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Tome 3 : Maria
 

Amours fragiles, tome 3 : Maria

 
 

Résumé

Amours fragiles, tome 3 : MariaAfin d'acceder au résumé de Amours fragiles, tome 3 : Maria, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Amours fragiles, tome 3 : MariaLe troisième album d’Amours Fragiles va nous emmener dans l’Allemagne de 1943, lorsque l’Armée Allemande tente l’invasion de la Russie. Le récit nous dépeint une société Allemande pas si Nazie que ça.

Il est évident que tout le monde ne créditait pas la politique menée par Hitler. Mais en même temps, les Auteurs montrent le mécanisme bien huilé, permettant de démasquer puis juger les gens coupables de « trahison » envers le régime. Délation, dénonciation, chantage étaient les moyens utilisés par la police allemande pour maintenir l’ordre. La résistance Allemande existait certainement, même si les livres d’histoires en parlent peu.

Cette histoire est toute en finesse, pleine de pudeur et de discrétion, empreinte d’une grande sensibilité, loin d’autres récits hurlants et sanguinolents. J’aime assez ce genre d’histoire ou les choses sont souvent racontées avec délicatesse sans être montrées obligatoirement.
Le dessin est d’une grande finesse et un sentiment de fragilité se dégage de ces pages délicates et pourtant porteuses d’événements terribles.
Un conseil, relisez les deux premiers tomes pour vous réimprégnez de l’ambiance.

Valeur sure.


Chronique rédigée par niavlys le 09/10/2007
 
 
Statistiques posteur :
  • 489 (99,39 %)
  • 2 (0,41 %)
  • 1 (0,20 %)
  • Total : 492 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Aout 2007

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Amours fragiles, tome 3 : Maria, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

9 11 2015
   

Lorsque l'on parle de la Résistance en pleine deuxième guerre mondiale, on l'associe souvent à des noms français. Cet album à un grand mérite : celui de nous faire entrer dans la résistance allemande. Celui de nous faire découvrir, via Otto et Maria, tous ces anonymes allemands qui eux aussi, s'opposaient au régime du führer et de ses sbires de la Gestapo. Parce que la résistance n'était pas que française, parce que derrière les noms étendards de cette vague de courage il y a des anonymes, cet ouvrage non seulement légitime son existence, mais également l'intérêt que l'on peut lui porter. De plus, on reste dans cette tonalité rigoureuse de Richelle, qui présente ses personnages sans grands effets, pour les rendre d'autant plus authentiques et crédibles, avec un message qui est d'autant plus marquant.

Certes, je regrette toujours un peu ce dessin, cette ligne claire un brin modernisée qui manque de piquant, et ces couleurs peu marquantes. Je regrette également le fait que l'on s'éloigne de Martin, qui servait de fil rouge aux deux premiers albums : c'est Maria, rencontrée dans le tome précédent, qui est au centre de ce récit, et du coup, cet ouvrage marque une certaine rupture dans la trame d'une série que j'aurais bien aimé plus suivie.

Mais la qualité sobre de l'ensemble l'emporte quand même, jusqu'à cette lettre de dernière page, toute en sensibilité, et cette dernière phrase, sans appel.

12 7 2015
   

Une véritable saga, vraiment intimiste et si belle. Une véritable réussite.
Dans un contexte de résistance interne, des hommes et des femmes se lient car ils tentent de vivre.
Nous suivons plusieurs hommes : un ancien militaire revenu meurtri, un ami d’enfance qui n’a pas été repris car légèrement « taré ».
Et, au milieu de ces gens, une femme qui habite –avec sa petite fille Alicia- loin de chez elle.
Rien, pourtant, ne désignait cette dame pour être une sorte de participante à cette grande folie des hommes qu’est la guerre.
Elle rêve pour un avenir meilleur pour sa petite fille.
Elle va alors devenir une « passeuse de courriers », mais chaque « mission » sera un danger pour elle.
C’est raconté sobrement mais ce roman graphique est vraiment bien fait, beau même. L’entrelacs des cases, ces dernières se mélangeant forment une sorte de grande lettre.
Et le parfum dégagé par cette dernière, même s’il est de papier, est un vrai délice.
Beuriot, par son style graphique m’a amené pendant les années de guerre –que je n’ai pas connues- et, en fin de lecture et de visualisation des cases, j’en suis sorti comme « grandi ».
Un très bel album, précurseur d’une belle suite.