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Tome 4 : Destins croisés
 

Airborne 44, tome 4 : Destins croisés

 
 

Résumé

Airborne 44, tome 4 : Destins croisésAfin d'acceder au résumé de Airborne 44, tome 4 : Destins croisés, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Airborne 44, tome 4 : Destins croisésC’est à nouveau la fin de la seconde guerre mondiale dans cette fin de diptyque, comme auparavant Jarbinet s’efforce de nous donner une vraie conclusion. Le schéma est maintenant connu, il en va ainsi de même pour ce second cycle : les destins des personnages principaux se croisent puis on saute quelques années pour les retrouver beaucoup plus tard (ici dans les années 70) et voir ainsi ce que sont devenus les rescapés.

Le suspens capilotracté, de fin d’album précédent, est dévoilé au tout début de celui-ci, on passe ainsi vite à autre chose. Je trouve que malheureusement le mal est fait, et que cette partie sur la mort de Joanne aurait dû être évitée : elle n’apporte rien sinon deux pages d’explications bancales sur l’utilité de s’être faite passer pour morte. Le reste a beau être banal, ça fonctionne plutôt bien : la lassitude du soldat qui voit les autres mourir, la compassion d’une jeune femme pour tous les blessés qu’elle essaie de sauver et surtout cette fin, profondément humaine, qui montre combien les rescapés tentent de survivre lorsqu’ils ont assisté à des événements inhumains.

Je salue aussi les efforts de l’auteur pour que le second cycle s’imbrique peu ou prou dans le premier, je sentais qu’il allait faire un truc dans ce style, il l’a fait et de belle manière.

Le dessin en couleurs directes continue de me séduire, pas de changements notables.

Un deuxième cycle inférieur au premier mais qui reste de bonne qualité.


Chronique rédigée par Olivier73 le 09/02/2016
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.50
Dépôt légal : Février 2012

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Airborne 44, tome 4 : Destins croisés, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

23 4 2016
   

Cet album est assez inégal. Sa première partie est prenante et envoûtante, en nous présentant un Gavin bien différent de l’optimiste et plein d’espoirs soldats que l’on avait rencontré dans le premier tome. Il faut dire qu’il a découvert la tombe de Joanne. Joanne, c’est l’amour de sa vie, connue 6 ans plus tôt, et avec qui la perspective de retrouvailles permettait à Gavin d’aller au-delà de sa peur lors du débarquement. Ici, privé d’espoir, Gavin ressemble à l’ensemble de ses camarades : ils sortent d’une épreuve mais le plus dur n’est pas forcément réalisé et il faut à nouveau se mobiliser pour entrer dans les terres, pour éviter que le débarquement ne reste bloqué sur Omaha Beach. Au travers ce regard très humain de Gavin, on découvre ce qui généralement est bien vite évoqué dans les livres d’histoire, dans lesquels on passe généralement du débarquement sur les plages normandes au défilé de De Gaulle sur les champs Elysées. Or, la route est longue de Vierville à Paris, et elle est dangereuse, car les Allemands sont toujours, des Allemands qu’il faut débusquer pour permettre de dégager la voie au débarquement qui se poursuit. En suivant Gavin dans cette campagne normande, on fait résonner un destin individuel avec l’histoire de tous, et on donne un visage humain et réaliste à tout cet événement. Et si l’auteur veut mettre en avant toute l’humanité de ce personnage, mais également toutes ses faiblesses, sa trouille, et la volonté de rentrer chez lui, il ne rend pas tout d’un angélisme primaire. Parce qu’il aborde tout d’abord tous ces civils morts de la main des Allemands en repli, mais également des alliés qui lancent l’offensive. Mais également, comme dans le premier tome, en allant faire un tour du côté des Allemands, et en s’intéressant à Markus et Hans, deux de leurs soldats. En mettant en relation et en faisant résonner, voir raisonner, les motivations des uns et des autres, on évite de tomber dans un manichéisme primaire et on donne beaucoup de profondeur à l’ensemble. Cette première partie est très réussie.

En revanche, ce qui suit est un peu plus difficile à appréhender pour moi. Que ce soient ces retrouvailles improbables (et pourtant bien prévisibles) entre Joanne et Gavin (sans rire, combien de chance y avait-il ?), que ce soit cette évocation de tout ce qui s’est passé depuis le dernier courrier échangé entre les amoureux (on apprend ainsi, sans grande surprise, pourquoi la pourtant bien vivante Joanne dispose d’une tombe), ou que ce soit cette abnégation de Joanne pour s’engager comme chirurgien dans l’armée, tout me semble moins bien mené. Alors, certes, derrière le périple de Joanne, il y a cette recherche du soldat américain qui aurait tué par erreur sa famille, il y a cette (trop belle) miséricorde, mais tout est encore aidé avec pas mal de heureux hasards. Surtout, dans ce récit, l’ensemble fait plus artificiel et on devine les développements avant qu’ils n’aient lieu.

A noter toutefois que les dernières pages de l’ouvrage se permettent de faire un lien discret avec le premier cycle de la série : une bonne idée pour justifier que ces deux cycles, très indépendants l’un de l’autre, bénéficie du même nom de série. Et puis, il convient enfin une nouvelle de fois de saluer ce dessin très réaliste, sans lequel l’un des points forts de la série, à savoir l’authenticité des situations et des sentiments, n’aurait pu émerger avec la même force.

On reste dans un bon récit sur la seconde guerre mondiale, qui se propose de vous faire vivre le débarquement de l’intérieur, en mettant en avant le courage de ces soldats mais sans occulter pour autant les bavures et la souffrance des Normands de voir leurs ville détruites par les alliées. Une souffrance personnifiée par Joanne, qui pourtant va, coute que coute, porter son message de pardon, comme si finalement, par ce geste, c’était toute la France qui reconnaissait les sacrifices qu’elle a du faire pour permettre à ce débarquement salvateur d’exister.