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4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Barracuda (Jérémy), tome 2 : Cicatrices, lui attribuant une note moyenne de 3,63/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Des personnages plus fouillés et un récit très captivant. Cette suite, plutôt déroutante quant au respet du titre de la série, réduit considérablement l'action aux bénéfices de l'histoire et de ses protagonistes. De jolies surprises sont au menu. Les dessins sont toujours aussi superbes et on attend la suite avec impatience.
Belle couverture, qui donne envie à tout amateur d'histoire de pirates d'ouvrir ce deuxième tome de "Barracuda". Et parce que le contenu est graphiquement à la hauteur des espérances du lecteur alléché, il y a de bonnes chances de voir plus d'un curieux succomber au charme de la série.
C'était déjà vrai pour le premier album. Formé à très bonne école (sur "Murena" avec Delaby), Jérémy réalise de fort jolies planches, tant par son trait élégant et minutieux que par sa mise en couleurs tout aussi gracieuse. Pas besoin d'aller au salon de la voyance pour affirmer que cet auteur aura rapidement une cohorte de fidèles, et ça n'a rien de volé.
La BD est une alchimie entre un scénario et un dessin. De nombreux lecteurs ont tendance à privilégier ce dernier, pardonnant plus facilement une intrigue creuse qu'un graphisme d'apparence malhabile ou atypique. Votre serviteur a opté pour l'autre chapelle, celle des plus sensibles au scénario. Et malgré la présence du chevronné Dufaux, "Barracuda" laisse un petit goût de trop peu dans ce tome 2 comme dans le premier album. Le choix scénaristique qui fait repartir l'intrigue trois ans après le volume précédent déconcerte un peu, et ce d'autant plus que la présence de personnages récurrents n'empêche pas le récit de prendre de nouveaux chemins. On a le sentiment que Dufaux n'a déjà plus grand chose à raconter et qu'il fait donc apparaître de nouveaux personnages (y compris en couverture), de nouvelles intrigues, même si le lien avec le tome 1 laisse dubitatif. Pour exemple, l’évolution de la relation entre Maria et le marchand d'esclaves paraît bien difficile à avaler, même si cela permet à Dufaux de retrouver des scènes humoristiques proches de sa série "Giacomo C.".
Entendons-nous : le scénario n'est pas mauvais, même s'il est loin des meilleurs moments de Dufaux ("Murena", "Rapaces", "Le Bois des vierges "...). Mais il manque vraiment quelque chose à "Barracuda" pour qu'on adhère davantage à cette série pourtant très agréable à regarder - ce qui peut être suffisant, on en convient. Pas mal donc, mais avec le sentiment que peut laisser la copie honorable d'un élève dont on sait qu'il pourrait être premier de la classe.
Après un premier tome très prometteur, la couverture de ce deuxième volet séduit d’emblée. Dévoilant son affreuse balafre, ce nouveau personnage particulièrement sombre attire immédiatement le regard et fait admirablement écho au titre de cette suite tant attendue.
L’apparence particulièrement réussie de ce flibustier qui en jette dès la couverture démontre une nouvelle fois la capacité de Jérémy (Petiqueux) à livrer des personnages bien campés et d’une expressivité impressionnante. Après s’être fait un nom en tant que coloriste de Philippe Delaby sur les excellentes séries «Murena» et «Les complaintes des Landes Perdues», Jérémy parvient donc à se faire un prénom en tant que dessinateur. Au côté d’un scénariste déjà bien ancré dans le milieu, le jeune talent fait preuve d’une maturité surprenante lors de ce premier solo graphique. Dans un style réaliste clairement influencé par son mentor, il propose un dessin de grande qualité, des décors soignés et confirme au passage son savoir-faire au niveau de la colorisation.
Au niveau du scénario, Jean Dufaux effectue un bond de trois ans par rapport aux événements du tome précédent, mais continue de s’intéresser au destin des trois adolescents livrés à eux-mêmes sur cette île infestée de pirates. L’arrivée de Morkam, le beau garçon qui orne la couverture, permet également de découvrir l’histoire du mystérieux capitaine Flynn. Si l’intrigue demeure assez classique et que certains passages semblent un peu faciles (la haine de Raffy qui se transforme trop subitement en amour, le changement d’attitude peu crédible du richissime marchand d’esclaves malgré ce « trou » de trois ans et cet âne de Flynn qui trébuche trois fois sur la même pierre), le scénario s’avère très divertissant et parfaitement maîtrisé. C’est surtout en tournant le dos à la mer et en proposant un huis-clos sur une île aux paysages paradisiaques, mais infestée de pirates sans foi ni loi, que Dufaux parvient à sortir des sentiers battus du genre. Même si le premier volet débutait par un abordage en bonne et due forme, l’aventure se déroule donc majoritairement sur la terre ferme et invite à suivre le destin de Raffy, Maria et Emilio/a. Les lecteurs qui s’attendaient donc à embarquer à bord du navire de l’impitoyable Blackdog à la poursuite du plus gros diamant du monde, devront donc se contenter de la terre ferme de Puerto Blanco. Mais qu’ils se rassurent vite car, malgré une approche plus terrestre, les canons du genre tournent tout de même à plein régime et les amateurs de flibusterie ne ressortiront pas déçus. Chasse au trésor, passes d’arme, beuveries, boucaniers aux faciès marqués et femmes au caractère bien trempé sont donc bel et bien au rendez-vous de cette aventure qui était initialement prévue en trois albums, mais qui, succès oblige, sera finalement plus longue.
Les amateurs d’histoires de pirates ne s’en plaindront certainement pas et auront bien raison de saisir chaque nouvelle occasion de passer à l’abordage de leur librairie favorite !
| Album | Avis | Moyenne |
|---|---|---|
| Barracuda (Jérémy), tome 1 : Esclaves | 5 | 3.90 |
| Barracuda (Jérémy), tome 2 : Cicatrices | 4 | 3.63 |
| Barracuda (Jérémy), tome 3 : Duel | 1 | 4.00 |