps et dont on comprend difficilement sa moralité. Je suis certain que cela est voulu de la part de Miller mais on en arrive à un point où on finit par se demander pourquoi le titre est éponyme.
Par extension j'en arrive à ma principale critique : Miller tombe systématiquement dans la caricature aussi bien pour Batman (comme j'ai pu le dire auparavant) que pour Superman. Vous me direz "oui mais c'est dans l'essence de Batman d'être immoral et de Superman d'être juste" mais vous ne me ferez pas croire qu'ils sont aussi diamétralement opposés ! Tout est CARICATURE : les médias, la violence, les situations...tout ! Miller tombe constamment dans l'hyperbole et c'est là que le bas blesse : il perd toute sa crédibilité. C'est dommage car la narration est intelligente, et bien maîtrisée mais l'auteur saborde lui-même son sujet.
Pour en terminer avec le scénario, je parlerai du recours quasi systématique à la violence, à la barbarie. Je ne doute pas qu'on puisse voir une plaidoirie contre la violence, surtout quand on arrive à voir en Sade un grand moraliste. Avec Miller, on termine sa lecture lessivé, on ne veut plus voir une goûte de sang : gavé !

Et sans aucun doute Miller n'est pas un grand dessinateur. Le cadrage est pas mal du tout, on sent qu'il maîtrise tous les outils de la narration et de sa mise en scène. Cependant le dessin est vraiment horrible, à tel point qu'on a du mal à reconnaître qui est qui d'une page à l'autre, voire d'une vignette à l'autre. Beaucoup trop d'encrage rend le dessin difficilement déchiffrable. Seul bon point : la couverture !


-Mon conseil :
Si vous voulez vraiment lire la déchéance des supers héros lisez plutôt Watchmen d'Allan Moore.

17 9 2003
   

Mon premier Comic et j'en suis satisfait car Batman Dark Knight est une très bonne BD.
Le scénario est bien mené, les thèmes abordés sont très pertinent (notamment l’omniprésence des médias et leurs influence), la vision des USA par Miller n'est pas denué de critique, bien au contraire.

Mais ce qui m'a vraiment surpris et qui donne toute sa dimension à l'histoire, c'est l'approche psychologique de Batman ...
En fait je m'attendais pas du tout à ça.

Un coup de coeur aussi pour le graphisme et mise en page.

Chapeau Miller.