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4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Antarès, tome 3 : Episode 3, lui attribuant une note moyenne de 2,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
La suite de ce troisième cycle des Mondes d’Aldébaran ("Aldébaran", "Betelgeuse" et "Antarès") permet d’explorer encore un peu plus la faune et à la flore intrigante d’Antarès.
Si on a droit à quelques scènes se déroulant dans le camp de base, la majorité de l’album est néanmoins consacré au périple de Kim et de ses naufragés au sein d’une jungle hostile. Le bestiaire inventif, la flore extraordinaire et les mystérieux pouvoirs de la fille de Kim ne cessent de titiller la curiosité du lecteur, tandis que les nombreux dangers et les disparitions inexpliquées entretiennent le suspens. Leo garde certes la même recette, mais cela fonctionne toujours.
Graphiquement, le lecteur est déjà habitué depuis longtemps à ces personnages assez raides et est loin de se lasser des écosystèmes originaux inventés par Léo. Par contre, au niveau des dialogues et du développement psychologique (ou faut-il dire sexuel) des personnages, c’est par moments assez pathétique. Des discussions sur les seins de Kim à cette jeune fille aux cheveux bleus qui a des envies de reproduction au sein d’un environnement des plus hostiles, en passant par les scènes de jalousie et par le strip-tease de Maï-Lan … ça ne vole quand même pas très haut. Mais bon, il y a bien des gens qui regardent «Les Feux de l'Amour», donc ce genre de conneries est peut-être vendeur …
Une série passionnante qui s'essoufle peu à peu...
Ce tome n'apporte en effet pas grand chose à l'histoire, mis à par un évènement (et encore tout à la fin de l'album). Il est très probable qu'il sera possible de passer directement du tome 2 au tome 4 sans rien perdre de l'intrigue !!!!
Les décors sont beaux, les personnages également, et nous avons toujours droit à notre Kim favorite en petite tenue (la couverture donne le ton de toute façon). Cependant, le bestiaire qui est la marque de la série est étrangement pauvre et peu développé.
L'album se concentre donc sur la "promenade" des protagonistes en jungle (plage ?) hostile et avec des moyens limitées. Pourtant, même de ce côté, malgré les morts, le stress, les amourettes (nombreuses et un peu insipides) et les intrigues souterraines (qui le restent), les personnages ne semblent pas affectés outre mesure.
Enfin, une monumentale bevue scénaristique achevera de prouver que Leo prend de moins en moins soin de son oeuvre. Pendant la moitié de l'album, la petite troupe de survivants affamés cherche désespérement de la nourriture et multiplie les risques dans cet objectif (prendre un miniscule canoé pour pêcher dans un fleuve opaque et mortel !?). Pendant ce temps, ils massacrent une dizaine de singes agressifs (cf l'impressionnant monticule de dépouilles de ces pauvres bêtes) et... les laisseront pourrir sur la plage !!! C'est pas bon le singe ? Inexcusable.
Bref, espérons que le prochain numéro reprenne les choses en main.
Fortes attentes et... grosse déception.
Album de transition, qui s'attarde sur un long effort de retour au camp à travers les risques venus aussi bien de la jungle que de la mer.
Les personnages sont nombreux mais leurs relations restent en surface. Encore quelques épisodes de jalousie-tromperie. Est-ce une vague nostalgie des télénovellas ? Le personnage de Marc, très intéressant dans Aldébaran (où il était au coeur d'une sorte de roman de formation), continue ici de faire de la figuration insipide. Quelques morts, dans ce long huis-clos ou je devrais dire cette robinsonnade, mais on y reste plutôt indifférent, y compris, étrangement, pour la mort la plus importante.
On a l'impression, en fait, que Léo renonce à véritablement créer un monde ou même une micro-société. Le profil de la firme colonisatrice sectaire est certes rappelé, mais à peine, et on n'entre pas vraiment dans les enjeux de fond. Trop de pages de cheminement sur la grève, de blabla sur les seins de Kim, et même pour les animaux l'enchantement n'y est plus. (Leo ne pourrait-il pas apprendre à dessiner une gueule autrement qu'avec cette éternelle fente arrondie qu'ont toutes ses bestioles ?)
La fin est un peu mieux. Quelques pistes intéressantes pour les prochains épisodes. Mais ça nous fait d'autant plus prendre conscience qu'il n'y avait pas grand chose dans celui-ci.
| Album | Avis | Moyenne |
|---|---|---|
| Antarès, tome 1 : Episode 1 | 11 | 3.91 |
| Antarès, tome 2 : Episode 2 | 6 | 4.17 |
| Antarès, tome 3 : Episode 3 | 4 | 2.75 |
| Antarès, tome 4 : Episode 4 | 3 | 3.17 |