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Tome 3 : Omaha Beach
 

Airborne 44, tome 3 : Omaha Beach

 
 

Résumé

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Planche de Airborne 44, tome 3 : Omaha BeachLe premier diptyque étant une réussite, Jarbinet se lance dans un deuxième. On garde donc la même période : 1944 mais on change tout le reste : personnages et lieux. Cette fois-ci l’auteur a décidé de s’attaquer au débarquement en Normandie, pour cela il nous crée une petite histoire dans la grande, comme il en a eu l’habitude auparavant. Gavin est américain et compte sur le débarquement pour retrouver Joanne la française, dont il est tombé amoureux 6 ans auparavant.

Cette fois-ci la petite histoire autour de ces deux personnages m’a semblé plus banale. Une simple histoire d’amour de jeunesse qui perdure malgré une très longue séparation. Pour l’instant c’est sans surprise, si on excepte le fait que tout cela me semble peu probable. Enfin, pour ce premier tome autour de Gavin et Joanne, la fin me parait évidente, Gavin apprenant la mort de Joanne, se recueillant devant sa tombe, ce décès qu’on nous a bien entendu bien caché depuis le milieu de l’album, tout cela me parait trop facile, j’espère me tromper.

Par contre, les deux grandes qualités de la série sont toujours là : un dessin admirable avec de jolies couleurs directes et une description des faits historiques qui semblent parfaitement réalistes. Le débarquement de Normandie m’a fait penser au film « il faut sauver le soldat Ryan », mais je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de manières de relater cet événement historique.

Ce troisième s’avère un peu moins bon, mais ça reste une très bonne lecture.


Chronique rédigée par Olivier73 le 07/02/2016
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.75
Dépôt légal : Septembre 2011

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Airborne 44, tome 3 : Omaha Beach, lui attribuant une note moyenne de 3,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

23 4 2016
   

Après la fin du tome 2, on pouvait se demander ce que l’auteur allait nous réserver dans une éventuelle suite, et pour cause ! En effet, si le thème de la série est surtout centrée autour de la seconde guerre mondiale, il semble que l’on s’oriente vers une succession de diptyques indépendants les uns des autres. Ce troisième tome lance donc un nouveau diptyque, avec de nouveaux personnages et de nouvelles situations. On retrouve ici Gavin, un militaire américain qui s’apprête à débarquer sur Omaha Beach. Une plage qui ne lui est pas inconnue puisqu’il a eu le temps d’y passer des vacances avec ses parents à l’âge de 17 ans, en 1938. Et l’approche de la plage en ce jours si particulier du débarquement fait remonter tout un tas de souvenirs, que l’auteur traitera rapidement sous la forme d’un grand flash back. C’est ainsi que l’on s’éloigne assez rapidement de la seconde guerre mondiale pour se consacrer au temps de l’avant-guerre, lorsque Gavin rencontre Joanne. Ainsi, pendant une grande partie de l’album, on se retrouve à suivre une romance adolescente entre le jeune américain et la jeune normande et les premiers émois. Finalement, cette partie est assez classique et ne présente pas un intérêt transcendantal : il s’agit d’une amourette qui se transforme en amour, donnant lieu, pendant les années qui ont suivi, à une relation épistolaire suivie entre les deux amants, l’un étant recrutés par l’armée de son pays, et l’autre tentant de rentrer dans la résistance. Mais comme le sujet principal reste la relation amoureuse, le contexte historique reste largement en retrait. Et puis, au niveau de la narration, le suspense est tué dans l’œuf : les nombreux indices donnés par Gavin en voix off viennent annihiler toute tentative de suspense autour du personnage de Joanne, ce que je trouve dommage.

Ainsi donc, on a passé beaucoup de temps, dans cet album, à découvrir cette relation naissante puis durable entre deux adolescents. On s’ennuierait presque, tant la narration semble classique et attendue, sans grande surprise, sans grand moment de tension, sans grand coup d’éclat, sans grand coup de courage et sans grands actes remarquables… Mais le scénariste avait un atout dans la manche : la fin de l’ouvrage, qui présente le débarquement par les soldats de la liberté. Mise en scène avec réalisme, avec violence, avec tension, on vit ce passage comme si on y était. C’est remarquablement documenté, et l’auteur ne triche ni sur les sentiments, ni sur les personnalités, donnant un visage humain à ce qui reste avant tout comme un événement. Un visage humain que l’on retrouve dans les deux camps ennemis, dont les soldats sont finalement unis dans la même humanité. Et c’est finalement à cet instant que ce qui précède prend véritablement toute sa force. Parce que finalement, ce qui motive Gavin, c’est bien cet amour qui a été largement décrit. C’est ce qui le fait avancer sur cette plage, c’est ce qui le rend héroïque. Et on retrouve ainsi cette qualité du premier cycle : nous faire vivre la guerre par les yeux d’un anonyme, d’un gars comme il en existait tant d’autres à l’époque, qui vit une situation extraordinaire sans renier l’authenticité de ses sentiments.

Le dessin est très réaliste. Alors forcément, pendant toute la période de romance entre les deux adolescents, ca paraîtrait presque trop sage et presque trop académique. Mais quand vient le temps des combats, la finesse du trait et l’inspiration des couleurs s’allient pour nous faire partager cette scène avec un réalisme saisissant.