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Tome 1 : le dernier printemps
 

Amours fragiles, tome 1 : le dernier printemps

 
 

Résumé

Amours fragiles, tome 1 : le dernier printempsAfin d'acceder au résumé de Amours fragiles, tome 1 : le dernier printemps, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Amours fragiles, tome 1 : le dernier printempsCette histoire m'a vraiment beaucoup plue. On se met très vite dans la peau des personnages qui sont vraiment fascinants... De plus on fait souvent référence aux faits historiques ce qui nous permet de mieux comprendre toute ces choses horribles comme le boycottage ou l'action des SS sur les opposants politiques...

Les dessins sont vraiment bien fait même si se ne sont pas des chefs d'oeuvres... Le scénario est très compréhensible et très intéressant. De plus il est bien écrit ce qui rend une lecture très agréable.
Je conseille vivement de lire cette merveilleuse BD à tout les lecteurs qui aiment l'Histoire et ses conséquences... De plus on ne s'ennuie pas une seconde elle riche en rebondissement!!!

Mais surtout n'oubliez pas que c'est avant tout une histoire d'amour... Bonne lecture!!


Chronique rédigée par Mel le 25/05/2006
 
 
Statistiques posteur :
  • 4 (80,00 %)
  • 1 (20,00 %)
  • Total : 5 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Mai 2001

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Amours fragiles, tome 1 : le dernier printemps, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

9 11 2015
   

Ce que j'aime avec Richelle, c'est que ses histoires sont toujours empreintes d'un grand réalisme. C'est encore le cas ici, où on suit la vie d'un jeune Allemand, Martin, qui vit la vie de tous les jeunes de son époque : les études, les filles, les fêtes. Sauf que l'on commence le récit en 1932, dans une Allemagne où le national-socialisme commence à prendre de l'importance, sans être encore majoritaire dans le pays. Et au fil de ces 90 planches, qui couvrent les années 1932-1933, on sent bien que les nazis gagnent en influence, jusqu'à la nomination d'Hitler au poste de Chancelier. Ce qui est intéressant là-dedans, c'est de voir comment ces idées se sont insinuées dans la société allemande, sans qu'elle-même ne soit vraiment consciente de ce qui lui arrive. Le père de Martin, par exemple, premier défenseur des nazis en 1932, car en recherche de sécurité, commence à émettre des doutes lorsque son tailleur Rosenthal, très compétent et "parfaitement intégré" doit être boycotté. Pour Martin, la situation est un peu différente puisqu'il tombe sous le charme de Katarina, dont il doit se disputer les faveurs avec son amis Gunther... une situation qui évolue lorsque l'on découvre qu'elle est juive. Là aussi, c'est assez fin : tout le monde se fout de la religion de ses voisins jusqu'en 1932, et d'un seul coup, en 1933, ca devient problématique, au point que l'on envoie Martin en Bavière pour qu'il ne voit plus la chère Katarina. De la même façon Erlinger était ce cancre de la classe dont on pouvait se moquer en 1932, mais que l'on se doit de respecter en 1933, juste parce qu'il porte un uniforme et un brassard rouge...

Avec 90 pages, Richelle prend le temps d'égrainer le temps comme pour mieux nous faire comprendre que, même si un an est une courte durée, les Allemands ne se sont pas réveillés un matin avec la haine de leurs voisins. En évitant ainsi des nombreux clichés, il rend son récit d'autant plus réaliste et crédible, et touchant. Martin, d'une nature timide, tant en famille qu'entre amis, reste un petit peu spectateur de ces événements. En jouant sur la mesure, en veillant à équilibrer le récit, et en prenant le temps qu'il faut pour mettre en valeur son idée, Richelle offre ici un premier tome convaincant.

Je serai en revanche plus mesuré en ce qui concerne le dessin. Je n'aime pas vraiment : les personnages semblent non définis, leurs expressions sont bizarres, et l'ensemble très dépouillés. Un peu comme si le dessinateur n'était pas très sûr de son trait, qui se révèle en de nombreuses occasions grossier (notamment les expressions de colère, de surprise, d'amusement relèveraient presque du travail d'amateur). Mais finalement, cette sobriété dans le dessin convient bien à celle du scénario, comme si on n'avait pas devant nous une BD, mais une journal intime dessiné par Martin, qui n'a pas fait les Beaux-Arts.

Une entrée en matière fort bien conduite, et surtout très bien équilibré. Si les amours sont aussi fragiles que l'équilibre de la société allemande de cette époque, le récit, lui, est bien solide.

19 5 2008
   

Un dessin bon, tout simple, sans recherche de détails superflus. Le trait m'a fait penser au style de Davodeau sans que je sois suffisamment technique pour dire si c'est vraiment le même genre ou non. Quoiqu'il en soit, je le trouve très agréable à lire, très sympa, avec un unique petit défaut sur les nez des personnages que je trouve un peu ratés mais c'est franchement secondaire.

Concernant l'histoire, elle est tout pareil : vraiment sympa et agréable à lire.
On se place dans l'Allemagne des années 30 mais du point de vue d'un jeune d'une famille très bien intégrée dans le milieu petit bourgeois allemand. Il n'y a presque aucun manichéisme dans le récit, ce qui est très frais et nouveau (à ma connaissance) pour une BD qui prend pour décor cette époque là. Le père du héros en est le parfait exemple : il soutient ouvertement les nazis car il est persuadé qu'eux-seuls sauront redresser l'Allemagne, mais d'un autre côté il ne voit pas de raison de s'acharner sur des juifs qu'il apprécie et en même temps il n'ose pas agir contre cela. Un tel réalisme m'a fait me demander si les auteurs n'étaient pas eux-mêmes allemands tant on plonge dans ce monde quotidien de l'allemagne des années 30 en s'y croyant.
Quant au reste de l'histoire, il est tout aussi équilibré, juste et touchant. L'amour timide du héros est beau tout en étant réaliste, difficile tout en n'étant pas dramatique (du moins par encore dans le tome 1). Quant au héros lui-même, on y croirait, on s'y attache ainsi qu'à ses relations avec ses amis et ses connaissances.
Une BD tout en finesse et en simplicité, agréable, intelligente.

13 10 2006
   

Raconter l'histoire d'un jeune Allemand au moment de la montée du nazisme dans les années 1932-1933 n'est pas une sinécure.
Pourtant le défi est relevé et le pari est réussi.
En effet le scénario de Philippe Richelle nous montre des personnages très forts, à la limite du facinant... Ces jeunes gens, qui ont une allure d'adulte, ont quand même un peu des préoccupations d'adolescents, tandis que l'accélération de l'histoire les obligera bientôt à devenir précocement des adultes. C'est aussi une histoire d'amour avec plusieurs acteurs, qui se joue avec beaucoup de délicatesse devant nos yeux.
Le dessin de Beuriot, empreint d'une ligne claire un peu étrange, sert de façon éclatante cette histoire assez surprenante.

Une série de qualité qui commence...

22 7 2006
   

Cette histoire démarre tranquillement mais peu à peu,l e ton change et la naissance du parti nazi va peu à peu changer les esprits des allemands de cette époque située vers 1932 environ.

L'auteur a choisi de nous faire suivre un jeune allemand qui va grandir difficilement dans cette société allemande en profonde mutation. Son père est un homme patriote qui va suivre les directives du parti nazi en oubliant volontairement ses propres réactions. Dans une période économique difficile, il était facile de monter les esprits contre des personnes précises en utilisant tous les prétextes possibles. On commence par fustiger les communistes ( je ne le suis pas ), puis les socialistes, puis les juifs et ainsi commence la plus terrible propagande basée sur le chantage au travail. On comprend mieux pourquoi un certain nombre d'allemands ont suivi ce chancelier qui a utilisé des méthodes de terreur et d'intimidation pour réussir à asseoir un régime très totalitaire. En utilisant des brutes dans ses troupes appelées SA, il était facile de faire régner la peur.

Je m'emballe un peu dans ma réaction mais je crois que tous le monde devrait lire ce genre de récit pour réaliser comment il est facile de conditionner les gens surtout en période de crise. On s'ttache vraiment à ce jeune garçon timide avec les filles et amoureux d'une jeune juive au grand dam de son père qui est un pro nazi.

Le dessin est fin et subtil et laisse la place au texte qui est très important dans ce récit .
J'ai beaucoup aimé ce récit qui en même temps fait mal au coeur.