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Avec "Azimut", Lupano et Andreae signent une nouvelle série aux inspirations diverses, toutes empruntes d'un brin de folie bienvenu.
On pourra penser, en lisant ce premier album, à l'oeuvre de Lewis Caroll bien sûr, mais aussi à d'autres auteurs comme Dumontheuil ou Turf ("La Nef des fous") dans le côté complètement décalé des dialogues et des événements.
Pourtant, attention : "Azimut" n'est en rien un plagiat, c'est au contraire une nouvelle série originale et intrigante, haute en couleur, présentant des archétypes de personnages très intéressants. Manie Ganza est d'ailleurs particulièrement travaillée, et promet d'ajouter un rythme certain à toute la série.
Le dessin d'Andreae, quant à lui, est comme à son habitude assez impressionnant. La mise en couleur semble toutefois plus simple que dans d'autres séries comme "Mangecoeur", par exemple, où cette dernière était particulièrement travaillée. Ici, c'est avant tout les idées géniales du dessinateur pour représenter ce monde un peu fou qu'il faudra retenir.
Difficile d'en dire plus sans en dire trop - "Azimut" est une nouvelle série intrigante, une belle invitation au voyage. Espérons que le second tome confirme nos belles impressions !
2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Azimut, tome 1 : Les aventuriers du temps perdu, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Cette série imaginée par Wilfrid Lupano ("Alim le tanneur", "L'homme qui n'aimait pas les armes à feu", "L'Honneur des Tzarom") et dessinée par Jean-Baptiste Andreae ("Mangecoeur", "La confrérie du crabe") invite le lecteur à plonger dans un univers décalé qui n’a rien à envier à celui d’Alice au pays des merveilles.
Le royaume de Ponduche s’avère en effet d’une inventivité rare. Des boussoles qui perdent le nord à la menace représentée par l’Arracheur de Temps, en passant par cette mystérieuse princesse cleptomane, Wilfrid Lupano propose un univers original et drôle, mais qui semble également parfaitement maîtrisé et réfléchi. De son Altesse Irénée le Magnanime au vieux professeur Aristide Breloquinte, en passant par le jeune peintre amoureux “Eugène”, l’auteur livre également un éventail de personnages hauts en couleur et fort sympathiques, ainsi qu’un nombre impressionnant de créatures extraordinaires. De plus, il ne se contente pas seulement de mettre en place cet univers loufoque et ces personnages attachants, mais livre déjà une intrigue pleine de promesses.
Au niveau du graphisme, Jean-Baptiste Andreae réussi non seulement la prouesse de mettre en images ce scénario complètement loufoque de Wilfrid Lupano, mais il parvient également à joindre beauté et poésie à ce débordement d’originalité. Ses planches fourmillantes de détails se placent au diapason du récit et parviennent à provoquer l’émerveillement.
Un voyage particulièrement dépaysant et riche en perspectives !