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Tome 6 : L'Armée indigne
 

Amours fragiles, tome 6 : L'Armée indigne

 
 

Résumé

Amours fragiles, tome 6 : L'Armée indigneAfin d'acceder au résumé de Amours fragiles, tome 6 : L'Armée indigne, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Amours fragiles, tome 6 : L'Armée indigneEncore une fois, c'est du très bon. Après avoir fait le tour de plusieurs sujets relatifs à la seconde guerre mondiale (la résistance allemande, la résistance française, la lente dépossession des juifs de France), Richelle délocalise le récit sur le front de l'est. Il en profite donc pour remettre Martin au centre du récit (après Maria dans le tome 3, Katarina et son oncle dans le 4, et André-Louis dans le 5). Mais l'objet sera bien une nouvelle fois d'apporter de la nuance dans ce que l'on a l'habitude de voir sur cette période. Non, tous les officiers de la Wehrmacht n'étaient pas tous des moutons obéissant aveuglément aux ordres. Et on ne parle pas forcément de Martin, dont l'humanisme pouvait permettre de l'apprécier et de l'accepter comme héros de cette série, malgré son appartenance au camp des méchants. Non, ici, on parle d'un officier, le Colonel Ricker, et d'un seul coup, voilà que Richelle nous livre des passages émotionnellement assez fort sur les Einsatzgruppen, et sur la réaction des officiers à la fois ulcérés mais étant pieds et point liés dans leur rôle militaire. La série annonce une "armée indigne" : ce n'est pas un terme nouveau. Ce qui l'est plus, en revanche, c'est que ce jugement soit porté par certains de ses membres. Mais Richelle se garderait bien de faire d'un Colonel allemand un grand humaniste, et contraste son propos de façon violente, lorsqu'il faut, par exemple, envoyer des éclaireurs pour faire sauter les bombes laissées par les Russes avant de faire avancer une colonne. Un sujet tel que la Seconde Guerre Mondiale permet généralement de bien distinguer les gentils et les méchants. Tout le talent de Richelle est d'introduire une vision un peu moins tranchée, en s'attardant sur des personnalités crédibles, sans toutefois renier la réalité historique, ni tenter de justifier, ni tenter de légitimer, ce qui ne peut l'être

En revanche, album après album, on retrouve un dessin que je n'aime que moyennement. Certes, il a un connotation réaliste qui cadre bien avec la veine historique de la série, mais les personnages sont encore une fois réalisés de façon maladdroit. Martin ne semble pas le même homme lorsqu'il est bourré, lorsqu'il est en colère, ou lorsqu'il sourit. Bref, les postures et impressions semblent une nouvelle fois bizarres, ce qui m'empêche de monter la note.

Encore une fois, Richelle, sans toucher à l'Histoire, arrive à introduire de la nuance là où on pensait qu'il n' y en avait pas.


Chronique rédigée par gdev le 18/11/2015
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.50
Dépôt légal : Novembre 2013

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Amours fragiles, tome 6 : L'Armée indigne, lui attribuant une note moyenne de 4,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

20 11 2015
   

Des destins croisés, des pays en guerre, celle de 39-45, et un nouvel épisode de Amours fragiles qui va dans ce tome 6 au-devant de l’horreur pure. En 1943 l’Allemagne commence son agonie.
Martin Mahner part sur le front de l’Est. Ce qui pour un soldat allemand en 1943 est un ticket pour l’enfer. Martin va essayer d’y échapper mais trop tard. En Ukraine la répression atteint son maximum. Martin habite dans une famille de la ville. Tous les trafics existent, la guérilla soviétique fait sauter les trains ou tuent les sympathisants. Les groupes d’interventions nazis qui ont massacré les Juifs font disparaître les preuves. La Wehrmacht obéit aux ordres sans limites. Martin va l’apprendre à ses dépens.
Le titre de l’album est clair. L’armée indigne, Philippe Richelle et Jean-Michel Beuriot ont montré la réalité, simple, incontournable de ce qu’a été cette guerre, que ce soit à l’Est, l’Ouest ou ailleurs. Mais l’armée n’a jamais été que l’émanation d’un peuple, celui de l’Allemagne. Tous ont été indignes d’avoir accepté sans rien dire. En cela, le personnage de Martin montre parfaitement l’ampleur du problème, sa complexité. La documentation est parfaite comme le dessin.