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Tome 1 : La nuit des jongleurs
 

Aigles décapitées (Les), tome 1 : La nuit des jongleurs

 
 

Résumé

Aigles décapitées (Les), tome 1 : La nuit des jongleursAfin d'acceder au résumé de Aigles décapitées (Les), tome 1 : La nuit des jongleurs, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Aigles décapitées (Les), tome 1 : La nuit des jongleursCes aigles qui donnent leur titre à cette formidable saga médiévale sont la devise héraldique du héros, d'où le féminin "décapitées".
Le récit fonctionne par cycles, cet album est le 1er d'un cycle de 3, c'est probablement l'un des plus passionnants car il plante les personnages et l'histoire qui va s'en suivre à travers toute une suite d'événements qui sont un mélange de faits réels et de faits fictifs, les auteurs jouant habilement avec les soubresauts de l'Histoire, à la manière d'Alexandre Dumas. Car tous les événements de ce cycle sont réels : le jeune roi Louis IX enfin débarrassé de la tutelle de sa terrible mère Blanche de Castille, n'apparaît pas encore dans cet album, ni Lusignan, mais une grande scène d'exposition à Crozenc entre le bailli et Enguerran explique cette révolte vassale qui eut bien lieu (conflit entre Alphonse de Poitiers, frère du roi et le comte Lusignan qui a épousé Isabelle d'Angoulême, veuve de Jean sans Terre et mère du roi d'Angleterre régnant Henri III).

Le héros Hugues, est d'origine noble, son père étant Renaud de Crozenc, tué par l'usurpateur Enguerran. Avec Sigwald, son compagnon qui lui a révélé cette félonie, il arrive à Crozenc pour réclamer son titre de baron, mais il sera mal reçu évidemment par Enguerran ; s'ensuit un combat en même temps qu'il découvre Alix, la fille d'Enguerran, et le meurtre du bailli par un fourbe maraud, ce qui déclenche tout ; c'est alors un inextricable écheveau qui devient passionnant à mesure qu'on s'y plonge, car les 2 personnages principaux sont jetés un peu par hasard dans une suite d'événements qui les dépassent, au sein d'un conflit encore plus grand qui est la rivalité Alphonse de Poitiers/Lusignan.

Pour servir cette aventure, les auteurs redoublent d'efforts pour imposer un dialogue abondant où s'incruste un langage médiéval qui colle bien au récit, sans être envahissant. Quant au dessin de Kraehn, il restitue ce XIIIème siècle avec une précision et une minutie exemplaires dans les architectures, décors et costumes..., il n'y a qu'à voir la superbe image de la dernière page qui montre le château de Crozenc dans son intégralité. Crozenc orthographié ainsi est un choix des auteurs dont j'ignore la raison ; aujourd'hui, c'est Crozant (dans la Creuse au nord-est de Guéret), jadis forteresse la plus puissante de la province de Basse-Marche, puis du royaume. Il n'en reste hélas que de pauvres vestiges que j'ai eu l'occasion de visiter 3 ou 4 fois et dont l'emplacement était stratégique.

Un premier épisode qui commence donc brillamment, les auteurs sachant à la perfection entretenir un suspense soutenu qui va se poursuivre dans les 2 autres albums.


Chronique rédigée par Agecanonix le 25/09/2013
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,50
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Statistiques posteur :
  • 487 (98,38 %)
  • 8 (1,62 %)
  • Total : 495 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.75
Dépôt légal : Janvier 1986

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Aigles décapitées (Les), tome 1 : La nuit des jongleurs, lui attribuant une note moyenne de 3,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

25 7 2014
   

Premier album et début d’une belle trilogie. L’air de rien, ces « aigles » vont avoir 30 ans et n’ont rien perdus de leur attrait de lecture.
Ce début de ce qui sera une saga –quand même- historique mêle des événements réels et des faits imaginaires.

Pellerin m’a ainsi promené dans le milieu du 13ème siècle, où le roi Louis IX ne sera pas encore connu sous le nom de Saint-Louis.
Et comme je suis passionné par le Moyen-âge, je ne pouvais que m'intéresser à la lecture de cet album… et des suivants (mais ça, ce sera pour la suite…)

J'aime bien ce cheminement d'Hugues, de son écuyer Sigwald... sans oublier Nolwenn, qui -avec eux- me font parcourir le royaume de France de ce "temps-là".
MAIS : l’histoire du chevalier qui veut récupérer son fief etc… etc… déjà vu et lu ailleurs (voyez Timour n° 19, « Le fils du Croisé », par Sirius, en 1966 !)… les mêmes « ingrédients » sont repris par Pellerin…quasi 20 ans plus tard.
Ce premier tome est quand même bien réaliste, bien documenté, bien réalisé graphiquement malgré les différences entre les divers intervenants (hiératiques, fluides…) ce au gré des pages.
Ces premières "Aigles" me sont d'une lecture agréable, malgré l’ancien français utilisé, la densité de lecture (bon, on en a pour ses sous !)... mais je n'en retire pas une si intense satisfaction.
Bien fait quand même.