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Auschwitz
 

Auschwitz

 
 

Résumé

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Planche de AuschwitzAprès avoir réalisé le premier tome d'une série chez Soleil, Siècle de Sang, série tombé depuis dans l'oubli, Croci s'attelle à un travail titanesque qui lui a pris cinq ans: retracer avec réalisme le quotidien des prisonniers des camps d'extermination nazis.

Le dessin est excellent, et rappelle parfois le trait de Sorel dans tout ce qu'il a de baroque et de désespéré. Les couleurs, sombres mais puissantes, entre le noir et le brun, plonge le lecteur dans l'une des plus sombres époques de l'histoire humaine. Glacial !

Le scénario, inspiré du témoignage des déportés, décrit avec réalisme la dureté de la vie dans les camps, sans pour autant tomber dans le voyeurisme.

Autant sur le plan historique que sur le plan du dessin, cet album est une vraie perle, d'autant qu'il est suivi d'une explication sur le making-of de l'album. Sombre et vrai.


Chronique rédigée par vladkergan le 23/01/2002
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Statistiques posteur :
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  • Total : 510 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 2.95
Dépôt légal : Septembre 2000

Avis des lecteurs

11 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Auschwitz, lui attribuant une note moyenne de 2,95/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

31 3 2010
   

Aïe, avis difficile à écrire, pour un livre qui l'est d'autant plus à lire.

L'histoire contemporaine m'a toujours intéressé, et surtout lors de la période de la seconde guerre mondiale (« intéressé » dans le bon sens du terme). Et donc je me renseigne, je me documente sur cette partie de l'histoire. C'est comme ça que j'en viens à lire des œuvres comme d'abord, évidemment "Maus", puis "L'Envolée sauvage" ou encore ici "Auschwitz". Ceci est un récit certes dur, fort et poignant. Cependant je le trouve moins réussi que "Maus" par exemple.

Commençons par le dessin ; Pascal Croci à un sens de la narration et de la mise en scène, inéluctablement. Certaines de ses cases sont d'une beauté envoûtante et (en contraste) d'une horreur et d'une noirceur des plus profonde. Et d'un autre côté, d'autres cases sont assez ratées.
Il a style de dessin évidemment original, moitié esquissé, tout en dégradé de gris, avec des personnages anguleux.
Franchement, il faut aimer. Moi, cela dépend des pages…

Bon au niveau du scénario, il y a beaucoup de documentation (dont un dossier très complet en fin d’album). Je ne peux pas parler de "plaisir de lecture" dans une telle œuvre...
Je vais dire, que c'est un récit prenant, intéréssant. J'en reste "fasciné" par la noirceur de l'humanité, et face à cette œuvre je ne vois pas quoi rajouter dans mon avis.

Mon conseil est de vous faire un avis par vous même, je ne serais vous conseiller ou vous déconseiller de lire cette BD… enfin de l'acheter, car la lire, oui je conseille.
Une œuvre déroutante...

6 1 2006
   

Dès le départ, j'ai eu du mal avec le dessin. J'aime beaucoup la technique, la colorisation et les décors, mais je n'aime pas du tout les visages. Pour commencer, il est bien difficile de distinguer un visage d'un autre. Mais c'est surtout la façon dont ils sont dessinés qui me déplait : ces grands yeux donnent une impression d'être perpétuellement larmoyants tandis que les bouches ouvertes et noires me donnent une impression de voir des mannequins qui posent.
Et c'est à peu près ça que je reproche à cette BD : l'impression de voir une pièce de théatre dramatique aux scènes délibérément outrées et au côté tragédique amplifiée. Les Allemands y sont représentés comme une masse informe de monstres menteurs et sanguinaires, et les Juifs (puisqu'ici nous ne voyons que des Juifs parmi les prisonniers d'Auschwitz) y sont des "enfants de Dieu" subissant tous les malheurs et toutes les horreurs, même alors que la Guerre est terminée (cf. la fin de l'album). Cette insistance à représenter l'Horreur dans tout ce qu'elle a de plus horrible et affreux m'a agacé et nettement moins plu qu'une oeuvre comme Maus où les mêmes faits étaient représentés mais avec plus de réalisme, moins de manichéisme et moins de... théatre. Ce côté théatral a eu pour moi l'effet inverse de celui que devaient rechercher les auteurs : inconsciemment, on en vient à se demander si tout cela est bien une représentation historique ou s'il y a de l'exagération dans cette histoire, et c'est bien le pire pour une oeuvre qui parle d'un tel sujet.
En résumé, je n'ai pas aimé le traitement de ce sujet, je le trouve trop naïf, trop cousu de fil noir, trop... manichéen.

Arckangel :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,50
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17 6 2005
   

J’ai beaucoup apprécié ce livre et, bien qu’il soit un peu dur, le ton est juste. Les dessins sont très euh… je dirai beau, mais ce mot ne convient pas… réaliste, bien fait. En tout cas, très représentatifs : tout est gris ( ce qui n’enlève rien au charme de la bd, bien au contraire !!), les morts sont… je ne trouve pas mes mots pour exprimer mon avis. Disons que les dessins sont magnifique par leur réalisme et leur style, bien que parfois ils soient un peu durs...

Quand au scénario, j’ai eu du mal à tout comprendre à la première lecture. C’est peu être du a mon manque de connaissance de cette période, après je n’ai que 13 ans, je suis en 4° et les 1ère et 2 ème guerre monial sont au programme de la 3°. Enfin, j’ai quand même tout de suite saisi les grandes idées…

En règle général, j’ai vraiment beaucoup aimée cette Bd.

3 6 2005
   

Critique à formuler avec des pincettes, je ne voudrai pas dire autre chose que ce que je pense, alors autant bien choisir mes mots...
On ne peut rester de marbre devant ce que l'auteur nous montre, c'est évident. On est interpellé, attristé et même choqué, évidemment. Certaines scènes sont dure... L'auteur s'est très bien documenté pour réaliser cette bd, le supplément en fin d'album est d'ailleurs très intéressant... Mais ce qui est dommage, c'est que c'est "juste" une bonne bd. Ca aurait pu être quelque chose d'excellent, si il y avait eu un rythme plus lent, et je ne sais quoi d'autre... En fait, je ne sais pas comment dire, mais c'est du "réchauffé". Je ne suis pas insensible à ce qui est montré, loin de là, mais j'ai une impression de déjà vu, et c'est pour cela que ça ne m'a pas marqué, et c'est bien dommage...

question dessin c'est autre chose. Le noir et blanc renforce doublement l'horreur de la situation. Le style de Croci est très beau, mais pour le coup, horrible (par le sujet même). Il suggère pas mal de choses, il est précis et détaillé, bref, rien à jeter de ce côté...

10 4 2005
   

On ne peut pas rester insensible au récit et aux images que nous renvoient l’auteur.

Ce qui peu paraître inquiétant dans cette œuvre est le fait que nous sommes dans un premier temps en 1993 en ex –Yougoslavie et que malgré les horreurs que les gens ont vécu ou entendu il existe encore à cette époque des exécutions.

Nous avons dans un premier temps le récit du mari de Ann et son vécu dans le camp. La violence des Allemands et l’inhumanité dont ils font preuves fait vraiment froid dans le dos. Comment un être humain est il capable de tels actes ?
Nous avons ensuite le récit de Ann qui explique à son mari comment sa fille est décédée. Le récit est bien construit je pense que l’auteur a su sélectionner et retranscrire les faits tels qu’ils se sont produits. De plus le dossier à la fin nous éclairci sur certains points il est pour moi indispensable.

Le graphisme n’est pas neutre, les visages sont squelettiques, les yeux sont exorbités. C’est noir, l’ambiance est lourde. Je trouve que le trait du dessinateur est assez agressif. Le graphisme colle bien avec le scénario.


A découvrir évidement.

4 1 2005
   

Il suffit parfois d'un rien suffit pour raviver un souvenir, le plus attroce de l'histoire. Plongée en enfer, retour vers ce lieu maudit où le vieux Kazil et sa femme, anciens prisonniers du camp, ont perdu leur petite fille. L’histoire est courte et se déroule sur quelques jours mais porte en elle toute l’horreur du drame. Un récit bouleversant, inspiré des témoignages des survivants du plus, malheureusement, réputé des camps d'extermination.

Le défi de pascal Croci n’est pas des plus simple. La fiction ne doit pas prendre le dessus sur l’aspect documentaire et a dut faire en sorte de ne pas trahir l'histoire des déportés.
Un défi, qui graphiquement, est merveilleusement relevé grâce au choix du noir et blanc. À la façon de Spielberg dans La liste de Schindler, ce choix esthétique atténue la brutalité de la réalité sur cette période sanguinaire (par exemple, imaginez dans Kill Bill 1, la scène de fin, le combat apocalyptique, sanglant à souhait, de vingt-cinq minutes ; en couleur, tout le monde n'aurait pas supporté ! Et bien là c'est pareil, en N&B, voir des gens se faire sauter la cervelle est - escusez-moi - plus agréable même si on à conscience de la violence des actes…). Le trait est précis. Les visages sont marqués, violentés, émaciés et la peur incrustée se lit dans les regards de ces malheureuses victimes.

Art Spiegelman avait magistralement ouvert la voie en dessinant le premier cette tragique période de l’histoire.
Bref, le neuvième art joue un rôle de plus en plus grand dans le souvenir.

24 9 2004
   

Cet album n'est pas mauvais, il aurait simplement gagné à avoir un rythme plus lent. Les événements s'enchaînent un peu trop rapidement à mon goût et cette bd laisse au final un sentiment de trop peu...

J'aime beaucoup les dessins de Croci et le noir & blanc convient parfaitement à l'horreur des camps nazis. Le supplément en fin d'album est intéressant également. On ne peut que féliciter Croci d'avoir fait un réel travail de recherche pour rendre son album le plus proche possible de la réalité historique.

Un bon album qui malheureusement ne marque pas. Dommage, on aurait pu avoir un excellent album !

21 8 2003
   

C'est un thème casse gueule mais Croci s'est largement documenté, a bien étudié cette horreur et s'en sort plutôt bien. Auschwitz fait partie de ces BD qui doivent exister pour dénoncer la folie humaine, et déjà en soi c'est important. L'histoire est plutôt bien foutue, on y entre facilement et on ne peut s'empêcher de ressentir un certain malaise face à tout ça, ces cadavres empilés et déchargés sur des brouettes… Mais c'est un malaise nécessaire, nous avons tous un devoir de souvenir.

Le dessin en revanche m'a nettement moins convaincu. C'est bien réalisé, ça y'a pas de doute mais je l'ai trouvé trop lisse, trop limpide, par rapport au propos. Je l'aurai préféré plus suggestif, plus personnel, avec des jeux d'ombres plus puissants... M'enfin, c'est quand même bien. De même les décors sont rares, et c'est ce qu'explique Croci dans le dossier de l'album du reste, mais personnellement, j'aurais aimé voir des décors, pour mieux fixer l'instantané du malheur dans la réalité, pour mieux l'encrer dans un référentiel quotidien qui nous parle (terre, herbe, arbres, tourbes…).
Malgré tout, une BD à lire, ne serait ce que par devoir humain.

5 10 2002
   

Une Bd telle que Auschwitz, traitant d’une des périodes les plus sombres de l’Histoire de l’humanité, est pour le lecteur assez difficile à juger car elle fait appelle à notre conscience historique. Il est vrai, comment rester insensible à un témoignage (qu’il soit filmé, écrit ou parlé) relatant de tels événements ? La subjectivité, les émotions l’emportent bien souvent dans notre jugement, cependant il faut reconnaître qu’un témoignage n’est pas forcément pertinent.
Bien que ces actes barbares ne seront et ne devront jamais être banaliser, on a, en refermant ce livre, l’impression de rien avoir appris, de rien avoir compris, d’avoir déjà tout vu. Qui sont les juifs ? Qui sont les Nazis ? Pourquoi ? Où ? Comment ? Très peu de réponses pour tellement de questions.
L’auteur s’est contenté de lier des faits anecdotiques et quelques témoignages assez « stéréotypés » (je n’aime pas ce mot, mais bon) sans aller plus loin, sans chercher à expliquer (n’oublions pas que ce livre est destiné à des enfants), il a gardé un point de vue quelque peu étroit en ne se permettant aucunes perspectives. Croci a montré l’horreur, un point c’est tout. Alors qu’à mon avis ce sujet se devait d’être traiter avec tellement plus de pudeur, l’intérêt étant justement de montrer au minimum et suggérer au maximum, même si les mots ne seront jamais suffisamment forts pour décrire cette horreur. Personnellement des œuvres comme « Shoah », « La vie est belle », « Si c’est un homme » (quelques extraits pour ma part) ont provoqué chez moi de vives émotions et un réel intérêt pour cette période sombre de l’Histoire. L’auteur n’a donc pas su atteindre son but premier (si se l’était), touché son lectorat. Bien que l’intention soit bonne, le projet était trop ambitieux et le titre « Auschwitz » beaucoup trop symbolique.
Personnellement j’ai trouvé cette Bd fade, moyennement bien traitée (naïveté de l’auteur ?), on n’a du mal à s’attacher aux personnages qui n’ont aucune épaisseur, qui ne véhiculent aucuns sentiments, de plus l’auteur fait un rapprochement un peu douteux avec des faits passés de Yougoslavie. Bref une Bd, contrairement au sujet, à oublier.

26 6 2002
   

un BD bien faite, bien documentée, ok, mais faut peut etre eviter de trop repomper sur ce qui a deja été fait...
on voit trop les sources, c'est dommage. Il me parait inutile de repomper des sequences de la liste de shindler par exemple, ou des scene de Maus.
bref, dans le genre, Maus est largement meilleur.
on notera cependant un dessin d'une grande et rare qualité. C'est vraiment impressionnant.