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Tome 37 : Astérix et la Transitalique
 

Asterix, tome 37 : Astérix et la Transitalique

 
 

Résumé

Asterix, tome 37 : Astérix et la TransitaliqueAfin d'acceder au résumé de Asterix, tome 37 : Astérix et la Transitalique, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Asterix, tome 37 : Astérix et la TransitaliqueUn nouvel album d’ « Astérix » est toujours attendu : pour certains, c’est l’occasion de retrouver une série historique et patrimoniale, qui porte avec elle tout un doux vent de nostalgie ; pour d’autres, ce sera l’occasion de râler et de dire que c’était mieux avant et que l’on est arrivé au bout de l’exercice (un peu comme je l’ai fait moi-même sur l’album précédents ; et pour d’autres encore, certainement les plus jeunes, ce sera peut-être la découverte.

Ferri et Conrad font ici, globalement, du bon boulot. Après tant de pays traversés ou visités, voilà qu’Astérix et Obélix prennent la direction de la péninsule italique, qui n’est pas encore un pays unifié, mais un ensemble de tribus. Si le prétexte de la course permet de lancer l’histoire, on retrouve ce souci de la placer dans un contexte historique défini. Ferri nous agrémentera l’ensemble de cette courses de quelques bons mots, de calembours et autres approximations qui pourront faire sourire, alors que la course elle-même apportera à la fois l’action et le rythme nécessaire, tout en nous permettant de faire un joli tour d’Italie, croquant quelques-unes de ses villes et ses us et coutumes : comme l’architecture de Florence et son impact sur l’art, Venise construite dans la lagune, Sienne et sa fameuse course de chevaux, sans oublier des références appuyées à la gastronomie : les pizzas qui n’existent pas encore totalement, les pâtes et le chianti. Les Italiens en eux-mêmes ne sont que très peu croqués, en comparaison, et leur mode de vie est décrit de façons moins humoristiques que dans d’autres albums (les Helvètes, les Bretons, l’Hispanie), mais dans l’ensemble, cela fonctionne bien. D’autant que les auteurs peuvent également s’appuyer sur le patrimoine d’Astérix et faire référence, sans vraiment savoir si cela est voulu ou non, à d’autres albums qui ont marqué la série : l’épreuve sportive en elle-même pourra faire penser à « Astérix et les jeux olympiques », la rencontre avec d’autres peuples, et surtout la retranscription de leur langage pourrait presque renvoyer à « Astérix Légionnaire ». Comme d’habitude dans les albums de cette série, on cherchera les références, culturelles ou historiques, les noms des protagonistes rigolos, et on ne sera pas déçu. Et après une première lecture, on se dira qu’il en faudra peut-être une nouvelle pour s’assurer de n’avoir rien raté et de comprendre ce qui n’est peut-être pas évident en première approche ( comme Pataquès dont on ne nous montrera jamais le visage, sans je n’en ai encore compris la raison).

Donc, oui, dans cet ouvrage, on aura du dépaysement, de l’action, des jeux de mots et un univers « à la Astérix » bien construit. Par ailleurs, l’album s’essouffle peut être moins vite que le tome précédent, même si on sent quand même une fin d’ouvrage quelque peu expédiée. Toutefois, alors que j’avais l’impression que le tome précédent marquait un coup d’arrêt après le premier tiers de l’ouvrage, celui-ci me semble tenir la distance plus longtemps. Par ailleurs, le dessin est de fort bonne qualité, même si j’ajouterai un bémol quant à la représentation graphique de César, qui me semble émacié, ayant perdu de sa superbe, et pas vraiment fidèle à ce que l’on avait l’habitude de voir avec Uderzo. Il n’est pas très auguste, ce César, et ce caractère impérial me manque certainement un petit peu.

Ferri et Conrad n’ont donc pas ménagé leurs efforts pour produire un album qui s’inscrive naturellement dans la série. On pourrait toutefois reprocher parfois des traits d’humour qui font un déjà peu datés. Certes, l’humour autour de ces Cimbres est parfaitement filé et m’a fait sourire, mais il n’est pas vraiment actuel, dans la mesure où l’usage du timbre est aujourd’hui nettement moins à la mode. De même, les très attendues caricatures sont bien là, mais je ne suis pas sûr que les plus jeunes sachent vraiment à qui les auteurs ont voulu donner les traits du pilote (pardon, aurige) romain, Coronavirus. Quant à Berlusconi et Sophia Lauren… je ne suis pas vraiment convaincu. Heureusement, d’autres bons mots sont plus universels et intemporels. On sent également que les auteurs ont voulu faire quelques références appuyée à leur album précédent : ce marchand vend la Guerre des Gaules, et Abraracourcix y fait directement référence (même si le lecteur est invité à se rappeler lui-même grâce à une note de bas de page), alors qu’un renvoi vers « Le Devin » aurait été, à mon sens, plus avisé.

L’album reste malgré tout de bonne facture, surtout pour une série qui a une telle longévité et une telle diffusion que chaque nouvel opus est attendu au tournant. Ferri et Conrad arrivent à produire une histoire pleine d’actions et d’humour, comme on les aime dans cet univers, et force et de constater que cet ouvrage et certainement le meilleur depuis qu’ils ont repris la série. Il reste encore des détails à peaufiner pour les prochaines productions, et notamment cette capacité à faire en sorte que l’intrigue ne semble pas terminée trois ou quatre pages avant la fin de l’ouvrage. Au final, on est dans un "Asterix" très classique, mais n'était-ce pas ce que l'on était venu chercher ?


Chronique rédigée par gdev le 21/10/2017
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.67
Dépôt légal : Octobre 2017

Avis des lecteurs

6 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Asterix, tome 37 : Astérix et la Transitalique, lui attribuant une note moyenne de 3,67/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

30 9 2019
   

Bon, j'ai enfin pu lire ce troisième album réalisé par Ferri et Conrad, j'avais une toute petite appréhension, au vu des 2 précédents albums que j'avais trouvé moyens, et surtout après ce qu'en disait mon entourage qui trouvait cet album peu réussi. Je ne partage pas l'avis de cet entourage car pour moi, cette Transitalique est d'excellente facture, je le trouve bien plus réussi que le Papyrus de César, pour l'instant, c'est le meilleur album depuis la reprise des nouveaux auteurs.

L'idée de départ est très bonne, cette course est une idée géniale, le principe rappelle un peu le Tour de Gaule, et nos 2 héros n'avait vu de l'Italie que Rome, ça part donc d'un bon concept qui permet de réutiliser différentes nationalités du monde antique, on a plusieurs participants de différents peuples : Bretons, Cimbres, Lusitaniens, Grecs, Egyptiens, Belges, Vikings (ou Normands c'est comme on veut), Goths, Numides (ou Kushs), Etrusques... certains sont très peu développés, mais d'autres ont une approche drôle et intéressante. Il y a bien sûr un Romain avec Coronavirus même s'il est masqué, et nos 2 Gaulois.

Pour ne pas répéter la vision de Rome déjà vue dans d'autres albums, le parcours l'évite judicieusement pour se concentrer sur d'autres cités qui permettent de placer quelques idées sympathiques (le fameux Palio de Sienne, l'art florentin, la lagune de la future Venise, les spécialités gastronomiques italiennes encore en gestation, le vignoble). D'autre part, la course en elle-même est un clin d'oeil à certaines courses italiennes comme les Mille Miglia. Les particularismes des peuples sont évoqués mais moins développés (imaginons ce que Goscinny aurait pu tirer de cet élément comme il l'avait fait à sa grande époque), et il y a de nombreux clins d'oeil aux jeux de mots, calembours et noms rigolos, même si on sent que Ferri essaie de se rapprocher absolument de l'esprit goscinnien, parfois c'est un peu forcé mais dans l'ensemble, c'est assez drôle (sur les Cimbres notamment, le prix du Cimbre, l'affranchissement). La bonne idée c'est d'évoquer les peuples qui constituent l'Italie de l'Antiquité, pays non encore unifié, Ferri évoque les Etrusques, les Ombriens, les Osques, les Apuliens... il oublie les Samnites, les Volsques ou les Sabins qui étaient là bien avant l'arrivée des Romains, en tout cas ces peuples n'aiment pas les Romains, historiquement c'est vrai. Tout comme Obélix qui rebouche le Vésuve (jusqu'en 79, année de sa fatale éruption, accolée à l'image sur le panneau de Pompéï, jolie référence). Cette idée renvoie à certaines inventions d'Astérix (le thé des Bretons, la corrida des Ibères ou les frites des Belges).

Au niveau graphique, je suis plus réservé ; certes Obélix et Astérix ont une apparence correcte, mais certains personnages secondaires n'ont pas le trait subtil et policé d'Uderzo, les visages sont assez laids chez les Italiques, moins chez les barbares. Mais le pire c'est César, son apparence est complètement ratée, le visage est laid et maigre, et la silhouette beaucoup moins noble, on croirait voir le César d'Astérix le Gaulois qui n'était pas encore défini graphiquement ; d'autre part, j'ai l'impression qu'il n'a jamais parlé à la première personne, je crois que Ferri s'est inspiré d'Alain Delon qui incarnait César dans un des films, je ne sais plus lequel, Astérix aux Jeux Olympiques je crois, avec aussi Benoit Poelvoorde, bref c'est un détail mais ce n'est pas très heureux.
Conrad ne construit pas ses cases comme le faisait Uderzo, je trouve la mise en page moins brillante, moins fluide, déjà il n'y a plus la carte de Gaule en première page, alors que les pages de garde ont conservé le "Ils sont fous ces Romains" avec Astérix, Obélix qui se sent faible et Panoramix et sa marmite, le récit commence donc directement sur une double page, c'est un peu dommage. Mais Conrad réussit quand même quelques belles images avec le carambolage ou la bagarre avec les Romains qui veulent barrer le passage aux auriges.

Je regrette enfin que cette course Transitalique n'aille pas jusqu'en bas de la botte, jusqu'à Brindisi par exemple, ville située tout au sud de la péninsule, dans les Pouilles actuelles, puisque la célèbre Voie Appienne allait de Rome à Brindisi, mais ceci reste secondaire. Au final, c'est un bon album qui finit un peu vite, la fin est un peu expédiée et trop fantaisiste à mon goût, et César qui reprend le rôle de Coronavirus est un peu limite. Cette fin avec la coupe rappelle le trophée des Jeux Olympiques que Astérix ne conservait pas. Un album satisfaisant qui efface un peu l'impression mitigée des Pictes et quelques maladresses du Papyrus.

John Wayne :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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18 12 2018
   

Après deux premiers tomes inégaux mais meilleurs que les derniers Uderzo (ce qui en soi n'est pas un exploit), le duo Ferri-Conrad offre ici un nouvel opus d'assez bonne facture, d'un niveau que la série n'avait plus atteint depuis Asterix chez Rahazade. Regrettons tout de même cette grave entorse à l'orthodoxie astericienne, la carte qui ouvre traditionnellement les albums est absente !

Nous sommes encore loin des grandes heures de Goscinny, mais cet album voyage s'avère plus drôle que les Pictes, l'Italie possédant un "matériel" plus riche que l'Ecosse pour la caricature. Il est vrai que l'idée de faire voyager nos héros en Italie coule de source et ne demandait qu'à être développée.

C'est aussi le prétexte, comme dans Asterix légionnaire, à une galerie cosmopolite de concurrents venus des quatre coins du monde connu. Avec leur phrasé, leur nom et leurs traits culturels, le tout se révèle haut en couleur. Une mention spéciale pour les Koushites et les Sarmates ! Les jeux de mot sont également au rendez-vous et ne manquent pas de sel. Tandis que le scénario s'essouffle moins que dans le tome précédent. S'il me fallait émettre un regret, je dirais que l'album se lit trop rapidement et donne quelque peu le sentiment qu'il est un produit de consommation.

Le dessin de Conrad est quant à lui plus assuré. Bien que manquant encore un peu de dynamisme, son trait est plus homogène que dans les précédents tomes, ses caricatures fonctionnent et ses personnages secondaires sont mieux maîtrisés. S'il n'a pas le génie ni la spontanéité d'Uderzo, il en reste un honorable successeur.

Faisons-nous une raison, les grandes heures de la série se trouvent certainement à jamais derrière nous, aussi sachons apprécier à sa juste valeur cet opus mineur mais fort agréable.

13 11 2017
   

De manière globale, j’ai plutôt apprécié cet épisode. Je ne sais pas si c’est le meilleur du nouveau duo d’auteurs, mais en tout cas j’ai passé un bon moment.

Je trouve qu’un effort a été fait sur le plan du scénario. Il souffre moins de hauts et de bas que le tome précédent, il est plus constant tout du long, grâce à de mini suspenses et intrigues qui relancent l’intérêt de manière régulière. Il faut dire que la course à laquelle prennent part nos deux compères, permet justement cela . L’intrigue principale est évidente : on se demande qui va gagner, les obstacles, à la Satanas et Diabolo, font tourner les pages en se demandant comment vont pouvoir s’en sortir Astérix et Obélix. Enfin, l’identité du méchant, bien caché derrière son masque, est une méthode qui a fait ses preuves depuis longtemps, permettant aussi d’entretenir le suspense. En reprenant tous ces principes de base, je pense que le scénariste ne pouvait pas vraiment se tromper.
Toujours sur le scénario, je vois aussi d’un bon œil que ce soit Obélix qui prenne le titre de personnage principal : ça change un peu et c’est plutôt agréable. Puisqu’il est question de changement : je ne comprends pas trop celui de César, que je ne reconnais pas du tout, je ne crois pas qu’avant il parlait autant de lui à la troisième personne.

Enfin, je ne peux pas parler d’un Astérix sans parler de l’humour et plus particulièrement de jeux de mots. Je trouve que là aussi, il y a un réel effort pour rester dans la continuité de la série. Les noms des personnages, les moqueries sur les coutumes de chaque pays, restent dans l’esprit. Les jeux de mots m’emballent moins, je les vois arriver trop à l’avance, comme si les situations étaient créées uniquement pour pouvoir placer un bon mot. Ça me plait moins.

Quant au dessin, pas grand-chose à redire, il est plutôt bon, et me va bien.

22 10 2017
   

Il est paru ce 37ème épisode de la saga Astérix, le 3ème de l'ère post Uderzo !!!!
Mais on devra dire maintenant l'ère Ferri/Conrad car ça y est les successeurs ont trouvé rapidement leurs marques.
Pas facile de reprendre une série mythique.
Après les balbutiements d' "Astérix chez les Pictes", la confirmation du "Papyrus de César" on attendait donc la suite.
Comme d'habitude, j'étais partagé entre l'impatience et un peu d'appréhension.
Appréhension quand on m'a dit que nos héros allait rencontrer les peuples de la péninsule italique (Aïe, une nouvelle distribution de potion à des insoumis, déjà vu), après avoir vu la couverture dévoilée avant la sortie (Le char au 1er plan, ça sentait le tour de Gaule revisité), après avoir lu qu'Obélix allait tomber amoureux (et Falbala ???)
Mais j'avais confiance, Astérix est un mythe et tous les albums ne sont pas des chefs d'œuvre, et de toutes façons je suis fan.
Un nouvel album, c'est une nouvelle pierre à une (riche) collection pour les irréductibles lecteurs (dont je suis), l'occasion de dire "c'est fini, la corde est usée, il faut arrêter" pour les râleurs impénitents, l'occasion pour les plus jeunes de découvrir les aventures de notre petit gaulois.
Alors j'arrête le suspense: J'AI AIME ce voyage en italique
Le scénario de Ferri est plus abouti, on retrouve les jeux de mots (parfois approximatifs mais ce sont les meilleurs) dignes de René Goscinny (la référence ultime), des nouveaux noms de nouveaux personnages venus de divers horizons. A ce sujet, il record était paraît il de 27 nouveaux noms pour un seul album (Astérix et les Normands), Ferri l'a porté à 31 !!!!!
La course de chars permet de visiter des lieux encore connus aujourd'hui et d'être autant d'occasions de gags.
Personnellement j'ai songé à la Mille Miglia, cette course automobile mythique mais il semble que ce ne soit pas dans l'intention de Jean Marc Ferri.
Les pirates sont là, et on conserve le rythme "Un album au village/ un album à l'extérieur"
Tout les ingrédients d'un scénario réussi sont dans cet album, même si la fin est un peu "expédiée" comme si la pagination devait impérativement se limiter à 48 pages et que les auteurs avaient un fait un freinage d'urgence avant le banquet final
Le dessin de Didier Conrad a lui aussi intégré les codes "astérixiens".
Les expressions des personnages sont bien rendus, le prétexte "course" permet une mise en case et en page dynamique, on reconnaît les personnalités caricaturées graphiquement (y compris Mona Lisa et Léonard de Vinci) et même s'il n'y a aucune ressemblance physique on peut reconnaître un "Bourdinus" (ce nom est de moi mais je le cède volontiers).
Seul bémol : Jules César dont le physique a subi des changements. Mais il suffit de relire "Astérix le Gaulois" et les autres albums pour voir que ce n'est pas la 1ère fois.
A la 4ème lecture de cet album, j'ai encore découvert des gags visuels et des jeux de mots qui m'avaient échappé. et je suis sur qu'une 5ème lecture va encore me valoir des surprises.
Je n'en dévoilerai pas plus. Ceux qui voudraient se faire leur propre avis devront acheter "Astérix et la Transitalique".
D'ailleurs ce conseil vaut pour tous.
Bonne lecture.

22 10 2017
   

Pour leur troisième album depuis leur reprise de la série, les auteurs arrivent à nous offrir quelque chose qui n'avait encore jamais été vu dans toute la série. On assiste en effet au tout premier voyage de nos héros dans toute la péninsule italienne (alors qu'avant il n'avaient visité que Rome). Cela permet aussi aux auteurs de se moquer gentiment des peuples et des différentes régions italiennes.

Le scénario est aussi original, mais on pourra par contre lui faire quelques reproches. Ce dernier peut sembler assez linéaire (on suit une course) et se résumer facilement. De plus il est sans surprise et on sait dès le départ qui va gagner. Je dois aussi avouer que ce qui m'a déçu c'est que le thème de la volonté d'indépendance d'Obélix, son envie d'être un héros à part entière soit si peu exploité (alors qu'une bonne partie de la promotion de l'album était faite sur ce thème). On n'a finalement droit qu'à une scène qui en parle vraiment.

Et pourtant, je l'ai trouvé excellent cet album. Pour me faire véritablement un avis, je l'ai lu deux fois. J'ai parcouru les pages toujours avec le même plaisir. Malgré la fin connue, Jean Yves Ferri a réussi à me surprendre avec une fin qui rappellera pas mal Astérix aux jeux Olympiques. L'auteur a su créer d'excellents équipes comme par exemple l'équipe Bretonne on encore l''équipe Lusitanienne. Il utilise aussi astucieusement la presse avec le journaliste qui veut tout savoir sur la presse et aborde bien sur le thème de la triche et de la corruption. De plus les nombreux jeux de mots et anachronismes sont bien placés. Ils ne sont nullement lourds comme par exemple le "sois actif Bifidus". Tous les éléments de la série sont réunis sans que l'on se dise que les auteurs étaient obligés de les mettre.

Le dessin de Didier Conrad est aussi très bon et rend véritablement l'aspect dynamique de toute l'histoire.

Le meilleur album depuis la reprise et même depuis bien longtemps

Tous les albums de la série
Album Avis Moyenne
Asterix, tome 1 : Asterix le gaulois 21 3.40
Asterix, tome 2 : La serpe d'Or 16 3.81
Asterix, tome 3 : Asterix et les Goths 15 3.57
Asterix, tome 4 : Astérix Gladiateur 13 4.15
Asterix, tome 5 : Le tour de Gaule d'Astérix 17 4.53
Asterix, tome 6 : Asterix et Cléopatre 15 4.43
Asterix, tome 7 : Le combat des chefs 14 3.93
Asterix, tome 8 : Astérix chez les Bretons 15 4.50
Asterix, tome 9 : Astérix et les Normands 12 3.96
Asterix, tome 10 : Astérix Légionnaire 16 4.59
Asterix, tome 11 : Le bouclier Arverne 11 4.50
Asterix, tome 12 : Astérix aux jeux Olympiques 11 3.55
Asterix, tome 13 : Astérix et le chaudron 12 3.46
Asterix, tome 14 : Asterix en Hispanie 11 4.14
Asterix, tome 15 : La Zizanie 10 4.50
Asterix, tome 16 : Asterix chez les Helvètes 15 4.17
Asterix, tome 17 : Le domaine des Dieux 11 3.91
Asterix, tome 18 : Les lauriers de César 13 4.35
Asterix, tome 19 : Le devin 9 3.67
Asterix, tome 20 : Astérix en Corse 18 4.64
Asterix, tome 21 : Le cadeau de César 11 3.73
Asterix, tome 22 : La grande traversée 7 3.79
Asterix, tome 23 : Obélix et compagnie 9 4.17
Asterix, tome 24 : Astérix chez les Belges 10 4.00
Asterix, tome 25 : Le grand fossé 12 3.29
Asterix, tome 26 : L'Odyssée d'Asterix 14 3.96
Asterix, tome 27 : Le fils d'Astérix 8 3.06
Asterix, tome 28 : Astérix chez Rahazade 8 3.38
Asterix, tome 29 : La rose et le glaive 7 3.57
Asterix, tome 30 : La Galère d'Obélix 19 2.16
Asterix, tome 31 : Astérix et Latraviata 21 2.07
Asterix, tome 32 : Astérix et la rentrée gauloise 9 3.17
Asterix, tome 33 : Le ciel lui tombe sur la tête 51 1.30
Asterix, tome 34 : L'anniversaire d'Astérix et d'Obélix 12 2.50
Asterix, tome 35 : Astérix chez les Pictes 14 3.00
Asterix, tome 36 : Le papyrus de César 6 3.42
Asterix, tome 37 : Astérix et la Transitalique 6 3.67
Asterix, tome 38 : La fille de Vercingétorix 2 1.50