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Tome 17
 

Bakuman, tome 17

 
 

Résumé

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Planche de Bakuman, tome 17"Bakuman" 17 aurait pu s'appeler "Nanamine sème encore la zone".

Ce personnage sans scrupules est en effet au coeur de ce volume, en mettant en place une méthode peu orthodoxe et très discutable pour réaliser une histoire destinée au Jump. Comme d'habitude dans cette série, la création d'un manga est le fil rouge de l'intrigue, efficacement imaginée par Tsugumi Ohba. Les différents auteurs du magazine cherchent à faire des histoires qui plaisent à leurs lecteurs et guettent avec avidité les résultats du sondage réalisé auprès du lectorat pour savoir si leur shonen a su les séduire.

Dans ce 17e volume (on approche de la fin, qui surviendra dans le 20e), le rythme est toujours aussi bien maîtrisé. Sans être extraordinaire, la série a su maintenir un niveau d'intérêt assez constant au fil des milliers de pages, ce qui est déjà assez remarquable. On connaît bien les différents auteurs et la saine rivalité qui les pousse à se dépasser sans cesse, et Nanamine tient le rôle du méchant qu'on adore détester et dont on attend la chute avec impatience et plaisir.

On sait que ça finira bien, mais on se laisse porter par le suspense et on feint de craindre pour l'avenir des héros. "Bakuman" est une série sympathique que l'on suit bien volontiers et qu'on recommanderait sans problème à quelqu'un qui est en manque de lecture nippone. Et on y trouve de l'intérêt qu'on ait dix ans ou quarante : c'est là encore un point positif. Et puis, à vrai dire, après 17 tomes, on n'envisage pas de craquer avant le dénouement qui s'approche !


Chronique rédigée par Jean Loup le 28/08/2015
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.25
Dépôt légal : Janvier 2014

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga Bakuman, tome 17, lui attribuant une note moyenne de 3,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

4 4 2016
   

Forcément, je vois d’un bon œil dans la série le retour de Nanamine, un véritable « méchant » dans cet univers un peu trop rose, à l’ambiance trop bon enfant. Celui qui faisait appel à des internautes pour construire ses nemus a tiré les leçons de son échec passé et revient avec une nouvelle méthode qui n’en est pas moins à la limite de de l’honorabilité : il a monté une société dont le but est de créer des nemus à destination des vétérans, selon un mécanisme bien huilé. Les scénarios sont inventés par des employés, des professeurs forment des dessinateurs salariés, et les productions sont testées auprès d’un public de 200 jeunes lecteurs. C’est donc une machine de guerre de Nanamine a constituée. Ce n’est pas vraiment illégal et si la morale de certains peut être scandalisée par ce procédé, ce dernier a pu faire ses preuves avec des mangas qui trustent les meilleures places du classement, ce qui fait aussi l’affaire de la maison d’édition, qui a une vocation commerciale avant tout. Mais là où Nanamine fait un faux pas, c’est qu’il apparaît qu’il se sert des vétérans pour tester sa propre usine à best-seller, attendant le bon moment pour se débarasser des vieux et profiter enfin de ce qu’il a monté. Encore une fois, Nanamine introduit dans la série cette petite dose d’hypocrisie, de méchanceté, d’ambition démesurée, et de coups bas, tellement rare dans ce monde idéal de l’édition où tous les personnages se respectent, s’admirent, et s’encouragent. Comme j’ai pu l’apprécier précédemment, j’aime cet élément qui vient donner une maturité supplémentaire au récit.

Mais encore une fois, j’ai l’impression que l’auteur a peur de présenter un personnage trop méchant et le torpille donc assez rapidement. En effet, quel besoin Nanamine a-t-il de présenter son modèle d’entreprise à Mashiro et Takagi, qui vont s’empresser d’aller le reporter à leur éditeur ? Je ne comprends pas pourquoi ce personnage se dévoile aussi rapidement. J’y vois la peur, pour le scénariste, de présenter un personnage qui aurait du succès en adoptant des méthodes moralement peu recommandables, permettant à la maison d’édition de faire des bénéficies : peut-être le scénariste a-t-il eu peu que son éditeur ne soit pas vraiment chaud pour présenter ce type d’éléments et préfères donc revenir au message selon lequel, chez Jump, tout le monde il est gentil, tout le monde il est beau… Et si on donne une chance à Nanamine de présenter un manga dans Jump, c’est uniquement pour faire plaisir aux auteurs gentils tout plein qui veulent mesurer leur talent artisanal à l’escroquerie industrielle.

Une fois le problème Nanamine réglé, à coup de planches, de classement, de chapitre, de « hors série qui n’en serait pas vraiment un », qui ont permis à Mahisro et Takagi de présenter une nouvelle fois tout leur talent, on revient sur le destin de ces deux auteurs et sur leur confrontation toute confraternelle et amicale avec Eiji Niizuma. Si j’ai encore du mal avec les thèmes de « baston marginale classique » et de « baston classique marginale », on sent que l’on reprend le cours de la trame générale : un trame qui doit permettre à Mashiro et Takagi d’avoir une série adaptée en dessin animé, ce qui permettra à Mashiro de se marier avec Hazuki (il est bon de le rappeler car voilà quelques tomes maintenant que ce personnage se fait absent).

A noter toutefois que Muto Ashirogi, notre duo de choc propose cette fois un duel psychologique : l’auteur de "Bakuman" étant également celui de "Death Note", on y voit une bien belle référence à cette autre série, dont le succès n’est pas usurpé. Cela permet en outre de conceptualiser le fameux « baston marginale classique ». A ce sujet, je me faisait la remarque suivante : au cours des 17 tomes de la série jusqu’à présent, l’auteur de la série a fait preuve d’une imagination débordante pour trouver à chacun des auteurs de "Bakuman" des idées de scénarios. Du plus classique au plus marginal, chaque idée est correctement exploitée par les mangaka de cet univers. On ne peut s’empêcher de penser que l’auteur lui-même aurait pu faire des succès avec chacune de ces idées. Et bizarrement, ce n’est qu’au 17ème tome qu’il reprend le concept de "Death Note" (fortement adapté toutefois), un peu comme pour appuyer sur le fait qu’il faut être mature pour produire une série de ce type.

Avec Nanamine, qui amène une (toute petite) touche moins bien-pensante, puis avec ces nouvelles séries qui s’annoncent, tant pour Eiji que pour Ashirogi, ce tome propose encore une fois une narration fluide et agréable, qui nous permet toujours de faire connaissance avec le monde (peut-être un brin enjolivé) de l’édition de mangas. Tout cela reste donc agréable et on sent que cette nouvelle confrontation entre Eiji et Ashirogi, qui commence probablement ici, sera certainement la dernière.