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Tome 1 : Samhain
 

Aethernam, tome 1 : Samhain

 
 

Résumé

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Planche de Aethernam, tome 1 : SamhainPremier album de Samély qui démarre avec un thriller fantastique. L'entrée en matière est brutale: 46 pages pour convaincre, autant ne pas perdre de temps. On rentre tout de suite dans le vif du sujet mais il faut un petit temps pour s'y adapter. Le contexte est assez complexe, la scénariste y met beaucoup de mystère et on ne voit pas tout de suite où elle veut en venir. Puis les personnages se présentent et l'Aether apparaît au grand jour pour le lecteur. A l'issue de ce premier tome, le tout est avancé et beaucoup de questions sont posées. Quoiqu'il en soit, la balance entre le monde réel et le fantastique est juste. La scénariste fait dans le mystère, pas le suspens.

Dante est le personnage principal, il devra se confronter à un univers qu'il ne connaît pas et vaincre ses propres démons. Les personnages secondaires et les éthers notamment, ne sont pas en reste, on voit évoluer tout le monde et l'intrigue se met en place doucement.

Aurélien Morinière sort tout juste de l'épopée "Tengiz" pour s'attaquer à cet univers fantastique. Ce n'est pas la mise en scène ou les prises de vue qui éblouiront mais plutôt ses décors très travaillés et ses éthers, particulièrement bien trouvés et très soignés. C'est indéniable, l'imagination et le travail du dessinateur font sa force et on sent vraiment qu'il se fait plaisir sur tout ce qui sort de l'ordinaire.

Les textes et la mise en scène parfois très riches peuvent être déroutant, mais l'ensemble reste agréable à lire. En tout cas on ressent le travail et la collaboration des auteurs. Un premier tome assez mystérieux donc, l'aventure devrait prendre tout son sens au second qui bouclera l'histoire.


Chronique rédigée par Fa le 16/01/2011
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.83
Dépôt légal : Janvier 2011

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Aethernam, tome 1 : Samhain, lui attribuant une note moyenne de 3,83/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

22 2 2011
   

Ah Aethernam, c'est une couverture très accrocheuse et envoutante, et un livre qui m'a tout de suite attiré.

Je connaissais un peu le trait de Morinière (que j'appréciais beaucoup, et qui m'impressionnais de part sa technique), pour ses contes détournés avec Tarek. Ici, son trait est résolument plus adulte, mais il ne perd en rien de sa technique. Même si ses dessins adultes me charment moins, je dois reconnaitre sa grande maîtrise, que ça soit pour le monde des hommes, réaliste et contemporain, que pour l'univers des Éthers, fantastique et merveilleux.
Le trait, en plus d'être beau est efficace, dynamique, et sert très bien le récit.

Et puis il y a le scénario de Samély... Je dois bien avouer que je ne suis pas un grand connaisseur en fantastique, donc pour moi ce récit est forcément original et attirant.

D'ailleurs, c'est plus les Éthers, que Dante qui sont attachants. Dante ne fait que subir et n'est pas vraiment charismatique, alors que les Éthers, en plus d'être attachants (pour leurs côtés humains), mais inaccessible (à cause de leurs côtés divins) sont aussi assez mystérieux (il représente les éléments, mais pas vraiment comme dans les autres œuvres, ont a trois Éthers de terre, une d'eau, un de feu, et avant il y en avait un d'air).
Même si, au niveau de l'intrigue, ce premier tome est accrocheur, on quitte les sphères des Éthers trop vite, on se disant que finalement, il ne s'est pas passé grande chose.

Pour finir, l'édition est de très grande qualité, une belle couverture, un beau papier et un dossier de bonus à la fin très intéressant, pour prolonger l'expérience.

J'attends avec une réel impatience la suite et (déjà) la fin, de cette série très prometteuse, je dois dire que ce premier tome laisse sur sa fin, et qu'on a pas envie de quitter l'univers merveilleux créé par Samély et Morinière.

2 2 2011
   

L'univers m'avait intrigué, les quelques planches disponibles ici ou là avaient éveillé un grand intérêt. L'album a su me toucher. C'est un joli travail qui est présenté, doté d'un scénario teinté d'originalité et de mystère, et dont le dessin épouse le propos. C'est également un travail exigeant, qui demande une grande implication du lecteur, pour déjouer les ellipses, pour comprendre les codes, pour maîtriser le vocabulaire, pour apprivoiser l'environnement. Mais il faut aussi parfois savoir lâcher prise, et accepter que des mystères restent entiers, accepter le fait que ce tome sera suivi, accepter cette frustration de ne pas tout comprendre, sentiment qui, espérons-le, sera dissipé par la suite. Cette implication n'est pas vaine ni gratuite, et amène une grande satisfaction : voilà donc un début d'histoire qui m'a parlé.

L'univers imaginé est dense, complexe et original. Les plus bégueules diront qu'une histoire d'entités déifiées qui entrent en contact avec le monde réel, c'est du déjà vu, depuis les mythologies anciennes (égyptiennes, grecques et romaines pour ne citer que celles que ma modeste culture me permet d’approcher), que l'Aether n'est ni plus, ni moins, qu'un Olympe ou un Panthéon, et que le fait que les Ethers rentrent en contact avec les humains, c’est en fait la reprise de l’idée des plus vieux récits du monde, à commencer par une certaine Odyssée. Certes.
Mais l’originalité est ailleurs : pour moi elle se situe dans la nature des relations entre le monde des Ethers (les forces de la nature) et celui du réel humain. Pour une fois, point de deus ex machina, point de dieux tout puissants qui imposent leur volonté aux hommes et qui se jouent de leur destin. Non, là, il y a une véritable interaction avec le monde des Ethers et le réel, et le monde des forces de la nature n’est pas si inaccessible aux humains. On sent bien que Dante, qui a levé le voile entre ces deux réalités, on ne sait trop comment ni pourquoi à ce stade, influence la nature de ces forces de la nature. C’est suffisamment subtil pour être apprécié. En outre, cette interaction est d’autant plus grande que pour une fois, les humains n’ont rien demandé : Dante ne cherche pas à tous prix à rencontrer les Ethers, mais ce sont ces derniers qui font de Dante un sujet d’étude. Encore une fois, dans quel but et pourquoi ? On ne peut faire à ce stade que des suppositions…

Par ailleurs, la densité et la complexité du monde de l’Aether résident surtout dans les relations entre les Ethers. Ce début de série nous permet un peu de faire le tour des forces qui composent Aether, et de découvrir des « personnalités » aux noms impronnonçables. Chacune d’entre elles semble habitée d’une volonté propre et j’ai eu l’impression qu’entre secrets et machinations, les relations entre ces êtres fabuleux n’étaient pas si éloignées de celles des hommes. Toutes ces relations sont présentées rapidement (mais pourquoi faut-il donc que tous les albums ne fassent que 45 pages ?), avec certaines ellipses, et ne soyez donc pas surpris si vous devez vous référez à ce que vous avez lu quelques planches auparavant pour comprendre une vignette. On comprend toutefois que savoir et pouvoir, comme partout, vont de paire. La complexité du récit est d’autant plus grande que tout ce petit monde parle de choses mystérieuses, à mots couverts, et que l’on a parfois du mal à relier entre elles les conversations des uns et des autres.

Tout cela donne du corps à un monde éthéré, tout cela donne de la profondeur au récit, tout cela donne de la richesse à histoire. Tout cela rend également le récit complexe, au risque de décourager un lecteur plein de bonne volonté mais moins attentif.

La sensation de densité est appuyée par cette histoire d’un Dante dans le monde réel, inquiété par la police, et rattrapé par son passé torturé. Ce personnage, j’ai encore du mal à l’apprivoiser. Le fait qu’il semble plus subir les événements que véritablement les provoquer le fait passer au second plan alors qu’il devrait être un Ulysse moderne. Il reste trop mystérieux, même si une partie de son passé nous est dévoilé. Malheureusement, il fait bien pâle figure aux côtés de la richesse proposée par les Ethers. Et pourtant, tout montre que c’est lui, la clé de l’énigme. Pour l’instant, le personnage reste pour moi trop énigmatique pour véritablement devenir attachant (et puis, j’aurais bien aimé savoir ce qu’il a dit à son père, et puis, j’aurais bien aimé comprendre pourquoi, depuis la Samhain initial, il est le seul à être rentré en contact avec les Ethers, et puis j’aurais bien aimé comprendre d’où lui vient son amitié avec Blaise, occultiste pratique pour Dante). Seule certitude, si un de ses homonymes parcourait successivement les différents cercles des enfers, ce Dante-là parcourt les différentes sphères de ce monde caché, à la rencontre des éléments premiers. Là encore, c’est plein de promesses, car j’ai l’impression que l’on a juste effleuré la personnalité de ce personnage et son potentiel rôle dans l’histoire n’est qu’esquissé.

Ce dernier terme me permet de faire une liaison plus ou moins maladroite avec les dessins. Wouahou ! Les différentes sphères du monde d’Aether, et le physique des Ethers font preuve d’une belle imagination. A l’image du récit, ces dessins sont plein de force, de subtilité (dans les textures des Ethers et de leur monde notamment), et de complexité (ou plutôt d’une fausse simplicité), tout en gardant l’aspect mystérieux de ces êtres fabuleux. J’ai apprécié ce monde des Ethers, j’ai apprécié ces Ethers… On peut dire que j’ai fait un superbe voyage en Aether, où les environnements sont soignés : attardez-vous sur les différentes sphères de l’eau, de la pierre, de sable et de la cendre : c’est juste, c’est varié, c’est subtil, c’est riche. Et pourtant, point de fioriture. Et puis, il y a des instants graphiques qui laissent songeur, comme cette vignette de la première rencontre entre le monde réel et celui d’Aether : un dessin qui rend palpable une distorsion du temps et de l’espace, une distorsion de notre réalité. Choc d’autant plus impressionnant que ca arrive en tout début d’album : on a tout de suite compris que l’on serait emmené ailleurs. Une mention également pour cette dernière vignette en pleine page : quelle quiétude ! Quel effet flouté réussi ! Pour moi, c’est vraiment réussi.

Et pourtant, au niveau des dessins, si j’ai totalement succombé au monde d’Aether, je serais en revanche plus que réservé sur la représentation du monde réel. A vrai dire, j’ai un peu sentiment étrange que les concepts ou personnages issus de l’imaginaire, surnaturels, semblent finalement plus réalistes, dans leur posture, leur expressions et leur mouvement que les hommes dans leur monde réel. J’ai été un peu déçu de ce Paris aseptisé : on n’y croise vraiment pas grand monde, et les intérieurs apparaissent bien rangés et peu chargés (au commissariat, aucun papier qui traîne ; dans l’entrepôt de banlieue, des bureaux bien propres ; chez une –rare- habitante, un ou deux magazines qui se battent sur une table ; chez Blaise, idem, tout est rangé au carré…). En bref, ça semble vide et peu détaillé, et les appartements ou bureaux des uns et des autres semblent être aussi habités que des appartements témoins, meublé à la va-vite chez Ikéa. Le commissariat est rempli de 2 flics, il ya une seule personne dans le parc, et où sont tous les manutentionnaires censés travailler dans un entrepôt ? ( ne me dites pas Dante s’occupe de tout ca tout seul !) et où sont les milliers de touristes qui se promènent dans la capitale. De même, j’ai encore du mal à déchiffrer les expressions sur les visages (de Dante notamment, mais également du policier), alors que tout me semble clair en Aether.

Comme pour le scénario, où le personnage de Dante m’a moins convaincu, j’ai trouvé le dessin du monde d’Aether magistralement réalisé et suis resté en retrait du monde réel, qui semble, en comparaison, un peu fade.

Pour finir (oui, oui, ca arrive, mais ca prend du temps, ces choses là), je vais me permettre d’être taquin :
- en Aether, il n’y a pas d’Ether de l’air, qui a mis un vent à ces collègues au moment de la Samhain initiale pour rejoindre le monde des âmes humaines. Mais alors, s’il n’y a pas d’air en Aether, pourquoi avoir gratifié les Ethers de narines ? Et comment, il fait, Dante, pour y évoluer ? (et pourtant, on sent que tout cela trouvera une explication par la suite, mais je vais peut-être trop vite en besogne) ;
- Dante est visiblement roux. Alors, pourquoi le commissaire recherche-t-il un « grand brun » dans le parc ? (à revoir peut-être pour la seconde édition…)

Bon allez, ce début d’histoire est riche, cette introduction est belle, elle est imaginative et est pour le moins prometteuse. Je ne peux qu’espérer que toutes ces promesses soient tenues dans le second (et dernier) tome. Il y a tellement de choses à déboucler, il y a tellement de codes à utiliser que je suis forcément impatient. Mais pour l’heure, profitez du voyage en Aether, il vaut le coup, même si vous pourriez avoir le sentiment de vous perdre dans les mystères en cours de route.