46 527 Avis BD |20 175 Albums BD | 7 885 séries BD
Accueil
Tome 2 : Demain sera sans nous
 

Airborne 44, tome 2 : Demain sera sans nous

 
 

Résumé

Airborne 44, tome 2 : Demain sera sans nousAfin d'acceder au résumé de Airborne 44, tome 2 : Demain sera sans nous, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Airborne 44, tome 2 : Demain sera sans nousPublié en même temps que le premier volet, cet album permet de connaître le dénouement de cette histoire d’amour sur fond de Bataille des Ardennes.

Si le tome précédent s’attelait principalement à la mise en place du contexte historique et des acteurs, ce second volet est rythmé par la course poursuite entre les SS et Egon Kellerman, le mystérieux déserteur allemand qu’ils recherchent. Philippe Jarbinet dévoile donc l’origine de cette traque qualifiée de capitale par le Reichsführer Himmler en personne et revient plus en détails sur les méfaits des Einsatzgruppen, ces groupes d’interventions nazis, chargés de traquer et d’exécuter juifs et autres ennemis du régime.

Cette suite est donc plus mouvementée et plus riche en action et en rebondissement. Le tout est parfaitement orchestré, même si le final est un peu trop «happy end» et fleur bleu à mon goût.

Les planches dessinées directement à l’aquarelle sont de toute beauté, même si j’ai un peu moins aimé les planches d’après-guerre. Je préfère les planches enveloppées par un tapis de neige, situées pendant les opérations militaires de l'hiver 1944-1945. Epaulé par Philippe Gillain, conservateur de musée et spécialiste de cette période, Philippe Jarbinet peaufine le moindre détail de chaque case, des uniformes (boutons, casques, etc) aux véhicules militaires, et reconstitue l’atmosphère de l’époque avec grande minutie et beaucoup d’authenticité.

Un excellent diptyque, dans la lignée du "Sursis" de Gibrat.


Chronique rédigée par yvan le 26/11/2009
 
 
Statistiques posteur :
  • 2374 (58,34 %)
  • 1123 (27,60 %)
  • 572 (14,06 %)
  • Total : 4069 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
Acheter neuf : 11,88 11,88 11,88
Acheter d'occasion : 23,55
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.67
Dépôt légal : Septembre 2009

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Airborne 44, tome 2 : Demain sera sans nous, lui attribuant une note moyenne de 3,67/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

5 2 2016
   

Deuxième tome qui vient conclure ce diptyque de fort belle manière. Les qualités sont bien présentes : un dessin superbe aux couleurs directes, des personnages brillants et une histoire poignante.
La fin du premier volume permettait de voir l’arrivée d’Egon, le mari de Gabrielle, nous allons donc d’entrée en savoir plus, puis on comprendra pourquoi les allemands lui court après et enfin comment tout ce petit monde va se tirer du guêpier dans lequel il s’est fourré.

Oui, ce diptyque à de nombreuses qualités qui crèvent les yeux. Le récit est bien amené, linéaire, finis les errements du début du tome 1, ce qu’on nous raconte est plus factuel, pas d’effet de style avec des flash back intempestifs. Pour autant je reprocherai tout de même deux choses à ce deuxième tome, ce qui fera baisser la note. Le passage où Egon raconte sa vie est bien trop narratif, on sort du cadre la BD et ça nuit sur le rythme. La deuxième chose c’est la présence de Louis, qui ne cadre pas avec le reste, bien trop gaffeur et bien trop enquiquinant pour servir de monnaie d’échange. Dommage.

C’est tout de même un fort bon diptyque, qui finit comme souvent finissent les films sur la seconde guerre mondiale : dans le présent, où l’on voit la descendance des rescapés.
J’aime bien, la suite maintenant.

10 3 2015
   

Deuxième album de ce diptyque, ce tome va permettre d'approfondir les histoires des uns et des autres. Le premier album était consacré à la présentation des personnages (Luther, Gabrielle, Casmir, Louis et Rachel, Egon...), ce deuxième est centré sur le fonds de l'intrigue.

La première partie de cet ouvrage est consacré au récit d'Egon, qui permet de mieux comprendre pourquoi toute une compagnie de SS s'est lancé à ses trousses, déployant des moyens considérables pour retrouver un seul déserteur, un "malgré nous" (Français enrôlé de force) qui plus est : alors que la guerre est finie et les derniers affrontements se jouent ici ou là, on avait du mal à comprendre pourquoi Egon faisait l'objet d'une telle attention. Voilà donc qui est réparé avec ce récit. Un récit d'horreur qui nous permet de découvrir les débuts de la solution finale, avant même que les camps dédiés ne soient construits. Un moment difficile, un moment douloureux, mais un moment de mémoire nécessaire, qui trouve tout naturellement sa place dans ce type de récit. On reprochera à ce passage son côté très narratif et très verbeux, un peu lourd. Ce traitement rend toutefois ce témoignage très sobre, ce qui convient bien au message.

Ce récit permet toutefois d'introduire efficacement la phase d'action qui prend place en deuxième partie de récit. Les Allemands sont prêts à tout pour mettre la main sur les preuves du témoignage d'Egon. Ils sont conscients que le monde va les juger et il est important de réduire ces preuves d'exactions inhumaines. C'est donc autour d'un stock de photographies et de pellicules que tournent les personnages et l'action. Un action haletante, une course poursuite effrénée, et surtout des négociations et des faux semblants qui font que le récit reléverait plus du style espionnage qu'action pure et dure. Une action menée tambour battant, sans renier la rigueur du scénario, qui est construit avec une belle linéarité qui en assure une bonne lisibilité. Cet album présente un bel équilibre entre récit historique et fiction et l'ensemble se révèle plutôt agréable à lire.

En revanche, j'ai l'impression que Louis et Rachel n'ont jamais su trouver leur place dans le récit. Il semble que leur rôle consiste uniquement à faire prendre des risques à une bande de GI's aguerris qui n'auraient pas agi de la sorte s'ils n'avaient pas été affublés de ces deux gamins : il fallait bien des victimes innocentes pour justifier les choix pas toujours judicieux de nos militaires expérimentés, il fallait bien des enfants en danger pour donner une teinte plus dramatique à un simple affrontement entre professionnels de la guerre qui ont fait leurs choix. Le problème, c'est que ca se voit trop : les bourdes à répétition de Louis forçant trop le trait, décrédibilisant totalement ces personnages, et révélant une certaine maladresse du scénariste.

Tout cela est toujours servi par des dessins réalistes et expressifs, support très adapté à ce type de récit.