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Tome 4 : L'envol des Boréades
 

Atalante, tome 4 : L'envol des Boréades

 
 

Résumé

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Planche de Atalante, tome 4 : L'envol des BoréadesMonsieur Crisse

Après une longue attente depuis le tome 3 d’ « Atalante », vous nous offrez la suite de ses aventures, que personnellement, je n’attendais plus. J’avais définitivement fait une croix sur la possibilité de continuer l’aventure des Argonautes. Mais la qualité du tome que vous proposez aujourd’hui vous permet de vous faire pardonner cette absence.

En effet, ce tome 4 n’a rien à voir avec l’histoire de Samothrace présentée précédemment. Dans les premières pages de cet album, vous suivez le scénario imposé par la légende à la lettre, en nous présentant la situation du pauvre roi Phineas et de ses habitants face aux harpyes. Jason vient porter secours à un peuple affamé et c’est pendant cette bataille que vous introduisez le rapt des Boréades argonautes, Calaïs et Zétés, vous éloignant avec intelligence de l’histoire originale pour nous proposer quelque chose de nouveau, une nouvelle histoire plutôt bien menée. J’oserais dire que depuis le premier tome, j’attendais cela : reprendre le mythe de Jason et le faire évoluer vers quelque chose « à votre sauce ».

Bien sûr, cette aventure nécessite que les Argonautes aillent sauver les infortunés et c’est Héraclès et Atalante qui s’y collent. Ils sont accompagnés dans leurs aventures par Calamitos, personnage introduit dans le tome précédent, et dont vous avez certainement mesuré la force comique. Pour se rendre dans les nuages, là, où résident les Harpyes, ils ont besoin de chevaux ailés, bêtes fabuleuses des écuries de Zeus. Mais il serait trop simple pour Atalante d’aller les voir pour leur demander une faveur. Vous nous proposez donc de suivre Atalante dans des négociations avec plusieurs personnages, tirés de la mythologie grecque, qui renvoient notre pauvre héroïne d’interlocuteurs en interlocuteurs. Ce passage m’a semblé un peu long : utiliser un Griffon pour aller voir les Gorgones, qui introduiront Atalante auprès de la Chimère, meilleur ami d’Andros (le taureau ailés) qui règne sur les écuries : ouf ! ça ne fait pas avancer de façon précipitée cette histoire. En même temps, comme à votre habitude maintenant, cela vous permet de nous présenter plusieurs figures de la mythologie grecque, de les empiler dans une même histoire. Mais contrairement aux tome précédents, j’ai senti que ces derniers étaient mieux utilisés et qu’ils s’inscrivaient dans une histoire plus maîtrisée. Peut-être le format d’une histoire en plusieurs tomes, contrairement à ce que vous faisiez jusqu’à présent dans les tomes précédents, vous a-t-il permis de poser un peu plus l’histoire, de poser les personnages et les situations et finalement de nous proposer un début d’inrigue cohérent, intéressant, même si les rencontres successives nuisent un peu au rythme. La discussion avec Andros traine un peu en longueur, et puis c’est un peu gros, et on a encore du mal à voir comment vont s’intercaler les pions dans le dénouement de cette histoire.

Je voulais aussi vous dire que dans ce tome, vos dessins gagnent encore en qualité et que je dois reconnaître que c’est avec intelligence que vous mettez en image ces êtres fabuleux, conformément à votre style : en prenant les images connues, et en les faisant évoluer vers quelque chose qui vous est personnel. Vous nous gratifiez notamment d’une double page que j’ai trouvé de toute beauté. Vos dessins sont mis en valeurs par une colorisation claire, nette, chatoyante et vive, donnant un peu de vie à l’ensemble.

Enfin, plus que nul autre, vous savez que l’humour ne nuit en rien à l’affaire et encore une fois, vous nous proposez des références décalées et des jeux de mots, plus ou moins bons d’ailleurs. C’est assez lourd souvent (la blague sur ce que mange le taureau ailé est un peu poussive), et un peu plus fin parfois(l'alitération en s). Disons que j’ai apprécié cet humour qui permet de rythmer un peu plus le récit. En revanche, chose plus étrange venant de votre part, la dernière page présente une situation tragique, voire dramatique. Il y a beaucoup de tension, beaucoup d’émotion dans ces dernières vignettes… Cela vous permet de relancer le suspense et du même coup l’histoire.

C’est donc avec impatience que j’attends le dénouement de cette histoire, à laquelle il ne manque qu’un peu de rythme, mais qui permet de mettre en place une situation d’une grande intensité, d’un grand suspense. J’ose espérer que l’attente du tome 5 sera moins longue que celle du tome 4… S’il vous plaît, ce n’est pas le moment de vous lancer dans une série qui s’intitulerait « Atalante Universe », d’au moins 50 tomes, permettant de présenter chacun des Argonautes…. !

Dans l’attente de vous lire à nouveau, je vous prie d’agréer, Monsieur Crisse, l’expression de mes salutations distinguées.

Gdev


Chronique rédigée par gdev le 10/07/2009
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.50
Dépôt légal : Juin 2009

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Atalante, tome 4 : L'envol des Boréades, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

19 6 2018
   

Encore un tome où je n’ai pas accroché plus que ça. Pourtant Atalante en est clairement l’héroïne cette fois-ci. Cependant on se demande encore une fois ce qu’elle fait là et comment elle arrive à l’endroit où elle est. Dans cette série, les introductions tout comme le fil directeur paraissent très ténus voire inexistants. La suite est plaisant sans plus. On alterne entre des pages remplies de textes et d’autres pleines d’action où il n’y a rien à y lire.
L’humour est souvent présent, mais je ne le trouve pas à mon gout, ça ne m’arrache jamais plus d’un sourire. Crisse joue aussi sur les personnages de la Grèce antique, on y trouve le taureau ailé avec des jeux de mots sur le riz (un peu facile), mais je ne m’y connais pas assez pour pouvoir juger ou comprendre toutes les allusions.

Je note, je commençais d’ailleurs à m’y attendre à partir du dernier tiers de l’album, que cet épisode devrait se conclure dans le prochain tome, constituant ainsi un diptyque, était-ce vraiment nécessaire ?

Enfin le dessin de Crisse est comme d’habitude, on aime ou pas…

17 4 2013
   

Atalante, je m'en souviens, c'est la première BD que j'ai acheté avec mon argent de poche. Valeur sentimentale donc ^^. Mais pas seulement : j'ai apprécié le trait de Crisse, sin coup de crayon très reconnaissable et depuis, je suis ses sorties sans faillir.
Comment beaucoup, j'attendais désespérément la sortie de ce tome 4 que nous avons finalement pu avoir (et depuis on a même eu le tome 5, c'est dire si c'est cool !). Je l'ai apprécié, ce quatrième tome. J'ai pu y retrouver exactement ce qui m'avait plu dans les précédents, et je n'y ai pas vu ce qui m'avait déplu. C'est donc très positif.
Crisse continue de relater ces mythes "à sa sauce" comme l'a dit un autre lecteur dans un avis plus ancien, et j'aime ce qu'il fait. En plus, ce qui s'annonce pour la suite, le cinquième tome, était très prometteur (sans doute aussi parce que j'aime beaucoup les Boréades). Il ne se défait pas également d'un certain humour assez rafraîchissant -même si certains dialogues sont parfois un peu "lourd", mais bon ce n'est pas bien méchant-, notamment en faisant la part belle à la bestiole rigolote telle qu'on peut en avoir dans les Disney.

Et puis j'aime toujours autant son coup de crayon, ça, ça ne change pas. Le mouvement, les formes qu'il donne à ses personnages (même si ses personnages féminins parfois, ont un peu trop la même tête)... Et là il a mis en place un tel bestiaire qu'on sent qu'il se fait plaisir... et à nous aussi, du coup !

Bref, contente de retrouver enfin Atalante, et en bonne forme !

3 6 2010
   

J’ai découvert cette série dans les pages de mon Lanfeust Mag en mai 2009, et les deux premières parties publiées ne m’ont pas tellement attiré. C’est à partir du n° 122 que j’ai accroché à « L’envol des Boréades ».
Même si le scénario (mettant en scène bon nombre de créatures mythologiques) n’a rien d’extraordinaire, cette bande dessinée m’a vraiment plu, notamment grâce aux dessins de Crisse que je trouve nettement plus appliqués que pour Kookaburra.
En somme, un bon album, dont je ne peux comparer la qualité avec les précédents tomes, ne les ayant pas (encore) lus.

4 8 2009
   

Pour commencer, après tant d'années d'attente, je tiens à signaler que Crisse s'en excuse dans le paragraphe généralement consacré aux remerciements.
Et bien Crisse, sachez que si je suis toujours frustré d'avoir tant attendu, vos excuses sont acceptées tellement il est rare de voir aujourd'hui des personnes reconnaitre ses ''tords''. Nous avons tous des aléas de la vie. Ne rien dire aurait été en revanche inexcusable.
Excuses d'autant plus acceptées que je suis un éternel amateur de votre travail (je n'ai jamais aimé le mot ''fan'', en dehors des fanes de carottes...) et que ce tome rempli à merveille ses fonctions.

J'avais peur que ce tome ne soit finalement bâclé afin de rendre une copie, parce qu'il le fallait bien. Mais non, Crisse a rempli son contrat en nous offrant, enfin, une histoire en deux tomes.

Les précédents albums souffraient de ce manque d'espace permettant de développer une histoire et un scénario digne de ce nom.
Ici, nous avons a priori la première partie d'un diptyque. Crisse prend donc son temps pour nous promener, pour mettre en place les personnages et pour développer les péripéties.
Crisse nous fait découvrir de nouveaux personnages, de nouvelles créatures et complète son bestiaire. Personnellement, je n'ai trouvé aucune longueur, la narration est assez fluide même si parfois oserai-je avouer que quelques cases m'ont parue parfois confuses. Rien de terrible cependant.
Je ne connais pas parfaitement le mythe des harpies, et internet par de rapides recherches n'a pu m'apporter beaucoup plus de réponses. Il me semble donc que Crisse partant de faits acceptés par tous, dérive de la ligne connue en faisant capturer les fils de Borée et en donnant à Atalante une raison de se mettre en avant en allant capturer des chevaux volants qui lui permettront d'accéder au domaine aérien des harpies.
Je n'ai pas trouvé trace non plus dans mes rapides recherches des évènements montrés dans les dernières cases de cette BD et dont Crisse use afin de faire monter le suspens et le coté dramatique.
Malgré tout, coté scénario, Crisse atteint largement le but qui était de me divertir.

Coté dessin, une fois encore Crisse excelle. Alors, c'est toujours pareil, on aime, ou pas.
Son coté tout en rondeur est toujours aussi agréable aux yeux, la finesse de son trait est parfois incroyable. Seul reproche, le visage des femmes (enfin, d'Atalante et des Gorgones notamment) semblent tous très similaires, si ce n'était des chevelures et des habits qui permettent aisément de les différencier. Alors, oui, je suis exigeant, mais je sais que Crisse peut le faire. Un dessin encore une fois très inventif, très créatif et de belles compositions.

Coté couleur, ce n'est plus Anyk, mais Frédéric Besson. Sa mise en couleur ressemble énormément à celle de son prédécesseur, avec des couleurs vives, lumineuses, mais s'en écarte en perdant, ce qui est positif, ce coté fluorescent et flashy qui apparaissait souvent. Les couleurs, sont donc mieux maitrisées, moins agressives et l'album y gagne largement en qualité.

Je n'ai maintenant qu'une crainte, devoir attendre encore 6 ans avant de lire la suite...
Monsieur Crisse, je compte sur vous pour trouver une régularité annuelle !