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Tome 14 : Standard-Island
 

Aquablue, tome 14 : Standard-Island

 
 

Résumé

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Planche de Aquablue, tome 14 : Standard-IslandJe l’attendais avec impatience, le voici ce nouveau tome d’aquablue. Depuis que Reno et Hautière ont repris la série qui soufflait le chaud et le froid depuis de nombreuses années en proposant des diptyques pas toujours convaincants, la planète hyper-bleue reprend de sa superbe. Du côté du scénario déjà Hautière réussit à faire du neuf avec du vieux et nous sort un récit à la fois addictif, dépaysant et surtout crédible. Il relance encore le suspense autour d’une prise d’otage dont l’issue pourrait être terrible. Aquablue est à nouveau en danger face à une horde d’envahisseurs terriens qui ne lui veulent pas que du bien. Le tour de force pour rendre ses aventures de sciences fictions crédibles réside dans un savant mélange d’éléments futuristes inconnus avec des problématiques bien actuelles, le lecteur n’est ainsi jamais perdu. Hautière maitrise très bien la chose : ainsi si on découvre la composition du blindage du standard-island, capable de résister à toutes les catastrophes, on peut avoir l’impression que tout cela existe déjà tellement ça parait naturel. Il en va de même pour la faune aquatique qui ne semble pas si éloignée de nos poissons, des villes terrestres qui n’ont pas tellement changées et de toutes les réflexions du gamin sur le bateau qui semblent très réalistes et actuelles.

Et pour rendre le tout encore plus crédible, le dessin a radicalement changé avec l’arrivée de Reno, on entre dans le réalisme à pieds joints. Peut-être que certains reprocheront que l’utilisation de l’ordinateur est peut-être trop poussée, mais moi j’avoue que j’accroche bien et que, au moins, depuis que Reno est aux pinceaux, Nao n’est plus disproportionné et que sa compagne (même bleue et chauve) n’a jamais été aussi attirante.

Le seul petit défaut que je trouve à ce nouveau cycle est peut-être de ne pas trop savoir vers combien de tomes les auteurs nous amènent car le rythme est un peu lent. Mais tant que la qualité est là, pas de quoi se poser trop de question : fonçons.


Chronique rédigée par Olivier73 le 06/11/2013
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.88
Dépôt légal : Octobre 2013

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Aquablue, tome 14 : Standard-Island, lui attribuant une note moyenne de 3,88/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

25 6 2015
   

J'aime beaucoup ce qu'a fait Hautière d'"Aquablue". Si Cailleteau reste le maître du personnage et des 5 premiers albums, sa plume commençait certainement à s'ésouffler et Hautière nous propose depuis 3 tomes maintenant un très bon cycle. Enfin, dans cet album, on a quelques révélations : on sait ce que produisait cette mystérieuse usine qui a attisé la curiosité de Nao, Carlo et Rabah, ainsi que celle du lecteur. Aquablue est désormais la destination rêvée pour des croisières cinq étoiles. Je trouve que l'axe est bien vu : plutôt que de nous présenter un gentil peuples d'indigènes mencaés par des vélléités conquérantes des méchants terriens, nous avons ici des Terriens qui ne veulent pas forcément faire la guerre... Un peu comme le "Domaine des Dieux", on importe de la civilisation près des autochtones. On a même le droit à des Bluens qui se transforment en terroristes indépendantistes, renfoçant cette impression d'un petit changement dans l'idée très humanistes de la série. Finalement ce serait presque dommage qu'il y ait de vrais méchants derrière tout cela, à l'origine du projet de croisière. Des méchants qui restent tellement mystérieux que l'on aurait pu attendre encore un peu avant de les introduire dans le tableau : les Bluens seraient passés pour les seuls méchants, à la grande surprise du lecteur. A noter toutefois que le scénariste ne ménage pas son lecteur, et lui propose une image de fin qui peut choquer sa sensibilité d'ami fidèle du peuple bleu d'Aquablue. D'une manière général, je trouve cet album une nouvelle fois bien dosé : quelques révélations pour faire avancer l'histoire, quelques mystères qui restent entiers pour entretenir le suspense, du danger et de l'action pour soutenir le rythme....

Côté dessin, ca reste très propre et cette couleur informatique est bien trouvée pour l'environnement science-fictionnel de l'ensemble. A noter des mises en pages osées, faites de grandes vignettes dans lesquelles on vient en positionner de plus petites ; un procédé qui a tendance à se multiplier dans cet ouvrage, mais qui là encore, indique cette série presque patrimoniable a su engager sa mue pour se conformer à l'époque changeante.

L'ensemble est joli et propose du pur divertissement : si, pour Nao, il reste beaucoup à faire, Hautière a d'ores et déjà réussi sa mission...

28 9 2014
   

Aquablue, je me répète d'avis en avis est une série qui a bercé mes premières années de lecteur de BD et qui a incontestablement marqué mon esprit.
Les premiers albums menés par le couple Cailleteau/Vatine n'ont jamais trouvé à mes yeux d'équivalent dans la qualité ni du scénario ni du dessin. Seuls les 5 premiers tomes de cette série trouvaient jusqu'alors grace à mes yeux.
L'arrivée d'un nouveau couple Hautiere/Reno a complètement modifié cet avis et depuis maintenant 2 tomes, le phénix est enfin ressorti de ses cendres, plus brillant que jamais.
Première constatation en ouvrant cet album, la qualité du dessin.
Oui, j'ai longtemps décrié et critiqué l'usage de l'informatique qui souvent maltraite la précision, les détails, la qualité des couleurs, le naturel du rendu.
Le travail de Reno fait bien plus que de simplement me réconcilier avec l'ordinateur. J'ai deviendrais presque un fervent défenseur devant le travail dans cet album.
Jamais, ou très rarement, les détails et la finesse du trait ont été autant aussi poussés, rarement les couleurs ont autant explosées, les rendus été aussi naturels.
Bref, jamais la planète d'Aquablue et ses habitants n'ont été aussi vivants, aussi beaux, aussi magnifiés et magnifiques.
Mais cela n'est pas tout. Reno maitrise parfaitement la mise en page, les paysages, les cadrages...
Les personnages sont parfaitement maitrisés, les proportions, la maitrise des corps, les poses...
Tout le dessin respire la vie.

Coté scénario, je suis un peu plus mitigé pour cet album. Coté révélation, c'est le vide. Coté action, c'est relativement faible, même si le peu qui se passe est un sacré condensé avec de sacré gros rebondissements.
Cet album me semble plus une transition, un préparatif, légèrement contemplatif. Les auteurs se servent de cet album pour faire passer quelques messages personnels et quelques critiques de la société actuelle. Alors, si aujourd'hui cela passe bien, même très bien, je me demande si dans quelques années, cela n'aura pas mal vieilli.
La lecture a été très agréable, la lecture a été rapide, enfin, elle m'a paru rapide, tellement elle a été agréable.
Mais voilà, je suis vraiment arrivé à la fin de cet album avec cette impression de manque. De pas assez.

Alors, même si je reste fan du travail réalisé et de ce retour aux sources des premiers albums d'Aquablue, je suis resté un peu sur ma faim avec cet album.

6 11 2013
   

En reprenant "Aquablue", Régis Hautière et Reno avaient pour mission de redonner du souffle à une série mythique qui avait un peu perdu en inventivité. On a eu l'occasion ici-même de saluer cette reprise, qui a su s'inscrire dans la continuité des histoires de Thierry Cailleteau tout en apportant une vision nouvelle. Avec "Standard-Island", les deux auteurs confirment que Delcourt a eu du nez en leur permettant de reprendre la série.

On apprécie toujours le dessin de Reno, qui tranche de manière nette avec l'héritage de la série - on est aussi loin du style de Vatine que de celui de Tota. Avec une approche à la fois très réaliste et très numérique, marquée sans doute par les années de concept artist dans une société d'animation 3D, Reno surprend par la beauté de planches qui dépassent la froideur longtemps associée au traitement informatique des images. Le monde d'Aquablue n'a sans doute jamais été aussi crédible : par ce compliment, on salue le remarquable travail d'un dessinateur qui va largement au-delà de ce qu'on était en droit d'attendre.

C'est donc beau, mais en plus, c'est captivant et intelligent. Régis Hautière a été fan d'Aquablue comme lecteur ; on est fan de sa reprise en tant que scénariste. En reprenant le thème de la colonisation d'Aquablue qui était au cœur du premier cycle, Hautière apporte un éclairage quasi-historique tant il est crédible. "Ma chère, la barbarie est le fondement même de l'humanité", fait-il dire à l'un de ses personnages. On acquiesce hélas à cette dramatique assertion face aux comportements abrutis des happy few conviés à bord du Standard-Island ! Ils sont tous plus vrais que nature, pestant contre le fait qu'ils ne captent pas sur leur mobile ou préoccupés par le fait d'apercevoir un indigène à la peau bleue, un "singe à écaille". On pense tellement à ce qui s'est passé pendant la colonisation par les Européens ! La présence d'un passager qui ressemble beaucoup au dessinateur Boulet, auquel Reno dédie ce quatorzième album, est un sympathique clin d'oeil au sein d'une histoire hyper efficace, rythmée et haletante, dont la dernière page nous laisse pantois. Dire qu'il va falloir attendre une année !

C'est vraiment de la bonne BD de science-fiction. Ne ratez pas ce cycle d'"Aquablue" qui, depuis trois albums, a replacé la série dans le groupe des BD à suivre impérativement quand on aime ce genre.