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Tome 1 : Camille
 

Alter Ego, tome 1 : Camille

 
 
 

Résumé

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Alter Ego est une série concept imaginée par Pierre-Paul Renders et Denis Lapière. Le fait que les six tomes, tous prévus en 2011, puissent se lire indépendamment des autres n’a rien d’exceptionnel, mais le fait de pouvoir les lire dans un ordre totalement aléatoire est par contre assez original. « Camille » n’est donc pas forcément le premier tome de cet immense puzzle, mais l’une des six clés qui permettra de comprendre l’intrigue.

Chaque album de ce thriller tentaculaire à entrées multiples se concentre sur l’un des six personnages (Fouad, Camille, Park, Darius, Jonas et Noah) et c’est l’addition des six différents points de vue qui permettra au lecteur de saisir le fond de cette intrigue. Les six aventures se déroulent donc en parallèle et sont reliées par une thématique centrale : une découverte scientifique extraordinaire, qui semble connecter certaines personnes qui sont nées au même moment.

Ce tome-ci invite à suivre les pas de Camille, une jeune française qui réside à Singapour et dont le quotidien va être bouleversé par un incident tragique. La jeune femme se retrouve alors au centre d’un jeu de piste particulièrement prenant et efficace. Des secrets maternels à la recherche de ses propres origines, en passant par une mystérieuse lettre qui l’emmène au fin-fond de l’Afrique, l’intrigue se révèle captivante et le personnage central particulièrement attachant. Distillant les indices au fil des pages, les auteurs développent donc un thriller aux innombrables ramifications, tout en prenant le temps de soigner le développement psychologique du personnage central.

Aux deux scénaristes de cette saga vient s’ajouter toute une équipe artistique, qui s’occupe du graphisme. Mathieu Reynès ("Lola Bogota") s’occupe du storyboard et des personnages, Benjamin Benéteau travaille sur les décors, tandis que les couleurs sont assurées par Albertine Ralenti. Une collaboration qui permet de livrer un dessin dynamique et efficace, parfaitement adapté au scénario.

Si la méfiance est de rigueur face aux séries concept, force est de constater qu’après seulement un tome, ce thriller de 360 pages semble déjà très prometteur.


Chronique rédigée par yvan le 06/04/2011
 
 
Statistiques posteur :
  • 2374 (58,34 %)
  • 1123 (27,60 %)
  • 572 (14,06 %)
  • Total : 4069 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.50
Dépôt légal : Avril 2011

Avis des lecteurs

8 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Alter Ego, tome 1 : Camille, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

25 8 2019
   

J’ai été plutôt agréablement surpris en découvrant cet album. Il faut dire que le concept de cette série puzzle, dans laquelle on peut lire les ouvrages dans n’importe quel ordre, pouvait laisser craindre que chaque album n’en dise pas assez. On évite l’écueil avec Camille, qui perd ici sa mère et qui mène l’enquête sur ses dernières découvertes et ses derniers contacts, laissés en héritage. On se retrouve ainsi dans une ouvrage bien rythmé, qui n’est pas avare en informations, même si on comprend qu’il faut bien en laisser pour les autres ouvrages de cette série ; et qui fait preuve d’une certaine audace et originalité dans la nature même de la découverte scientifique au cœur de l’intrigue. C’est une narration moderne et péchue qui nous est présentée et l’aspect graphique accompagne avec talent ce parti pris : on est dans du semi-réaliste convaincant et moderne, assez percutant.

Les séries concepts sont parfois difficiles à cerner, l’aspect conceptuel ayant parfois tendance à l’emporter sur l’histoire. Ce n’est pas ce que j’ai trouvé dans cet album, qui m’encourage à lire la suite.

9 5 2016
   

La prise en main de cet album a été assez difficile.
Je sors de la lecture de "Seuls" et de "Le Grand Mort", deux séries dans lesquelles le graphisme a vraiment un charme particulier, un apport indéniable et une vraie patte du dessinateur.
Les premières pages de cet album, à ce titre m’ont paru vraiment ternes. Cet effet a été renforcé par le scénario qui peine, à mon avis, à décoller. Les premières pages tentent de poser une ambiance qui n’a pas pris avec moi.
Mais bon, comme d’habitude, lorsque j’ai une BD dans les mains je vais jusqu’au bout. Je ne dirais pas non plus hélas, grand bien pour moi, car la lecture de ce premier tome, s’il me laisse une impression finalement positive, ne m’a pas non plus transcendé.
J’ai trouvé que le scénario était finalement très long à se mettre en place, je n’ai pas compté les pages, j’aurai eu trop peur de voir des moutons et finalement m’endormir.
Et puis l’héroïne me semble un peu trop dénuée de sentiment, une machine en manque d’expression et de compassion. Sa mère vient de mourir et elle mène son combat comme si cela faisait déjà 5 ans que ça s’était passé. Même dans ces actions, ces dialogues, j’ai retrouvé ce manque d’humanisme. ET le dessin est venu aussi appuyer là-dessus. Suis-je dans un mauvais jour pour lire ?
Certes, le scénario se bonifie au fil des pages, mais il reste sur un rythme un peu trop lent de bout en bout, sans faire monter l’adrénaline à aucun moment avec une petite pique d’action ou de je ne sais quoi. La fin de l’album, (les 10 dernières pages ?) s’accélère légèrement et réussit à nous tenir éveillé jusqu’au bout, même si au grand final, malgré le rythme des révélations et explications qui est pour sa part exceptionnellement rapide, je reste là encore sur une impression d’en savoir déjà sois trop, sois pas assez.
Le fait que la lecture des 6 premiers tomes ne forme qu’une seule histoire et que chaque tome complète les autres, m’éclairera peut-être sur mes sensations mitigées.
Le découpage et le déroulement de cette série concept a en tout cas pris un parti différent et me bouscule dans mes habitudes.
Bonne chose ou coup d’épée dans l’eau, seule la lecture complète de la série semble pouvoir m’apporter cette réponse.

Coté dessin, c’est propre, c’est joli. Les personnages sont clairement identifiables. Camille est attachante sans trop en faire, jeune fille normale dans un monde qui de toute évidence ne l’est pas tant que ça.
Le style ligne claire est très lisible ; La mise en page, cadrage, perspectives sont irréprochables, même si je le trouve un tantinet froid.
Les premières pages qui m’avaient presque repoussées, sont oubliées et le style de dessin sera finalement un plus pour cette série.

7 11 2014
   

Et voici pour moi, ce qui constituera le dernier tome. « Camille » fait donc partie de cette série qu’est Alter égo, dont le concept fait que l’on peut lire chaque tome comme un one shot, mais que la lecture de tous constitue une longue histoire. Ça c’est sur le papier, parce qu’en pratique, certains tomes s’avère plus aisé à comprendre quand on les lit à la fin. Par exemple, maintenant que j’ai lu les 6 tomes, j’aurais bien envie de relire « Jonas » parce que c’est celui que j’aie le moins compris. Bref, revenons à ce tome, dont le personnage central est donc Camille et qui est un des tomes, si ce n’est le plus intéressant que j’aie pu lire. Déjà parce que la mère de Camille meurt dans un incendie (ce qui recoupe avec certains tomes) qui fait partir notre jeune fille à la découverte des recherches que sa mère a faites et ensuite, parce que du coup ça nous en apprend encore plus sur le fil rouge que sont les alter égo. Enfin, la fin de l’album laisse un petit suspens qui pourrait bien voir sa fin dans le tome ultimatum, qui lui doit se lire tout à la fin.
Le seul bémol que je peux voir à la série toute entière, et c’est d’ailleurs le cas pour les films conçus de la même façon, c’est qu’une fois remis dans le bon ordre, le récit perd de son intérêt. Il est donc clair qu’alter égo tire tout son intérêt de son concept ludique. Le mieux est donc de le lire pour vous faire une idée par vous-mêmes. Si j’ajoute que le dessin est uniforme d’un tome à l’autre et que ça facilite la lecture, je pense que vous ne risquez pas grand-chose à vous pencher dessus.

9 4 2014
   

Excellente BD. Scénario bien ficelé : on entre dans l'action dés la première page et l'histoire laisse le soin de laisser le suspense pour les autres tomes de cette BD concept.
Personnage attachant, dessin style "ligne claire" ce qui n'est pas pour me déplaire... Bref, hâte de découvrir les autres personnages.

13 10 2012
   

Un très bon scénario, bien construit et haletant.
Les dessins et les couleurs sont très jolis et la mise en scène impeccable.

Un premier tome qui donne immédiatement envie de découvrir les autres... Et pour une fois le concept de la série fait que l'on peut enchainer par n'importe quel opus.
Alors, vite un autre tome !...

25 4 2012
   

j'ai crains à priori que cette série ne soit qu'une opération commerciale pour faire vendre facilement 6 albums, (rythme de parution très serré, scénario "concept" original, bonne pub à sa sortie...). Mais j'ai bien accroché à la lecture de ce premier tome. Le mystère attise l'intérêt et on termine l'album sans en comprendre la clé, un peu frustrant, mais il y a encore 5 albums pour ça. Les caractères des personnages sont bien travaillés. la construction de l'histoire est bonne.
Le style du dessin est étonnant pour ce type d'histoire, surtout pour les personnages, trop à la"Spirou", un peu dans le genre de "Seul". Un style plus réaliste aurait mieux convenu. Mais dans son genre, ce dessin est très réussi. J'ai trouvé les décors un ton en dessous. Bien dessinés mais sans caractère, fades. Ils n'arrivent pas à nous faire ressentir tout l'exotisme qu'il faudrait. Et pourtant l'héroïne sillonne le monde. Il faut noter que c'est Béneteau qui se charge des décors, Reynès des personnages. Surement obligé pour tenir le rythme de parution prévu.
Un bon 1er album pour une série prometteuse, en espérant que les explications finales seront à la hauteur des espérances. A noter aussi la consistance de ce volume : 62 pages quand même !

28 2 2012
   

Malgré la publicité tapageuse faite autour de cette série, et de son concept totalement nouveau, je n'ai pas vraiment beaucoup accroché à ce premier tome. J'ai plutôt eu l'impression d'une histoire très délayée, comme si le scénario se retenait d'en dire plus pour laisser une part de surprise et de découvertes dans les autres tomes.

Il est vrai que le dessin est très sympathique, proche de la ligne claire, sans ombrages compliqués, sans fioritures. Le dessin est réaliste, mais le trait me fait penser à du Spirou version Fournier. Autant dire que c'est du très bon travail. L'ambiance du début, qui cherche à nous plonger dans l'action le plus vite possible, est bien rendue, les décors de savane sont agréables. Moi qui n'y connait rien, ça m'a l'air très ressemblant. Et puis malheuresement, ça n'avance pas. Enfin, pas beaucoup.

Cette plongée directe dans le coeur de l'histoire est brutalement coupée par un Flash-Back expliquant comment Camille en est arrivée là, ses problèmes avec sa mère, le coup de la dernière dispute où la fille part en claquant la porte sans se douter que c'est la dernière fois qu'elle aura vu sa mère vivante. Mouais, je dubite un peu.

Après coup, tout ça est très long. Vingt-cinq pages pour commencer une histoire où il ne se passe rien, assorties d'une explicationn laborieuse pour expliquer pourquoi Camille veut rencontrer Zé Teixeira, peut-être parce qu'elle le soupçonne d'être son père ? Tout ça est très long, on sent bien qu'il y a un secret, un mystère, mais moi ça ne me passionne pas plus que ça. Il y a un côté X-Files bâclé, vous savez le style, on nous ment, la vérité est ailleurs, il y a une conspiration mondiale et tout ça.

Et puis vers la fin ça s'emballe, d'un seul coup apparait un nouveau protagoniste qui prend une balle, qui fait l'objet de l'un des six autres tomes censés constituer l'explication de la série. C'est un peu parachuté, je trouve. Et à la fin de l'album, notre héroïne tourne les talons et laisse tomber. Enfin, on dirait, mais si j'ai bien tout compris c'est fini pour elle, il y a des chances qu'on n'en entende plus parler. C'était bien la peine.

Alors voilà, le dessin m'a bien plus, c'est vraiment le genre que j'aime parce que ça prend pas la tête, ça se lit facilement. Mais je n'ai pas du tout accroché au scénario. Pas du tout. Est-ce que c'est le concept qui est trop novateur ? Peut-être. En fait, dans la plus part des séries, on s'accroche au personnage principal à qui il arrive plein de trucs, et il s'en sort toujours à la fin. Ici, il n'arrive rien à Camille, et on ne la reverra jamais. Et à la fin elle se casse et je m'en fous.

Maintenant, peut-être qu'en lisant les autres on a de quoi changer d'avis. Je pense que j'essaierais, pour ne pas mourir idiot.