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Tome 1 : Ayako
 

Ayako, tome 1

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Ayako, tome 1Livre de poche, épais (222 pages), à lire d'arrière en avant, de droite à gauche, la présentation n'est pas évidente au premier aspect.

C'est du manga, mais du bon, et une fois la forme vaincue (ce qui demande quand même un peu d'adaptation) le livre est fort intéressant.
Ca se lit très bien, vite, et c'est prenant.

L'histoire, complète, balaye un bon moment de la saga familiale Tangé, et est découpée en 8 épisodes pour aérer le tout.
Le scénario est très bien réfléchi, il nous emmène toujours un peu plus loin, et rebondit, nous interpelle : on veut toujours savoir la suite (essayez, vous verrez).

Ca m'a un peu rappelé XIII à ma première lecture, une fuite en avant capable d'occulter tout le reste. Là, il a fallu que j'aille au bout du livre, captivé, pris par les événements narrés.
C'est piquant, on se donne au jeu (oh, certe, le récit n'est pas non plus un canon de créativité).

Le Japon d'après guerre est un bon support, et la famille Tangé complexe, déborde de personnalités marquantes.
Le dessin, noir et blanc, me semble classique du style manga, sans écueil, mais sans talent excessif non plus, m'a t-il semblé (je ne suis pas un spécialiste du genre).

Le premier des 3 tomes existants pour le moment se tient bien, m'encourage (c'est évident !) à lire la suite et d'autres oeuvres de cet auteur, une bonne intro, de bonnes références, bref un succès.


Chronique rédigée par Pierrizan le 13/01/2006
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Aout 2003

Avis des lecteurs

8 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga Ayako, tome 1, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

10 2 2013
   

ah voilà du bon manga ! Du moment qu'il y a une bonne histoire, tout roule. Et là le scénario est dense, très dense. La famille tengé est une famille compliquée, où le patriarche régne en maitre et tyran sur tout le monde y compris Jiro, le fils, qui revient de la guerre où il a trahi les siens et a perdu un oeil. Il va devoir continuer des missions violentes et dangeureuses, mais voilà, sa famille va finir par être impliquée et il va falloir qu'il mette bon ordre dans tout ça.
Un bon scénario, un dessin simpliste mais qui fonctionne à merveille, malheureusement du noir et blanc et du petit format, ce que je n'apprécie pas vraiment, je trouve que ça ne sert pas le récit, et puis il faut tourner les pages souvent c'est agaçant. :)
Par contre il se passe tellement de chose dans ce premier tome que je suis curieux de voir comment vont évoluer les choses dans les tomes suivants, l'histoire me semble déjà bien avancée dans ce premier épisode.
Je crois que je commence à m'habituer au sens de lecture, ça ne me dérange plus trop une fois que j'ai compris, en lisant la première page, que c'est en fait la dernière, ça roule tout seul !
Manga ou pas, de la bonne BD tout simplement.

19 11 2012
   

Ayako est au manga ce que "Le Parrain" est au cinéma. D'ailleurs ils ont été créé la même décennie. D’où la ressemblance frappante avec certains films américains.

Au niveau du l'histoire, Tezuka se déroule lors de l'après Seconde Guerre mondiale, l'occupation et l'américanisation du Japon et s'inspire des grandes figures de cette période comme le général américain Douglas MacArthur.

Le scénario, particulièrement savoureux laisse apparaitre une idée de rupture, un nouveau crépuscule. Dans ce nouveau monde, le clan Tengé, anciens grands propriétaires fonciers, dépossédés suite à la réforme agraire entreprise par les syndicats japonais, n'a pas terminé sa tragédie familiale. Plongé au sein de cette famille remise en cause, Jiro Tengé, le personnage principal, son frère, Ichiro Tengé, et Sakuémon Tengé, le patriarche, se comportent comme des salopards dès lorsqu’il est question de la vie familiale, des relations homme-femme ou de la sexualité. Pour ce premier tome, on découvre aussi Ayako, petite fille illégitime de Sakuémon portant atteinte au prestige de la famille ; elle sera sacrifié sur l'autel car elle est la seule survivante et aussi un témoin à charge pour Jiro. Elle restera enfermée comme il est coutume dans ce clan.

Le contexte historique reste un peu romancé mais largement moins que "L'Histoire des 3 Adolf" du même auteur. En somme, une très belle fiction qui rejoint donc l'histoire.

20 3 2011
   

Osamu Tezuka est un de mes auteurs préférés. Après avoir lu le manga que je considérais comme son chef-d'œuvre, qu'est "L'Histoire des 3 Adolf" et avant de lire celle que beaucoup de monde considère comme sa BD majeure ("La vie de Bouddha"), et d'autres plus vieilles et plus mineurs ("Prince Norman", "Next World", etc.…), j'avais envie de lire une, un peu moins connues, mais que je trouve vraiment excellente : "Ayako".

Et c'est même meilleur que dans mon souvenir, bien meilleur que le tome 1 de "L'Histoire des 3 Adolf" par exemple.

"Ayako", c'est un drame, une saga familiale (qui peut ressembler à certaines séries américaines, en plus sombre), qui, dès le premier tome se révèle être une œuvre au scénario particulièrement bien ficelé, et ingénieux, sans tomber dans les travers de vouloir faire trop compliqué. C'est aussi une BD particulièrement dense, aux multiples personnages, tous (ou pratiquement) détestables mais avec des personnalités bien marquées ; on a le vieillard, père de famille tyrannique, acariâtre et lubrique. Il y a le fils aînée, ambitieux, cupide et prêt à donner sa femme à son père pour récupérer les terres en héritage, ce qui n'empêche pas de le couvrir de honte. Sans oublier, le fils, Jiro parti à la guerre, qui pour survivre, à du tirer une croix sur son honnêteté, espionnant pour n'importe qui, tant qu'il en tire des avantages, allant jusqu’à participer au meurtre du petit ami (communiste) de sa sœur. Et au milieu de ces ordures (et de quelques figures féminines, qui, sans être blanc comme neige, sont déjà plus humaines), il y a l'innocence et la pureté même Ayako (et sa nourrice/servante Oryo, une simple d'esprit). Ayako est naît sous un destin tragique : fille du patriarche (Sakuémon) et de sa belle-fille. C'est sa chouchoute, mais elle est maltraitée par son demi-frère/père.
Mais c'est aussi un témoin du crime de Jiro et peut attirer la honte sur la famille, si la police fourre son nez dans toutes la magouilles de cette grande fratrie.

Le scénario, qui s’encre dans l’histoire du Japon est vraiment génial.

Mais il y a aussi le dessin de Tezuka, un trait très fin, avec des personnages stylisés, des décors soignés et des visages bien particuliers, qu’on retient : moi je suis fan.

Un petit bijou, sombre signé Tezuka.

19 11 2007
   

Ayako est bien plus qu'un manga avec une couverture immonde. Oui, Ayako est bien plus qu'une oeuvre aux dessins imbuvables au premier abord (et au dernier également). Ayako est aussi bien plus que la soeur de ce Jiro revenu de la guerre et devenu collabo pour assurer sa survie...

Oui, Ayako est une oeuvre dure, tragique qui sait tenir le lecteur en haleine face à cette saga familiale, où les secrets les plus horribles et inavouables font profusion.

Malgré un graphisme qui personnellement me rebute (cela a un peu gâché ma lecture), Ayako est un manga qui vaut véritablement le détour. Vive les couvertures prune ! Vive les dessins tout moches ! Mais aussi vive les sénarii torturés, tragiques et prenants ! En deux mots : vive Ayako !

12 9 2007
   

Pour un amateur de manga, le nom d'Osamu Tezuka a une résonnance particulière : cet auteur a beaucoup marqué le genre et de nombreux mangaka le considèrent comme une sorte de maître. En bref, Tezuka est une sorte de Hergé nippon ! Et "Ayako" le démontre une fois de plus par sa qualité générale.

Si vous avez notamment lu "L'Histoire des 3 Adolf", vous savez que Tezuka est un conteur hors pair. Dans un registre proche (le contexte de guerre, les activités d'espionnage...) mais différent (le huis-clos familial et les relations sordides entre les différénts membres du clan), "Ayako" s'impose comme une réussite dès ce premier volet. On est pris par le rythme du récit, par les personnages et leur psychologie torturée, par le silence pesant que la société japonaise impose envers des pratiques pourtant ignobles. Tout en faisant avancer son histoire, Tezuka nous immerge dans une société différente, intelligemment dépeinte.

Une fois de plus, on accroche complétement. Alors lisez Tezuka, y compris si vous êtes encore peu familiarisé avec l'univers du manga car "Ayako" saura séduire n'importe quel lecteur adulte de BD franco-belge.

17 10 2006
   

Le premier tome de ce triptyque de Tezuka nous plonge dans le Japon d’après-guerre et nous livre une parallèle tragique entre un Japon qui souffre sous la domination américaine et une famille de riches paysans qui tente de conserver son honneur au lendemain de cette deuxième guerre mondiale.

D’un côté, on découvre un Japon en déclin, où licenciements, réformes, espionnage, grèves et meurtres politiques font la une des journaux. De l’autre, on découvre la famille Tengé qui sombre lentement dans le drame et l’horreur, afin de défendre pathétiquement sa notoriété.

La famille Tengé apporte une série de protagonistes aux caractères hétérogènes. Entre les traîtres, les meurtriers, les femmes violées et les enfants battus, Osamu Tezuka nous livre un récit plein de cruauté et de noirceur. Et au milieu de cet environnement abject, afin de mieux faire ressortir la cruauté et l’injustice (tout en sachant éviter les lourdeurs), il place une mignonne petite fille de quatre ans : Ayako !

En introduisant une enquête policière et une histoire d’espionnage à cette chronique familiale et sociale, Osamu Tezuka va encore augmenter l’intérêt de ce récit qui balance habilement entre réalité historique et fiction.

Mais, si, tout comme Jirô Taniguchi, Osamu Tezuka est un grand maître mangaka au niveau du scénario, il n’a clairement pas été à la même école de dessin. Heureusement on s’habitue vite à son dessin stylisé, qui n’entrave en aucun cas la lisibilité du récit.

Bref, tout comme pour "L'Histoire des 3 Adolf", Osamu Tezuka nous livre une histoire prenante au sein d’une série au nombre de tomes réduit, mais au graphisme qui risque d’en rebuter plus d’un, même s’il est très lisible.

Je dois aussi avouer qu’au moment où Jiro Tengé et son père font apparaître un vieux goban pour jouer une partie de Go, j’avais envie de suivre la partie en entier, mais c’est certainement parce que je suis encore un peu accro à la série "Hikaru No Go".

Notons également qu’en 2004, ce récit fut méritoirement nominé dans la catégorie «Patrimoine de la bd» à Angoulême.

13 1 2006
   

Voilà un premier tome pour lequel je ne vois pas vraiment de défaut flagrant.

Le dessin de Tezuka y est assez fin et "sérieux" (ça me change de "Phénix" par exemple où le côté cartoon transparaissait par moments). J'ai toujours du mal avec son style, notamment en ce qui concerne certains personnages aux visages franchement bizarres, mais ça se lit sans soucis.

Quant à l'histoire, je la trouve bien foutue et franchement originale par la façon dont elle mélange intrigue policière et moeurs familiales. Tezuka s'y connait pour créer des ambiances parfois glauques ou du moins troublantes (comme dans MW ou certaines parties de Phenix) et cette série en est un nouvel exemple : à ne pas lire si on s'attend à une petite histoire guillerette. Mais globalement, je le répète, le scénario est bien fait et intelligent.
Mais l'ennui, c'est que, alors que j'étais plutôt bien entré dans l'histoire dans le premier tiers du premier tome, ensuite j'ai rapidement décroché. Je n'ai pas trouvé ça passionnant. Ca manque de rythme à mon goût, ça manque de suspense, de quelque chose qui me pousserait à poursuivre ma lecture.

Bref, c'est original, plutôt bien foutu, mais pas prenant à mes yeux.

Tous les albums de la série
Album Avis Moyenne
Ayako, tome 1 8 4.00
Ayako, tome 2 : Ayako, tome 2 6 3.58
Ayako, tome 3 7 3.43