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Aurore
 

Aurore

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de AuroreJe porte une attention toute particulière au travail d'Enrique Fernandez. Ce jeune auteur espagnol a en effet rapidement fait grande impression dans le monde dans la bande dessinée par la réalisation d'œuvres comme L'adaptation du Magicien D'oz (avec Chauvel au scénario), "La mère des victoires" ou encore le magnifique album "L'île sans sourire".

Avec "Aurore", il nous offre ici une œuvre intimiste, un conte critique sur l'espèce humaine que les esprits semblent avoir abandonné, les laissant en grande difficulté dans un monde hostile.

La narration de l'animal Vokko, qui nous fait les présentations de cet univers incroyable, est très fluide et n'alourdit pas l'histoire. Le récit, intemporel, évite l'écueil de critiquer notre société moderne pour en faire un conte plus universel, s'attaquant à la nature humaine, ses forces et faiblesses.

Certains pourront trouver le ton un peu trop enfantin, manichéen, même. Pour ma part j'ai été complètement séduit par cette ambiance aux magnifiques couleurs et au dessin épuré, léger, dynamique.
Les planches sont incroyables ! La mise en couleur, très différente des précédents ouvrages de l'auteur, semble plus personnelle, mélange de peinture traditionnelle et d'un travail de texturage informatique du plus bel effet. Vous l'aurez compris : Graphiquement, c'est un sans faute, dans un style qui sort des sentiers battus. Génial !

Laissez-vous envouter par "Aurore", ce one-shot mérite tout votre intérêt - votre âme d'enfant vous remerciera chaleureusement de cette très agréable lecture. Excellent !


Chronique rédigée par Piehr le 12/12/2011
 
 
Statistiques posteur :
  • 1099 (67,76 %)
  • 130 (8,01 %)
  • 393 (24,23 %)
  • Total : 1622 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Acheter d'occasion : 7,15
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Décembre 2011

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Aurore, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

4 4 2012
   

Voilà un album que je ne regrette nullement d'avoir gagné :p
Petite aparté pour commencer concernant la qualité de l'ouvrage. La couverture est de toute beauté. Le cadre rouge que vous voyez est mat, alors, que le forêt centrale est brillante. A première vue, j'ai cru qu'il y avait vraiment du relief ! Cette couverture donne une vraie impression de profondeur et on a envie de plonger par cette porte ouverte sur un autre monde. l'intérieur est tout aussi agréable avec des pages au papier épais sentant bon la qualité et au grain agréable sous les doigts. En gros, ça n'a pas l'apparence de Soleil, ça n'a pas l'odeur de Soleil, ça n'a pas la qualité de Soleil et pourtant, c'est bien sorti de chez Soleil Productions.

Je l'ai lu 2 fois pour être sûr de ce que j'allais écrire car malgré ma note élevée, j'ai longtemps hésité car je n'étais pas sûr de ce que j'avais compris et du message qui voulait potentiellement être transmis.

Alors, le première fois que j'ai lu cet album, j'ai immédiatement été charmé, conquis par le dessin d'Enrique Fernandez. Son trait est magnifique, graphique, hyper personnel, enchanteur, que du bonheur. Sa créativité et son univers son réellement merveilleux et collent parfaitement au conte que nous avons entre les mains, à cette ambiance magique, poétique, légèrement onirique, quelque peu mystique qui baigne chaque page.
Mais surement cela ne serait rien sans des couleurs fabuleuses, tout en contraste, en luminosité, en nuance. Ces couleurs posent les ambiances de manière magnifique. Chaque lieu prend vie et possède sa propre aura. C'est simplement superbe.
L'ensemble joue pleinement aussi sur l'humeur, sur les sensations transmises. Le dessin à son rôle propre dans la compréhension de l'histoire. Vokko, notamment personnage intriguant, sorte de méchant loup d'apparence, est finalement plutôt sage dans son comportement et sert de tuteur à Aurore. Le dessin et la couleur sont généralement assez neutre pour le représenter en revanche, lors de l'une de ses interventions contre l'homme oiseau, sa représentation est terrifiante et pourtant tellement simple ! Une maitrise et une utilisation parfaite de l'outil graphique.

Le scénario en revanche, est la partie qui m'a laissé le plus dubitatif. Tout d'abord, cette péronnelle m'a paru assez agaçante avec ces airs de je n'en est à à faire de ce qui m'arrive, de ce qui arrive aux autres et puis de toute façon je ne comprends rien, je ne sais rien et je ne sais faire.
De plus, arrivant à la dernière page, je me suis posé des questions et je n'arrivais pas à trouver de réponse appropriée. Posant quelques questions sur le forum, je me suis rendu compte que, de toute évidence, cela n'était pas si évident même aux autres lecteurs puisque les réponses restaient somme toute évasives.

Alors, j'ai pris mon temps, j'ai laissé un peu d'eau couler sous les ponts pour essayer de reprendre cette lecture avec une vision neuve et objective.

La deuxième fois que j'ai lu cet album, j'ai immédiatement été charmé, conquis par le dessin d'Enrique Fernandez. Son trait est magnifique, graphique, hyper personnel, enchanteur, que du bonheur...Je me répète ? Surement parce que j'ai eu strictement le même bonheur que lors de ma première lecture à redécouvrir visuellement cet album. Je me demande même si je ne l'aurais pas encore apprécié plus ; Si c'est possible.

Et coté scénario, j'ai pris cet album de manière plus détachée, sachant que le contenu était avant tout très poétique. J'ai essayé de vivre cet album comme un rêve, découvrant ce monde entre les mondes comme Aurore le fait. C'est à dire, arrivant de nulle part, ayant oublié son passé, ayant oublié qui je suis et d'où je viens, ne sachant comme un nouveau rien des sentiments et des êtres qui m'entourent.
Partant de ce constat, il devient plus évident qu'Aurore agit assez logiquement. Contrainte à écrire une chanson pour des personnes qu'elle ne connait pas et pour qui elle n'éprouve rien, on se buterait pour moins.
Son initiation va donc lui permettre par une voyage rapide lui faisant rencontrer les êtres fabuleux qui peuplent l'entre deux monde. Ces êtres que les humains devraient vénérer mais qu'ils ont oublié voir pire, sali.
Alors, oui, c'est rapide, mais pas illogique et cela permet de donner du rythme à cette promenade forcée.
la découverte et la leçon de morale passe vraiment bien, d'autant plus qu'elle reste légère et réaliste. une petite leçon d'écologie et de religion qui fait plutôt du bien par les temps qui courent. Sans croyance, sans racine, l'homme perd ses repères, n'a plus la notion de sacrifice, n'a plus la notion de courage et d'abnégation et mène son peuple à sa perte.

Mais surtout, la fin est superbe, grandiose, de toute beauté, surprenante.
Je ne sais comment décrire cette fin sans l'expliquer complètement. On y trouvera la morale, ou pas, que l'on veut, personnellement, j'ai complètement occulter cet aspect pour n'en garder que la magie du conte poétique qui nous est offert.
Splendide.

Le mieux surement est encore que vous la découvriez par vous même !

23 2 2012
   

Aurore fait partie d’une tribu qui vit de la chasse et de la pêche, mais qui se retrouve aujourd’hui divisée avec, d’un côté, ceux qui continuent de croire leurs dieux, et de l’autre, ceux qui ont perdu tout espoir. Alors que certains proposent de migrer, à la recherche de terres meilleures, une lueur brillante et dorée envahit le ciel. Quelques jours après ce phénomène aussi bref qu’étrange, c’est un petit ruisseau doré traversant le village qui émerveille les habitants. Attirée par l’eau scintillante, la petite Aurore se retrouve subitement transformée en statue. Alors que la petite se retrouve coincée entre deux mondes en compagnie d’un animal mystérieux, ses parents décident de remonter le cours d’eau afin de découvrir l’origine de cette transformation.

Après avoir adapté "Le Magicien d'Oz" sur un scénario de David Chauvel et avoir réalisé le merveilleux "L'île sans sourire", Enrique Fernandez propose un conte fantastique bien étrange au sein de la collection Métamorphose des éditions Soleil. Situé dans de lointaines contrées au climat froid et rude, le récit passe de la réalité de ce peuple qui a perdu ses racines au fil du temps à ce monde parallèle où la petite Aurore doit mener à bien une mission qui mènera son peuple vers la rédemption. Porté par la narration de Vokko, un esprit de la forêt aux allures de loup qui sert non seulement de guide à la petite mais également au lecteur, l’histoire se nourrit d’anciennes légendes et croyances pour s’interroger sur l’essence même de la nature humaine.

Baignant dans un univers envoûtant, ce récit débordant d’humanité délivre certes de nombreux messages, mais qui ne sont pas toujours suffisamment approfondis. Malgré une conclusion réussie, qui ponctue brillamment la complicité qui s’installe entre les deux protagonistes principaux au fil des pages, la quête d’Aurore n’est pas suffisamment aboutie. Visuellement, le jeune auteur espagnol livre par contre à nouveau un sans faute : un graphisme original et efficace, rehaussé par colorisation en parfaite adéquation avec le scénario.

Un one-shot au dessin particulièrement séduisant, qui sort des sentiers battus et ne manquera pas de séduire les amateurs de contes fantastiques.