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Tome 16 : Rakahanga !
 

Aquablue, tome 16 : Rakahanga !

 
 

Résumé

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Planche de Aquablue, tome 16 : Rakahanga !Encore une fois, on ne pourra que souligner la qualité graphique de cet ouvrage, Reno ayant fait entrer la série dans une ère de modernité grâce au photo-réalisme, un procédé qui relève de la prouesse lorsqu’il est question de mettre en scène un univers et des personnages qui sont tout sauf réalistes. Le pari est une nouvelle fois assez réussi et si on pouvait craindre qu’ "Aquablue" perde un peu son âme dans ce changement d’artiste et de technique, elle prend en revanche une nouvelle identité qui lui donne davantage de profondeur. L’utilisation du bleu intense est fort à propos, et la colorisation générale est d’une bien belle maîtrise. C’est donc joli, comme d’habitude, je ne m’en lasse pas. Quant à la mise en page, toujours aussi cinématographique, elle apporte un dynamisme certain à l’ensemble des scènes.

Sur le scénario, après quelques tomes passés à bord du Standard Island, particulièrement mouvementés, on a l’impression que le rythme se calme un petit peu. Il faut dire que Nao semble bien impuissant pour éviter l’escalade de violence entre Bluens et Humains, et que l’enquête que mène Carlo sur la disparition de Maurice Duprè n’avance pas beaucoup. Suite à des premières scènes particulièrement toniques, on a l’impression d’un petit coup de mou dans le scénario au milieu de l’album, un coup de mou où l’on sent les tensions entre communautés, voire entre un près et son fils, enfler doucement, mais peut-être justement trop doucement. Heureusement, en fin d’ouvrage, les événements semblent se précipiter, et le scénario repart sur un rythme soutenu. Mais à peine le dynamisme est-il revenu que l’on doit refermer l’ouvrage.

Si le scénario semble moins dense et moins rythmé que précédemment, il repose toujours sur ces idées qui font la force de la série et que la rendent très actuelles : un discours humaniste, une grosse pincée d’écologie, des manipulations tant politiques que financières…. Hautière prend des thèmes très actuels pour les déplacer sur Aquablue, comme pour mieux attirer l’attention. Tout cela est bien fait, même si le ton moralisateur semble plus présent lorsque le scénario se fait plus calme.

Après les événements sur le Standard Island, on aurait pu imaginer que les tensions s’apaisent. Hautière choisit une voie différente, presque surprenante, mais la narration plus calme a tendance à écraser le rythme. On a l’impression ici d’un album de transition, dans lequel Nao ne joue pas vraiment de rôle actif. Mais cette transition permet de nous orienter vers de nouvelles profondeurs, que l’on a désormais hâte de découvrir.


Chronique rédigée par gdev le 05/07/2017
 
 
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Mars 2017