46 427 Avis BD |20 121 Albums BD | 7 880 séries BD
Accueil
Tome 9 : Le Secret d'Héraclès
 

Atalante, tome 9 : Le Secret d'Héraclès

 
 

Résumé

Atalante, tome 9 : Le Secret d'HéraclèsAfin d'acceder au résumé de Atalante, tome 9 : Le Secret d'Héraclès, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Atalante, tome 9 : Le Secret d'HéraclèsVoilà un album une nouvelle fois assez décevant. On commence cet ouvrage par finir rapidement la quête des Argonautes. En quelques pages, voilà que la fameuse Toison est récupérée et à l’abri. C’est quand même l’achèvement d’une odyssée, et bizarrement, le scénariste passe assez rapidement sur l’euphorie que devrait représenter cette nouvelle. La fin de la quête des Argonautes est ainsi baclée, expédiée pour passer à autre chose.

L’autre chose, c’est la jalousie d’Atalante, qui ne supporte plus de voir l’amour entre Médée et Jason. Réduite à une femme jalouse capricieuse, assez limitée, Atalante entreprend un nouveau voyage vers Cappadoce, afin de rejoindre les Amazones. Elle fera le voyage avec le sympathique Héraclés, le sémillant Niké, et le transparent Pyros. Pour se rendre en Cappadoce, il faut trouver un bateau. Heureusement il y a village de pêcheurs dans le coin. Seulement ces derniers sont terrorisés par un Kraken et promettent d’emmener Atalante à destination si elle les aide à se débarrasser de cette bestiole. Il fallait bien une petite embûche sur le parcours d’Atalante : elle arrive parce qu’elle était attendue. Et encore une fois, on pourra relever que ce qui apparaît en couverture est totalement différent de ce qui est dans l’ouvrage : il ne s’agit pas d’un combat sous-marin entre Atalante et la créature, mais d’une pêche d’un genre nouveau conduite par Héraclès. Pendant tout ce passage, Atalante ne fait que de la figuration. Le passage est d’ailleurs une nouvelle fois expédié sans grande digression : c’était juste un moyen d’avoir un bateau et le combat contre le Kraken n’est en rien spectaculaire.

Ensuite on assiste au débarquement d’Atalante et de Héraclés en Cappadoce : l’espoir pour Atalante, c’est de se faire bien voir par la reine pour qu’elle l’accueille. Un espoir qui sera certainement déçu parce que Héracles semble avoir eu une querelle d’amoureux assez musclée avec ladite reine quelques années auparavant. L’histoire ne fait que se lancer doucement en fin d’album. On retrouve la référence ici à la neuvième épreuve d’Héraclés, qui a dû voler la ceinture de la reine des Amazones et on apprécie que l’auteur continue d’explorer la mythologie pour monter une histoire. On s’étonnera juste qu’Atalante soit passé à côté de l’information, qui pourtant justifie en partie le statut de héros antique d’Héraclés. La mythologie, sur laquelle repose l’identité de la série, et son succès lorsqu’elle est bien exploitée, n’est ici qu’un gadget introduit de façon un peu maladroite et artificielle.

On aurait pu imaginer une fin de cycle plus grandiose mais on se retrouve avec un album mal dosé, présentant trois petites parties, qui ne sont pas spécialement spectaculaires, et qui permettent juste en transition en trois temps entre la Toison d’or et l’intégration d’Atalante chez les Amazones. Par ailleurs, Atalante devient une caricature d’elle-même, et dévoie même la nature même de la série. Atalante est une héroïne féminine, ce qui n’est quand même pas si commun en BD, surtout dans un contexte antique. Mais là, on la renvoie, avec une certaine condescendance, à la femme jalouse… Exit, donc, la grande aventurière des Argonautes ! On se demande également ce que vient faire Héraclés dans le tableau : Atalante n’avait pas vraiment besoin de lui, mais on sent bien qu’il y avait besoin d’un élément pour ne pas rendre l’intégration d’Atalante chez les Amazones trop rapide.

Le dessin reste également assez froid : trait gras et couleurs pétantes surexposés entretiennent cette impression d’une histoire sans nuance, sans temps fort, sans élément remarquable.

On s’ennuie un petit peu dans ce tome de transition, qui ne clôt pas de façon propre l’aventure des Argonautes, et qui, compte tenu d’un rythme et d’une narration assez plats, et de personnages qui deviennent de plus en plus caricaturaux, fait perdre à la série ce souffle épique que l’on est en droit d’attendre compte tenu de l’époque et de la personnalité de son héroïne.


Chronique rédigée par gdev le 03/12/2016
 
 
Statistiques posteur :
  • 3252 (74,04 %)
  • 366 (8,33 %)
  • 774 (17,62 %)
  • Total : 4392 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 2,00 Note générale
  • Originalité : 2,50 Originalité
  • Scénario : 2,00 Scénario
  • Dessin : 2,50 Dessin
 
Acheter neuf : 13,78 13,78 13,78
Acheter d'occasion : 9,99
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 2.00
Dépôt légal : Novembre 2016

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Atalante, tome 9 : Le Secret d'Héraclès, lui attribuant une note moyenne de 2,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

12 1 2019
   

Vraiment pas terrible. ça manque clairement de constance, d'humour, ... entre autre.

Dés le début on nous finit la quête de la Toison et on voit Jason partir avec une femme dont il s'amourache en deux cases. C'est l'occasion pour Atalante de faire la tronche en bonne jalouse qu'elle a l'air d'être. J'avoue avoir trouver ce début complétement décevant. Finir une quête de 8 tomes en deux page et de manière si ridicule, voir Atalante dans un rôle si médiocre c'est moche.
La suite n'est guère mieux, l'aventure se résume à une fuite, un combat contre le kraken. D'ailleurs parlons de cette couverture mensongère, Atalante ne fait rien contre le Kraken, c'est Héraclès qui fait tout... Et pour le reste, rencontre avec les amazones, une petite course pour rappeler les talents de l'héroine. Sinon, c'est tout, comme depuis deux ou trois tomes on se demande à quoi sert Atalante... il vaudrait peut être mieux la laisser tranquille.

Pour le dessin, je n'aime pas, les filles sont moches, ont un physique changeant, et se ressemblent toutes. Les couleurs sont trop flashies et le tout manque de relief.

Vite lu et vite oublié.